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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue du Tibre, dans le quartier Maison-Blanche, a été ouverte sur l'emplacement d'une voirie d'équarrissage, elle a porté le nom de rue de la Fosse-aux-Chevaux, puis du Tibre, à cause de la Bièvre autour de laquelle ont été groupés des noms de fleuves.


La couverture de la Bièvre, à l'angle de l'avenue des Gobelins, fut décidée lors de la séance du conseil municipal du 12 juillet 1893.


L'asile Nicolas-Flamel, 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les étrangleurs des Gobelins - 1894

Les étrangleurs des Gobelins

Le Journal — 13 juin 1894

On étrangle quelque peu, en ce moment, dans le quartier des Gobelins. Ses vastes avenues ombreuses, ses rues désertes, la nuit close, sont d'ailleurs lieux propices aux attaques nocturnes.

Un tonnelier, M. Joseph K., rentrant chez lui la nuit dernière, a été accosté par deux individus qui poliment lui demandèrent du feu, et comme, bénévole, il tendait sa cigarette allumée, ils lui passèrent un lacet autour du cou, l'étranglèrent à demi, puis le dévalisèrent.

Une demi-heure plus tard, des agents le relevèrent, le transportèrent au poste et lui donnèrent des soins qui le rappelèrent à la vie.

On recherche les agresseurs de Joseph K…


 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


 L'aménagement du XIIIe arrondissement- 1869

L'aménagement du XIIIe arrondissement

Annuaire encyclopédique : politique, économie sociale, statistique,
administration, sciences, littérature, beaux-arts, agriculture, commerce, industrie
 publié par les directeurs de l'Encyclopédie du XIXe siècle  - 1869 (publié en 1872)

Au-delà des boulevards extérieurs, la rive gauche ne compte que trois arrondissements, fort déshérités.

XVe arrondissement

Le XVe, qui touche aux. points dont nous venons de nous occuper, a été jusqu'ici le plus oublié dans les plans de l'édilité parisienne. Pas une seule voie de quelque importance né lui a. été réservée, sauf peut-être le prolongement du boulevard du Transit , dont le vrai point de départ est le pont de Grenelle, et le vrai point d'arrivée, le quai de la Gare d'Ivry. Sur ce long parcours, il est représenté, dans le XVe arrondissement, par les rues Linois, des Entrepreneurs, du Transit, Groult-d'Arcy et du Haut-Transit, qu'il faudra élargir et redresser pour pouvoir les souder convenablement à la partie-orientale du boulevard.

En dehors de cette voie, il n'y a de possible, pour vivifier les vastes espaces qui s'étendent aux confins de l'arrondissement, que deux ou trois grandes avenues, à peine étudiées par l'administration municipale. Ce sont : 1° le prolongement du boulevard de Vaugirard, établissant une ligne droite entre la place du Maine et la porte de Versailles; 2° le prolongement de l'avenue de Breteuil jusqu'à la Station de l'Ouest-Ceinture ; 3° le prolongement de l'avenue de Ségur jusqu'à la nouvelle mairie ; 4° le prolongement des rues du Commerce et Croix-Nivert, qui continueraient ainsi les avenues Lowendhal et de la Mothe-Piquet, jusqu'aux portes de Sèvres et d'Issy.

XIVe arrondissement

Moins étendu et surtout, moins dépendant de ses voisins, le XIVe arrondissement a deux centres principaux autour desquels doivent rayonner les voies nouvelles dont l'exécution lui est promise : ces deux centres sont la place d'Enfer et le carrefour dit des Quatre-Chemins. De la place d'Enfer partent, à gauche, la voie d'isolement du chemin de fer de Sceaux, conduisant au parc de Montsouris ; à droite, le prolongement du boulevard Arago, allant rejoindre le boulevard de Vaugirard, après avoir traversé Plaisance ; au milieu, une rue nouvelle gagnant en droite ligne la mairie, le square et les écoles. Au carrefour des Quatre-Chemins aboutiront les deux sections du boulevard du Transit, et deux voies à ouvrir, l'une vers la station de l'Ouest-Ceinture, l'autre vers le réservoir de la Vanne et le parc de Montsouris. Ce dernier établissement constituera lui-même un nouveau centre, d'où rayonneront des voies à ouvrir dans la direction de la Glacière, de Gentilly, des portes d'Arcueil et d'Orléans.

Puis viendra l'époque ou le cimetière du Montparnasse cessera de s'interposer entre Paris et la moitié de l'arrondissement ; ce sera le commencement d'une nouvelle ère. Alors, en effet, les quartiers de Plaisance et du Petit-Montrouge pourront déboucher librement sur le boulevard du Montparnasse, et de là sur tous les points de la rive-gauche, grâce aux voies nouvelles ouvertes dans le jardin du Luxembourg.

XIIIe arrondissement

Les grands percements ne font point défaut au XIIIe arrondissement; on peut même dire que l'importance des voies dont il est sillonné est hors de proportion avec les ressources et les mœurs de la population qui l'habite.

