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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 21 juillet 1874, il faisait 35° dans le Treizième arrondissement. Des feux de broussailles se déclarèrent rue du Château des Rentiers et avenue d'Ivry, obligeant les habitants du quartier à intervenir à grands renforts de seaux d'eau.


Avant le percement de l’avenue des Gobelins, l’adresse de la célèbre manufacture était le 254 rue Mouffetard, Paris, 12eme arrondissement.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


 Aux fortifs 1896

Aux fortifs

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Un individu, paraissant âgé de quarante à quarante-cinq ans, vêtu proprement, a été trouvé, hier matin, mourant dans le fossé des fortifications près de la porte de Choisy.

Comment était-il là? Était-il un de ces pauvres honteux qui sont, hélas ! plus nombreux qu'on ne le croit ? Dans ce cas, on serait en présence d'un de ces drames de la misère qui sont une éloquente protestation contre l'absence de réformes sérieuses.

Transporté à l'hôpital Cochin, le malheureux y est mort dans la nuit sans avoir pu prononcer une seule parole.

Son identité n'ayant pas été établie, M. Remongin, commissaire de police, a envoyé son corps à la Morgue, où il est exposé


 Une masure s'effondre au « Camp marocain » - 1910

L’accident de la rue Bobillot

Une masure s'effondre au « Camp marocain »

Le Petit-Parisien — 1er mars 1910

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau. Traqués par la police, ces nomades se décidèrent à déguerpir, il y a longtemps, et furent remplacés par des ménages malheureux. Mais ce coin du Paris pittoresque continue à être désigné sous le nom de « Camp marocain ».

Hier, le jeune Perchaud, habitait avec ses parents au Camp marocain, débarrassait, en compagnie de la concierge, Mme Sérouard, une femme énergique, un hangar situé au fond du camp, lorsqu'un craquement sinistre se fit tout à coup entendre.

— Sauvons-nous ! cria la concierge, ça s'effondre.

Mme Sérouard et l’enfant n'eurent que le temps de fuir un mur de deux mètres de haut, attenant à une cabane inhabitée, venait de s'écrouler sur un hangar servant de remise à un plombier, M. Bianco. La toiture de l'appentis s'effondra sous les poids des moellons.

Mme Sérouard et le jeune Perchaud l'avaient échappé belle !

Les locataires du Camp marocain, un instant fort émus par cet accident, reprirent leurs esprits et refusèrent de déménager, comme le leur conseillait le commissaire du quartier.

Il est probable que des mesures vont être prises pour les protéger — fût-ce malgré eux — contre les graves accidents que l’on redoute.


 
Ce "Camp marocain" dont il est question était sur un terrain situé 23-25  rue Bobillot. Aucune autre utilisation de l'appelation "Camp marocain" n'a été retrouvée dans les journaux consultés pour l'élaboration de ce site y compris dans ceux relatant le même incident. En revanche, une phototographie d'Eugène Adget sur le site Gallica permet de visaliser les lieux.



Quelques années plus tard, l'Assistance Publique fit construire sur ce terrain un ensemble immobilier dessiné par M. Roger Bouvard, architecte.
Cet ensemble immobilier fut distingué par la Ville de Paris au concours de façades 1924 et le journal "La Presse" du 29 aout 1924 le décrivit en ces termes :

"Construction en Briques
L'immeuble de la rue Bobillot est important, avec ses sept étages et ses cent dix locataires.
Voilà un immeuble en briques dont la simplicité offre un aspect fort agréable. Il suffit de considérer la façade pour deviner qu'elle exprime, comme le pourrait faire un visage, la logique d'un corps bien organisé et intelligemment conçu, c'est-à-dire puisqu'il s'agit d'une maison, que celle-ci doit, pense-t-on tout de suite, réunir les qualités désirables d'air, de lumière, et, par conséquent, d'hygiène.
La décoration de la corniche supérieure qui supporte le balcon du cinquième étage est inspirée de la flore ; elle suffit, par la justesse de sa proportion au reste de l'immeuble, à réaliser un ensemble aimable et harmonieux, tandis qu'une vaste porte cintrée, agréablement ornée, fait penser à une bouche qui respire, en même temps qu'elle rompt une monotonie dont pourrait souffrir la partie basse."
 

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Lu dans la presse...

La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Chronique électorale

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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