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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.


La place Valhubert porte le nom du général Jean-Marie Mellon Roger, plus connu sous le nom de Jean-Marie Valhubert (également orthographié Walhubert) qui fut tué à la bataille d'Austerlitz. Celui-ci a sa statue à Avranches.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Discussion vive rue Vandrezanne - 1888

Discussion vive rue Vandrezanne

Le Petit-Parisien — 24 octobre 1888

Une vive discussion éclatait, hier matin vers onze heures, dans un établissement de bouillon, 10, rue Vandrezanne, entre deux consommateurs nommés Courant, demeurant rue des Malmaisons, 23, et Pigard, demeurant rue Vandrezanne, 9.

Au plus fort de la querelle, Courant saisit un couteau sur une table et se précipitant sur son adversaire, l'en frappa d'un coup au côté droit.

Le meurtrier qui essayait de fuir fut arrêté par un gardien de la paix.

Il a été conduit au bureau de M. Debeury, commissaire de police.

Le blessé après avoir reçu des soins dans une pharmacie a été transporté à son domicile.

L'état de Figard est grave.


 L'affaire de l'avenue de Choisy - 1897

L'affaire de l'avenue de Choisy

Le Rappel — 28 juillet 1897

Un camelot, âgé de dix-huit ans, nommé François Palisse, demeurant 31, rue Mouffetard, sortait cette nuit du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy quand il fut attaqué par une bande d'individus qui le frappèrent de huit coupe de couteau.

Le blessé, qui fut transporté à l'hôpital de la Pitié, put dénoncer ses agresseurs que des agents de la Sûreté recherchèrent.

A la suite de ces recherches, on parvint à arrêter les individus dont les noms suivent : Louis Champonier, dix-sept ans, rue Clisson ; Louise Guillier, dite Charlotte, seize ans ; Léon Débris, vingt ans, 75, rue Jeanne-d'Arc, et André Daviou, seize ans, chiffonnier, 68, rue Clisson.

Tout ce joli monde a été envoyé au Dépôt.


 Trois îlots à détruire d'urgence - 1923

LA CRISE DU LOGEMENT, PÉRIL NATIONAL

Trois îlots à détruire d'urgence

La Santé de Paris est en Jeu.

La Presse — 29 octobre 1923

Au temps où les Gobelins établirent leur manufacture sur le terrain qui porte aujourd'hui leur nom, la Bièvre coulait bavarde et pimpante sur un lit de cailloux blancs.

Il avait été reconnu que l'eau de la rivière possédait des qualités chimiques favorables à la teinture de ces laines qui devaient couvrir l'univers de leur illustre renom.

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées.

Mais bientôt la propriété de la célèbre fabrique de tapisseries, incita d'autres industries à installer leurs ateliers sur les berges de la rivière.

Les tanneurs, auxquels il faut beaucoup d'eau, s'établirent en aval de la manufacture et bientôt la place venant à manquer on songea à utiliser l'île.

Formé d'alluvions et d'apports de toutes sortes, son sol n'offrait pas une base bien solide aux fondations.

Aussi les constructions qu'on y éleva furent-elles faites de matériaux légers. Maisons de briques, maisons de bois du plus pittoresque effet, toutes dominées par de hauts séchoirs, où les peaux sont étalées à l'air, pour le plus grand malheur des narines délicates.

Toutes ces constructions qui semblaient avoir un caractère temporaire sont demeurées telles qu'elles existaient à l'époque, à part celles qui se sont écroulées et dont les « insulaires » ont utilisé les décombres.

Le milieu de cette île inconnue du « Grand Paris », est occupé par le passage Moret. C'est une sorte de petit village campagnard aux balcons de bois don- nant accès aux étages supérieure, et auxquels on accède par des escaliers en échelles de meunier.

L'Ile des Châteaux de Cartes

Les murs de ces maisons sont, pour la plupart, croulants et fortement étayés par de lourds madriers.

L'une d'elles, qui porte le numéro 9, a une histoire qu'il nous paraît utile de raconter.

Sur un terrain de cet îlot appartenant à la Ville de Paris, un particulier avait été autorisé à construire une maison à usage locatif, à charge à lui ou à ses héritiers d'en assurer la démolition dès que la Ville l'ordonnerait.

L'heure fatale ayant sonné, les héritiers du propriétaire de l'immeuble demandèrent au Conseil municipal une prolongation de bail afin de ne pas mettre à la rue une soixantaine de ménages.

Sortie du Passage Moret sur la rue des Cordellières

L'autorisation ne fut pas accordée et déjà des significations d'expulsion avaient été envoyées par les propriétaires, .soucieux de tenir leurs engagements avec la Ville, quand une idée géniale traversa la cerveau des futurs expulsés.

Ils se constituèrent en syndicat, achetèrent, moyennant 100 francs, l'immeuble à détruire, nommèrent une délégation quelques membres chargée d'une démarche près de l'Hôtel de Ville.

Prorogation leur fut accordée à condition qu'ils remettent l'immeuble en état et l'étayent d'une manière solide.

Les nouveaux propriétaires se mirent courageusement à l'ouvrage et c'est la maison à demi écroulée de jadis, qui sert aujourd'hui à étayer un immeuble de la Ville, le numéro 11, qui tombe en ruine.

