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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.


La rue des Deux-Moulins prit le nom de rue Jenner en 1867.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1890

La Peste

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Vengeance d'amazone. - 1905

Vengeance d'amazone.

Le Rappel — 8 juin 1905

Une ménagère, Mme Mélanie Compagnier, demeurant 58, rue Clisson, en voulait depuis un temps immémorial à une couturière, Mme Louise Leprince, 21 ans, domiciliée dans la même maison. Hier. matin, vers 2 h., comme la couturière rentrait chez elle, la vindicative femme, qui la guettait dans l'escalier, se précipita sur elle et la frappa de quatre coups de couteau dans la poitrine. La blessée, dont l'état parait des plus graves, a été transportée à Cochin. La coupable à réussi à prendre la fuite.


 L'inévitable fou - 1900

L'inévitable fou.

Le Matin - 31 décembre 1900

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a reçu, hier matin, la visite d'un pauvre diable, vêtu de loques sordides, qui lui a déclaré se nommer Charles-Camille Cuny, âgé de trente-sept ans, et être l'auteur du crime de la rue des Plâtrières.

— J'ai reçu du ciel la mission de couper en morceaux tous les hommes qui insulteraient le saint nom de Dieu, a-t-il dit, au magistrat.

Ce malheureux, qui est un pauvre déséquilibré, est en état de vagabondage. Il a été dirigé sur l'infirmerie spéciale du Dépôt.


 La Jalousie d'un Vieillard - 1904

La Jalousie d'un Vieillard

Le Petit Parisien — 25 juin 1904

Le Drame de la rue Abel-Hovelacque. — Le Roman du Journalier et de la Marchande « de Frites ». — Tentative de Meurtre et de Suicide.

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps. Ce n'en est pas moins la jalousie qui l'a poussé au suicide, après avoir tenté de tuer, à coups de canne à épée, Mme veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, sous le prétexte fallacieux qu'elle se refusait à reprendre la vie commune.

Les Amours du Père Paul

Depuis plusieurs années, Mme veuve Fléchel est établie dans une échoppe de la rue de Tolbiac, où elle vend des pommes de terre frites.

Au nombre de ses clients, la commerçante comptait un journalier, connu dans tout le quartier sous le sobriquet du père Paul, en réalité Paul Perrotel, âgé de cinquante-huit ans, demeurant 26, rue Bourgon. Malgré son âge, le journalier se plaisait beaucoup en la compagnie de la marchande de frites, à laquelle il aimait à déclarer que jamais il n'avait vu de femme aussi jolie qu’elle.

Il y a deux ans, cet amoureux à cheveux blancs, fit une déclaration en règle :

— Associons-nous, dit-il à Mme veuve Fléchel. Je gagne de bonnes journées, votre petit commerce ne va pas trop mal ce serait le bonheur parfait…

La marchande de frites accepta l'offre du vieux journalier.

C'était une faute, car après six mois de vie commune, elle regretta amèrement d'avoir lié son existence à celle de Paul Perrotel.

Le journalier, d'humeur charmante quand il n'avait pas bu, devenait terrible lorsqu'il s'était un peu trop attardé dans les débits de vin du quartier.

Si sa compagne se permettait alors de lui adresser une observation, il se ruait sur elle et la rouait de coups.

Son vin cuvé, il redevenait aimable et sollicitait son pardon.

Un beau matin, pourtant, lasse d'être sans cesse battue, la veuve Fléchel quitta le logis commun avec l'intention bien arrêtée de n'y plus remettre les pieds et elle se réfugia chez sa sœur, qui habite 26, avenue des Gobelins.

Lorsque le père Paul eut connaissance de cette fuite, il entra dans une colère folle.

— Je te donne quinze jours pour réfléchir, dit-il à la veuve Fléchel si, d'ici là, tu n'es pas revenue rue Bourgon, je te tords le cou comme à un simple poulet.

Pas plus dans quinze jours que dans quinze ans, lui fut-il répondu.

— Je sais alors ce qui me reste faire, s'exclama le vieil amoureux en esquissant un geste de menace.

Trois mois s'écoulèrent.

De temps en temps, le père Paul revenait bien à la charge :

— Est-ce oui ? Est-ce non ? demandait-il.

— C'est non.

— Tout ça te portera malheur ! concluait-il. Aussi, connaissant le tempérament violent du vieillard, la veuve Fléchel se tenait, elle, sur ses gardes et ne rentrait jamais tard le soir chez sa sœur.

Méfiez-vous du vieux !

Hier matin, à sept heures et demie, la marchande de frites se rendait à son échoppe de la rue de Tolbiac, lorsque, rue Abel Hovelacque, elle rencontra une de ses amies :

— Méfiez-vous du vieux, je viens de le voir tout à l'heure, il m'a dit qu'il allait vous saigner.

L'avis était bon. Paul Perrotel, en effet, avait décidé de tuer son ancienne compagne.

Armé d'une canne à épée, il s'était dissimulé sous une porte à l'entrée de la ruelle des Reculettes, une petite voie qui traverse la rue Abel-Hovelacque, et là, attendait. À peine la malheureuse femme avait-elle dépassé la cachette du père Paul que celui-ci surgissait derrière elle et, d'un geste violent, lui enfonçait dans le dos sa canne à épée.

Le lieu du drame à la sortie de la ruelle des Reculettes sur la rue Abel Hovelacque

Puis, croyant avoir tué sa victime, il sortait un rasoir de sa poche et tentait de se couper la gorge. L'arme ne fit qu'une horrible entaille d'où le sang gicla à flots. La marchande de frites était allée en courant, malgré sa blessure, se réfugier dans un débit de vin voisin. Ce fut là seulement qu'on put arracher l'arme, restée plantée dans le dos.

Le meurtrier et sa victime furent transportés aussitôt il l'hôpital Cochin, où l'on reconnut que l'état de Paul Perrotel était des plus graves.

Le vieillard a pu néanmoins répondre à l'interrogatoire de M. Yendt, commissaire de police.

Il a déclaré qu'il regrettait de n'avoir pas tué sa maîtresse.

Quant à la veuve Fléchel, on espère qu'elle sera sur pied dans quelques jours, aucun organe essentiel n'ayant été atteint.


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