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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Dans la nuit du 5 avril 1579, la Bièvre provoqua de si graves dévastations que le peuple appela cette inondation le « déluge de saint Marcel ».


En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Discussion vive rue Vandrezanne - 1888

Discussion vive rue Vandrezanne

Le Petit-Parisien — 24 octobre 1888

Une vive discussion éclatait, hier matin vers onze heures, dans un établissement de bouillon, 10, rue Vandrezanne, entre deux consommateurs nommés Courant, demeurant rue des Malmaisons, 23, et Pigard, demeurant rue Vandrezanne, 9.

Au plus fort de la querelle, Courant saisit un couteau sur une table et se précipitant sur son adversaire, l'en frappa d'un coup au côté droit.

Le meurtrier qui essayait de fuir fut arrêté par un gardien de la paix.

Il a été conduit au bureau de M. Debeury, commissaire de police.

Le blessé après avoir reçu des soins dans une pharmacie a été transporté à son domicile.

L'état de Figard est grave.


 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


 Trois îlots à détruire d'urgence - 1923

LA CRISE DU LOGEMENT, PÉRIL NATIONAL

Trois îlots à détruire d'urgence

La Santé de Paris est en Jeu.

La Presse — 29 octobre 1923

Au temps où les Gobelins établirent leur manufacture sur le terrain qui porte aujourd'hui leur nom, la Bièvre coulait bavarde et pimpante sur un lit de cailloux blancs.

Il avait été reconnu que l'eau de la rivière possédait des qualités chimiques favorables à la teinture de ces laines qui devaient couvrir l'univers de leur illustre renom.

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées.

Mais bientôt la propriété de la célèbre fabrique de tapisseries, incita d'autres industries à installer leurs ateliers sur les berges de la rivière.

Les tanneurs, auxquels il faut beaucoup d'eau, s'établirent en aval de la manufacture et bientôt la place venant à manquer on songea à utiliser l'île.

Formé d'alluvions et d'apports de toutes sortes, son sol n'offrait pas une base bien solide aux fondations.

Aussi les constructions qu'on y éleva furent-elles faites de matériaux légers. Maisons de briques, maisons de bois du plus pittoresque effet, toutes dominées par de hauts séchoirs, où les peaux sont étalées à l'air, pour le plus grand malheur des narines délicates.

Toutes ces constructions qui semblaient avoir un caractère temporaire sont demeurées telles qu'elles existaient à l'époque, à part celles qui se sont écroulées et dont les « insulaires » ont utilisé les décombres.

Le milieu de cette île inconnue du « Grand Paris », est occupé par le passage Moret. C'est une sorte de petit village campagnard aux balcons de bois don- nant accès aux étages supérieure, et auxquels on accède par des escaliers en échelles de meunier.

L'Ile des Châteaux de Cartes

Les murs de ces maisons sont, pour la plupart, croulants et fortement étayés par de lourds madriers.

L'une d'elles, qui porte le numéro 9, a une histoire qu'il nous paraît utile de raconter.

Sur un terrain de cet îlot appartenant à la Ville de Paris, un particulier avait été autorisé à construire une maison à usage locatif, à charge à lui ou à ses héritiers d'en assurer la démolition dès que la Ville l'ordonnerait.

L'heure fatale ayant sonné, les héritiers du propriétaire de l'immeuble demandèrent au Conseil municipal une prolongation de bail afin de ne pas mettre à la rue une soixantaine de ménages.

Sortie du Passage Moret sur la rue des Cordellières

L'autorisation ne fut pas accordée et déjà des significations d'expulsion avaient été envoyées par les propriétaires, .soucieux de tenir leurs engagements avec la Ville, quand une idée géniale traversa la cerveau des futurs expulsés.

Ils se constituèrent en syndicat, achetèrent, moyennant 100 francs, l'immeuble à détruire, nommèrent une délégation quelques membres chargée d'une démarche près de l'Hôtel de Ville.

Prorogation leur fut accordée à condition qu'ils remettent l'immeuble en état et l'étayent d'une manière solide.

Les nouveaux propriétaires se mirent courageusement à l'ouvrage et c'est la maison à demi écroulée de jadis, qui sert aujourd'hui à étayer un immeuble de la Ville, le numéro 11, qui tombe en ruine.

Mais toutes ces constructions sont pareilles à un château de cartes. Si l'une cède, les autres s'écroulent. Elles ne tiennent debout que par l'appui mutuel qu'elles se prêtent, et présentent un perpétuel danger pour les personnes qui les habitent.

Bonne Renommée vaut mieux que Cité Doré

Mais un des îlots insalubres les plus miséreux de Paris, est bien celui — ô ironie des noms — celui de la Cité Dorée, qui s'élève au numéro 114 du boulevard de la Gare.

