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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le Théâtre Saint-Marcel situé 31 rue Pascal, bâti en 1830, donnait essentiellement des drâmes, des comédies et des vaudevilles de l'ancien répertoire.


Le 23 juillet 1892, un ouvrier tourneur en bronze, nommé Dubru, se suicidait en se jetant dans la Bièvre, boulevard d’Italie. Son corps fut transporté à la Morgue.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un pseudo-traître - 1897

Un pseudo-traître.

Le Journal — 24 novembre 1897

Hier, vers quatre heures, un employé de banque, M. Henri Larnaux, âgé de quarante ans, habitant boulevard de Port-Royal, se présentait au commissariat de police du quartier Croulebarbe et demandait à voir le commissaire en personne.

Mis en présence de M. Yendt, le pauvre employé déclara quo Dreyfus était Innocent et que c'était lui-même qui avait dérobé et vendu les documents à l'Allemagne. Puis, il prononça quantité d'autres paroles incohérentes.

Le malheureux fou a été envoyé l'infirmerie spéciale du Dépôt.


 Vengeance d'amazone. - 1905

Vengeance d'amazone.

Le Rappel — 8 juin 1905

Une ménagère, Mme Mélanie Compagnier, demeurant 58, rue Clisson, en voulait depuis un temps immémorial à une couturière, Mme Louise Leprince, 21 ans, domiciliée dans la même maison. Hier. matin, vers 2 h., comme la couturière rentrait chez elle, la vindicative femme, qui la guettait dans l'escalier, se précipita sur elle et la frappa de quatre coups de couteau dans la poitrine. La blessée, dont l'état parait des plus graves, a été transportée à Cochin. La coupable à réussi à prendre la fuite.


 La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures - 1921

La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

Le Petit-Journal — 20 aout 1921
Piscine en construction, place Paul Verlaine, à la Butte aux Cailles

La recherche d'eau potable pour l'alimentation de Paris fut toujours la préoccupation constante de ceux qui eurent la Charge d'administrer la capitale elle l'est encore aujourd'hui — parce que parallèlement à l'augmentation de la population, les besoins d'hygiène et de salubrité se manifestent plus impérieux ; chaque Parisien a besoin d'une plus grande quantité d'eau que son prédécesseur.

Pour conquérir le précieux liquide les moyens les plus divers tarent employés : prise d'eau directe à la Seine (pompe de Chaillot), amenée de l'Ourcq, dont les premières eaux jaillirent de la fontaine des Innocents le 15 août 1809, au milieu de l'émerveillement public, puits artésiens (1830), et enfin captation des sources lointaines.

Le puits artésien qui nous intéresse aujourd'hui était une façon de créer la source â l'endroit même où elle devait être consommée ; on en creusa donc à Grenelle, Passy, la Villette, -et enfin à la Butte- aux-Cailles, objet de cet article.

Les résultats furent appréciables en quantité, bien que les géologues aient manifesté la crainte d'un débit décroissant, mais l'eau ainsi captée avait 28 degrés et sa nature était particulière, ferrugineuse notamment à Passy et à la Butte-aux-Cailles. Les puits artésiens ne rendirent donc pas les services qu'on en attendait. Leur eau était pour ainsi dire inconsommable. Ce n'est que beaucoup plus tard que M. Ernest Rousselle, président du Conseil municipal, émit l'idée de l'utiliser pour des bains-douches et des piscines, rendant ainsi féconds les travaux de nos prédécesseurs, qui paraissaient avoir été inutiles. Erreur pour la consommation, le puits artésien devint un bienfait pour l'hygiène, et si l'exécution du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été une longue suite d'efforts et de déceptions, bientôt Paris se félicitera de le posséder.

Commencé en 1866, sa profondeur atteignait 532 mètres en 1872, époque à laquelle on abandonnait les travaux, faute de crédits, d'une part, et, d'autre part, cause non avouée, parce que la conception des puits artésiens, étant donnés les résultats, n'était plus dans l'esprit du jour. A quoi servaient en effet le puits de Grenelle et le puits de Passy ? De quelle utilité serait alors le puits de la Butte-aux-Cailles ?

Vingt ans plus tard M. Ernest Rousselle faisait reprendre les travaux, car ainsi que nous le disions plus haut, il prévoyait l'utilisation des eaux ainsi captées. En 1897 on atteignait 571 mètres de profondeur, mais un accident se produisit aux machines à perforer et on abandonna à nouveau le travail. « Il fallut, dit le ministre qui inaugura, en 1904, le puits de la Butte aux Cailles, toute l'énergie et la persévérance de M. Ernest Rousselle pour qu'en 1901 on reprit la lutte contre les éléments. » Enfin en 1903, l'eau jaillit à raison de 6.000 mètres cubes par jour, et en 1910 des bains- douches fonctionnaient sur son emplacement.

