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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le rue Esquirol s'appela Grande-Rue-d'Austerlitz. Son nom actuel lui fut donné en 1864 en souvenir de Dominique Esquirol, médecin aliéniste (1773-1840).


Le pont d'Austerlitz entre la place Walhubert et la place Mazas a été construit de 1802 à 1807 par Beaupré. Ses arches sont en pierre depuis 1854-1855 en remplacement des arches en fer fondu de la première construction.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1870

Avis à la population

Il est établi dans le 13e arrondissement des cantines pour le service des militaires qui montent la garde sur les remparts.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une bombe avenue Sœur Rosalie - 1912

Une bombe avenue Sœur Rosalie

Le Figaro — 23 décembre 1912

Un cantonnier de la Ville a trouvé hier matin, à cinq heures, au pied d’un arbre de l’avenue Sœur-Rosalie, près de la place d’Italie, un engin cylindrique de vingt centimètres de hauteur et de dix centimètres de diamètre, d’où émergeait un cordon Bickford allumé.

Après avoir éteint la mèche, il a porté l’engin au poste central du treizième arrondissement où le laboratoire municipal l’a fait prendre.


 Cris séditieux - 1894

Cris séditieux.

Le Matin — 24 novembre 1894

Un individu qui criait hier soir : Vive l'anarchie ! » dans la rue Nationale a été arrêté par les agents.

Conduit aussitôt devant M. Bolot, commissaire de police du quartier de la Gare, cet homme a dit se nommer Alphonse Chauvel, cordonnier. Il a ajouté qu'il avait proféré ce cri pour ennuyer... sa femme,

Cette excuse n'a pas paru suffisante au magistrat, qui a envoyé Chauvel au Dépôt.


 Un bien triste individu - 1896

Un bien triste individu

Le Petit-Parisien — 5 février 1896

Les gardiens de la paix Déom et Métayer étaient de service l'avant-dernière nuit, vers trois heures et demie, dans la rue du Moulin-des-Prés, lorsque les cris « Au secours ! à l'assassin ! » poussés par une voix de femme, retentirent soudain dans la rue Gérard. Les agents s'élancèrent dans la direction d'où partaient les appels désespérés ils aperçurent sous une porte cochère un individu qui, un genou sur la poitrine d'une jeune femme qu’il tenait terrassée, la rouait de coups de poings avec une brutalité inouïe.

Les gardiens de la paix s'emparèrent de l'homme, puis relevèrent sa victime qui, le visage inondé de sang, avait perdu connaissance ; ils la transportèrent au poste, où l'infortunée reçut les soins nécessaires à son état et reprit ses sens.

Conduite hier matin, après avoir passé la nuit au poste, au commissariat de M. Rémongin, elle a fait au magistrat la déclaration suivante :

« Je me nomme Joséphine Riquam, âgée de vingt-cinq ans. Je suis cartonnière mais une maladie, dont je relève à peine, m'ayant obligée d’entrer à l'hôpital, quand j'en suis sortie, il y a quelques jours, j'ai vainement cherché de l'ouvrage. J'avais loué une modeste chambre, rue des Malmaisons, pour la somme de 50 centimes par jour, à payer chaque soir.

Hier, comme je n'ai pu acquitter le prix de la location, le logeur a refusé de me recevoir. Je n'avais pas mangé depuis le matin et j'ai dû errer malgré le froid dans les rues du quartier. N'y tenant plus, je résolus de tendre la main au premier venu. Cependant je rencontrai plusieurs personnes, sans oser me décider à implorer une aumône.

J'étais exténuée lorsque je fis la rencontre de celui que les agents ont arrêté, Il m'adressa la parole pour me demander où j'allais. Je lui fis alors le récit de mon infortune en quelques mots.

— Je veux bien vous faire la charité, me répondit-il en riant, je vous donnerai même cinq francs, mais à la condition que vous me suiviez dans un hôtel.

Je refusai d'abord, mais que voulez-vous ? J’avais froid et faim, poursuivit en pleurant la pauvre femme, et je me laissai teinter. Je sais que c'est mal, mais étais si malheureuse !...

Je me laissai donc conduire dans un hôtel de la rue Gérard. Celui qui m'accompagnait me remit en effet cinq francs, mais quand nous nous trouvâmes de nouveau dans la rue, il me somma de les lui rendre.

Je ne pus m'empêcher de lui dire tout ce que sa conduite avait d'odieux. C'est alors qu'il se rua sur moi, me jeta par terre et me roua de coups. Sans l'intervention des agents, il m'aurait sans doute étranglée.

La malheureuse portait en effet des marques de violence autour du cou.

Le triste individu qui se nomme Cyrille Renny, âgé de vingt-neuf ans, manouvrier, demeurant à Bicêtre, a été maintenu à la disposition du commissaire de police.

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