Avant que cette partie de la capitale ne soit enfermée dans les fortifications, il s'était édifié là un assez gros village, sorte de faubourg avancé d'Ivry.

On s'y livrait, aux portes même de Paris, à la culture maraîchère et le coin était des plus agréables, d'où le nom plus emphatique que prophétique de Cité Dorée (sic NdE).

La nécessité de construire fit disparaître les jardins. De hautes maisons poussèrent du sol, un quartier neuf se construisit sans qu'il fût touche aux baraquements de la Cité Dorée.

L'aspect qu'elle présente est des plus chaotiques et des plus repoussantes. Des maisons bralantes s'arc-boutent aux décombres des maisons effondrées, dont les matériaux forment çà et là des amas indescriptibles. C'est le refuge de ce qui resta des chiffonniers. Ils transportent là leur butin, et font ce qu'ils appellent « leur tri ».

Cs qui ne peut servir est j été aux ordures, mais comme il n'y a pas là de voirie, celles-ci constituent des tas énormes, desquels se dégagent des miasmes pestilentiels.

Une marmaille déguenillée et hâve, les bras et le visage striés de crasse, s'ébat dans ce dédale d'écroulements et d'ordures sans souci de la contamination certaine.

Il ne se passe pas de semaine que le commissaire de police du quartier ne soit chargé de faire évacuer tel ou tel immeuble. Alors les habitants se tassent davantage les uns contre les autres, augmentant ainsi les chances de contagion.

On peut dira que la Cité Dorée est une des lèpres les plus repoussantes de Paris. Elle n’a de pendant que dans la Cité Jeanne-d'Arc.

La Cour des Miracles

Pourquoi, diantre, avoir donné le nom de la douce Lorraine, de notre héroïne nationale, à cette véritable Cour des Miracles.

C'est là, en effet, que se sont donné rendez-vous, les descendants des truands, des cagneux et des mauvais garçons. Nid de repris de justice, construit de planches dérobées ici ou là, d'échoppes en carreaux de plâtre, aux toitures en papier goudronné.

Près de cinq mille individus, la plupart sans aveu, y ont trouvé asile. Point de .police, elle se fait toute seule ; point d'appareil judiciaire, la justice y est expéditive.

Les comptes s'y règlent en famille et personne ne se plaint.

Tel qui, hier, était ingambe, se soutient aujourd'hui à l'aide de béquilles ou porte le bras en écharpe, jamais le commissaire m'en sait rien. Il faut qu'il y ait mort d'homme... et encore !

Ce repaire est depuis longtemps condamné, comme tant d'autres semblables.

De sa disparition dépend la santé physique et morale de tout un coin de Paris. Qu'attend-on pour porter le fer rouge dans cette plaie gangrenée ?

Nombre de ses habitants sont interdits de séjour. Sur l'emplacement de cette Cour des Miracles, pourraient s'élever de saines maisons ouvrières, où trouverait abri et santé une partie de la population, travailleuse de Paris.


A lire également

Le Faubourg Souffrant (Passage Moret - Paris-Soir - 1930)

Une catastrophe Cité Doré (1925)

Sous la protection de la police, des ouvriers ont entrepris la démolition de la trop fameuse cité Jeanne-d'Arc (Le Matin - 1935)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

La rupture d'une conduite d'eau - 1930

Avenue de la Porte-d'Italie, sur la zone récemment annexée, une conduite d'eau s'est rompue hier matin, vers 9 heures. (Cet accident en répétait un autre, identique, qui se produisit là, il y a dix-huit mois.)

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Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin.

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Drame de l'alcoolisme - 1903

M. Auguste Bazin, marchand de vins, établi avenue des Gobelins, voyait entrer, hier soir, Vers onze heures, dans son débit, un individu, qui ne lui parut pas être dans son état normal.

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La mort de Céline Pasquet - 1908

Au numéro 21 de la rue Croulebarbe habillait, avec son amant, Georges Deschamps, ouvrier fumiste, âgé de vingt-cinq ans, une femme Céline Pasquet, d'un au plus jeune, journalière.

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Lu dans la presse...

Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement

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M. Albert Lebrun inaugure le monument élevé « à la gloire des mères françaises »

Cet après-midi, à 15 heures, a eu lieu, boulevard Kellermann, près de la porte d'Italie, l'inauguration du monument érigé à la gloire des mères françaises. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République et de Mme Albert Lebrun, et de hautes personnalités. (1938)

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La statue du docteur Pinel

On va prochainement ériger sur la place de la Salpêtrière la statue en bronze du docteur Pinel. (1883)

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Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris. (1941)

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Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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Chronique électorale

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

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Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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