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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 27 juillet 1916, 724ème jour de guerre, un violent orage causait quelques dégâts au 1 de la ruelle des Reculettes et la foudre blessait légèrement aux jambes Mme Paris, une locataire du lieu.


Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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Noté dans la presse...

1934

L'oasis et le cloaque

Il y a des quartiers de Paris qui n'ont vraiment pas de chance ! Le quartier de la Gare, dans le treizième arrondissement, par exemple...

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une femme carbonisée

Une femme carbonisée.

Le Matin - 24 novembre 1900

Une dame Michel, âgée de quatre-vingts ans, habitant 44, avenue de Choisy, a été trouvée, hier soir à dix heures et demie, presque entièrement carbonisée. L'octogénaire habitait, comme sous-locataire des époux Ladret, marchands de vin, qui tiennent un établissement à l'adresse susindiquée, une petite chambre au premier étage. Mme Ladret n'ayant pas vu, hier, selon son habitude, la vieille femme vaquer à ses occupations ordinaires, fit part à M. Remongin, commissaire de police, de ses inquiétudes. Le magistrat, accompagné du docteur Gresset, arriva aussitôt et fit enfoncer la porte. L'enquête conclut à une mort accidentelle.

On suppose, en effet, que Mme Michel, en voulant allumer sa chaufferette avec un morceau de journal, a communiqué le feu à ses vêtements. Elle s'est ensuite dirigée vers la fenêtre, afin d'appeler au se- cours, mais ses appels n'ont pas été entendus. C'est en cherchant à ouvrir la porte derrière laquelle on a trouvé son cadavre qu'elle paraît avoir succombé à l'asphyxie. Le docteur Gresset estime, en effet, que l'octogénaire était morte lorsque son corps a commencé à brûler.


 À coups de rasoir

À coups de rasoir

Le Petit-Parisien ― 4 octobre 1927

Après avoir vécu pendant quelque temps avec Mlle Gabrielle Hardy, vingt-six ans, demeurant 166 avenue de Choisy, le commissionnaire en pommes de terre, René Le Rouzic, même âge, informait hier son amie qu'il avait décidé de reprendre sa liberté. Vainement, la jeune fille essaya de le faire revenir sur sa détermination. Toute la nuit, Gabrielle Hardy songea cette séparation imminente, Puis, le jour venu, elle prit une décision. Se levant sans bruit et s'armant d'un rasoir, elle en porta un coup furieux à la gorge de celui qui voulait la quitter.

Le Rouzic a été transporté à la pitié, où son état a été jugé peu grave. La meurtrière a été arrêtée par M. Fauvel, commissaire de police de la Maison-Blanche.


 Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins - 1914

Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins

Le Petit-Journal — 13 juin 1914

Dans un accès de jalousie, un ouvrier cimentier a tenté de tuer sa femme en lui logeant une balle de revolver dans la tête, la nuit dernière, un peu avant minuit, avenue des Gobelins.

La malheureuse a été transportée à l'hôpital Cochin, où son état est considéré comme désespéré ; quant au meurtrier, il a été arrêté aussitôt par des passants.

Voici les circonstances de ce drame :

II y a trois ans, Louis Poher, âgé de 28 ans, épousait Marie Le Loringuer, âgée de 21 ans. Tous deux étaient originaires des Côtes-du-Nord et se connaissaient de longue date. Mais les querelles furent fréquentes et les époux se séparèrent, au mois de mars dernier.

Cette séparation affecta beaucoup Poher, qui, de plus, est malade. Ne pouvant se résigner à vivre seul, il se mit à la recherche de sa femme et finit par la trouver. Tous deux s'installèrent, il y a quinze jours dans un hôtel, 13, rue des Gobelins, mais les querelles reprirent de plus belle.

La rue des Gobelins vue depuis la rue des Marmousets.

Marie Poher, cependant, travaillait régulièrement comme plongeuse dans un restaurant, 6, avenue des Gobelins, mais la jalousie de son mari s'était accrue et il allait jusqu'à la menacer de son revolver. Craignant pour sa vie, la jeune femme quitta de nouveau le cimentier, le 5 juin, et alla habiter 8, impasse de l'Astrolabe.

Comme elle travaillait toujours dans le même restaurant, son mari l'attendit, jeudi soir, avenue des Gobelins et la décida à venir chez lui. Arrivée devant l'hôtel, la plongeuse changea brusquement d'avis et ne voulut pas entrer. La discussion continua jusqu'au moment où, perdant patience, Mme Poher tourna les talons et partit.

Elle n'avait pas fait trois pas qu'une détonation retentissait et la malheureuse, la tête traversée d'une balle, tournoyait sur elle-même et tombait. Poher avait fait feu par derrière et elle avait reçu le projectile dans le cervelet.

La rue des Gobelins vue depuis l'avenue des Gobelins.
C'est là que se déroula le drame.

Cependant le meurtrier remettait froidement son arme, un petit revolver, dans sa poche, et remontait l'avenue des Gobelins, suivi par la foule qui criait :

« C'est lui le meurtrier, arrêtez-le ! » mais personne n'osait s'approcher.

À la fin, deux courageux jeunes gens, MM. Maurice Thevenet, peintre, et Motuelle, représentant de commerce, se jetèrent sur lui et le mirent dans l'impossibilité de se servir de son revolver. Tous voulurent alors assommer Poher, et deux soldats du 23e régiment d'infanterie coloniale, MM. René Bouclaud et Louis Hecquet, durent même dégainer pour protéger le meurtrier contre la fureur populaire.

Conduit au poste central du XIIIe arrondissement, le cimentier a été entendu, hier ? par M. Yendt, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt. Quant à la victime, on a tenté de lui faire subir l'opération du trépan pour retrouver la balle, mais sans résultat.


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