-
La Bièvre sous Paris

La Bièvre sous Paris

Situation de la Bièvre en 1899. En rouge, le collecteur de la Bièvre construit en 1877 dit "égout rond".

Un quartier de Paris qui a largement changé d'aspect, si les habitants conservent toujours leur physionomie, c'est le faubourg Saint-Marcel, le quartier qui rayonne autour de la place d'Italie. Le revoyez-vous en souvenir, tel qu'il était encore voilà quelques années ? Des ruelles dont les murs suaient par leurs sombres crevasses la misère et le crime ; des cloaques où l'on hésitait à risquer le pied, des taupinières humaines indescriptibles, des espaces déserts et farouches ; ici, des amas de fumier composé de ce que dédaigne le crochet même du chiffonnier ; là, des ruisseaux qui roulaient toutes les lies ; au-dessus de tout cela, une vapeur particulière, un air empesté.

Un jour, enfin, les boulevards et les avenues ont fait leur trouée triomphale au milieu de ce quartier sinistre et balayé les horreurs de toute espèce qui grouillaient dans cet entassement de misères et de malpropretés. L'air en fut sans doute assaini, mais non entièrement purifié. Dans ce creux de vallée, des flaques marécageuses croupissaient encore, et une odeur fétide flottait toujours avec le brouillard.

Cette vapeur et ces miasmes, qui faisaient des habitants d'alentour une population de fiévreux, se dégageaient des eaux de la Bièvre, laquelle coulait lentement, bien lentement, par là, chargées de détritus et étrangement colorées par son passage aux pieds des usines et des tanneries. Supprimer la Bièvre était impossible ; il s'agissait de la détourner et de lui ouvrir un autre lit. Les ingénieurs se mirent à l'étude, et le projet de MM. Belgrand, Couches et Barabant fut adopté. Aujourd'hui, c'est un travail accompli, grâce à l'énergie de l'entrepreneur qui n'a reculé devant aucun obstacle.

Il eût fallu voir, nuit et jour, plus de quatre cents ouvriers piochant cette œuvre énorme. Piochant est le mot, car, entre la rue du Moulin-des-Prés et le boulevard Saint-Marcel, ils ouvraient le souterrain qui devait être le canal de la Bièvre. On communiquait avec lui par dix-huit puits circulaires d'une profondeur de vingt-huit mètres.

Là vous n'imagineriez point, vous, Parisiens, à travers quelles choses bizarres se poursuivait au-dessous de vos pieds la percée immense. Vous doutez-vous qu'à trente mètres de ce pavé où vous marchez, on se heurte à des bancs marins, à des coquilliers multicolores où foisonnent les madrépores et où se pavanent les oursins ? Soupçonniez-vous davantage, lorsque vous circuliez de la rue du Moulin-des-Prés à la rue Geoffroy-Saint-Hilaire, où la Bièvre se jette maintenant dans le collecteur qui la conduit au syphon de l'Alma, d'où elle est roulée à Asnières, — soupçonniez-vous un seul instant que cinq cents coups de mine par jour faisaient sauter les entrailles du sol ?

Que ces choses sont merveilleuses, en vérité, et comme je trouve que les entrepreneurs d'une telle besogne qui achève le salut d'une population méritent plus d'honneur que les héros diplomates et militaires, — et les plus fameux — lui ne travaillent qu'à l'extermination des peuples ! N'oublions pas non plus la part de l'ouvrier, qui pendant des jours et des nuits expose sa vie, dans l'ombre, aux dangers de cette vigoureuse percée de dix-sept cents mètres, — de ces travailleurs au cœur généreux dont un me disait au bord d'un puits :

— Ce qui double le courage, monsieur, quand on est là-dedans, C'est de penser : on va mourir un peu moins là-haut !

Maxime Rude.

 

La Lanterne — 21 septembre 1878
La Bièvre au pied de la rue du Moulin des prés en 1875
Source : © Charles Marville / BHVP / Roger-Viollet
Dernières mises en ligne

Dernières mises en ligne

Faits divers

Le Drame de la rue Auguste-Lançon

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

Lire la suite


Dans la presse

Fabrique de squelettes

Comme si ce n'était pas assez, pour rendre le treizième arrondissement insalubre, des marécages de la Bièvre et des fabriques de la plaine d'Ivry, on y a laissé s’installer toutes sortes d'industries infectantes. (1885)

Lire la suite


Saviez-vous que ...

C'est en 1868 que la voie latérale au chemin de fer de ceinture entre le chemoin de fer d'Orléans et la rue de Patay reçut le nom de rue Regnault afin d'honorer le baron Jean-Baptiste Regnault, peintre (1753-1829).

