entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 7 avril 1897, M. Félix Faure, Président de la République accompagné de M. Barthou, ministre de l’intérieur; du général Tournier, de M. Le Gall et du commandant Meaux Saint-Marc, visitait l’hôpital de la Salpêtrière. Avant de se retirer, M. Félix Faure avait remercié les médecins des soins qu’ils donnent aux malades et avait laissé mille francs pour améliorer l’ordinaire des malades.


Le 21 août 1881, M. Cantagrel fut élu député du 13ème arrondissement au Corps législatif.


C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.

menu-nouveautés sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame boulevard d'Italie - 1894

Un drame boulevard d'Italie

Le Journal — 26 aout 1894

Une noce passait, hier, boulevard d'Italie se rendant à la mairie du treizième arrondissement. Au moment où les fiancés allaient entrer dans le monument, un coup de feu retentit : c'était un tout jeune homme, nommé Roche, qui venait de se loger une balle dans la tête.

il avait' quelque temps avant, sollicité — vainement —la main de cette même jeune fille qu'on allait marier.

Roche a été transporté à l'hôpital Cochin.

Son état est désespéré.


 Deux époux asphyxiés par le gaz

Deux époux asphyxiés par le gaz

Le tuyau en caoutchouc du radiateur était usé

Paris-Soir ― 17 novembre 1925

Une double asphyxie accidentelle s'est produite hier soir dans un immeuble situé au 79 de la rue du Gaz.

Ce matin, vers 7 heures. Mme Quilleret, 44 ans, concierge de l'immeuble, était fort étonnée de ne recevoir aucune réponse aux appels qu'elle multipliait à sa fille, Jeanne, qui habitait dans une chambre continue à la loge. Pourtant la lueur d'une lampe électrique filtrait à travers les rideaux. Inquiète, Mme Quilleret appela son mari. Après de nouveaux appels, toujours sans résultat, M. Quilleret brisa un carreau de la fenêtre et fit jouer l'espagnolette.

Un horrible spectacle le frappa aussitôt, A terre, sa fille Jeanne gisait morte.

Près d'elle, son gendre, Henri, était également asphyxié.

De l'enquête ouverte par M Barnabé, commissaire de police, il apparut bientôt que toute idée de suicide devait être écartée. Dans un angle de la pièce, on a découvert le tuyau en caoutchouc du radiateur. Il était dans un complet état de vétusté. Le gaz, qui s'était échappé par les interstices, avait asphyxié les deux jeunes gens.


 La place Paul Verlaine - F Bournon - 1905

La place Paul Verlaine

Le Journal des débats politiques et littéraire —22 novembre 1905

Une délibération municipale, approuvée par un arrêté préfectoral que ratifia, le 28 juillet dernier, un décret présidentiel, a donné le nom de Paul Verlaine à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement, à l'intersection des rues Bobillot, du Moulin-des-Prés et de la Butte-aux-Cailles. Nul n'y a contredit, si ce n'est peut-être quelque vieux sergent de ville ayant eu occasion d'offrir son bras un peu rudement au poète trébuchant, et que cet honneur posthume aura surpris. De même, qu'auraient dit les archers du guet qui eurent souvent mission d'appréhender maître François Villon, s'ils avaient vu, un beau jour, son nom inscrit aux coins d'une rue de la ville ! Cette stupeur leur fut épargnée, car si Villon figure dans la Nomenclature des voies publiques de Paris — et c'est justice — ce n'est que depuis 1897 il aura pausé bien plus longtemps que Verlaine.

La place Paul Verlaine vers 1910.

À vrai dire, pour celui-ci, son affaire n'est pas encore réglée. En dépit des arrêtés et décrets, l'entrepreneur des plaques émaillées de la Ville, — qui sans doute appartient à une autre école poétique que feule pauvre Lélian, — fait la sourde oreille. Nous eûmes, l'autre jour, la curiosité de nous transporter au carrefour précité et là où nous comptions lire : Place Paul-Verlaine, conformément aux volontés municipale, préfectorale et présidentielle, nous fûmes tout simplement Place du Puits-Artésien, inscription à un exemplaire unique, dominant un square minuscule qui â lai seul constitue la place, car les maisons environnantes appartiennent toutes aux rues qui la bordent.

Ces réserves faites, il faut convenir qu'on :ne pouvait trouver meilleur emplacement. Les choses et les êtres ont leurs affinités, même dans l'au-delà. On imagine malaisément une place Paul-Verlaine au quartier du parc Monceau à la butte aux Cailles elle se trouve à l'aise, dans un double élément de poésie mélancolique et de vie miséreuse, où trop souvent le second élément se complique de vice, vice brutal et effronté des gens qui font bon marché de l’existence, la leur et celle des autres.