M. Ernest Rousselle n'avait pas eu la joie de voir le résultat de son énergique persévérance, mais son fils, qui le remplaça à l'Hôtel de Ville, continua son œuvre. C'est à lui que nous devons les bains-douches, c'est à lui que nous devrons la piscine, à la veille de sa réalisation, grâce à la nouvelle direction de l'esprit du Conseil municipal vers les sports.

Le premier coup de pioche a été donné dernièrement, en présence de nombreux conseillers municipaux et des membres de la commission sportive, car on attache une grande importance a cette piscine qui sera le type des piscines futures.

Avant d'en dresser les plans définitifs, des études ont été faites à l'étranger, par des architectes de la Ville de Paris, ce qui a permis de concevoir une installation comportant tous les perfectionnements généralement acquis et les améliorations que nos techniciens ont su y apporter.

La piscine étant un centre d'hygiène et de sport mais non, ainsi que certains le croient, un lieu pour prendre des soins de propreté, les bains-douches seront conservés pour les soins de propreté et la piscine sera uniquement affectée à la natation, d'où la création d'un bassin ayant des dimensions en rapport avec les nécessités des matches qui pourront y être disputés, soit 33 mètres 33 de longueur sur 12 mètres de large ; des tribunes pour le public et le jury seront édifiées.

D'une architecture utilitaire, le bâtiment accolé aux bains-douches, place Paul-Verlaine, aura son entrée spéciale conduisant à trois étages de 50 cabines chacun. Chaque étage aura sa couleur particulière, à laquelle répondront les couleurs des caleçons. Ceci pour permettre, les jours d'affluence, le passage régulier et mathématique des équipes de nageurs, sans encombrement.

Les porteurs de caleçons d'une couleur unique occupant ensemble la piscine, on aura ainsi une utilisation constante de l'eau dans les conditions suivantes : une équipe qui vient de se baigner se rhabille, pendant qu'une autre équipe prend possession de la piscine et que la troisième se déshabille, s'apprêtant à entrer dans l'eau, à son tour, en passant par la salle de propreté, obligation pour tous, à laquelle personne ne pourra échapper, étant donnée la distribution des locaux.

L'eau arrivant à la température d'environ 28 degrés, pour éviter toute déperdition de chaleur, les murs et les voûtes seront construits à doubles parois ; enfin une machinerie puissante assurera la récupération et l'épuration des eaux usées (de manière à avoir une eau très courante) la ventilation des locaux, le séchage du linge, etc...

C'est, on le voit, une organisation très importante, pour laquelle un crédit de quatre millions et demi a été prévu. On espère que les dépenses ne l'atteindront pas et on compte inaugurer cette piscine modèle en 1923. Attendons avec patience le jour de l'inauguration et surtout la mise en œuvre des travaux nécessaires à la construction de piscines sœurs.

Émile Willème

A lire également

Le puits artésien de la Butte aux Cailles (1868)

1898, les travaux ne sont toujours pas terminés...

La Butte aux Cailles se modernise (1924)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Sur les bords de la Bièvre - 1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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L'amoureux a la « guigne » - 1911

Palmyre est une grande brune, assez bien de sa personne, qui tous les soirs arpente l'avenue de Choisy en quête de clients généreux. Adolphe Verrier, chauffeur dans une usine de banlieue, la connaissait bien de vue, mais jamais il n'avait osé l'aborder.

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Les «Étrangleurs de Croulebarbe» - 1902

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.
Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

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Thomas père perd patience - 1913

Alfred Thomas, âgé de quarante-deux ans, est un brave homme de menuisier. Établi, depuis six ans, rue de Tolbiac, il s'efforce, avec zèle et ponctualité, de contenter sa petite clientèle.

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Lu dans la presse...

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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Rue Charles-Bertheau plusieurs immeubles menacent maintenant de s'effondrer

Dimanche, dans la nuit, un craquement sinistre a éveillé les locataires d'un des vieux immeubles de cette rue. une maison d'un étage, portant le numéro 10. D'un coup la maison s'était lézardée du haut en bas. menaçant de s'effondrer. (1929)

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54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

Le quartier de la Gare est en émoi. A la suite de perturbation du sol, peut-être aussi de fissures de conduites d'eau et d'infiltrations, la plupart des immeubles de la rue Charles-Bertheau, dont certains sont neufs, menacent ruine (1937)

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Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant. (1937)

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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