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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.


C'est en juillet 1905 que le nom de Paul Verlaine fut donné à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un train de sucre démolit un mur - 1916

Un train de sucre démolit un mur

Le Figaro ― 1er novembre 1916

Hier après-midi, à une heure, à la gare des Gobelins, huit wagons chargés de sucre ont heurté, par suite d'une fausse manœuvre, le mur de clôture de cette gare donnant sur la rue Baudricourt.

Le mur a été fortement ébranlé et il menace de s'écrouler.

II n'y a pas eu d'accident de personnes.


 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 L’orage -- L’Aurore — 30 mai 1901

L’orage

L’Aurore — 30 mai 1901

Insuffisance des égouts, — La Bièvre déborde. — Explosions d'égouts — Les horloges pneumatiques arrêtées. — Perturbations téléphoniques

Un orage d'une violence extraordinaire s'est abattu hier après-midi sur Paris. Vers une heure, des nuages lourds venant du Sud-Est s'amoncelaient, et à deux heures et demie de grosses gouttes de pluie commençaient à tomber.

Les rafales mêlées de grêle — les grélons étaient énormes — se succédaient à intervalles si rapprochés qu'il n'y a eu, en réalité, qu'une seule averse jusqu'à quatre heures. En peu d'instants les rues furent converties en véritables torrents. Les égouts, obstrués ou d'un débit trop faible, dégorgèrent leur contenu sur la chaussée, occasionnant, un peu partout, des inondations.

L'égout de la Bièvre creva. La rivière elle-même a débordé, inondant les tanneries et les débits de vins du quartier Saint-Médard. Chez certains débitants, l’eau atteignait l'entablement en zinc du comptoir. Dans quelques tanneries situées au bord de la Bièvre, le premier étage était envahi par les eaux.

À l'angle de la rue Broca et de la rue Mouffetard, une véritable inondation se produisit. Des marchandes des quatre saisons déjeunaient dans un restaurant. L'eau envahit les boutiques. Les femmes montèrent sur les chaises, puis sur les tables. Elles se croyaient perdues lorsque arrivèrent les pompiers de la caserne de Poissy. Ceux-ci, durent entrer, dans l'eau jusqu'à la ceinture# pour sauver les personnes bloquées.

Une mégisserie située rue de la Glacière, 35, s'est effondrée vers cinq heures et demie. Un ouvrier nommé Sonandoins a été contusionné.

Boulevard d’Italie, au n°5, les locataires ont été obligés d'évacuer la maison; de même au n° 151. Cette dernière maison menace de s'écrouler. Il a fallu l'étayer en toute hâte.

Rue Bellièvre, la plupart des maisons ont dû être évacuées également. Beaucoup de mobiliers sont perdus. Les locataires sont de pauvres gens que l'orage a ruinés.

Le 89 de la rue de la Santé, menaçant ruine, a été de même abandonné par ses locataires.

Sur la ligne d'Orléans, à la hauteur de la place Saint-Michel, une véritable trombe s'abattit, peu avant quatre heures. Les employés eurent le temps de sortir. La. Masse de l'eau rompit les deux voies ce qui arrêta la circulation des trains à partir de quatre heures.

Dans la cave du Théâtre Français, le tampon de l'égout céda, sous la pression formidable, et l'eau inonda les sous-sols. La panique fut, un instant, très vive. Mais une pompe à vapeur, après une heure de travail, réussit, à épuiser l'eau qui s'amassait.

Il y eut partout des caves inondées. On en signale dans le quartier de la Monnaie, notamment celles du lycée Fénelon. Dans sous-sol de l'Hôtel de Ville, l'eau atteignait près de 15 centimètres. Près de la Tour Saint-Jacques, les magasins d'une maison de nouveautés furent inondés ; les caves de cet immeuble contenaient deux mètres d'eau. Rue Zacharie, rue de Rivoli, avenue Ledru-Rollin, rue Saint-Antoine, rue Git-le-Cœur, rue de Savoie, rue Saint-André-des Arts, des caves furent inondées. Les pompiers eurent beaucoup de mal à empêcher une sérieuse inondation à l'ambassade d'Allemagne rue Saint-Dominique.

Enfin, les rampes d'accès du Métropolitain ont été pendant quelques instants transformées en cascade, et un véritable torrent s'est déversé par l'escalier de sortie dans la cour de la gare Saint-Lazare, au grand effroi des voyageurs.

L'exposition d'horticulture, qui ouvrit ses portes hier, n'a pas été épargnée.

L'eau a envahi ses pelouses de tous les côtés, l'insuffisance du débit des égouts ne permettant pas  à la pluie de s'écouler. Des lacs où l’on enfonçait jusqu'à mi-jambe se formèrent en quelques instants. Pour fuir l'inondation, les visiteurs grimpèrent sur les massifs écrasant les plantes. Il y eut un moment de panique, heureusement assez court. Quelques messieurs de bonne volonté enlevèrent souliers et chaussettes et voiturèrent les dames dans des brouettes de jardinier jusqu'à la rue de Rivoli.

L'exposition ne rouvrira ses portes que cet après-midi.

Dans la rue du Louvre, au coin de la rue Saint-Honoré, sous la pression énorme de l'eau l'égout a sauté projetant le sol jusqu'à la hauteur d'un second étage.

L'eau est sortie comme un torrent et a envahi les sous-sols d'une maison. Comme conséquence, toutes les horloges pneumatiques des premier et deuxième arrondissements se sont arrêtées, une conduite d'air comprimé ayant été crevée. On signale deux accidents de personnes. Au plus fort de l'orage, Mme Breton, marchande des quatre saisons renversée par le vent dans la rue des Lyonnais, est tombée la tête dans le ruisseau. Le ruisseau était tellement grossi que la pauvre femme se fut noyée si on n'était venu à son secours. On la retira à demi asphyxiée.

Au même moment, un élève wattman était frappé par la foudre sur un tramway de la ligne Bonneuil-Concorde, au quai Voltaire. Transporté dans une pharmacie, on était parvenu à le ranimer après une heure et demie de soins mais une demi-heure plus tard, il rendait le dernier soupir.

Le malheureux s'appelait Sireuge, il n'avait que vingt-quatre ans. Il demeurait 7, rue Lauzun.

Sur la Seine, au port Morland, un bateau, La Montagne, chargé de 150 stères de bois, a coulé, il n’y a pas d'accident de personne.

Enfin, l'inondation des égouts a eu pour conséquence de rendre momentanément inutilisables un certain nombre de lignes téléphoniques d'abonnés, notamment dans les seizième et dix-septième arrondissements.

Quelques lignes suburbaines à l'ouest, de Paris sont également inondées dans les égouts.

L'orage paraît avoir suivi le cours de la Seine et de l'Yerres. La banlieue nord- ouest de Paris a été à peu près épargnée.

J. Larcher.

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La Bièvre, reportage de l'Aurore (31 mai 1901)

Après l'orage (Le Figaro, 31 mai 1901)

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