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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1878, le directeur de l'Alcazar d'Italie, un bal situé 190 avenue de Choisy, était M. Albert Barjon.


L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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Noté dans la presse...

1896

M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne.

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C'est arrivé dans le 13ème

 On arrête... - 1916

On arrête...

Le Matin ― 25 janvier 1916

13e arrondissement. On arrête, avenue des Gobelins, Mme Papillon, demeurant route de Fontainebleau au Kremlin-Bicêtre, pour scandale dans une salle de spectacle et outrages aux agents. Elle est envoyée au Dépôt. ― Mme Brillot, demeurant boulevard Victor, est frappée d'un coup de couteau, hier soir, rue du Banquier, par un inconnu. Elle est transportée à la Pitié. ― Boulevard Auguste-Blanqui, au cours d'une discussion, Albert Bouclomot, débardeur, demeurant à Ivry, frappe d'un coup de couteau son adversaire, Léon Raterre, journalier, rue de Charenton, et le blesse grièvement. Il est arrêté et envoyé au Dépôt. Le blessé est transporté à la Pitié.


 Malheureuse mère - 1899

Malheureuse mère

Le Gaulois ― 12 mars 1899

Des agents ont trouvé hier matin, évanouie sur  un banc, boulevard Arago, une femme âgée d'une trentaine d'années, assez pauvrement vêtue et qui tenait dans ses bras une petite fille âgée d'un an.

La pauvre femme, qui mourait de faim, ainsi que son enfant, fut transportée à  l'hôpital Cochin.

Elle a déclaré qu'elle avait perdu il y a deux mois son mari et que depuis lors elle était plongée avec sa petite fille dans la plus affreuse misère. Il y a deux jours, elle avait quitté la ville qu'elle habitait et était venue à pied à Paris.


 Un duel à l’américaine - 1895

Un duel à l’américaine

La Presse — 8 septembre 1895

Une scène qui rappelle les mœurs américaines s'est déroulée hier, rue du Château-des-Rentiers, non Ioin du bureau de M. Bolot, commissaire de police, dans les circonstances suivantes :

Un représentant de commerce, Antoine Rousques, âgé .de trente-six ans, demeurant rue Jeanne-d'Arc, était en relation d'affaires avec un de ses confrères, nommé Félicien Jensane, âgé de trente-huit ans, domicilié rue Clisson, lorsque ces jours derniers un différend s'éleva entre eux. Rousques avait obtenu une commande de savon par l’entremise de Jensane, mais lorsqu'il eut touché sa commission, il refusa d'en remettre une partie a. son camarade.

Celui-ci se fâcha, plusieurs disputes s'élevèrent et, hier, les plaideurs se présentaient vers sept heures du soir, au bureau du commissaire de police pour le prier de vider leur différend.

Le magistrat se déclarant incompétent les engagea à se pourvoir devant la justice de paix.

Rousques sortit le premier, suivi à peu de distance par Jensane, qui une fois dans la rue l'interpella avec des menaces.

— Si tu ne me donnes pas ce que tu me dois, lui cria-t-il, je m'adresserai plus haut et je dirai des choses qui te feront fourrer dedans.

Á ces mots, l'autre se retourna et tirant de sa poche un revolver fit feu sur son interlocuteur qui, usant du même procédé, s'arma également et tira dans la direction de l'agresseur.

Les coups de feu se succédèrent dès cet instant, jusqu'à ce que les combattants eussent épuise leurs cartouches.

On s'imagine la panique causée par cette mousqueterie. Les passants se sauvaient dans les boutiques ; les fenêtres et les portes se fermaient.

Une vieille femme, Mme Émile Bouast, âgée de soixante et un an, demeurant au numéro 56 de la rue, a été atteinte d'une balle à la cuisse gauche. Rousques a été blessé au bras droit et au flanc.

Les forcenés ont été conduite au commissariat où, après interrogatoire, M. Bolot les a mis en état d'arrestation.


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