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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'Eglise Sainte-Anne de la Maison Blanche, de style romano-byzantin, est due à l'architecte Bobin.


Le 11 septembre 1888, à la fête des Gobelins qui se tenait place d'Italie, le dompteur Edmond Pezon (de la célèbre famille Pezon) faillit être dévoré par le lion Roland.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un pseudo-traître - 1897

Un pseudo-traître.

Le Journal — 24 novembre 1897

Hier, vers quatre heures, un employé de banque, M. Henri Larnaux, âgé de quarante ans, habitant boulevard de Port-Royal, se présentait au commissariat de police du quartier Croulebarbe et demandait à voir le commissaire en personne.

Mis en présence de M. Yendt, le pauvre employé déclara quo Dreyfus était Innocent et que c'était lui-même qui avait dérobé et vendu les documents à l'Allemagne. Puis, il prononça quantité d'autres paroles incohérentes.

Le malheureux fou a été envoyé l'infirmerie spéciale du Dépôt.


 Deux époux asphyxiés par le gaz

Deux époux asphyxiés par le gaz

Le tuyau en caoutchouc du radiateur était usé

Paris-Soir ― 17 novembre 1925

Une double asphyxie accidentelle s'est produite hier soir dans un immeuble situé au 79 de la rue du Gaz.

Ce matin, vers 7 heures. Mme Quilleret, 44 ans, concierge de l'immeuble, était fort étonnée de ne recevoir aucune réponse aux appels qu'elle multipliait à sa fille, Jeanne, qui habitait dans une chambre continue à la loge. Pourtant la lueur d'une lampe électrique filtrait à travers les rideaux. Inquiète, Mme Quilleret appela son mari. Après de nouveaux appels, toujours sans résultat, M. Quilleret brisa un carreau de la fenêtre et fit jouer l'espagnolette.

Un horrible spectacle le frappa aussitôt, A terre, sa fille Jeanne gisait morte.

Près d'elle, son gendre, Henri, était également asphyxié.

De l'enquête ouverte par M Barnabé, commissaire de police, il apparut bientôt que toute idée de suicide devait être écartée. Dans un angle de la pièce, on a découvert le tuyau en caoutchouc du radiateur. Il était dans un complet état de vétusté. Le gaz, qui s'était échappé par les interstices, avait asphyxié les deux jeunes gens.


 29 novembre 1870

29 novembre 1870

Journal des débats politiques et littéraires — 30 novembre 1870

Depuis ce matin une foule considérable se dirigeait du côté des diverses portes du sud de Paris, dans l'espoir d'apprendre plus promptement et plus sûrement des nouvelles sur les engagements qui avaient lieu entre nos troupes et l'ennemi soit à Choisy, soit à L'Hay, soit à Chevilly.

Le théâtre des opérations

Mais c'est surtout vers l'avenue d'Italie que les curieux se portaient les voitures d'ambulance s'y croisaient sans désemparer. À partir de une heure, depuis l'ancien boulevard extérieur jusqu'aux fortifications, les piétons encombraient les contre-allées et un grand nombre d'entre eux interceptaient même la route aussitôt qu'on signalait le passage soit d'un militaire, soit d'une voiture d'ambulance revenant de l'extérieur.

À 100 mètres en avant des fortifications, un piquet de gardes nationaux sédentaires intercepte la circulation dans les contre-allées. Sur la route, une haie de gardes nationaux s'efforce de maintenir le public afin de laisser un passage libre pour les voitures d'ambulance.

Tous les véhicules possibles ont été réquisitionnés pour le service des ambulances ainsi, nous voyons passer successivement des voitures de place, des carrioles de blanchisseurs, des tapissières, des omnibus appartenant à la Compagnie générale, aux Compagnies de Lyon ou d'Orléans, des énormes voitures servant ordinairement an transport des sucres, des voitures de déménagement.

Tous les quinze ou vingt mètres, des groupes compactes se forment et s'entretiennent des opérations militaires entreprises cette nuit. Quelques individus se prétendent en mesure de fournir des renseignements exacts sur leur exécution ou sur leurs résultats. Comme toujours, ces renseignements deviennent l'objet de discussions plus ou moins vives, mais certainement oiseuses, puisque aucun de ces orateurs en plein vent ne peut apporter de détail positif sur ce qui s'est passé.

L'ardent désir, du reste bien compréhensible, d'apprendre un résultat favorable pour nos armes, fait que la population écoute plus attentivement les personnes qui donnent de bonnes nouvelles. On considère comme des suspects ceux qui s'aventurent à recommander au public de se tenir également en garde contre les exagérations optimistes ou pessimistes.

