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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Selon un article du Figaro du 29 août 1905, le 13e arrondissement comptait alors 938 jardins privés.


600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame de la jalousie - 1905

Un drame de la jalousie

Le Temps — 25 juin 1904

Ce matin, à huit heures, un voiturier. Paul Perrotel, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 26, rue Bourgon, passait rue Abel- Hovelacque, en compagnie d'une femme, la veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, avec laquelle il entretient des relations intimes.

Leur conversation était très animée. Soudain Perrotel, qui était porteur d'une canne à épée, en tira la lame et frappa la veuve Fléchel dans le dos, la blessant grièvement. Puis il sortit de sa poche un rasoir dont il tenta de se couper la gorge.

Des passants, intervenus immédiatement, firent donner des soins aux deux blessés qui ont été ensuite transportés à l'hôpital Cochin.


 La mort de Bacchus - 1893

La mort de Bacchus

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 21 mars 1893

Les marchands de vin de la Butte-aux-Cailles viennent de faire une perte cruelle. En sortant de chez l'un d'eux cette nuit, à une heure très avancée, leur meilleur client, un nommé Alibert, surnommé Bacchus (à juste raison, paraît-il), s'est tué en regagnant son domicile rue de Tolbiac. Ayant, comme' de coutume, fait de nombreuses libations, Alibert est allé en titubant s'appuyer contre le parapet du pont de Tolbiac et a passé par-dessus. Son cadavre a été retrouvé ce matin.


 La Fête Nationale du 30 juin 1878

La Fête Nationale du 30 juin 1878

Treizième arrondissement

La Lanterne ― 2 juillet 1878

C'est la barrière d'Italie.

Fête magnifique et presque sans rivale.

Nous ne parlerons que pour mémoire des concerts en plein air, des promenades en musique escortées par des milliers de personnes, de la fête foraine de l'avenue des Gobelins, des jeux divers, du mât de cocagne, etc., etc.

A midi et demi, on a inauguré le splendide jet d'eau de la place de la mairie. La fanfare l'Amicale avait prêté son concours. Ce jet d'eau  est installé au milieu d'un vaste bassin de trente-huit mètres de diamètre : il compte cent vingt-deux gerbes. La gerbe centrale atteint treize mètres de hauteur. Vu du bas de l'avenue des Gobelins, ce jet d'eau, qui a joué toute l'après-midi et toute la soirée, produisait un effet saisissant.

Les Gobelins étaient tout enguirlandés.

D'innombrables visiteurs ont parcouru, toute la journée, les splendides galeries d'exposition des tapisseries.

A cinq heures et demie, il y a eu ascension d'un ballon place de la Mairie.

A neuf heures un quart, le feu d'artifice de la place d'Italie a commencé. Pendant plus d'une demi-heure, l'éclat de la fête dans cet arrondissement privilégié a été relevé par un feu d'artifice splendide. Sur la pièce principale se lisaient les mots : Paix, République, Travail.

La foule, très-compacte, gardera certainement le souvenir de cette fête.

Le treizième arrondissement avait commencée sa fête samedi soir par une retraite aux flambeaux et l'essai de la rampe à gaz de la mairie.

Un commencement d'incendie a eu lieu : une corniche en bois, destinée à supporter le zinc de la toiture, a pris fou, surchauffée par le gaz. Les pompiers en ont eu bien vite raison.

Que dire encore ? Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. Contentons-nous donc, en terminant, de signaler la fort belle décoration du marché des Gobelins et de féliciter vivement M. Rombeau(*), maire, et M. Morane, premier adjoint, qui, inspirés par le plus vif patriotisme, se sont multipliés et même surmenés pour concourir fort brillamment à la grande fête d'hier.


La Lanterne du 5 juillet :

"À propos de la fête du 30 juin, nous avons félicité la municipalité du treizième arrondissement, et nous avons signalé M. comme étant le maire de cet arrondissement, et l'un des principaux organisateurs de la fête.

Nous avons involontairement commis une erreur. Tous nos éloges reviennent de droit à M. Duplessis, le véritable maire, et à son adjoint M. Morane. "


Contexte historique : Paris inaugure le 1er mai 1878, sous la présidence de Mac-Mahon, sa troisième Exposition universelle (après celles de 1855 et 1867), la première de l’ère républicaine. L’enjeu est de taille : faire oublier au monde entier l’effondrement de 1870, au pays le traumatisme de la défaite, aux Parisiens les meurtrissures du siège et de la Commune, et, ce faisant, enraciner une République encore fragile malgré l’échec de la Restauration et la victoire des républicains à l’issue de la crise de régime qu’avait provoqué le renvoi de Jules Simon par Mac-Mahon le 16 mai 1877. Le succès fut immense. L’Exposition reçut 6 millions de visiteurs. Mais le plus beau jour fut le 30 juin, jour choisi pour célébrer « la paix et le travail ». Ce jour-là, qui débuta par l’inauguration de la statue de la République de Clésinger au Champ-de-Mars, Paris ne fut plus que lampions, lumières et musique ; pas une rue, pas une maison qui ne fût pavoisée d’oriflammes et de drapeaux. Le spectacle, unique et grandiose, devait marquer la foule immense qui, de l’aube jusque tard dans la nuit, envahit les places, jardins, boulevards et jusqu’aux plus petites rues, qui devinrent autant de lieux à célébrer par le chant, la poésie, le dessin ou la peinture. (Source : L'Histoire par l'image)


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