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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Par son vote du 26 mai 1859, la Chambre des députés décidait de porter, à compter du 1er janvier 1860, les limites de Paris jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée. Cette loi désignait le 13ème arrondissement sous le nom d'arrondissement des Gobelins.


Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853.


C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Procédés un peu violents - 1897

Procédés un peu violents.

Le Matin - 14 octobre 1897

Des cris Au secours ! A l'assassin ! partaient, la nuit dernière, du n° 96 de la rue de la Glacière. Les voisins et des gardiens de la paix accoururent et arrêtèrent un nommé Jules Remoissonnet, âgé de vingt-six ans, ouvrier couvreur, demeurant passage Prévoit, au moment où ce dernier, après avoir à moitié assommé sa mère, âgée de soixante et onze ans, allait précipiter sa sœur par la fenêtre.

Jules Remoissonnet, qui est marié depuis six mois, était venu pour enlever divers objets qu'il prétend appartenir à son père, lequel est âgé de soixante-quatorze ans et est actuellement interné à l'hospice de Bicêtre.

M. Remongin, commissaire de police, a envoyé l'ouvrier couvreur au Dépôt.


 Des misérables

Des misérables !

Le Journal des débats politiques et littéraires — 14 septembre 1898

M. Camille Pellerin suivait hier soir vers dix heures le boulevard d'Italie pour rentrer à son domicile, 11, rue Pinel, quand, à l’angle de la rue Vulpian, entendit des vagissements sortant de l'égout. M. Pellerin prévint aussitôt les pompiers de la caserne de Port-Royal et ceux-ci retirèrent de l'égout une fillette de deux mois, encore vivante dont le corps était enveloppé avec un lange.

M. Yendt, commissaire, a fait conduire la fillette à l'hôpital des Enfants assistés.

Des recherches sont faites pour découvrir les misérables qui ont jeté cette enfant vivante dans l'égout.


 On reconstruit l'Hôpital de la Pitié

On reconstruit l'Hôpital de la Pitié

M. Justin Rochet, l'architecte chargé des travaux, nous explique dans quelles conditions sera construit le nouvel établissement

Le Petit-Journal — 7 septembre 1906

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Les pavillons de l'établissement trois fois centenaire de la rue Lacépède sont en effet depuis longtemps plus qu'insuffisants pour contenir les nombreux services de la médecine et de la chirurgie modernes. De plus, l'âge de ces bâtiments rendait impossible leur restauration, et il eût fallu reconstruire un nouvel hôpital sur un emplacement trop restreint où toutes les lois de l'hygiène n'auraient pu être observées.

Au lieu de cela, le directeur de l'Assistance publique, d'accord avec le conseil municipal de Paris, a préféré transférer la Pitié sur l'emplacement des terrains dépendant de l'hospice de la-Salpêtrière qui y avait établi des cultures maraîchères.

A vrai dire, dans l'idée de M: Mesureur, l'ancien Hôpital Général, tel qu'il avait été établi par l'édit royal du 27 avril 1656, se trouvera reconstitué au même endroit qu’il occupait-autrefois, mais avec des agrandissements considérables, et naturellement tout le confort désirable.

L'emplacement du nouvel hôpital

La nouvelle Pitié et ses dépendances s'étendront derrière la chapelle et derrière les jardins de la Salpêtrière, exactement contre la rue intérieure du Marché, .et contre la section « Rambuteau » où sont enfermés certains aliénés du département de la Seine. Du côté du boulevard de l'Hôpital, l'établissement s'appuiera contre, le mur du Magasin central.

L'entrée principale sur le boulevard de l'Hôpital

Rue Jenner, où se trouvera l'entrée de la Maternité, service indépendant comme on le sait, dans tous les hôpitaux, la façade sera restreinte à cause de l'obligation où on s'est trouvé de laisser subsister les bâtiments de l'école communale, construits sur des terrains appartenant à l'Assistance publique, mais dont-la jouissance a été concédée à la ville de Paris.