Dans la presse...

Menu article

Fabrique de squelettes

Comme si ce n'était pas assez, pour rendre le treizième arrondissement insalubre, des marécages de la Bièvre et des fabriques de la plaine d'Ivry, on y a laissé s’installer toutes sortes d'industries infectantes. (1885)

Lire


La catastrophe du boulevard de la Gare

Au sortir du pont de Bercy, sur la rive gauche de la Seine, s'ouvre le boulevard de la Gare qui va de ce pont à l'ancienne barrière d'Italie, au bout de la rue Mouffetard. (1867)

Lire


L’empoisonnement de Paris

La Bièvre est l'une des causes les plus actives de l'empoisonnement parisien. Ce ruisseau, chanté par les poètes, sur les bords duquel Rabelais aimait à se promener et qui a inspiré des idylles à Benserade, n'est en réalité qu'un égout à ciel ouvert. (1884)

Lire


Le boulevard Saint-Marcel

Avant de commencer mon article sur le treizième arrondissement, je crois utile de parler spécialement de sa ligne frontière, du boulevard Saint-Marcel, qui en constitue la limite septentrionale.
Cette grande voie, qui a coupé le marché aux chevaux, écorné l'ancien cimetière de Clamart et absorbé la petite place de la Collégiale, a été enfin tracé onze ans après avoir été décrété d'utilité publique (17 août 1857). Mais a-t-elle été exécutée de manière à donner satisfaction aux intérêts des quartiers qu'elle traverse, aux intérêts des propriétaires et des habitants qui se trouvent dans son voisinage ? (1868)

Lire


L'état des projets pour le XIIIe arrondissement

Les travaux commencés l'année dernière pour le raccordement des boulevards d'Italie et des Gobelins sont sur le point d'être terminés. On achève le macadam et les trottoirs de la dernière fraction du parcours. (1864)

Lire


Éclairez S.V.P.

Depuis longtemps les habitants des quartiers Croulebarbe et de la Maison-Blanche réclamaient l’achèvement de la rue Auguste Lançon, pour pouvoir se rendre sans un long détour à la gare du Parc-Montsouris. Enfin, c’est fait ! (1900)

Lire


99, boulevard Masséna où les zoniers apprennent la vie bourgeoise

Ce sont, à deux pas de la porte de Choisy, trois étages de pierres que le plan de Paris et les gens du quartier appellent le bastion 89. (1942)

Lire


Le Métro passe la Seine : Place d’Italie - Nation

La rive gauche réclamait son Métro : on va le lui accorder. Ainsi disparaîtra bientôt toute cause de jalousie entre les deux rives de la Seine. Il était grand temps qu'un peu d'équité intervint dans la répartition des lignes ! (1903)

Lire


Voyage dans le dernier tramway de Paris

Dans quelques jours, le 123-124, dernier spécimen des multiples tramways qui, il y a peu de temps encore, occupaient les rues de Paris, va disparaître. Il fera son dernier voyage, le 15 mars et sera remplacé, le lendemain, par un autobus. (1937)

Lire


Faits divers

 Mystérieuse Affaire - 1895

CROULEBARBE LA NUIT

Mystérieuse Affaire

Le Petit-Parisien — 12 février 1895

La nuit dernière, à deux heures et demie, les gardiens de la paix Munier et Hamel, de service dans la rue du Champ-de-l'Alouette, entendirent les cris : « Au secours ! À l'assassin ! » poussés par une voix de femme et paraissant venir de la rue Pascal.

Les agents s'élancèrent aussitôt dans cette direction, mais ils n'aperçurent personne. Néanmoins leur attention fut attirée par des traces de sang qui souillaient la neige fortement piétinée.

À quelques pas de l'endroit où une lutte devait avoir eu lieu, ils ramassèrent un couteau-poignard ensanglanté.

Sans s’attarder davantage, les gardiens de la paix poursuivirent leurs recherches jusqu'à l'angle de la rue Corvisart. Là, ils virent trois individus qui discutaient avec animation, et qui se sauvèrent en les voyant.

Les agents s'élancèrent à leur poursuite mais se sentant serré de près et sur le point d'être atteint, un des individus tira un revolver de sa poche et fit feu par trois fois sur les gardiens de la paix.

Ceux-ci, à leur tour, ripostèrent et tirèrent à plusieurs reprises dans la direction des fuyards sans les atteindre.

