entete


UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 7 avril 1897, M. Félix Faure, Président de la République accompagné de M. Barthou, ministre de l’intérieur; du général Tournier, de M. Le Gall et du commandant Meaux Saint-Marc, visitait l’hôpital de la Salpêtrière. Avant de se retirer, M. Félix Faure avait remercié les médecins des soins qu’ils donnent aux malades et avait laissé mille francs pour améliorer l’ordinaire des malades.


L'école 8 rue Kuss, a été construite en 1934, par l'architecte Roger-Henri Expert, qui utilisa largement le béton.


En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 La « Crème des Gobelins » - 1899

La « Crème des Gobelins »

Le Radical — 10 février 1899

Toto, dit « la Crème des Gobelins », avait pour maitresse une fille qu'on appelait « la Belle » sans plus, comme si, malgré son nez camus, elle représentait l'idéal suprême de la beauté. Un jour, à la fête des Gobelins, il vit « la Belle » payer les chevaux de bois à « Bibi-la-Ripette ». Cela le rendit furieux, et il administra à la fille une correction qui la mit en marmelade.

Le fait a valu, hier, « la Crème des Gobelins », de la part de la dixième chambre correctionnelle, une condamnation à treize mois de prison. C'est la cinquième qui le frappe.


 Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver - 1929

Excédé de l'inconduite de sa femme un gazier la blesse d'un coup de revolver

Le Petit-Parisien  ― 10 janvier 1929

Au cour» d'une querelle de ménage, survenue, hier soir, vers 21 heures, au sixième étage, 137, boulevard de l'Hôpital, Henri Noirot, vingt-huit ans, gazier, a tiré deux coups de revolver sur sa femme, Alice, vingt-neuf ans. Celle-ci  a été atteinte d'une balle dans le dos.

Prévenus par des voisins, des gardiens de la paix ont transporté la blessée à la Pitié où son état n'a pas été jugé grave. Arrêté, le mari meurtrier a déclaré que depuis trois années, ses trois enfants et lui menaient une existence lamentable, sa femme se livrant à la boisson et à la débauche.

Hier soir, comme d'habitude, Noirot, en rentrant de son travail, n'avait pas trouvé le diner  prêt ; ses enfants n'étaient pas encore débarbouillés. Il adressa  à sa femme des reproches, auxquels elle répondit par des injures et des menaces. D'où le drame. Les témoignages des voisins sont favorables au gazier.


 Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel - 1882

Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

publiées par Le Journal des débats politiques et littéraires

26 avril 1882

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point.

Extrait d'un plan de 1881

Le boulevard a coupé la rue Poliveau qui eut un triste renom il y a quelques années. C'est dans une maison, de cette rue qu'on trouva. En avril 1878, les débris — les jambes et les bras — de la femme Gillet, qui aurait été assassinée le 28 mars rue d'HauteviIle. La tête et le tronc de la victime avaient été expédiés dans une caisse au Mans. Les auteurs du crime, P.-L. Lebiez, étudiant en médecine, et Barré, ancien clerc de notaire, furent exécutés. En ce moment on y construit plusieurs maisons neuves dont le style moderne contraste singulièrement avec les autres habitations contemporaines pour la plupart de Louis XIII.

Dans la rue de la Reine Blanche, on a dû faire disparaître deux ou trois vieilles masures. Dans l'une d'elles, rapporte la Ville de Paris, mourut, en 1872, à l'âge de quatre-vingt-deux ans, un homme très populaire dans !e quartier ou il exerçât depuis près de trente ans son métier de saltimbanque. Il se nommait Fourquel, mais n'était connu que sous le sobriquet de l’homme aux clous, parce que depuis longtemps il se bornait, à cause de son grand âge, à manger des clous qu'il faisait ressortir par le nez. Il travaillait, habituellement au carrefour .de l'Observatoire. Fourquel avait été hercule, clown, homme-canon, etc. Il était propriétaire de la maisonnette ou il est mort.

Les terrains du boulevard Saint-Marcel étaient, il y a deux siècles, une zone tout à fait en dehors de la capitale et l’on y voyait que des champs incultes des fondrières et des carrières de sable.