Mais n'y voyons que la poésie. À cet égard, oh ! l'étrange quartier, qui s'est donné à lui-même, sans fausse honte, le triste et joli nom de « faubourg souffrant » et avant que l'édilité y pourvût, avait baptisé ses rues de noms pittoresques le Moulin-des-Prés, la Butte-aux-Cailles, la ruelle des Reculettes, la rue Croulebarbe, la rue des Peupliers, le Champ-de-l'Alouette, Lourcine, ou de vocables d'une ironie gaie : rue du Château-des-Rentiers, rue du Dessous-des-Berges, rue des Cinq-Diamants et naguère, rue de la Coupe-des-Terres-au-Curé.

Jusqu'à 1860, ce territoire appartenait mi-partie à la Commune d'Ivry, mi-partie à celle de Gentilly. Il fut alors annexé à Paris, dont il constitua le 13e arrondissement, et ce fatidique chiffre 13 est encore une preuve qu'aux pauvres gens tout est peine et misère. Voici comment dans le remaniement et l'agrandissement du plan de Paris rendus nécessaires par l'annexion, le 13e arrondissement était d'abord attribué aux communes annexées de Passy et d'Auteuil. Le Syndicat de propriétaires qui s'occupait alors de bâtir l’opulent quartier des abords de la porte Dauphine, réclama si vivement auprès d'Haussmann contre le mauvais sort que lui vaudrait an tel chiffre qu’il fallut tout changer au dernier moment. Le-faubourg souffrant, lui, ne protesta pas ou s'il le fit, ce fut comme s'il chantait.

C'est à la Bièvre, qu’il doit son charme si spécial, — celui d'une jolie fille on haillons, — et leurs destinées furent semblables pures à l'origine et souillées au contact des humains. Qui n'a admiré la vallée de la Bièvre, là-haut, du côté de Buc et de Jouy-en-Josas Il n'est pas de plus riant décor aux environs de Paris. La petite rivière descend lentement et comme à regret vers la grande ville. À mesure qu'elle s'en approche, le tableau change, et s'enlaidit. A l'herbe des prairies, ont succédé de grandes bâtisses manufacturières qui transforment l'eau limpide en un liquide noirâtre, et c'est dans cet état que le pauvre ruisseau entre timidement dans Paris, qui achève de le corrompre et d'en faire un égout.

Des poètes l'ont chanté, cependant, mais en prose Delvau en a fait sa Voulzie, à lui Hugo a conduit Marius et ses angoisses amoureuses dans le champ voisin de l'Alouette. M. Huysmans lui a consacré une Étude frissonnante, qu'on dirait écrite avec un scalpel. Nous le répétons, la mémoire de Verlaine est bien à sa place sur ces rives, qui offrent le reflet de son existence, faite de misère et de poésie.

Fernand Bournon.

Fernand Auguste Marie Bournon (1857-1909 était archiviste et historien spécialiste de l'histoire de Paris. Il est l'auteur de Paris, Histoire - Monuments - Administration - Environs de Paris, paru en  1888, du Paris-Atlas paru chez Larousse en 1900.

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le crime de la rue des Cordelières - 1879

La rue des Cordelières se trouve dans le treizième arrondissement, près du boulevard Arago, dans un quartier qui, la nuit, est peu éclairé, insuffisamment surveillé, et où les habitations sont assez clairsemées, entre de grands établissements de tannerie et de peausserie.

Lire

Un scélérat - 1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

Lire

En sortant du théâtre. - 1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

Lire

Un drame sur un échafaudage. - 1903

Installé sur l'échafaudage d'une maison en construction, boulevard de la Gare, un ouvrier maçon sifflotait Carmen, son air favori...

Lire

Menu article

Lu dans la presse...

Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

Lire


Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

Lire


Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

Lire


Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

Lire


Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

Lire


Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

Lire


La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

Lire


Rue Charles-Bertheau plusieurs immeubles menacent maintenant de s'effondrer

Dimanche, dans la nuit, un craquement sinistre a éveillé les locataires d'un des vieux immeubles de cette rue. une maison d'un étage, portant le numéro 10. D'un coup la maison s'était lézardée du haut en bas. menaçant de s'effondrer. (1929)

Lire


54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

Le quartier de la Gare est en émoi. A la suite de perturbation du sol, peut-être aussi de fissures de conduites d'eau et d'infiltrations, la plupart des immeubles de la rue Charles-Bertheau, dont certains sont neufs, menacent ruine (1937)

Lire


Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant. (1937)

Lire


Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

Lire


La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. (1878)

Lire


Le bal des Quat'z'Arts

C'est derrière la mairie du treizième arrondissement, dans le vieux marché des Gobelins, que la jeunesse des Beaux-arts avait organisé hier soir le bal annuel des Quat'z'Arts. (1914)

Lire


Des ossements humains découverts par des terrassiers

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements... (1923)

Lire


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte