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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La passerelle métallique d'une portée de 100 mètres reliant la place de Rungis à la rue Cacheux en enjambant la gare dite "de Rungis" avait été inaugurée le 23 juin 1907.


La rue des Deux-Moulins prit le nom de rue Jenner en 1867.


En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Précoce voleur - 1896

Précoce voleur

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Le jeune Hippolyte Couteux, âgé de quinze ans et demi, demeurant chez ses parents, 166, rue Nationale, dérobait hier matin, sans être aperçu, une casquette d'une valeur minime, à l'étalage d'un magasin situé, 53, avenue des Gobelins. La casquette ne lui allant pas, le petit filou eut l'audace de la rapporter au magasin où il l'avait prise, demandant à l'échanger contre une autre à sa pointure. Le vol fut reconnu et le jeune escroc fut conduit au commissariat de M. Perruche, qui l'a envoyé au Dépôt.


 Accident mortel d’un cambrioleur - 1898

Accident mortel d’un cambrioleur

Le Gaulois — 4 mars 1898

Hier, dans l'après-midi, un sieur Moniat entrait, avenue de Choisy, dans une boutique d'épicerie et profitant de l'absence du patron tentait de s'emparer du tiroir-caisse.

Surpris par le propriétaire, il réussissait à monter par l'escalier au premier étage de la maison et de là sur les toits. Mais en voulant sauter d'une maison à l'autre il tomba dans la rue de la hauteur d'un cinquième étage et se brisa les deux jambes. Moniat a été transporté à l'hôpital Cochin. Son état est désespéré.


 Le marché des Gobelins - 1867

Le marché des Gobelins

Le Figaro — 6 aout 1867

Nous avons fait hier un voyage d'exploration dans les régions lointaines et inhospitalières du 13e arrondissement. Nous y avons découvert un nouveau marché, construit en briques et sur caves, d'après le système si heureusement adopté aujourd'hui.

Le marché des Gobelins en 1868 vu depuis le haut de l'avenue des Gobelins alors en percement

Ce marché est assurément, après les halles centrales, le mieux réussi. Son appropriation utile n'exclut pas une certaine élégance. Il est vaste, aéré, léger de construction, affectant la forme d'un long rectangle terminé en pentagone à ses deux extrémités.

Il est situé entre la manufacture des Gobelins et l'ancienne barrière d'Italie ou de Fontainebleau, sur le côté gauche en sortant de Paris. Ce spécimen du Paris nouveau semble étonné de se trouver là en avant-garde c'est comme une carte de visite déposée par M. Haussmann dans les quartiers éloignés ou primitifs où rôtit le filet de cheval.

Le marché de la place d'Italie - H. Dubois, architecte

De grands mouvements de terrain devant avoir lieu l'année prochaine pour adoucir les pentes de la rue Mouffetard et du boulevard de l'Hôpital, le marché, dont les deux entrées principales font face à ces deux voies, se trouve actuellement en. contre-bas de trois mètres au moins, mais des travaux partiels et provisoires sont entrepris pour le rendre abordable.

Il n'est pas encore baptisé ni livré à la consommation publique : On met la dernière main aux aménagements intérieurs qui se composent d'un rang simple sur chaque côté, adossé aux murs et d'un rang double dans le milieu.

Il sera inauguré le 15 août prochain et s'appellera, sans doute, marché des Gobelins.

Plan de 1889


Quelques années plus tard ...

Le marché des Gobelins.

Le Journal ― 30 juin 1901

Le marché des Gobelins, désaffecté et en partie inoccupé depuis nombre d'années, doit être démoli.

Le terrain de ce marché doit être morcelé et mis en vente, déduction faite de l'emprise nécessaire au prolongement de la rue Primatice jusqu'à la rue Philippe-de-Champagne.

Les habitants du quartier se demandent pourquoi le marché, qui n'offre aucun intérêt historique, n'a pas encore disparu.


Et en novembre 1901...

Le Petit journal ― 1er novembre 1901

Le long et étroit marché de la place d'Italie, installé derrière la mairie du treizième arrondissement, entre la rue Philippe-de-Champagne et la rue Coypel, n'existera bientôt plus.

La moitié de cette construction en fer et en briques sera conservée pour détenir, dit-on; le magasin de décors  d'un théâtre de drame; l'autre moitié, en bordure de l'avenue des Gobelins, est presque entièrement démolie. Sa toiture a été enlevée ; de nombreuses fermes métalliques ont-été démontées il ne reste plus guère que les soubassements en briques.

Ce marché n'avait pas beaucoup de chalands; il a été remplacé par un marché volant sur le boulevard d'Italie.

Beaucoup de marchés locaux de Paris meurent ainsi de consomption ; ils sont détruits, remplacés par des maisons, par des squares ou bien ils sont ravalés au rôle de magasin, de grange ouverte à tous les vents. Ils abritent tristement des décors, images fardées et peu réelles de la nature, après avoir renfermé les produits naturels qui conservent la vie.

La rue Coypel vue depuis le boulevard de l'Hôpital. A gauche, la partie conservée du Marché des Gobelins

La partie du marché comprise entre la rue Primatice et le boulevard de l'Hôpital subsista jusqu'aux années 1960. En 1914, dans cette partie conservée, la jeunesse des Beaux-Arts y organisa, le 22 juin, le bal annuel des QUAT'Z'ARTS sur le thème de la guerre de Troie et de l'Illiade. Comme à l'habitude, les costumes étaient sommaires. L'emplacement est aujourd'hui occupé par le commissariat central du 13ème arrondissement. (NdE)


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