La poursuite se continua jusqu'à la rue Broca où les inconnus disparurent sans qu'il fût possible de les retrouver. On suppose qu'ils se sont réfugiés dans quelque garni.

M. Perruche, commissaire de police du quartier, a ouvert une enquête à l'effet de retrouver ces individus.


« Gai gai ! marions-nous !... » dit la chanson; suivons son conseil, mais pas de folies pour la corbeille : les imitations de diamant et de perle de Lère-Cathelain, 97, boulevard de Sébastopol et 21, boulevard Montmartre, font l’effet du vrai et coûtent cent fois moins.


 Le drame de la rue du Dessous-des-Berges. - 1888

Un fait divers sordide quartier de la Gare

Le drame de la rue du Dessous-des-Berges.

Le Petit-Parisien ― 15 juin 1888

Les locataires de la maison 43, rue du Dessous-des-Berges entendaient hier, vers midi, des plaintes provenant d'un cabinet d'aisances.

Ils se firent ouvrirent la porte et ne trouvèrent en présence de la concierge, une nommée Anna Viotat, âgée de trente ans.

La malheureuse, pâle, défaite, se soutenant à peine, fut conduite dans sa chambre.

Cette femme ayant été interrogé, avoua qu'elle avait accouché dans les cabinets d'aisances et elle ajouta que son enfant était tombé dans la fosse.

Le commissaire de police ayant été prévenu de ces faits a ouvert une enquête et a fait transporter Anna Viotat  à l'Hôpital de la Pitié.

La fosse a été vidée hier soir à neuf heures ; le cadavre de l'enfant a été retrouvé. On a reconnu qu'il était né viable.

Anna Viotat est en conséquence inculpée d'infanticide.


Situation dangereuse ! ― Brucheville (Manche), le 2 avril 1888. ― Étant en sueur, je m'étais mis dans l'eau ; j'ai été pris d'un refroidissement qui me faisait beaucoup tousser et qui m'empêchait de travailler à cause des douleurs dans le côté. Dès que j'ai eu pris la moitié d'une boite de vos Pilules Suisses à 1fr. 50, la toux a disparu et depuis lors Je me porte à merveille.  Alexis Lannes, garde (Signature légalisée).


 Les m... essieurs de ces dames

Quartier de la Gare

Les m... essieurs de ces dames

La Justice ― 19 décembre 1892

Une bande de souteneurs et de filles en goguette parcourait, hier soir, vers neuf heures, les rues du quartier de la Gare, chantant des refrains grivois et interpellant les passants grossièrement.

Dana la rue Clisson notamment, comme ils tenaient des propos inconvenants à une jeune ouvrière qui rentrait de son travail, un passant, M. Jacquet, demeurant rue Clisson, 58, intervint ; mal lui en prit, car toute la bande se jeta sur lui et le laissa pour mort sur la chaussée.

Arrivés rue du Château-des-Rentiers, rôdeurs et filles entrèrent dans un débit de boissons tenu par M. Schultz. Ils y burent force rasades, mais quand il fallut payer personne n'avait d'argent. M. Schultz dit alors qu'il allait appeler des agents, maïs il n'en eut pas le temps : il fut roué de coups et la bande prit la fuite, non sans emporter un certain nombre de bouteilles de liqueurs.

Des agents prévenus se mirent à leur poursuite, mais pour les capturer ils durent engager une lutte qui dura plus de vingt minutes.

Six de ces individus ont été arrêtés ; ce sont les nommés Millet, Flety, Fischer, Gaumann, Clevenet, Ribeirolle, tous repris de justice, que M. Bolot, commissaire de police du quartier, a envoyés au Dépôt.


PARIS

Les plug belles étrennes sont les Diamants Lère-CatheIain, Bagues, Boucles d'oreilles, etc., sur or, depuis 20 francs. Seules maisons de vente : 94, boulevard  Sébastopol, et 21, boulevard Montmartre.

Se méfier des contrefaçons

Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

Lire


La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

Lire


Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

Lire


La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

Lire


Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

Lire


La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

Lire


Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

Lire


La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

Lire


Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

Lire


Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

Lire


Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

LE XIIIe ARRONDISSEMENT EN 1884

Elections municipales 1884


Paris électoral
Le XIIIe arrondissement vu par "Le Temps"

Le journal "Le Temps" vient de publier un numéro exceptionnel en vue des élections municipales de 1884. Il y livre sa vision du XIIIème arrondissement :

« Entre deux hautes collines une vallée profonde, avec des prairies submersibles bordées de grandes lignes de peupliers; l'une des montagnes se nomme la Butte-aux-Cailles et l'autre les Deux-Moulins. De temps en temps des sites pittoresques avec des noms charmants comme la Fontaine-à-Mulard ou le Moulin-des-Près. A peu de distance une cité de chiffonniers et une sorte de petite ville close où demeurent 4,000 vieilles femmes voilà le 13e arrondissement de Paris. »

Lire la suite

Dernières mises en ligne

à découvrir

Faits divers

L'oie à lunettes

Le chant des coqs et le gloussement des poules, parqués dans un terrain vague de la rue Brillat-Savarin, avaient attiré l'attention du chiffonnier Jean Pitallier, âgé de cinquante-sept ans, et de la chiffonnière Emma Truffier, un peu plus jeune.

