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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le puits artésien de la Butte aux Cailles a été foré entre 1866 et 1904 avec quelques interruptions. La fontaine actuelle est alimentée par un forage réalisé en 2000.


Ernest Rousselle (1836-1896) et son fils Henri (1866-1925) étaient négociants en vins.


En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Deux époux asphyxiés par le gaz

Deux époux asphyxiés par le gaz

Le tuyau en caoutchouc du radiateur était usé

Paris-Soir ― 17 novembre 1925

Une double asphyxie accidentelle s'est produite hier soir dans un immeuble situé au 79 de la rue du Gaz.

Ce matin, vers 7 heures. Mme Quilleret, 44 ans, concierge de l'immeuble, était fort étonnée de ne recevoir aucune réponse aux appels qu'elle multipliait à sa fille, Jeanne, qui habitait dans une chambre continue à la loge. Pourtant la lueur d'une lampe électrique filtrait à travers les rideaux. Inquiète, Mme Quilleret appela son mari. Après de nouveaux appels, toujours sans résultat, M. Quilleret brisa un carreau de la fenêtre et fit jouer l'espagnolette.

Un horrible spectacle le frappa aussitôt, A terre, sa fille Jeanne gisait morte.

Près d'elle, son gendre, Henri, était également asphyxié.

De l'enquête ouverte par M Barnabé, commissaire de police, il apparut bientôt que toute idée de suicide devait être écartée. Dans un angle de la pièce, on a découvert le tuyau en caoutchouc du radiateur. Il était dans un complet état de vétusté. Le gaz, qui s'était échappé par les interstices, avait asphyxié les deux jeunes gens.


 Pour trois francs cinquante - 1923

Pour trois francs cinquante.

Paris-Soir — 10 octobre 1923

Les inspecteurs Duluc, Jodon et Duteil, du 4è district, ont arrêté, ce matin, le nommé Léon Roger, 25 ans, demeurant chez ses parents, 12, rue Baudricourt, qui, lundi matin, à 1 heure, blessa grièvement, d'un coup de couteau au bas-ventre, le nommé Gauchery.

Conduit au Commissariat de la Gare, il a déclaré que c'est au cours d'une discussion pour une somme de 3 fr. 50 qu'il tira son couteau pour frapper Gauchery qui, lui-même, menaçait Marlier, un de ses amis présent.


 Le square Kellermann - 1942

SUR L'EMPLACEMENT DES FORTIFS

Le square Kellermann comportera piscine, plage dans un parc de 8 hectares

Le Matin ― 29 mai 1942

Le square Kellermann, qu'on est en train d'aménager entre la porte d'Italie et la poterne des Peupliers et dont M. Charles Magny, préfet de la Seine, a  visité mercredi les travaux d'installation, sera, une fois terminé, beaucoup mieux qu'un square, un magnifique jardin de huit hectares. La création en avait été décidée en 1936. Les travaux de construction interrompus en 1939, ont repris de l'activité.

Le parc occupe l'emplacement des fortifications démantelées, les terrains de la zone de Kremlin-Bicêtre et le jardin de l'ancien couvent des lazaristes avec ses beaux arbres.

L'entrée principale.se trouve sur le boulevard Kellermann entre deux bâtiments édifiés à l'occasion de l'exposition de 1937 et destinés à la jeunesse. De la haute terrasse qui surplombe le parc, la vue s'étend vers un lac et sa plage. entre la masse verte d'un jardin anglais et des espaces ensoleillés destinés aux jeux. C'est la pièce d'eau creusée dans la vallée de la Bièvre canalisée. Nageurs, et amateurs de bains de soleil s'en donneront à cœur joie.

Gentilly avec le clocher de son église, perché sur le versant d'en face fait une très jolie toile de fond à ce décor champêtre.

Le square Kellermann présentera ainsi un caractère des plus pittoresques, avec son cadre de vieux murs bâtis par les pères, ses terrasses et ses pentes ornées de plantes forestières et alpestres. Quel contraste avec  la Bièvre, décrite par Huysmans, « coulant noire et sordide, sacrifiée par les acides des tanneurs environnants, globulée de crachats, épaissie de craie, délayée de suie, roulant des amas de feuilles mortes et d'indescriptibles résidus qui la glacent ainsi qu'un plomb qui bout des pellicules ».

J. Chautard

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