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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue des Deux-Moulins prit le nom de rue Jenner en 1867.


Cinq ponts relient le XIIIème et le XIIème arrondissement.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1893

Un métier inconnu

Rue Xaintrailles, derrière l'église Jeanne d'Arc, demeure une pauvre vieille grand'maman qui nourrit sa fille et ses petites-filles de crottes de chiens cueillies à l'aube sur les avenues qui rayonnent de la place d'Italie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le gaz - 1927

Le gaz

Paris- Soir — 24 janvier 1927

Les locataires de l'hôtel Alary, 62, rue du Gaz, entendant des  gémissements qui provenaient d'une des chambres, avertirent la propriétaire. Celle-ci informa aussitôt M. Fauvel, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.

La porte de la pièce enfoncée, le magistrat aperçut, râlant sur le parquet, les deux occupants : Mme Sarah Doline, âgée de 37 ans, sujette russe, exerçant la profession de sage-femme, et son fils, Théodore, âgé de 9 ans.

Les malades furent aussitôt transportés à l'hôpital de la Pitié.

S'agit-il d'une intoxication par absorption d'aliments avariés ou par toute autre cause ? On l'ignore pour l'instant : l'enquête de M. Fauvel fera sans, doute la lumière sur ce point.


 Le crime de la rue Michel-Bizot - 1897

Le crime de la rue Michel-Bizot.

Le Matin – 10 novembre 1897

Il est certainement très malheureux que le veilleur de nuit Tisseur ait trouvé une mort affreuse sous le marteau d'un inconnu, mais, d'après les renseignements recueillis à la préfecture de police, la victime ne serait guère plus intéressante que son assassin.

Lundi soir, on avait cru être sur la piste de l'auteur du crime, un jeune homme aux mœurs inavouables, qui, à diverses reprises, avait été vu en compagnie du veilleur et qui, samedi soir, était venu le trouver et était allé boire avec lui. Ce jeune homme a été retrouvé et il a pu fournir des indications tellement précises sur l'emploi de son temps qu'il a été reconnu innocent. Mais, en même temps, il a pu donner des indications sur des individus de son espèce que fréquentait le veilleur de nuit. Celui-ci menait une vie de débauche et attirait chez lui, rue de Patay, des filles mineures et des jeunes gens.

M. Cochefert s'est rendu, hier matin, à la Morgue, et, dans les vêtements du mort, il a trouvé des papiers établissant qu'il se nommait Charles Tisseur, né à Abbeville en 1854, ancien garçon boulanger, ayant subi trois condamnations en correctionnelle et une condamnation, par la cour d'assises de la Somme, à huit ans de travaux forcés pour viol de ses deux filles. Une des malheureuses est encore vivante.

La femme de Tisseur, qui habite Amiens, demanda et obtint le divorce. Après sa condamnation, sa peine subie, Tisseur vint à Paris, ou il se fit marchand des quatre saisons. Dans le jour, il poussait sa voiturette devant lui et, le soir venu, il gardait des chantiers de démolitions ou des immeubles en construction. On présume qu'il devait posséder un millier de francs d'économies. Cet argent n'a point été retrouvé au domicile du veilleur, 111, rue de Patay.


 Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts - 1906

Le drame de la rue de Tolbiac

La Lanterne — 29 juillet 1906

Un drame passionnel s'est déroulé dans un hôtel meublé, 178, rue de Tolbiac. À cette adresse, les époux Beaucousin exploitent depuis plusieurs années un établissement de vins et logeur, fréquenté par une clientèle de maquignons.

Le père Beaucousin servait ses clients, aidé de sa femme, âgée de 50 ans, et d'un garçon, Émile Balloche, 20 ans, à son service depuis quatre ans.

La situation de ce domestique était particulière dans la maison. Congédié à plusieurs reprises et toujours rengagé, il accompagnait souvent Mme Beaucousin et sa fille, âgée de 16 ans, dans leurs excursions du dimanche. La semaine dernière, ils étaient allés à Bicêtre, et c'est au retour que M. Beaucousin adressa quelques observations sur les privautés que se permettait Émile Balloche sur la personne de Mlle Beaucousin.

L'explication dégénéra en querelle et finalement M. Beaucousin congédia son trop entreprenant domestique.

Celui-ci resta dans l'hôtel à titre de client.

Hier matin, il appelait, dans la chambre qu'il occupait au rez-de-chaussée, la fille de ses hôtes et, à peine Mlle Beaucousin avait-elle franchi le seuil de la porte qu'il lui tira à bout portant un coup de revolver dans l'oreille.

La jeune fille tomba, la mort fut instantanée. Balloche, tournant alors son arme contre lui-même, se tira une balle dans la tête et s'effondra, agonisant, aux pieds de sa victime.

Le commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, M. Pellatan, prévenu aussitôt, arriva sur les lieux et fit demander d'urgence une voiture d'ambulance à l'hôpital Cochin. Mais la voiture arriva trop tard. Émile Balloche avait cessé de vivre.

Une foule nombreuse n'a cessé de stationner pendant toute la journée, devant la porte de l'hôtel Beaucousin. L'établissement est fermé, et sur les volets clos, on peut lire cette pancarte écrite hâtivement : « Fermé pour cause de décès ».

Nous interrogeons une voisine, Mme Barraud, qui tient un petit débit à côté de l'hôtel Beaucousin. Elle ne nous cache pas que le caractère d'Émile Balloche faisait prévoir depuis longtemps un drame de ce genre.

L'employé de M. Beaucousin était en effet vindicatif et violent.

Au commissariat, on nous a confirmé ces renseignements et dit, en outre, que le meurtrier, qui devait partir au régiment au mois de novembre, avait laissé une lettre adressée à sa sœur où il lui annonce son intention de se suicider.

La lettre se termine par ces mots :

« Adieu, j'en ai assez de la vie, je vais mourir ! »


A lire également

Le Rappel — 30 juillet 1906

Nous avons annoncé dans quelles conditions un garçon d'hôtel, Émile Baloche, s'était tué d'un coup de revolver, après avoir tué sa fiancée, Mlle Albertine Beaucousin.

L'enquête a démontré que Baloche avait prémédité son acte. En effet, il a été établi que, lundi dernier, le jeune homme s'était rendu au bureau central de la Caisse d'épargne, où il avait retiré une somme de quarante francs. Sur cette somme, le garçon d'hôtel avait disposé d'une vingtaine de francs pour l'achat du revolver dont il s'est servi et d'une boite de cartouches.

Le permis d'inhumer a été délivré dans la soirée. Les obsèques d'Albertine Beaucousin et d'Émile Baloche auront lieu dans la journée de dimanche. L'inhumation des corps sera faite au cimetière d'Ivry-Parisien.

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