Vue, depuis la rue de la Providence, du percement de la rue de Tolbiac en 1875 par Charles Marville (extrait). Le cloché est celui de la Chapelle Bréa située au 76 de l'avenue d'Italie.
Source : © Charles Marville / BHVP / Roger-Viollet

L'administration municipale n'a donc que peu de chose à faire pour compléter son œuvre au point de vue de la viabilité. Le boulevard du Transit, qui traversera l'arrondissement de l'est à l'ouest, est destiné déjà à en relier les parties extrêmes, c'est-à-dire la Glacière et la Gare d'Ivry, à travers les agglomérations de la Maison-Blanche et des Deux-Moulins. Il ne reste plus qu'à les rattacher à la placé d'Italie, point central de l'arrondissement, et ce résultat peut être obtenu par deux voies nouvelles: l'une qui joindrait la station de Gentilly à l'ancienne barrière de Fontainebleau, en franchissant la vallée de la Bièvre, pour gravir ensuite, par des rampes adoucies, les pentes abruptes de la Butte-aux-Cailles ; l'autre qui établirait une communication directe entre la mairie et l'église Notre-Dame de la Gare, si indirectement reliées entre elles. De ce dernier point, il n'y a plus qu'à greffer sur le boulevard du Transit, considéré comme branche principale, quelques rameaux secondaires s'épanouissant vers les avenues de Choisy et d'Ivry, le boulevard de la Gare, la rue du Chevaleret et l'enceinte fortifiée.

De cette façon, on assurerait, le peuplement des deux versants du plateau d'Italie, et l'on ménagerait aux populations, chassées de l'ancien Paris par l'élargissement de la rue Mouffetard et la suppression des ruelles du quartier Saint-Victor, un nouveau centre d'habitation spacieux et salubre.

[...]

Aux grands travaux de voirie que nous venons d'énumérer et qui forment le solde des opérations entreprises par l'édilité parisienne, correspondent les grands travaux d'architecture dont la répartition avait été faite entre les vingt arrondissements, et qui sont aujourd'hui à des degrés d'avancement très-divers.

[…]

Dans le XIIIe arrondissement, le quartier le plus favorisé au point de vue religieux et scolaire, c'est celui de la Gare ; le plus déshérite est celui de la Butte-aux-Cailles, de récente formation; séparé de la Glacière par le vallon de la Bièvre, et de la Maison-Blanche par les escarpements de la rue du MouIin-des-Prés. Une église et une école y sont indispensables, malgré le voisinage du groupe de la rué Vandrezanne.

Au centre, la mairie et les écoles sont encore à construire, sur le sol abaissé de la placé d'Italie, où elles ont été précédées par un marché. L'ancienne chapelle Bréa, complètement insuffisante pour les besoins du culte, doit disparaître incessamment avec les écoles, par suite de l'ouverture du boulevard du Transit. La justice et la logique exigent qu'elle soit reconstruite un peu plus vers l'ouest, de manière à desservir non-seulement le plateau, mais encore les quartiers bas, absolument dépourvus sous ce rapport.

Dans la partie qui confine au Ve arrondissement, une grande école du type Turgot doit être prochainement construite. Ce sera un bienfait considérable pour cette région pauvre et populeuse. Au point de vue matériel, le XIIIe arrondissement a beaucoup aussi à espérer du forage du puits artésien de la Butte-aux-Cailles : outre l'eau potable, qui y manque aujourd'hui, des lavoirs et des établissements de bains seront la conséquence heureuse de ce percement.


A lire également

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement. (Le Figaro - 19 aout 1867)

Les grands travaux de l’édilité parisienne (1877)

La Butte aux Cailles (1877)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le drame de l'avenue de Choisy - 1911

Marius Lafontaine, un robuste ouvrier emballeur de trente-deux ans, et Juliette Berthier, vingt-quatre ans, teinturière, s'étaient épousés il y a six ans. Ils pensaient avoir trouvé le bonheur. Hélas ! la désillusion vint vite., Quinze jours à peine y suffirent.

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Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939

Éventré d'un coup de couteau, à demi assommé à coups de talon par une femme, un des combattants est enfin jeté sous les roues d'un taxi

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Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver - 1914

Rue Nationale, à Paris, au n° 13, à 200 mètres de la porte d'Ivry, près du boulevard Masséna et d'un terrain vague longeant les fortifications et appelé communément « champ de manœuvres d'Ivry », se trouve un petit débit le café des Trois Marches vertes, tenu par M. Paul Guignard.

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On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort - 1914

Il était 8 heures du soir, mardi, quand M. Fauvel, secrétaire au commissariat du quartier de la Gare, fut averti par téléphone que deux coups de revolver venaient de retentir dans un débit, rue Nationale.

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Lu dans la presse...

La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

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La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre. (1897)

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Nouvelle ligne d'autobus

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare » (1923)

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Nécrologie : Eugène Bonneton

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne. (1915)

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L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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Décentralisation artistique

Peu de lecteurs du Journal soupçonnaient qu’une exposition rassemblât, à la mairie du treizième, des œuvres exquises de fraîche beauté. Qu'ils fassent voyage. Ils connaîtront un vieux quartier de Paris dont il est aisé d'apprendre le charme. (1912)

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M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement

L'Office public des habitations de la Ville de Paris a entrepris, il y a quelques années, la construction de plusieurs groupes d'habitations à bon marché dans divers quartiers populeux de la capitale.
L'un de ces groupés, sis dans le XIIIè arrondissement et dont la construction a été commencée en 1930, vient d'être terminé. (1933)

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M. Albert Lebrun inaugure le monument élevé « à la gloire des mères françaises »

Cet après-midi, à 15 heures, a eu lieu, boulevard Kellermann, près de la porte d'Italie, l'inauguration du monument érigé à la gloire des mères françaises. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République et de Mme Albert Lebrun, et de hautes personnalités. (1938)

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La statue du docteur Pinel

On va prochainement ériger sur la place de la Salpêtrière la statue en bronze du docteur Pinel. (1883)

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