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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue du Petit Banquier que Balzac et Victor Hugo rendirent célèbre, perdit son nom au profit du peintre Watteau par décret impérial du 27 février 1867.


Bobillot, héros du Tonkin, était prénommé Jules. La rue portant son nom est longue de 1.100 mètres.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Terrible accident - 1897

Terrible accident.

Le Rappel — 28 juillet 1897

A la brasserie P…, située rue Nationale, un ouvrier brasseur, du nom de Jean Bouschbacher, était occupé hier à vider un sac de houblon dans un bac situé derrière une cuve contenant 6 hectolitres de bière en ébullition, quand il fit un faux pas et tomba dans le liquide bouillant.

Aux cris épouvantables qu'il poussait, ses camarades accoururent et le retirèrent. Le malheureux était cruellement brûlé aux jambes et au ventre, et c'est dans un état désespéré qu'il a été transporté à l'hôpital Cochin.


 La bande des deux moulins - 1894

La « bande des deux moulins »

Le Gaulois — 14 novembre 1894

Une véritable bataille s'est livrée, l'avant-dernière nuit, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs qui sortaient d'un bal-musette de l'avenue de Choisy.

Les rôdeurs mirent bientôt le couteau à la main, et le sang coulait déjà quand les agresseurs sortant des revolvers firent usage de leurs armes.

Une femme qui passait a dix mètres de là était blessée à la cuisse par une balle mais la police accourait et parvenait arrêter un des malfaiteurs, nommé Jean Bouhain.

Cet individu, qui est blessé, a déclaré faire partie d'une bande dite la « Bande des deux moulins » à laquelle étaient affiliés la plupart des agresseurs.

L'état d'un des ouvriers nommé Émile Bonnet est désespéré. Il a été frappé d'une balle à l'œil gauche et d'un coup de couteau au cou. Un ébéniste, Joseph Verdoneck, a été également atteint d'un coup de couteau au côté gauche.


 Un éboulement aux fortifications - 1912 - Petit Parisien

Un éboulement aux fortifications

Le Petit Parisien — 28 janvier 1912

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau.

Deux secondes plus tard, le parapet des fortifications s'éboulait dans le fossé, sur une longueur de cent mètres environ, entrainant l'aile gauche de la voûte massive qui soutient une partie du boulevard Kellermann. On peut évaluer à trois cents mètres cubes de terre la partie du talus effondrée. Cet accident est dû à la rupture d'une conduite d'eau de 1 m. 10 de diamètre. L'élément liquide eut vite fait de remplir les fossés extra muros, profonds de trois mètres, en même temps qu'une trombe descendait, de l'autre côté, les pentes du raidillon donnant accès rue des Peupliers et se déversait dans la Bièvre.

La rue des Peupliers fut inondée et les bureaux de l'octroi, à la poterne voisine, se trouvaient submergés.

Le service des eaux, immédiatement prévenu, fît barrer le boulevard et fermer les vannes des conduites. Cette rupture est due, parait-il, à un coup de bélier.

Ce phénomène se produit lorsqu'on ouvre trop en grand les voies d'accès à l'eau dans les grosses canalisations. Le liquide, arrivant en grande quantité, comprime l'air contenu dans le tuyau qui, finalement, éclate. On dit aussi que les conduites d'eau étant enfouies dans les terres rapportées avec lesquelles fut comblée, en cet endroit, la vallée de la Bièvre. ne peuvent supporter le tassement de ces terrains sans consistance.

C'est, en effet, la deuxième fois que pareil fait se produit à la poterne des Peupliers et, il y a six mois, le boulevard Kellermann fut endommagé sur une longueur de quatre cents mètres.


La partie des fortifications détruite par l'explosion d'une conduite d'eau


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