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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Charles Le Boucq (1868-1959) fut député du 13ème arrondissement de 1906 à 1928. Spécialisé dans les questions économiques, il présida le groupe d'action économique, rapporta divers budgets, notamment ceux du ravitaillement, des essences et pétroles, de la marine marchande, ainsi que le projet de loi sur la production d'ammoniaque synthétique. Après son échec de 1928, Charles Le Boucq abandonna la carrière politique.


Le groupe scolaire de la rue Fagon a été inauguré le 5 février 1899.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 La mort de Bacchus - 1893

La mort de Bacchus

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 21 mars 1893

Les marchands de vin de la Butte-aux-Cailles viennent de faire une perte cruelle. En sortant de chez l'un d'eux cette nuit, à une heure très avancée, leur meilleur client, un nommé Alibert, surnommé Bacchus (à juste raison, paraît-il), s'est tué en regagnant son domicile rue de Tolbiac. Ayant, comme' de coutume, fait de nombreuses libations, Alibert est allé en titubant s'appuyer contre le parapet du pont de Tolbiac et a passé par-dessus. Son cadavre a été retrouvé ce matin.


 Encore un accident en Seine. - Le Figaro – 27 mars 1897

Encore un accident en Seine.

Le Figaro – 27 mars 1897

Ils sont fréquents, depuis quelque temps.

Hier matin, vers sept heures, la péniche la Vénus, remorquée par le Pinson et chargée de pierres meulières, remontait le cours de la Seine. Par suite d'une fausse manœuvre, le bateau a si violemment heurté la patte d'oie posée en face du n° 29 du quai d'Austerlitz qu'elle l'a renversée.

Par suite de ce heurt, une voie d'eau s'est déclarée à bord, mais elle a été assez rapidement aveuglée par les pompiers de la rue Jeanne-d'Arc.


 L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc - 1934

A L'HÔTEL DE VILLE

L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Le Temps  ― 17 janvier 1934

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été, sur le rapport de MM. Roéland, Louis Sellier et Robert Mounier, unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc, dans le 13" arrondissement.

La. cité Jeanne-d'Arc, qui a été, jusqu'en 1924, propriété de l'Assistance publique, appartient aujourd'hui à une société privée. Néanmoins, l'administration se préoccupait, depuis longtemps déjà, de l'assainissement de cette cité qui se trouve comprise dans l'îlot insalubre n° 4.

Pour donner une idée de ce qu'est la cité Jeanne-d'Arc, il convient de citer ce passage du rapport de M. Roéîand  :

L'état de malpropreté et d'insalubrité de la cité Jeanne-d'Arc provient du fait des habitants, auxquels les usages civilisés paraissent absolument étrangers et qui semblent notamment se faire un jeu d'obstruer les canalisations d'évacuation, en y jetant toutes sortes d'objets hétéroclites, auxquelles elles ne sont ni destinées ni appropriées. Deux ouvriers sont tous tes jours occupés à les dégorger.

Les parties communes sont nettoyées quotidiennement, mais une heure après cette opération, les couloirs et les escaliers sont aussi sales que si rien n'avait été fait.

Les dangers qui résultent d'une pareille situation n'avaient pas échappé aux propriétaires  eux-mêmes, sur les injonctions des services administratifs, saisis de nombreuses plaintes, exécutaient de leur mieux, mais à peu près inutilement, les prescriptions qui leur étaient faites. La seule solution aurait consisté dans l'évacuation et la démolition des bâtiments, mais la crise du logement y mettait obstacle.

Par ailleurs, M. Roéland décrit ainsi la cité Jeanne-d'Arc  :

Parmi les îlots insalubres, foyers de tuberculose, un des plus caractéristiques est certainement l'ensemble des bâtiments lépreux et sordides situés dans le 13' arrondissement, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, et connus sous le nom de cité Jeanne-d'Arc, du nom de la vole privée qui les dessert et leur fournit parcimonieusement une lumière atténuée et un air empesté.

Ces immeubles portent, sur la rue Jeanne-d'Arc, les n° 71 à 81 et, sur la rue Nationale, les n° 162, 164 et 166. Construits en 1860, ils sont élevés de six étages, entourant des cours, véritables puits, de 5 mètres de large, et comprennent 860 logements ou chambres occupés par environ 5,500 personnes.