Mais toutes ces constructions sont pareilles à un château de cartes. Si l'une cède, les autres s'écroulent. Elles ne tiennent debout que par l'appui mutuel qu'elles se prêtent, et présentent un perpétuel danger pour les personnes qui les habitent.

Bonne Renommée vaut mieux que Cité Doré

Mais un des îlots insalubres les plus miséreux de Paris, est bien celui — ô ironie des noms — celui de la Cité Dorée, qui s'élève au numéro 114 du boulevard de la Gare.

Avant que cette partie de la capitale ne soit enfermée dans les fortifications, il s'était édifié là un assez gros village, sorte de faubourg avancé d'Ivry.

On s'y livrait, aux portes même de Paris, à la culture maraîchère et le coin était des plus agréables, d'où le nom plus emphatique que prophétique de Cité Dorée (sic NdE).

La nécessité de construire fit disparaître les jardins. De hautes maisons poussèrent du sol, un quartier neuf se construisit sans qu'il fût touche aux baraquements de la Cité Dorée.

L'aspect qu'elle présente est des plus chaotiques et des plus repoussantes. Des maisons bralantes s'arc-boutent aux décombres des maisons effondrées, dont les matériaux forment çà et là des amas indescriptibles. C'est le refuge de ce qui resta des chiffonniers. Ils transportent là leur butin, et font ce qu'ils appellent « leur tri ».

Cs qui ne peut servir est j été aux ordures, mais comme il n'y a pas là de voirie, celles-ci constituent des tas énormes, desquels se dégagent des miasmes pestilentiels.

Une marmaille déguenillée et hâve, les bras et le visage striés de crasse, s'ébat dans ce dédale d'écroulements et d'ordures sans souci de la contamination certaine.

Il ne se passe pas de semaine que le commissaire de police du quartier ne soit chargé de faire évacuer tel ou tel immeuble. Alors les habitants se tassent davantage les uns contre les autres, augmentant ainsi les chances de contagion.

On peut dira que la Cité Dorée est une des lèpres les plus repoussantes de Paris. Elle n’a de pendant que dans la Cité Jeanne-d'Arc.

La Cour des Miracles

Pourquoi, diantre, avoir donné le nom de la douce Lorraine, de notre héroïne nationale, à cette véritable Cour des Miracles.

C'est là, en effet, que se sont donné rendez-vous, les descendants des truands, des cagneux et des mauvais garçons. Nid de repris de justice, construit de planches dérobées ici ou là, d'échoppes en carreaux de plâtre, aux toitures en papier goudronné.

Près de cinq mille individus, la plupart sans aveu, y ont trouvé asile. Point de .police, elle se fait toute seule ; point d'appareil judiciaire, la justice y est expéditive.

Les comptes s'y règlent en famille et personne ne se plaint.

Tel qui, hier, était ingambe, se soutient aujourd'hui à l'aide de béquilles ou porte le bras en écharpe, jamais le commissaire m'en sait rien. Il faut qu'il y ait mort d'homme... et encore !

Ce repaire est depuis longtemps condamné, comme tant d'autres semblables.

De sa disparition dépend la santé physique et morale de tout un coin de Paris. Qu'attend-on pour porter le fer rouge dans cette plaie gangrenée ?

Nombre de ses habitants sont interdits de séjour. Sur l'emplacement de cette Cour des Miracles, pourraient s'élever de saines maisons ouvrières, où trouverait abri et santé une partie de la population, travailleuse de Paris.


A lire également

Le Faubourg Souffrant (Passage Moret - Paris-Soir - 1930)

Une catastrophe Cité Doré (1925)

Sous la protection de la police, des ouvriers ont entrepris la démolition de la trop fameuse cité Jeanne-d'Arc (Le Matin - 1935)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Sur les bords de la Bièvre - 1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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L'amoureux a la « guigne » - 1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Les «Étrangleurs de Croulebarbe» - 1902

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

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Thomas père perd patience - 1913

Alfred Thomas, âgé de quarante-deux ans, est un brave homme de menuisier. Établi, depuis six ans, rue de Tolbiac, il s'efforce, avec zèle et ponctualité, de contenter sa petite clientèle.

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Lu dans la presse...

M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement

L'Office public des habitations de la Ville de Paris a entrepris, il y a quelques années, la construction de plusieurs groupes d'habitations à bon marché dans divers quartiers populeux de la capitale.
L'un de ces groupés, sis dans le XIIIè arrondissement et dont la construction a été commencée en 1930, vient d'être terminé. (1933)

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M. Albert Lebrun inaugure le monument élevé « à la gloire des mères françaises »

Cet après-midi, à 15 heures, a eu lieu, boulevard Kellermann, près de la porte d'Italie, l'inauguration du monument érigé à la gloire des mères françaises. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République et de Mme Albert Lebrun, et de hautes personnalités. (1938)

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La statue du docteur Pinel

On va prochainement ériger sur la place de la Salpêtrière la statue en bronze du docteur Pinel. (1883)

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Inauguration de l'hôpital école de la Croix-Rouge

La Société de la Croix-Rouge française a inauguré, hier après-midi, l'hôpital-école qu'elle a fait édifier, rue des Peupliers, dans le treizième arrondissement. (1908)

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M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris. (1941)

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M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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