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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 11 septembre 1888, à la fête des Gobelins qui se tenait place d'Italie, le dompteur Edmond Pezon (de la célèbre famille Pezon) faillit être dévoré par le lion Roland.


La consécration de l'église Sainte-Anne de la Maison Blanche eut lieu le 24 octobre 1912.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


 Le square Kellermann - 1942

SUR L'EMPLACEMENT DES FORTIFS

Le square Kellermann comportera piscine, plage dans un parc de 8 hectares

Le Matin ― 29 mai 1942

Le square Kellermann, qu'on est en train d'aménager entre la porte d'Italie et la poterne des Peupliers et dont M. Charles Magny, préfet de la Seine, a  visité mercredi les travaux d'installation, sera, une fois terminé, beaucoup mieux qu'un square, un magnifique jardin de huit hectares. La création en avait été décidée en 1936. Les travaux de construction interrompus en 1939, ont repris de l'activité.

Le parc occupe l'emplacement des fortifications démantelées, les terrains de la zone de Kremlin-Bicêtre et le jardin de l'ancien couvent des lazaristes avec ses beaux arbres.

L'entrée principale.se trouve sur le boulevard Kellermann entre deux bâtiments édifiés à l'occasion de l'exposition de 1937 et destinés à la jeunesse. De la haute terrasse qui surplombe le parc, la vue s'étend vers un lac et sa plage. entre la masse verte d'un jardin anglais et des espaces ensoleillés destinés aux jeux. C'est la pièce d'eau creusée dans la vallée de la Bièvre canalisée. Nageurs, et amateurs de bains de soleil s'en donneront à cœur joie.

Gentilly avec le clocher de son église, perché sur le versant d'en face fait une très jolie toile de fond à ce décor champêtre.

Le square Kellermann présentera ainsi un caractère des plus pittoresques, avec son cadre de vieux murs bâtis par les pères, ses terrasses et ses pentes ornées de plantes forestières et alpestres. Quel contraste avec  la Bièvre, décrite par Huysmans, « coulant noire et sordide, sacrifiée par les acides des tanneurs environnants, globulée de crachats, épaissie de craie, délayée de suie, roulant des amas de feuilles mortes et d'indescriptibles résidus qui la glacent ainsi qu'un plomb qui bout des pellicules ».

J. Chautard

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