Les couloirs, très longs, en raison de l'étendue des bâtiments, sont éclairés seulement à leurs extrémités; la ventilation en est, néanmoins, assez-convenablement assurée par des baies, formées par des ouvertures de la dimension des fenêtres ordinaires et dépourvues de vitres. L'éclairage de ces couloirs est électrique, mais les ampoules et les cols de cygne en sont fréquemment enlevés et détériorés par les occupants; il en était d'ailleurs de même auparavant des lampes à huile ou à pétrole.

C'est ce foyer d'infection qu'il s'agit de faire disparaître. Le projet présenté par M. Édouard Renard, que le Conseil municipal a adopté, aboutit à ce résultat que la ville de Paris, moyennant une dépense de 6,250,000 francs, sera propriétaire de 7,642 mètres carrés de terrain, dont 3,000 mètres carrés de viabilité terminée.


La cité Jeanne-d'Arc vers 1900

A lire également

La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ? (1931)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Agression contre un encaisseur - 1912

Un jeune homme de dix-huit ans, M. Louis Hédoux, encaisseur, demeurant rue de la Colonie, passait avant-hier soir avenue d'Italie...

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Sur les bords de la Bièvre - 1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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L'amoureux a la « guigne » - 1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Les «Étrangleurs de Croulebarbe» - 1902

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

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Lu dans la presse...

Trois îlots à détruire d'urgence

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées. (1923)

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L'inauguration du monument aux Mères Françaises

En présence de M. et Mme Albert Lebrun a été inauguré hier, boulevard Kellermann, près de la porte d’Italie, le monument élevé à la gloire des mères françaises, œuvre des sculpteurs Bouchard et Dalcatone et des architectes Greber et Bigot. (1938)

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Une nouvelle église paroissiale à Paris

Le quartier populeux de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, était hier en fête. (1900)

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La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. (1921)

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Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
On sait que tout ce quartier est construit sur les catacombes... (1883)

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Un Meeting des Locataires de la Cité Jeanne-d’Arc

L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

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Tonneaux !... Tonneaux !...

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

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L'orage

Un orage d'une violence extraordinaire s'est abattu hier après-midi sur Paris. Vers une heure, des nuages lourds venant du Sud-Est s'amoncelaient, et à deux heures et demie de grosses gouttes de pluie commençaient à tomber. (1901)

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La transformation de Paris-Austerlitz

Depuis la mise en service, pour les messageries de Paris-Austerlitz, des vastes hangars, d'aspect solide, modernes, édifiés en bordure de la rue du Chevaleret, et dont l'entrée se trouve, ainsi que, nous l'avons dit, boulevard de la Gare, à Paris, une armée de travailleurs fait disparaître les anciens quais couverts de la rue Sauvage, ce qui aura pour, avantage de donner à ce coin plus d'air et, avec de petits bâtiments coquets, un cachet plus artistique. (1929)

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De Paris à Paris par le chemin de fer de ceinture

La ligne de fer se relève aux environs de la MAISON BLANCHE, nom charmant qui s'applique à une contrée peu connue et d'un aspect étrange. C'est assurément le coin de Paris le moins fréquenté Ces solitudes attendent un historien et un géographe, et nous espérons les explorer un jour avec nos lecteurs (1873)

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Les trains de voyageurs de la Petite Ceinture cesseront de fonctionner dimanche prochain

Le train à voyageurs dont le terminus est la station Maison-Blanche, qu'il atteint un peu avant 23 heures, sera le dernier à rouler sur ces voies, dimanche soir. Saluons-le, nous ne le reverrons plus ! (1934)

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Un abreuvoir pour chevaux et pour chiens a été inauguré ce matin

Les badauds sont rares dans le quartier de la Gare et lorsqu'une inauguration y amène des officiels et dû « beau monde », l'assistance est aussi clairsemée que pittoresque : c'est devant une dizaine de marmots, quelques garçons bouchers et deux ou trois ménagères que la fontaine, offerte par la S.P.A. à la Ville de Paris pour étancher la soif des chevaux et des chiens, a été remise à M. Morain, préfet de police. (1926)

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Un syndicat d'indigents

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ». (1897)

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L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre. (1890)

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