La Folie Escholar, alors ruinée et abandonnée, se trouvait en cet endroit et c'est là que vint camper, sous Louis XIII, une bande de bohémiens qui excitèrent chez les Parisiens une vive curiosité par l'originalité de leurs costumes et de leurs manières. Cette troupe fut expulsée par la maréchaussée en armes lorsque le seigneur de Barbejon, valet de chambre de Louis XIII, eût obtenu le privilège de la foire aux chevaux qui se trouvait alors sur les fossés des remparts devenus aujourd'hui le boulevard des Capucines.

Sous Louis XV, le marché aux chevaux fut encore déplacé pour être établi près de la Croix de Clamart, voisine de la rue du Jardin-du-Roi, devenue rue Geoffroy-Saint-Hilaire. La croix a disparu, mais il .y a encore la Fontaine de Clamart à proximité du cimetière de ce nom où l'on a pendant longtemps enterré les suppliciés.

Au n°5 de cette rue se trouve une petite maison avec trois ouvertures ogivales que surmonte un cartouche de grande dimension. Un coq et une cigogne sont sculptés au-dessus de la porte d'entrée. C’est dans la salle du premier étage que Buffon faisait ses conférences sur l'histoire naturelle. Maintenant, à  cette place, se trouve un commissariat de police.

On se souvient de l'infortuné grillon qui, en 1847, tomba du trapèze de sa montgolfière où il se livrait à des exercices gymnastiques à 300 mètres au-dessus du soi. Il ne succomba pas à cette chute, mais on fut obligé de l'amputer des deux jambes. Grillon s'établit ensuite cordonnier rue du Jura dans une maison qui a été emportée par le tracé du boulevard Saint-Marcel. Grillon avait laissé un fils qui fut tué pendant la dernière guerre au combat de Buzenval.


20 mai 1882

Avant le tracé du boulevard Saint-Marcel et de l'avenue des Gobelins, la rue Collégiale, peu importante d'ailleurs, était enserrée pour ainsi dire au milieu d'un dédale de ruelles étroites et obscures, où il était assez difficile de la trouver. Aujourd'hui qu'elle est voisine d'une avenue et qu'elle a accès à un boulevard, ses conditions se trouvent changées. Aussi la spéculation privée s'en est-elle emparée pour lui faire un peu de toilette et la mettre au niveau des grandes voies qui l'entourent.

Le nom que porte cette rue rappelle l'antenne église collégiale de Saint-Marcel, bâtie au cinquième siècle en l'honneur de ce saint, et autour.de laquelle se forma peu à peu un petit village que l'on appela Mont-Cétard, d’où on fit ensuite Mouffetard. Détruite par les Normands et reconstruite au onzième siècle, il en restait quelques, débris de peu d'importance qui disparurent en 1866.

En 1668, trois voleurs pénétrèrent dans cette église, brisèrent le maître-autel et emportèrent le tabernacle qui était en or massif. Ils furent arrêtés et appliqués à la question, selon les usages du temps. Au milieu de leurs affreux tourments, un des voleurs avoua que les hosties renfermées dans le tabernacle avaient été serrées dans un mouchoir et jetées par-dessus les murailles du couvent du Val-de-Grâce.

Il y eut à ce sujet dans ce monastère une purification solennelle faite avec une pompe extraordinaire, avec le concours de tout le clergé diocésain. Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV qui n'était pas encore roi de France, assistaient à cette solennité.

Quant aux trois voleurs, on les fit cuire dans de l'huile bouillante.


A lire également

Le futur boulevard Saint-Marcel (1857)

Le percement du boulevard Saint-Marcel (1868)

Le percement du boulevard Arago met à jour des vestiges du vieux Paris (1868)

Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel (1868)

Les palais des Reines Blanche aux Gobelins (1878)

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Sur les bords de la Bièvre - 1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

Lire

L'amoureux a la « guigne » - 1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

Lire

Les «Étrangleurs de Croulebarbe» - 1902

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

Lire

Thomas père perd patience - 1913

Alfred Thomas, âgé de quarante-deux ans, est un brave homme de menuisier. Établi, depuis six ans, rue de Tolbiac, il s'efforce, avec zèle et ponctualité, de contenter sa petite clientèle.

