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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La surface du 13è arrondissement est exactement de 714,6 hectares.


Le 29 juin 1901, la température atteignit 33° à Paris et ce jour là, vers midi, Mme Louise Lesire, âgée de cinquante- deux ans, demeurant 157, rue Jeanne-d’Arc, fut frappée d'insolation, boulevard Saint-Marcel. Elle mourut dans la pharmacie où on l’avait transportée pour lui donner des soins. (Le Figaro - 30 juin 1901)


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le drame de la rue Esquirol - 1904

Le drame de la rue Esquirol

Le Figaro ― 25 février 1904

Un drame de la jalousie s’est déroulé hier matin, 23, rue Esquirol. Pendant que son mari dormait, Mme Marie Jacquet, âgée de trente-cinq ans, a tiré sur lui six coups de revolver.

Deux balles ont atteint à la tête M. Jacquet, a été transporté dans un état alarmant à l'hôpital de la Pitié.

Le blessé a refusé de porter plainte contre sa femme, qui a déclaré qu’elle regrettait son acte et qu’elle avait agi. dans un accès de fureur jalouse.


 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


 Une tournée apostolique à la Maison-Blanche - 1891

Une tournée apostolique à la Maison-Blanche

La Croix — 26 avril 1891

L'abbé Garnier a fait cette semaine une tournée apostolique à la Maison Blanche C'est un bon coin de Paris, plein d'honnêtes travailleurs, mais, hélas ! aussi, un pauvre nid à misère.

— Marche pas toujours, l'ouvrage !

Et il y a là, bien des petites gens que le terme embarrasse et pour qui, quatre fois par an, le 8 du mois est un vrai quart d'heure de Rabelais.

Cela se trouve là-bas là-bas, derrière la montée des Gobelins.

Le clocher de la chapelle Bréa située 76 avenue d'Italie vu depuis la rue de la Providence. Extrait d'une photographie de Charles Marville de 1875.

Sur une grande et large avenue, vous apercevez à peine, entre deux toits plus haut que lui, le clocheton de la petite chapelle Bréa.

Pas grande, la chapelle Bréa ! Et à la première Communion et aux fêtes, il doit rester plus de monde à la porte qu'il n'en entre dans l'église.

Car c'est là toute l'église paroissiale de cette immense fourmilière de 40 000 travailleurs.

Vous croyez que le Conseil municipal s'en émeut ?

Ah ! bien oui ! Ne vaut-il pas mieux, avec l'argent des contribuables, se payer de petits voyages d'inspection en Algérie ou ailleurs, avec de modestes dîners à 30 francs par tête ?

C'est plus fin de siècle que de bâtir une église absolument nécessaire.

Et ne vous y trompez pas, cette petite paroisse-là est une vaillante. Et il y a là de fameux lapins, comme ce Paulin Enfert, qui a su réunir avec le concours d'un homme du monde plein de cœur, et de plusieurs étudiants, plus de 400 enfants des écoles laïques dans un vaste patronage.

Sur l'avenue de Choisy, l'abbé Garnier a pu serrer la main de l'excellent et sympathique directeur de l'école paroissiale, le Frère Abel-Joseph, si populaire que les jeunes gens se sont opposés à un déplacement honorable pour lui.

Il a pu constater, rue Vandrezanne et à la Glacière l'existence de deux florissants patronages de jeunes filles des écoles laïques.

Et je suis sûr que sa parole ardente a trouvé un écho dans le cœur des courageuses Filles de la Charité, qui sont la providence du quartier.

Ah ! il n'y a que l'Église, voyez-vous, pour faire du bon socialisme et du pratique ! La vénérable supérieure, dont on faisait naguère les noces d'or, et qui paraît toute disposée à célébrer bientôt ses noces de diamant, a successivement établi autour d'elle, dans une véritable cité des pauvres une grande école, un patronage, deux ouvroirs, un orphelinat, une pharmacie, un asile enfantin, une crèche (une des plus belles de Paris), enfin, un asile de vieillards.

Sans compter le fourneau économique, où vous pourrez, si vous voulez m'en croire, faire un jour une intéressante causerie, sur la misère du quartier, avec la bonne vieille Sœur Marthe, une fine mouche, comme on dit autour d'elle, et la providence des pauvres, qu'elle sert lit depuis plus de 30 ans.