Enfin, le pavillon Rambuteau formera également une enclave rectangulaire dans le nouvel hôpital jusqu'à ce qu'il soit désaffecté et qu'ainsi sa démolition soit rendue possible.

Le plan et la direction des travaux

Les plans du nouvel établissement de l'Assistance publique ont été établis par M. Justin Rochet, le distingué architecte du gouvernement, qui est également l'auteur des plans de la nouvelle académie de médecine de la rue Bonaparte.

M. Rochet s'est employé à utiliser avec le plus de profit le polygone irrégulier dont la superfice est de 92,000 mètres carrés.

Le nouvel établissement hospitalier aura trois entrées, dont une principale sur le boulevard de l'Hôpital, non loin d'une station du Métropolitain et du boulevard Saint- Marcel ; les deux, entrées secondaires seront situées l'une à l'angle des rues Bruant et Jenner, à proximité du boulevard de la Gare, et la seconde, qui, desservira la Maternité, dans la rue Jenner.

En pénétrant dans l'hôpital par l'entrée principale on se trouvera dans un grand bâtiment où seront les salles de consultations di visées en deux services : .médecine et chirurgie avec des entrées particulières dans chaque service pour les hommes et pour les femmes. Derrière ce bâtiment suivront le pavillon affecté aux consultations des dentistes et des oculistes ; le service de l'admission, le bâtiment de l'administration avec le logement du directeur, le pavillon des internes, les bains, la pharmacie, la lingerie, l'hydrothérapie et l'électrothérapie.

Les services des malades

Après avoir franchi ces différents services qui seront séparés par de larges cours, on entrera alors dans l'hôpital proprement dit, c'est-à-dire dans les services des malades.

La grande avenue centrale

De chaque côté d'une avenue plantée d'arbres, large de vingt-cinq mètres, s'élèvent déjà les grandes constructions composant les quatre principaux groupes.

Sur le côté gauche de l'avenue, sont les deux groupes de médecine, divisés chacun en trois services : dans une aile de chaque bâtiment formant un groupe, les salles des femmes ; dans l'autre, les salles des hommes, et au milieu, les services communs avec les escaliers et l'ascenseur. Cha que bâtiment a deux perrons vitrés communiquant avec les services des hommes et des femmes l'accès de ces perrons se trouve non de face, mais sur le côté.

Le groupe 4 en travaux - Cliché paru dans le Petit-Journal

Nous reproduisons ici le groupe n° 4 qui est le premier groupe de médecine qu'on aperçoit en entrant dans l'avenue.

Entre les deux groupes de médecine, on construit un petit pavillon d'un étage dit pavillon d'isolement, destiné à recevoir les agités.

À chaque groupe de médecine correspond un groupe de chirurgie, et les bâtiments de ces groupes sont absolument dans l'axe des premiers, avec la seule différence qu'ils n'ont que 35 mètres de longueur au lieu de 30 mètres ; les groupes de chirurgie auront trois services, également et de plus seront divisés en salles d'aseptiques et en salles de septiques.

Dans le bout de l'avenue, on est en train de construire les bâtiments de la Maternité.

Enfin en bordure de la rue Bruant, on placera les services annexes : le pavillon des infirmiers, avec une chambre pour chacun : une petite usine pour la stérilisation des eaux usées ; le service des morts, dont la sortie indépendante donnera sur la rue Bruant. Puis sur la rue Jenner, les cuisines ; l’usine de production de vapeur pour le chauffage et l’eau chaude, le service de désinfection.

L'autre jour, nous avons pu nous rendre compte par nous-même de l'état des travaux et de l'activité déployée par les architectes pour terminer le plus tôt possible.

L'avenue centrale et les diffréents groupes

Avec une très grande obligeance, M. Rochet a voulu guider lui-même le représentant du Petit Journal à travers les divers services, ou plutôt sur leurs emplacements ; car, à part les quatre groupes principaux, qui sont presque achevés, des autres constructions sortent à peine du sol, par suite de l'obligation où on s'est trouvé de faire deux étages de caves en raison de la déclivité du terrain.

