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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.


Dans la nuit du 5 avril 1579, la Bièvre provoqua de si graves dévastations que le peuple appela cette inondation le « déluge de saint Marcel ».


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1923

Des ossements humains découverts par des terrassiers

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements...

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C'est arrivé dans le 13ème

 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


 Retour du théâtre - 1897

Retour du théâtre.

Le Journal — 27 mars 1897

Vers minuit et demi, M. Monteil, brocanteur, demeurant, 130, rue Nationale, rentrait, sortant du théâtre. Sa porte était fermée ; il l'ouvrit et pénétra dans son magasin. Sa surprise fut grande en le voyant éclairé par une lampe, et en constatant qu'un désordre très grand avait remplacé la symétrie de ses étalages.

Des malfaiteurs s'étaient introduits chez lui en escaladant une fenêtre du 1er étage. Sauf le coffre-fort qu'ils ont descellé, mais qu'ils n'ont pu forcer, ni emporter, les cambrioleurs ont fait main-basse sur toutes les valeurs qu'ils ont trouvées : environ 7,500 francs.

M. Roches, commissaire de police, a ouvert une enquête.


 Le drame de la rue des tanneries - 1932

Le drame de la rue des Tanneries

Rue des Tanneries, dans un couloir, un plombier abat sa maîtresse puis il se tire une balle dans la tête

Paris-Soir — 20 janvier 1932

Cet après-midi, à 13 h. 30, dans un petit logement, 4, rue des Tanneries, s'est déroulé un rapide drame de l'amour.

Un homme, M. Désiré Rivière, âgé de 30 ans, marié, ouvrier plombier, demeurant 2 rue de Rungis, a tué sans explication et à bout portant, de trois balles de revolver dans la poitrine et à la tête, sa maitresse, Mme Mallet, nés Amélie Tatrocci, 33 ans, mariée, demeurant 59, rue du Couidic. Puis il s'est suicidé.

C’est chez une locataire du rez-de-chaussée que Désiré Rivière eut une dernière entrevue avec Amélie Mallet. C’est là, après un dramatique et très court tête-à-tête, que le plombier abattit son ancienne maîtresse et se suicida sur son corps.

La scène n'a eu aucun témoin. Seuls les coups de feu avertirent les voisins qu'un drame venait de se dérouler. Quand ils arrivèrent, ils trouvèrent deux cadavres. Les deux malheureux étaient morts sur le coup.

Une femme fatale

Voici trois ans que Mme Mallet avait fait la connaissance de l'ouvrier plombier. Dès cette époque elle avait quitté son mari pour vivre avec son nouvel amant ; mais bientôt elle reprit la vie conjugale.

Ce n'était pas la première aventure de cette femme au tempérament fougueux. Précédemment déjà, elle avait eu une autre aventure qui avait mal tourné ; elle avait reçu une balle dans le ventre et, pendant de longs mois, était restée entre la vie et la mort.

Sa liaison avec Désiré Rivière continuait depuis deux ans, bien qu'elle eût repris la vie commune avec son mari.

Ils avaient loué à eux deux, pour abriter leurs amours, une petite chambre au premier, dans l'immeuble de la rue des Tanneries. Comme il y a quinze jours, M. Mallet, marchand de légumes aux Halles, quittait Paris pour deux semaines et partait pour la province, elle vint habiter avec son amant dans leur petite garçonnière.

Or, le mari revint plus tôt que les amoureux ne l'espéraient et, hier soir, il arrivait 4, rue des Tanneries.

L'ouvrier plombier n'était pas là. Il fut prévenu de la présence du mari de sa maîtresse et M. et Mme Mallet passèrent ainsi la nuit rue des Tanneries.

Cette situation était des plus délicates, et, Mme Mallet, qui savait que son amant rôdait aux alentours, cherchait vainement à pouvoir l'approcher. C'est ainsi qu'à 13 h. 30, aujourd'hui, elle dit à son mari :

—Attends-moi une seconde, je descends. J'ai une course à faire dans la rue et je remonte.

Mme Mallet descendit donc dans l'espoir de pouvoir se concerter avec son amant. Mais celui-ci, désespéré, s'était réfugié dans une petite pièce du rez-de-chaussée par une femme, nommée Mme Pache, qui, absente à ce moment-là, avait laissé sa porte ouverte.

Quand Mme Mallet passa devant la pièce, l'ouvrier plombier tira à bout portant trois balles dans la direction de sa maîtresse, qui l'atteignirent au sein et à la tempe. La malheureuse fut tuée net. Puis le plombier se tira une quatrième balle dans la tête.

Le commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, immédiatement, alerté, se rendit sur les lieux et interrogea Mme Pache, les voisines de Mme Mallet et la soeur de celle-ci, qui se trouvait aujourd'hui à Gentilly.

Les deux corps sont encore rue des Tanneries. Ils seront transportés sous peu à l'Institut médico-légal, aux- fins d'autopsie.

M. Mallet, qui malgré l’infidélité de sa femme, l'aimait toujours, pleure lamentablement devant la dépouille de la malheureuse.

A.-G. Leroux.

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