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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le lundi 6 mai 1878, le cardinal-archevêque de Paris visita et bénit à trois heures, la nouvelle crèche fondée rue de la Glacière, 41, et confiée aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Le maire de l'arrondissement, M. Duplessis, et plus de deux cents personnes assistèrent à cette touchante cérémonie.


Le 13 juillet 1880 furent organisées des retraites au flambeau dans les principaux quartiers du 13ème arrondissement et le 14, eût lieu à 2 heures, une grande cavalcadre au profit des écoles. Des fêtes forraines se tenaient sur les places et avenue de l'arrondissement et des concerts furent donnés par les sociétés instrumentales et chorales.


En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés - 1909

Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés

Le Journal 20 janvier 1909

Un fiacre conduit par le cocher Henri Terrier, demeurant 13, rue Barrault, et dans lequel avaient pris place M. Paul Frébault. infirmier, 10, impasse Damesme ; Mme Marie Fournier, soixante-quatre ans, 88, rue de la Voie-Verte, et Mlle Angèle Leconte, 4 bis, rue Ernest-Cresson, a été se jeter, l'autre nuit, .dans un chantier  non éclairé de la rue Martin-Bernard.

La voiture renversa et ses trois voyageurs, ainsi que le cocher. ont eu plus ou moins à souffrir de la terrible chute. Les blessés, après avoir reçu des soins dans une, pharmacie voisine, ont été reconduits leurs domiciles respectifs.

M. Delanglade commissaire de police du quartier  de la Maison Blanche a ouvert une enquête sur ce bizarre accident.


 Jetée dans le fossé - 1897

Jetée dans le fossé

Le Figaro — 28 juin 1897

Des gardiens de la paix ont trouvé, hier matin, à quatre heures, dans le fossé des fortifications, en face de la rue du Château-des Rentiers, une femme Augustine Jourdan, âgée de trente-huit ans, demeurant avenue d'Italie. Cette femme a dit, d'abord, aux agents qu'elle avait fait une chute accidentelle puis, se ravisant, elle a déclaré qu'elle avait été précipitée dans le fossé par deux hommes et une femme parce qu'elle avait refusé de leur donner l'argent qu'elle avait sur elle.

La femme Jourdan qui se plaignait de vives douleurs internes a été conduite à l'hôpital Cochin.


 Le Casino du XIIIe

Le Casino du XIIIe
190 avenue de Choisy

Entrée: Cavaliers, 0 fr. 25 ; Dames, 0 fr. 10

Guide des plaisirs à Paris… - édition 1899

Type du vrai bal populaire, du bal ouvrier. Installé dans les dépendances d'une boutique qui abrite tous les matins le commerce d'une marchande de café au lait et de chocolat. Les murs sont décorés d'une couche de peinture lie de vin sur laquelle se détachent des silhouettes japonaises. Sur cette boutique s'ouvre la salle, assez grande. L'orchestre : contrebasse, violons, pistons est au fond sur une estrade. À gauche, des glaces reflètent les groupes de danseurs ; de l'autre côté sont installées les tables où l'on consomme.

A côté de l'ouvrier décent et de la petite ouvrière gentille, qui travaille dans le jour aux usines de l'avenue de Choisy et des environs, et qui vient danser en cheveux et en robe d'indienne, on rencontre le souteneur du quartier des Gobelins et de la Butte-aux-Cailles, coiffé de la casquette plate, assez semblable à la a schapska » russe, — car la casquette plate a remplacé la casquette à trois ponts, — et qui s'en vient flâneur, les mains dans les poches, regardant d'un mauvais œil le « pante » (bourgeois), car la « marmite » est à son poste, et c'est elle qui a ouvert, l'une des premières, le bal, en attendant le client sérieux.

Le Casino du XIIIe est une souricière, très surveillé par les agents des mœurs.

Le dimanche après-midi, quelques noces ouvrières : les nouveaux mariés, assez semblables, dans leurs habits de cérémonies, aux marionnettes de nos tirs de foire, viennent y consacrer leur hymen à peu de frais : la polka des Anglais a remplacé, il est vrai, la marche nuptiale de Mendelssohn, et ce n'est pas précisément dans la langue de Racine que ces gens se communiquent leurs impressions ; mais ils dansent vigoureusement, et ils ne redoutent pas les critiques de la galerie, car la tenue et l'élégance ne sont pas ce qui préoccupe les habitués, dont le costume ordinaire est à peu près invariablement composé de la cotte de lustrine noire et du pantalon de velours à pied d'éléphant.

L'avenue de Choisy vers le n°190

Le Casino du XIIIe a été beaucoup plus connu sous le nom d'Alcazar d'Italie. La salle fut ensuite transformée en cinéma en octobre 1913 sous le nom de "Cinéma moderne" reconstruit en 1931 sous le nom de "Palace Italie".


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