— La pente est telle, nous a dit l'aimable M. Rochet, que, derrière la section Rambuteau, nous sommes à sept mètres au-dessus du niveau des jardins, de la Salpêtrière. D'ailleurs, nous dominons sur tous les points l'hospice des femmes, si bien que j'ai utilisé cette situation pour laisser circuler le plus d'air possible entre les différentes constructions qui, elles-mêmes, sont déjà bien dégagées ! Par dessus les jardins de l’hospice, vous apercevez la banlieue du Sud-Est parisien, .et cette vue ne disparaîtra pas par la suite !

J'ai donc pour principe, et je crois ne pas me tromper, que l'air et la lumière sont des facteurs très importants en médecine. Aussi, sur cette base, j'ai fait en sorte de donner le plus d'ouvertures possible aux salles de malades. Toutes nos fenêtres sont très allongées dans le sens de la-hauteur, tandis que leur largeur n'atteint que quatre-vingts centimètres au lieu de cent quarante ! Mais cette disposition aura pour avantage que chaque lit de malade occupera seul un trumeau, et, de cette façon, sera éclairé des deux côtés. Autrefois, on mettait deux lits par trumeau, et il en résultait qu'un côté de chaque lit restait continuellement dans l'obscurité, d'où de graves inconvénients au point de vue de la propreté.

En dehors de cette question de clarté et d'aération, j'ai voulu que les nouvelles constructions aient un aspect moins rigide et différent de celui que donnent, par exemple, au magasin central, que vous voyez à côté, ces toits rouges et uniformes, longs de soixante-dix mètres ! Avec de vulgaires briques de différentes provenances et quelques grès, j'ai réussi, je pense, à égayer un peu les façades de mes pavillons, qui sont ou seront agrémentés de pignons et de chapiteaux.

Enfin, une autre particularité qui a sa valeur est que l'hôpital proprement dit est totalement isolé des services annexes, et dans la grande avenue centrale ne pénétreront que les ambulances, et les voitures des médecins !

La réception des produits pharmaceutiques et du linge propre, se fera dans les bâtiments affectés spécialement à cet usage et qui précèdent les groupes de médecine et de chirurgie... Et d'autre part, la désinfection du linge sale, les cuisines et le service, des morts seront tout à fait à l'extrémité de l'établissement, ce qui fera disparaître bien des inconvénients qui existent dans certains Hôpitaux où la place manque !

Le nouvel hôpital de la Pitié, dont la construction aura coûté un peu plus de 8 millions, contiendra 830 lits (490 pour les groupes de médecine et 340 pour les groupes de chirurgie), ainsi que 164 berceaux pour la maternité.


Lancé en 1904, le projet de construction du nouvel Hôpital de la Pitié, trouva sa conclusion le 29 juin 1911, date qui marqua l'entrée des premiers malades dans le nouvel Hôpital. 32 bâtiments auront été construits pour une superficie de 19.000 mètrescarrés et un coût de 11 millions de francs qui, disait-on, correspondait exactement à la somme votée par le conseil Municipal. 988 lits furent ouverts ce 29 juin 1911.
Le nouvel Hôpital fut solennelement inauguré le 19 mars 1913 par le Président de la République, M. Raymond Poincaré.
On fustigea, dès 1908, la lenteur des travaux.


A lire également

M. Poincaré inaugure le nouvel hôpital de la Pitié (Le Petit-Journal)

M. Poincaré inaugure le nouvel hôpital de la Pitié (Le Temps)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Drame de la jalousie - 1897

Un nommé Jean Siégen, dit « Jean-Jean » âgé de vingt-six ans, demeurant rue de la Pointe-d'Ivry, a tiré cinq coups de revolver, la nuit dernière, passé la porte d'Ivry, sur Mlle Marie Berthot, âgée de vingt et un ans, ouvrière lingère, rue de la Butte-aux-Cailles.

