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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 23 août 1886, un violent orage provoquait un e crue de la Bièvre de près d'un mètre rue Pascal inondant un grand nombre de caves et causait des dégâts considérables dans les parages. Ce même orage fit des dégâts importants dans d'autres points du 13ème notamment rue Richemond et rue Clisson.


En mars 1911, à la suite de nombreuses plaintes déposées par des commerçants de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint-Marcel. M. Yendt, commissaire de la Salpêtrière, arrêtait et envoyait au dépôt, sous l'inculpation de vol, les nommés Auguste Doré dit Godard, vingt-quatre ans, demeurant en garni rue Grange-aux-Belles, et Pierre Debosse, vingt-six ans, sans domicile.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


 On arrête... - 1916

On arrête...

Le Matin ― 25 janvier 1916

13e arrondissement. On arrête, avenue des Gobelins, Mme Papillon, demeurant route de Fontainebleau au Kremlin-Bicêtre, pour scandale dans une salle de spectacle et outrages aux agents. Elle est envoyée au Dépôt. ― Mme Brillot, demeurant boulevard Victor, est frappée d'un coup de couteau, hier soir, rue du Banquier, par un inconnu. Elle est transportée à la Pitié. ― Boulevard Auguste-Blanqui, au cours d'une discussion, Albert Bouclomot, débardeur, demeurant à Ivry, frappe d'un coup de couteau son adversaire, Léon Raterre, journalier, rue de Charenton, et le blesse grièvement. Il est arrêté et envoyé au Dépôt. Le blessé est transporté à la Pitié.


 La passerelle de la Maison-Blanche -1907

La passerelle de la Maison-Blanche

Inauguration prochaine ― On fait des préparatifs dans le nouveau quartier — La cérémonie de dimanche. M. Viviani la présidera

Le Radical ― 18 juin 1907

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche, celui qui s'étend de la rue Bobillot à la rue Cacheux, par la place Rungis, est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre.

La passerelle vue de la place de Rungis

Et c'est un événement ! L'édification de cette passerelle marque en effet une date importante dans l'histoire d'un quartier demeuré longtemps quelque peu désert. L'emplacement était magnifique pourtant ; bien aéré, en bordure des fortifications et touchant au square si joli de Montsouris, il présentait toutes les garanties désirables de salubrité et de confortable. Oui, mais les terrains étaient mouvants, de vastes fossés existaient, et c'était l'isolement. Alors de concert avec les services techniques de la Ville, M. Rousselle, le père, l'ancien président du Conseil municipal, entreprit une œuvre considérable d'assainissement, d'hygiène et d'aménagement. Les fossés furent comblés, des voies nouvelles tracées.

La mort surprit malheureusement l'ancien président dans son œuvre si utile. Mais son fils, M. Henri Rousselle, conseiller actuel du quartier, la poursuivit énergiquement et, avec l'appui du comité radical socialiste, parvint à la mener entièrement à bonne fin.

Les rues Barrault et Bobillot vues de la place de Rungis vers 1907.

Aujourd'hui, la rue Bobillot, large et spacieuse est une voie magnifique ; la rue de Tolbiac, la place Rungis et toutes celles qui rayonnent autour de la place sont bien alignées, propres, pleines de vie et d'entrain L'endroit est transformé de fond en comble.

Et là où l'on rencontrait jadis des terrains abandonnés s'élèvent maintenant de coquettes maisons qui donnent à ce coin du treizième arrondissement une intensité, an mouvement auquel il n'était vraiment pas habitué.

Quant à la passerelle métallique, trait d'union placé entre la rue Cacheux, les fortifications et la rue Bobillot, elle évite désormais aux habitants de chacun des deux points la peine de faire un trajet considérable pour passer des uns chez les autres. La passerelle est la continuation directe des rues Bobillot et Cacheux par-dessus le chemin de fer.

Elle est longue de près de 100 mètres et a coûté environ 70,000 francs. Le Conseil municipal avait voté sa construction il y a deux ans ; ce sont les ingénieurs de la Ville de Paris qui l'ont construite.

C'est pour fêter son achèvement en même temps que la transformation de leur quartier que les habitants organisent une jolie fête locale, dimanche prochain à trois heures. M. Viviani, ministre du travail, la présidera.

Y assisteront également : MM. de Selves, préfet de la Seine ; Ranson, président au Conseil général ; notre collaborateur M. Ferdinand Buisson, député de l'arrondissement ; M. Henri Rousselle, conseiller municipal, et différentes autres notabilités politiques.

Des discours seront prononcés. Puis un concert vocal et un concert instrumental auront lieu, un défilé sera organisé, et, le soir, sur la place Rungis, on dansera.

La Maison-Blanche est dans la joie !


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Le compte rendu de l'inauguration

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