De temps à autre des voitures viennent chercher des blessés que l'on avait transportés à l'ambulance établie 143, avenue d'Italie

De temps à autre des voitures viennent chercher des blessés que l'on avait transportés à l'ambulance établie 143, avenue d'Italie, pour les conduire dans l'intérieur de Paris.

Pendant l'après-midi, nous avons vu passer une centaine de soldats de la ligne, blessés.

À l’exception d’une dizaine qui paraissaient avoir reçu des blessures graves, ou du moins qui semblaient accablés par la souffrance, la plupart de ces militaires étaient fort légèrement blessés. Ils répondaient sans difficulté aux questions parfois trop pressantes qu'on leur adressait relativement aux bruits qui couraient sur la prise de Choisy et de L’Haÿ par nos troupes ou sur la reprise de ces localités par l'ennemi. Mais dans ces divers récits il était assez difficile de démêler ce qu'il pouvait y avoir d'exact, car, en résumé, on finissait par apprendre que ces blessés avaient été frappés au début de l'engagement leurs dernières nouvelles se rapportaient à huit heures du matin.

*
*      *

Il est trois heures, l'affluence du public devient plus considérable encore on remarque dans la foule un grand nombre de hauts fonctionnaires, ou une foule de personnes appartenant au monde politique, aux lettres et aux arts, attirés tous par les nouvelles les plus contradictoires qui se sont répandues sur les boulevards et à la Bourse. Nous distinguons MM. J.-J. Weiss, Lambert de Sainte-Croix, Odysse-Barot, Eugène Loudun, Gustave Doré. MM. Blain des Cormiers, Henriquet, juges d'instruction, Vaney et Rossard de Mianville, substituts du procureur de la République.

Les voitures d'ambulance descendent à vide. Les groupes augmentent et se rapprochent.

Si la vérité continue à être difficile à connaître, en revanche les exagérations vont leur train. « Nous avons fait 9,000 prisonniers aux Prussiens ! » dit celui-ci. « Nous avons perdu deux canons, mais nous en avons encloué quarante aux Prussiens », dit un second. — « Vous vous trompez ; un militaire vient de déclarer que l'ennemi avait été obligé d'enclouer lui-même quatre-vingts de ses canons pour nous empêcher de nous en servir » reprend un troisième. « Nous avons Chevilly, L'Hay et Choisy s'écrie un autre. « Mais cela est difficile ! reprend un interlocuteur, car voici deux ouvriers qui ont travaillé avec le génie civil près de Choisy et qui ont vu reprendre Choisy par les Prussiens » « Pardon, hasarde un interrupteur, nos troupes se sont emparées de la gare aux bœufs de Choisy-le-Roi. Je tiens la nouvelle d'un de mes amis ; il fait partie d'un bataillon de la garde nationale qui s'y est installé ce matin. » — « Nous tenons le coteau de Thiais, par conséquent Choisy ne peut manquer d'être pris », suivant un autre. Plusieurs compagnies de francs-tireurs à l'air martial et décidé montent l'avenue d'Italie en chantant, on les accueille par des vivats répétés. Un de leurs capitaines prétend que le gouvernement a reçu d'excellentes nouvelles de l'armée de la Loire.

Bientôt on entend le bruit des clairons et des tambours; on se presse c'est le 55e bataillon de marche de la garde nationale sédentaire qui défile. Chaque homme porte sur le dos ses effets de campement et des munitions pour plusieurs jours.

Le siège de Paris : un bastion

Depuis le matin le bataillon campait dans les plaines de Vitry et s'attendait à faire le coup de feu. Mais il n'a rien vu et n'a pas été engagé. Aucun de ces gardes nationaux ne peut fournir de renseignements sur ce qui s'est passé à Choisy. Ils ont seulement entendu pendant la matinée, au loin, la canonnade et la fusillade.

Ce qu'il y a de certain, c'est que si nos troupes avaient été obligées de se replier, on aurait entendu les canons de nos forts protéger la retraite. Or, depuis midi, les forts du moulin Saquet, de Bicêtre, des Hautes-Bruyères, de Montrouge sont complètement muets.

Il est cinq heures. Nous voyons revenir le 169e et le 249e bataillon de marche de la garde sédentaire. Leur retour est considéré comme un heureux présage ; il semble indiquer que nos troupes sont en nombre suffisant pour garder les positions où elles se trouvent établies. Plusieurs batteries d'artillerie composées de mitrailleuses remontent l'avenue.

Quoique le brouillard tombe et que la nuit commence avenir rapidement, la foule est toujours énorme.

Pendant toute la soirée des groupes nombreux ont stationné dans toutes les grandes voies de communication et sur les boulevards, principalement à côté des kiosques des marchands de journaux. On s'y entretenait toujours, naturellement, des opérations militaires qui ont été commencées aujourd'hui.

P. DAVID.

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