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Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

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Le nommé Duchefdelaville, maraîcher, demeurant 20, rue Dunois, se présentait hier dans la matinée au commissariat de police de la rue Jeanne-d'Arc.

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Lu dans la presse...

Le point sur les travaux de la place d'Italie

On entreprend en ce moment à la place d'Italie des travaux de voirie analogues à ceux de la place de l'Arc-de-l'Etoile et de la place du Trône. On établit un plateau circulaire avec huit boulevards, squares, maisons monumentales, si l'industrie toutefois veut se risquer à les édifier. (1869)

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Milla ans sous la terre

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Les chasseurs de cabots

Un jour, j'entre au marché... aux chiens, situé sur le boulevard de l'Hôpital. Il y avait environ cent-cinquante ou deux cents de ces intéressants animaux les uns aboyaient, les autres jappaient, quelques-uns mêmes gémissaient. (1868)

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L’ouverture du chemin de fer de ceinture

Le terrain s'abaisse et la vue s'élargit ; voici le chemin de fer de Sceaux, puis la Glacière, Gentilly et en face une échappée de Paris, puis un coin tranquille, tout champêtre, presque silencieux, où coule la Bièvre, cette rivière parisienne ignorée. (1867)

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Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles

Nous avons pu rencontrer ce matin le sympathique conseiller municipal du treizième arrondissement, M. Henri Rousselle, sur l'initiative de qui les travaux avaient été poursuivis et qui, tout heureux du résultat obtenu, nous a donné sur le puits artésien de la Butte-aux-Cailles les renseignements suivants... (1903)

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Le dispensaire Emile-Loubet

Le quartier de la Gare était en fête hier, et la population de travailleurs qui l'habite a chaleureusement manifesté au Président de la République les sentiments de gratitude qu'elle nourrit à son égard pour la nouvelle preuve de sollicitude qu'il vient de lui donner en faisant édifier l'établissement philanthropique qui portera désormais son nom. (1905)

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Trois îlots à détruire d'urgence

Avant que d'être un égout, la Bièvre, semblable en cela à tant d'autres cours d'eau avait eu ses caprices, et avait formé, entre ce qui est maintenant le boulevard Arago et l'avenue des Gobelins, un îlot coquet, au milieu duquel poussait, au hasard des apports du vent, une flore des plus variées. (1923)

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L'inauguration du monument aux Mères Françaises

En présence de M. et Mme Albert Lebrun a été inauguré hier, boulevard Kellermann, près de la porte d’Italie, le monument élevé à la gloire des mères françaises, œuvre des sculpteurs Bouchard et Dalcatone et des architectes Greber et Bigot. (1938)

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Une nouvelle église paroissiale à Paris

Le quartier populeux de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, était hier en fête. (1900)

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La piscine de la Butte-aux-Cailles sera le type des piscines futures

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Effondrement d'une maison place Pinel

Mercredi matin, vers dix heures, a eu lieu un accident qui aurait pu prendre les proportions d'une véritable catastrophe.
Une maison à plusieurs étages, située place Pinel, près de la barrière d'Italie, et portant le numéro 3, a subi soudain un affaissement assez considérable, et une profonde excavation s'est produite.
On sait que tout ce quartier est construit sur les catacombes... (1883)

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Un Meeting des Locataires de la Cité Jeanne-d’Arc

L'on sait que l'Assistance Publique a racheté la cité Jeanne-d'Arc pour faire démolir les noires masures qui la composent et édifier à leur place, sur les cinq mille mètres carrés qui s'étendent là, au fond de ce populeux quartier de la Gare, entre les rue Jeanne-d'Arc et Nationale, des maisons ouvrières à bon marché, gaies, saines et claires. (1912)

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Tonneaux !... Tonneaux !...

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

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L'orage

Un orage d'une violence extraordinaire s'est abattu hier après-midi sur Paris. Vers une heure, des nuages lourds venant du Sud-Est s'amoncelaient, et à deux heures et demie de grosses gouttes de pluie commençaient à tomber. (1901)

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