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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom est l'oeuvre de l'architecte Jean Camille Formigé (1845-1926).


L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Discussion vive rue Vandrezanne - 1888

Discussion vive rue Vandrezanne

Le Petit-Parisien — 24 octobre 1888

Une vive discussion éclatait, hier matin vers onze heures, dans un établissement de bouillon, 10, rue Vandrezanne, entre deux consommateurs nommés Courant, demeurant rue des Malmaisons, 23, et Pigard, demeurant rue Vandrezanne, 9.

Au plus fort de la querelle, Courant saisit un couteau sur une table et se précipitant sur son adversaire, l'en frappa d'un coup au côté droit.

Le meurtrier qui essayait de fuir fut arrêté par un gardien de la paix.

Il a été conduit au bureau de M. Debeury, commissaire de police.

Le blessé après avoir reçu des soins dans une pharmacie a été transporté à son domicile.

L'état de Figard est grave.


 L'inévitable fou - 1900

L'inévitable fou.

Le Matin - 31 décembre 1900

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a reçu, hier matin, la visite d'un pauvre diable, vêtu de loques sordides, qui lui a déclaré se nommer Charles-Camille Cuny, âgé de trente-sept ans, et être l'auteur du crime de la rue des Plâtrières.

— J'ai reçu du ciel la mission de couper en morceaux tous les hommes qui insulteraient le saint nom de Dieu, a-t-il dit, au magistrat.

Ce malheureux, qui est un pauvre déséquilibré, est en état de vagabondage. Il a été dirigé sur l'infirmerie spéciale du Dépôt.


 À l'asile Nicolas-Flamel - 1904

L'assistance par le travail

Le Matin — 26 février 1904

À l'asile Nicolas-Flamel — Une intéressante visite-conférence — Refuge de nuit et assistance
proprement dite — Quelques chiffres.

Les élèves du Collège libre des sciences sociales ont assisté hier à une visite-conférence à l'asile municipal Nicolas-Flamel, organisée par M. Ch. Barrât, enquêteur permanent de l'Office du travail au ministère du commerce.

Cet asile constitue l'une des œuvres d'assistance par le travail. Il fut fondé comme refuge de nuit pour hommes, rue de la Bûcherie en 1886, avec 80 lits. Il a été transporté en 1890 aux numéros 71-73 de la rue du Château-des-Rentiers, avec 200 lits environ, auxquels on ajoute des paillasses lorsque ce chiffre est dépassé. A l'heure actuelle, l'asile compte 212 pensionnaires. Il en a reçu jusqu'à 1,300.

Les hommes sont admis pour trois nuits, quatre quand un dimanche se trouve compris, dans ce nombre. Il est fait exception pour les hommes qui sont admis comme ouvriers employés par l'œuvre d'assistance par le travail ces derniers peuvent rester vingt jours.

Il y a donc deux œuvres à considérer : le refuge de nuit et l'assistance par le travail.

À leur admission, au soir, les hommes passent à la douche, pendant que leurs effets sont envoyés à la désinfection à l'étuve. En 1902, 9,947 épurations à l'étuve ; en 1903, 10,527.

Pendant que les vêtements sont désinfectés, le réfugié passe à la douche, puis est vacciné il reçoit un vêtement appartenant au refuge de nuit, puis va au réfectoire où il mange une soupe chaude on lui assigna enfin sa place au dortoir.

Sur les 212 pensionnaires présents, il faut en compter environ 50 inscrites à l'œuvre de l'hospitalité de nuit. Chaque matin, au réveil, les hommes qui veulent être employés à l'assistance par le travail en font la demande au surveillant, qui accepte ou refuse, suivant les places disponibles et suivant la profession exercée par le réfugié.

Les ateliers sont ceux de fabrication de margotins ou ligots résinés, blanchisserie, menuiserie, serrurerie, reliure, charronnage, jardinage on a aussi fabriqué des briquettes avec les poussiers de charbon.

Le nombre habituel d'ouvriers dans les ateliers est de 171 à 150.

En 1903, on a reçu 916 ouvriers qui ont fait 10,003 journées, pour lesquelles il a été payé 29,776 fr. 25 de salaires, soit 2 fr. 97 par jour et par ouvrier. En outre, 2,909 journées de corvées ont été faites par les réfugiés, par exemple pour les désinfections des écoles, etc., soit, en argent, pour 10,050 fr. 50.

On a employé, en 1903, 78 blanchisseurs, 14 bourreliers, 4 charrons, 18 maçons, 557 menuisiers, 75 peintres, 17 plombiers, 12 relieurs, 8 serruriers, 95 tailleurs.

Les ouvriers des corps d'état, menuisiers, relieurs, etc., sont payés, à la journée 2fr50.

On a fait environ, en 1902, 362 rapatriements, 404 en 1903. On a délivré 444 certificats de séjour en 1902, 404 en 1903. On a procuré du travail à 222 hommes en 1902 et 162 en 1903

La causerie de M. Barrat s'est terminée par une très intéressante visite des différents locaux et ateliers de l'établissement, sous la conduite du directeur, M. Gobard.


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