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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »


Le 24 décembre 1939, Paris-Soir nous apprenait que Mme Marthe Pouchenel, 20 ans, avait glissé sur le verglas dans la cour de l'immeuble où elle demeurait, 23, rue Bourgon et avait été admise à l'hospice de Bicêtre.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc - 1905

Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc

Le Figaro — 3 septembre 1905

Un ouvrier cordonnier, Charles Trubert, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 73, rue Jeanne-d'Arc, feignait hier soir, à onze heures, de chercher querelle à un militaire retraité, M. Paul Cezille, qui descendait l'escalier de sa maison et qui venait de dîner chez des amis. Tout à coup, après quelques mots échangés, il sortait un couteau de sa poche et en frappait le vieillard dans la région du cœur.

M. Paul Cezille tomba. Il avait été tué, sur le coup. Charles Trubert a été arrêté par M. Yendt, commissaire de police, qui a établi que M. Paul Cezille avait touché 295 francs dans la journée, et que quand on releva son cadavre, il n'avait plus que 20 francs sur lui.

Le vol serait donc le mobile du crime. Trubert a été envoyé au Dépôt ainsi que sa femme et un nommé Mouzol, qu'on suppose complices.


 Les pruneaux du quartier de la Gare - 1895

Les pruneaux du quartier de la Gare

Le Figaro — 16 janvier 1895

Quand les ménagères du quartier de la Gare entendaient le cri « Pruneaux ! Pruneaux ! » jeté dans la rue par un petit homme grisonnant, poussant devant lui une voiture à bras, elles savaient à quoi s'en tenir et descendaient en hâte.

Car ce n'étaient pas des pruneaux que leur vendait Louis Durand surnommé Pruneau mais des allumettes de contrebande. Arrêté hier, en flagrant délit, il a été conduit au commissariat de M. Bolot où, pour toute défense et sans mot dire, il s'est mis à enflammer ses allumettes, l'une après l'autre. De la première à la dernière, toutes ont flambé, sans un raté.

Malgré l'excellence de ses produits, Pruneau a été envoyé au Dépôt !


 Chez M. Henri Rousselle. — Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles - 1903

Un puits artésien

Chez M. Henri Rousselle. — Les eaux thermales de la Butte-aux-Cailles.

La Presse — Lundi 23 novembre 1903

Paris possède depuis jeudi, dans le Treizième arrondissement, à la Butte-aux-Cailles, un puits artésien, dont le débit et la qualité de l'eau dépassent de beaucoup les puits existants jusqu'alors.

M. Henri Rousselle, conseiller municipal du Treizième arrondissement

Nous avons pu rencontrer ce matin le sympathique conseiller municipal du treizième arrondissement, M. Henri Rousselle, sur l'initiative de qui les travaux avaient été poursuivis et qui, tout heureux du résultat obtenu, nous a donné sur le puits artésien de la Butte-aux-Cailles les renseignements suivants :

— Il y a très longtemps que l'on soupçonnait en cet endroit l’existence de nappes d'eau souterraines et dès l'année 1866, des travaux avaient été entrepris pour la perforation d'un puits.

La guerre, de 1870 les interrompit et ce n'est que vingt-deux ans après, sur la proposition de mon père, M. Ernest Rousselle, alors conseiller municipal du quartier, qu'ils furent repris.

En 1898, un premier résultat fut atteint à la profondeur de 571 mètres 10, on rencontra une nappe d'eau et le débit qui en provint se cubait par 800,000 litres par période de vingt-quatre heures.

C'était là un premier résultat très encourageant et les travaux continuèrent. Jeudi soir, enfin, ils atteignirent la seconde nappe à une profondeur de 582m. 05 et immédiatement l'eau jaillit avec une abondance extraordinaire, de telle façon que le débit se trouva porté à 70 litres par seconde, soit 6,000,000 de litres par jour et non 60,000 litres, comme l'ont indiqué certains journaux. Cette eau, qui atteint 28°, possède des qualités sulfureuses très appréciables ; voici, au reste, sa composition exacte par litre : chaux, 33 grammes ; matières organiques, 0,3 ; chlore, 7 ; azote, nitreux, 0,0, nitrique, 0,0 ; ammoniacal, 0,2 ; oxygène dissout, 3,2 ; résidu sec, 166 ; acide sulfurique 12.

Le puits artésien de la Butte aux Cailles vers 1900 - Le forage n'est toujours pas terminé.

II est inutile de vous dire quels services le puits artésien de la Butte -aux-Cailles va rendre à la population essentiellement ouvrière du quartier. Pour un grand nombre d’ouvriers, l’établissement de bains n’existe pas, d'abord parce qu'il coute trop cher, et, ensuite, parce qu'il n'a pu encore sa faire l’idée de se rendre dans une étroite cabine au confort souvent aléatoire.

La Ville de Paris à qui les travaux ont très peu coûté ; va faire construire une piscine municipale dans laquelle toute la population du Treizième pourra venir, et nul doute que l’hygiène du quartier s’en ressente.

Mais là ne se bornera pas seulement l’utilité de notre puits ; son débit permettra d’adjoindre à la piscine un établissement de douches médicinales, et même à l’aide de canalisations faciles à établir d’amener l’eau ferrugineuse dans les asiles Michelet et Sainte-Anne où elle sera d’un précieux secours

Le débit de notre puits est tel que, depuis sa perforation, le puits artésien de la maison Say débite 102 litres de moins par minute.

En quittant M. Rousselle, nous avons pu, grâce à sa recommandation et à l'amabilité de M. Leroy, chef des travaux, à qui revient une bonne part de la réussite, visiter le puits de la Butte-aux-Cailles.

À quelques mètres du sol, l'eau jaillit avec force et avec une régularité parfaite, et l'odeur qu'elle dégage ne laisse aucun doute sur ses qualités ferrugineuses.



A lire également

Le puits artésien de la Butte aux Cailles (1868)

1898, les travaux ne sont toujours pas terminés...

A propos de l'inauguration du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

La Butte aux Cailles se modernise (1924)

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Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles. (1869)

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II y a un an, les Kroumirs étalent absolument inconnus en France ; aujourd’hui, comme les Cosaques et les Bédouins, ils ont pris place dans le vocabulaire populaire. Kroumir est passé expression de mépris. La cité des Kroumirs n’est donc pas bien vielle, et son aspect n’a rien qui puisse exciter l’envie. (1882)

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