Mais surtout, il y a là-bas, dans le clergé, un groupe d'hommes énergiques et dévoués, qui n'a jamais craint la fatigue, dont l'action ardente et soutenue a fait la paroisse ce qu'elle est, une des premières de Paris pour l'organisation des œuvres. Pour cela, il a fallu peiner dur et mordre Terme au gâteau de Maison-Blanche, selon l'expression humoristique d'un vieux vicaire.

Il faut vous dire que M. le curé n'a pas les jambes engourdies, ni la bouche close, et qu'il dirige sa petite armée avec une admirable vaillance.

Ah ! messieurs les francs-maçons, d'ici que vous ayez à votre service des gens de cœur comme ceux-là, il aura passé de l'eau sous le Pont-Neuf.

Salut donc à nos amis de là-bas surtout à notre Comité d'action sociale et à nos lecteurs. Mais qu'on ne s'endorme pas.

Il faut qu'à Maison-Blanche et ailleurs, tout ce qu'il y a d'ouvriers chrétiens et qui ont du cœur, s'unissent et s'organisent pour faire face au danger social qui nous menace.

Place aux vaillants ! aux intrépides! que les jeunes rivalisent de courage avec les anciens.

C'est en lisant chaque jour le journal catholique populaire, c'est en en propageant la lecture, que l'on assurera, que l'on décuplera pour l'avenir les succès obtenus.

Et nous ne doutons pas qu'une intelligente et active propagande du journal La Croix, ne soit un des meilleurs fruits de la chaude parole de l'abbé Garnier.

Le Promeneur.

L'immeuble au pied duquel est établie la pharmacie du carrefour Tolbiac existe déjà sur le cliché 1875 ci-dessus.

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La chapelle Bréa

Sur l'abbé Théodore Garnier

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le drame de l'avenue de Choisy - 1911

Marius Lafontaine, un robuste ouvrier emballeur de trente-deux ans, et Juliette Berthier, vingt-quatre ans, teinturière, s'étaient épousés il y a six ans. Ils pensaient avoir trouvé le bonheur. Hélas ! la désillusion vint vite., Quinze jours à peine y suffirent.

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Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939

Éventré d'un coup de couteau, à demi assommé à coups de talon par une femme, un des combattants est enfin jeté sous les roues d'un taxi

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Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver - 1914

Rue Nationale, à Paris, au n° 13, à 200 mètres de la porte d'Ivry, près du boulevard Masséna et d'un terrain vague longeant les fortifications et appelé communément « champ de manœuvres d'Ivry », se trouve un petit débit le café des Trois Marches vertes, tenu par M. Paul Guignard.

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On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort - 1914

Il était 8 heures du soir, mardi, quand M. Fauvel, secrétaire au commissariat du quartier de la Gare, fut averti par téléphone que deux coups de revolver venaient de retentir dans un débit, rue Nationale.

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Lu dans la presse...

Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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Rue Charles-Bertheau plusieurs immeubles menacent maintenant de s'effondrer

Dimanche, dans la nuit, un craquement sinistre a éveillé les locataires d'un des vieux immeubles de cette rue. une maison d'un étage, portant le numéro 10. D'un coup la maison s'était lézardée du haut en bas. menaçant de s'effondrer. (1929)

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54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

Le quartier de la Gare est en émoi. A la suite de perturbation du sol, peut-être aussi de fissures de conduites d'eau et d'infiltrations, la plupart des immeubles de la rue Charles-Bertheau, dont certains sont neufs, menacent ruine (1937)

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Les sinistrés de la rue Charles-Bertheau attendent en vain un logement et des secours

Les 84 sinistrés de la rue Charles-Bertheau ont manifesté pour obtenir de la ville de Paris des logements ou un secours suffisant. (1937)

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Les Bijoutiers

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...
C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris, connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.
Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude... (1872)

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La Fête Nationale du 30 juin 1878 dans le 13e arrondissement

Il faudrait tout notre journal pour être complet sur le treizième arrondissement. (1878)

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Le bal des Quat'z'Arts

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Des ossements humains découverts par des terrassiers

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements... (1923)

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