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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.


A son inauguration, le pont de Tolbiac présentait une longueur totale de 295 mètres.


Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait du traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Petit fait

Petit fait

Le Petit Parisien — 2 novembre 1930

M. Paul Hennuyer, demeurant 18, rue Corvisart, a porté plainte contre un individu, connu sous le sobriquet de «CapilIon», qui l'aurait assailli passage des Reculettes et aurait volé son portefeuille contenant 600 francs.


 Folle de misère - 1909

Folle de misère

Le Journal — 18 janvier 1909

Une jeune femme vêtue de haillons qui, depuis quelques instants, se livrait, hier matin, place d'Italie, à d'inquiétantes excentricités, s'arrêta soudain lorsqu'il y eut autour d'elle un cercle de badauds assez compact et rejetant ses guenilles apparut bientôt sans voile. Un agent intervint, pour mettre fin au scandale. Ce ne fut pas chose facile. L'inconnue se démena en effet et à coups de dents, à coups de pied, tenta de se dégager. Elle fut enfin maîtrisée, enveloppée dans une couverture et transportée au commissariat du passage Sicault.

C'était une jeune femme, Octavie Liégard, âgée de vingt-trois ans, sans domicile connu, que la misère avait rendue folle.

Elle a été envoyée à l'infirmerie spéciale du Dépôt par M. Simard, commissaire de police du quartier.


 Le marché des Gobelins - 1867

Le marché des Gobelins

Le Figaro — 6 aout 1867

Nous avons fait hier un voyage d'exploration dans les régions lointaines et inhospitalières du 13e arrondissement. Nous y avons découvert un nouveau marché, construit en briques et sur caves, d'après le système si heureusement adopté aujourd'hui.

Le marché des Gobelins en 1868 vu depuis le haut de l'avenue des Gobelins alors en percement

Ce marché est assurément, après les halles centrales, le mieux réussi. Son appropriation utile n'exclut pas une certaine élégance. Il est vaste, aéré, léger de construction, affectant la forme d'un long rectangle terminé en pentagone à ses deux extrémités.

Il est situé entre la manufacture des Gobelins et l'ancienne barrière d'Italie ou de Fontainebleau, sur le côté gauche en sortant de Paris. Ce spécimen du Paris nouveau semble étonné de se trouver là en avant-garde c'est comme une carte de visite déposée par M. Haussmann dans les quartiers éloignés ou primitifs où rôtit le filet de cheval.

Le marché de la place d'Italie - H. Dubois, architecte

De grands mouvements de terrain devant avoir lieu l'année prochaine pour adoucir les pentes de la rue Mouffetard et du boulevard de l'Hôpital, le marché, dont les deux entrées principales font face à ces deux voies, se trouve actuellement en. contre-bas de trois mètres au moins, mais des travaux partiels et provisoires sont entrepris pour le rendre abordable.

Il n'est pas encore baptisé ni livré à la consommation publique : On met la dernière main aux aménagements intérieurs qui se composent d'un rang simple sur chaque côté, adossé aux murs et d'un rang double dans le milieu.

Il sera inauguré le 15 août prochain et s'appellera, sans doute, marché des Gobelins.

Plan de 1889


Quelques années plus tard ...

Le marché des Gobelins.

Le Journal ― 30 juin 1901

Le marché des Gobelins, désaffecté et en partie inoccupé depuis nombre d'années, doit être démoli.

Le terrain de ce marché doit être morcelé et mis en vente, déduction faite de l'emprise nécessaire au prolongement de la rue Primatice jusqu'à la rue Philippe-de-Champagne.

Les habitants du quartier se demandent pourquoi le marché, qui n'offre aucun intérêt historique, n'a pas encore disparu.


Et en novembre 1901...

Le Petit journal ― 1er novembre 1901

Le long et étroit marché de la place d'Italie, installé derrière la mairie du treizième arrondissement, entre la rue Philippe-de-Champagne et la rue Coypel, n'existera bientôt plus.

La moitié de cette construction en fer et en briques sera conservée pour détenir, dit-on; le magasin de décors  d'un théâtre de drame; l'autre moitié, en bordure de l'avenue des Gobelins, est presque entièrement démolie. Sa toiture a été enlevée ; de nombreuses fermes métalliques ont-été démontées il ne reste plus guère que les soubassements en briques.

Ce marché n'avait pas beaucoup de chalands; il a été remplacé par un marché volant sur le boulevard d'Italie.

Beaucoup de marchés locaux de Paris meurent ainsi de consomption ; ils sont détruits, remplacés par des maisons, par des squares ou bien ils sont ravalés au rôle de magasin, de grange ouverte à tous les vents. Ils abritent tristement des décors, images fardées et peu réelles de la nature, après avoir renfermé les produits naturels qui conservent la vie.

La rue Coypel vue depuis le boulevard de l'Hôpital. A gauche, la partie conservée du Marché des Gobelins

La partie du marché comprise entre la rue Primatice et le boulevard de l'Hôpital subsista jusqu'aux années 1960. En 1914, dans cette partie conservée, la jeunesse des Beaux-Arts y organisa, le 22 juin, le bal annuel des QUAT'Z'ARTS sur le thème de la guerre de Troie et de l'Illiade. Comme à l'habitude, les costumes étaient sommaires. L'emplacement est aujourd'hui occupé par le commissariat central du 13ème arrondissement. (NdE)


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