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

L'oasis et le cloaque

Il y a des quartiers de Paris qui n'ont vraiment pas de chance ! Le quartier de la Gare, dans le treizième arrondissement, par exemple... (1934)

Lire


Un métier inconnu

Rue Xaintrailles, derrière l'église Jeanne d'Arc, demeure une pauvre vieille grand'maman qui nourrit sa fille et ses petites-filles de crottes de chiens cueillies à l'aube sur les avenues qui rayonnent de la place d'Italie. (1893)

Lire


La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr... (1931)

Lire


La cité Jeanne-d'Arc a été nettoyée de ses indésirables

La Cité Jeanne-d'Arc, cet îlot lépreux et insalubre qui, dans le 13e arrondissement, groupe autour de quelques ruelles ses immeubles sordides, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, a vécu aujourd'hui un véritable état de siège. (1935)

Lire


L'inauguration de la rue Jeanne-d'Arc (prolongée) dans le XIIIe arrondissement

La municipalité parisienne a inauguré, ce matin dans le 13e arrondissement, le prolongement de la rue Jeanne-d'Arc qui relie ainsi le quartier des Gobelins à celui de la Gare. (1936)

Lire


L'inondation de la Bièvre

La Bièvre, pendant l'orage de mercredi, s'est mise en colère ; terrible colère, dont nous avons déjà signalé hier les principaux effets, et dont je suis allé voir les traces avant qu'elles ne fussent effacées. (1901)

Lire


Arsène Lupin à l’Eden des Gobelins

A l'Éden des Gobelins, l'entr'acte passe en grande vedette, vers 10 h. 20. (1933)

Lire


Les on-dit

Mais je vous jure que je n'ai jamais mis les pieds aux Gobelins, Comme tout vrai Parisien, je connais mal Paris. Je serais aussi dépaysé aux Gobelins que dans l'Arkansas. (1904)

Lire


Élection de la reine de l'Association artistique du treizième arrondissement

Cinq cents personnes environ assistaient, hier soir, à l'Eden des Gobelins, à l'élection de la reine de l'Association Artistique du treizième arrondissement. (1911)

Lire


Une visite à la Manufacture des Gobelins

Nous avons visité les Gobelins à onze heures. C'est le moment le plus propice pour recueillir une impression personnelle. À cette heure matinale, en effet, la foule des touristes n'a pas accès dans la manufacture ; le travail bat son plein dans la cité, et le chantier et l'atelier présentent leur physionomie réelle que n'a pas encore altérée la fatigue d'une demi-journée de labeur. (1900)

Lire


Le 14 juillet des miséreux

Nous nous sommes rendu à l'asile Nicolas-Flamel, 71, rue du Château-des-Rentiers, un asile modèle, d'une extraordinaire propreté, disons le mot d'une belle coquetterie. (1896)

Lire


Hôtel particulier rue du Château-des-Rentiers

Le Refuge Nicolas-Flamel, asile de nuit, est installé rue du Château-des-Rentiers. Délicate attention du hasard. Tout auprès, rue de Tolbiac, il est une gare, munie de ce fronton : Entrée — CEINTURE — Sortie. On s'étonne qu'il n'y ait point, ajoutés par un pauvre, cinq lettres de réponse : «Merci ! » (1922)

Lire


La chapelle Bréa

Là-bas, tout au bout de l'avenue d'Italie, près de la barrière de Fontainebleau, s'élevait une toute petite chapelle, mystérieusement fermée, et dans laquelle, depuis 1893, personne n'avait prié. Les habitants disaient en passant : c\'est la « chapelle Bréa », beaucoup sans comprendre le sens de cette dénomination. (1901)

Lire


Une tournée apostolique à la Maison-Blanche

L'abbé Garnier a fait cette semaine une tournée apostolique à la Maison Blanche C'est un bon coin de Paris, plein d'honnêtes travailleurs, mais, hélas ! aussi, un pauvre nid à misère. (1891)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte