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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Compte tenu d'une croissance importante du nombre des décès accidentels dans Paris depuis la fin des années 1870, des postes de secours furent installés dans plusieurs arrondissements dont l'un se situait sur le Quai d'Austerlitz à l'embouchure du canal de la Bièvre. Ces pavillons étaient munis de couvertures, matelas, boites de secours et matériel approprié au sauvetage des noyés.


Le 24 décembre 1939, Paris-Soir nous apprenait que Mme Marthe Pouchenel, 20 ans, avait glissé sur le verglas dans la cour de l'immeuble où elle demeurait, 23, rue Bourgon et avait été admise à l'hospice de Bicêtre.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 L'Escroc des Pauvres - 1903

L'Escroc des Pauvres

Le Petit-Parisien — 28 mai 1903

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue aussi avait-il sollicité son inscription au bureau de bienfaisance du treizième arrondissement.

Hier, un individu très correct, portant à la boutonnière le ruban de la médaille militaire, se présentait chez le vieillard au nom de la municipalité; il venait au sujet de la demande, affirma-t-il, un supplément d'enquête étant nécessaire, et il lui réclama certains papiers.

Pendant que M. Dion bouleversait tout chez lui pour trouver les pièces réclamées, le faux inspecteur s'emparait des économies du pauvre vieux, une somme de onze francs représentant le maigre gain de sa semaine.

Ce n'est qu'après son départ que le cordonnier a constaté le vol odieux dont il venait d'être victime. Il a été narrer sa mésaventure à M. Pélatan, commissaire de police, qui fait rechercher le malfaiteur. Celui-ci a déjà fait, de la même façon, de nombreuses dupes dans le treizième arrondissement.


 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


 Saint-Marcel, Le percement du boulevard - 1868

Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 28 mai 1868

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose.

Les ruines dégagées par le percement du boulevard - 1868
(Source : Le Monde Illustré)

Ce portique, contemporain du palais des Thermes, a par conséquent quinze cents ans, et présente dans toutes ses parties une surface très régulière. Il n'y a ni fissure ni crevasse, des arbustes ont poussé sur le toit et sur le pignon des murailles. La voûte est intacte.

Cette chapelle est isolée au centre de la place de la Collégiale aujourd'hui envahie par les démolisseurs qui déblayent le tracé que doit suivre le boulevard Saint-Marcel, à partir de cette place jusqu'au boulevard de l'Hôpital. La chapelle Saint-Clément fut changée plus tard, sous le règne de Charlemagne, en une église du nom de Saint-Marcel, aux environs de laquelle il se forma un bourg (Saint-Marceau) qui était déjà considérable vers la fin du onzième siècle.

Elle devint collégiale, c'est-à-dire qu'elle fut occupée par des chanoines, en vertu d'une bulle d'Adrien IV, en 1158.

Sur la place de la Collégiale, on remarque encore, sur l'inscription d'une rue qui vient d'être démolie, le nom de Pierre Lombard. C'est un nom célèbre dans l'histoire religieuse de Paris il était surnommé « le maître des sentences » ; il était natif de Novare, dans la Lombardie, d'où il a été appelé Lombard. Ce prélat a été inhumé dans l'église Saint-Marcel, avec l'épitaphe suivante :

Hic jacet magister Petrus Lombardus. Paris. Episc. qui composuit librnm sententiartim, Glossas psalmorum et epistotarum cùjus obitùs dies est 13 calond. aug. anno 1164.

Le percement atteint le Marché aux Chevaux

Les travaux du boulevard Saint-Marcel atteignent en ce moment la butte qui précède le marché aux chevaux, dont elle est séparée seulement par la rue de ce nom. Sur ce point, on exécute des travaux de déblai considérables.

La place de la Collégiale est entièrement mise à découvert. Les rues Pierre-Lombard, Saint-Marcel, des Franc-Bourgeois, du Cendrier. Scipion, des Fossés-Saint-Marcel, sont supprimées ou emportées en partie.

Le champ des démolitions embrasse un développement de plus de 500 mètres.

Entre l'extrémité du triangle qui doit former la rencontre des boulevards de Port-Royal et Arago, et le point de départ du boulevard Saint-Marcel, on établira un square qui pourra avoir 7,000 mètres de superficie, et dans lequel sera absorbée une partie de la place de la Collégiale.

Entre l'église Saint-Médard et les rues des Gobelins et de la Reine-Blanche, les démolitions se continuent avec activité et se poursuivront jusqu'au-delà de la manufacture des Gobelins.


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Lu dans la presse...

Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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Décentralisation artistique

Peu de lecteurs du Journal soupçonnaient qu’une exposition rassemblât, à la mairie du treizième, des œuvres exquises de fraîche beauté. Qu'ils fassent voyage. Ils connaîtront un vieux quartier de Paris dont il est aisé d'apprendre le charme. (1912)

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M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement

L'Office public des habitations de la Ville de Paris a entrepris, il y a quelques années, la construction de plusieurs groupes d'habitations à bon marché dans divers quartiers populeux de la capitale.
L'un de ces groupés, sis dans le XIIIè arrondissement et dont la construction a été commencée en 1930, vient d'être terminé. (1933)

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M. Albert Lebrun inaugure le monument élevé « à la gloire des mères françaises »

Cet après-midi, à 15 heures, a eu lieu, boulevard Kellermann, près de la porte d'Italie, l'inauguration du monument érigé à la gloire des mères françaises. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République et de Mme Albert Lebrun, et de hautes personnalités. (1938)

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La statue du docteur Pinel

On va prochainement ériger sur la place de la Salpêtrière la statue en bronze du docteur Pinel. (1883)

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