Lire la suite


Dans la presse

La catastrophe du boulevard de la Gare

Au sortir du pont de Bercy, sur la rive gauche de la Seine, s'ouvre le boulevard de la Gare qui va de ce pont à l'ancienne barrière d'Italie, au bout de la rue Mouffetard. (1867)

Lire la suite

 La catastrophe de la rue de Tolbiac


Dernières nouvelles


La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Temps — 22 octobre 1915

La préfecture de police n'a pas encore pu fournir exactement la liste des victimes mortes dans la catastrophe de la rue de Tolbiac.

Dans la matinée, MM. Laurent, préfet de police, Lescouvé, procureur de la République; Boucard, juge d'instruction ; les docteurs Socquet et Dervieux, médecins légistes, et M. Mouton, directeur de la police judiciaire, se sont rendus à la Morgue. Il y là 43 cadavres. Les deux blessés qui ont succombé à l'hôpital portent 45 le chiffre des morts. On recherche, en outre, le .cadavre du contremaître de l'usine Belland, que M. Delavenne, conseiller municipal, est venu réclamer. Le trouvera-t-on parmi les décombres de l'usine ou bien les restes de l'infortuné doivent-ils être compris parmi les débris humains qui ont été recueillis et non identifiés? On ne, peut se prononcer encore en ce qui le concerne.

D'autre part, on compte 57 personnes blessées grièvement.

C'est donc jusqu'ici 102 victimes que la catastrophe aurait faites, indépendamment de celles dont les blessures légères n'inspirent aucune inquiétude.

A la Morgue, les magistrats ont essayé d'identifier les cadavres, pendant que les médecins légistes se livraient à des constatations médicales et rédigeaient, leur rapport sur les blessures.

Cette identification .est rendue d'autant plus difficile que la plupart des corps sont horriblement carbonisées, et rendus, dès lors méconnaissables, et que beaucoup ont été retrouvés presque nus, leurs vêtements ayant brûlé et s'étant réduits en poussière au moment de la relève. Dans une salle spéciale où les corps ont été déposés et où trente-quatre cercueils seulement contiennent des corps entiers d'autres ne contiennent que des débris, les familles ont été admises à défiler ce matin. Six corps ont pu être reconnus déjà.

Avant de quitter la Morgue, M. Laurent préfet de police, a remis à M. Gayral, commissaire de police du quartier de l'Arsenal, une somme de 1,500 francs, pour être distribuée aux familles des victimes, sans préjudice des sommes qui seront ultérieurement votées par le Conseil municipal et qui seront réparties par les soins de l'Assistance publique. MM. Delanglade, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, et Postaire, son collègue du quartier Notre-Dame, ont été chargés également de distribuer des secours.

Dans le cours de l'après-midi, M. Reymond Poincaré, président de la République, est allé à l'hôpital de la Pitié, où il a rendu visite aux blesses de la rue de Tolbiac.

Le Petit-Parisien 21 octobre 1915

Les cadavres identifiés jusqu'à présent sont ceux de M. Louis Mipot, soldat au 21° colonial, reconnu par son père: Mme Gilles, née Joséphine Duclos, passage Tolbiac, 20, reconnue par son beau-frère et sa sœur; Mme Roy, rue d'Alembert, reconnue par une voisine Mme Lalande, rue de Clisson, 12, reconnue par des voisins et enfin une fillette de treize ans, Blanche Guérin, rue du Banquier, 40.

Le premier article paru dans l'édition du même jour
 Le marché des Gobelins - 1867

Les embellissements de Paris


Le Marché des Gobelins

Le Figaro — 8 aout 1867

Nous avons fait hier un voyage d'exploration dans les régions lointaines et inhospitalières du 13e arrondissement. Nous y avons découvert un nouveau marché, construit en briques et sur caves, d'après le système si heureusement adopté aujourd'hui.

A droite, le marché des Gobelins -(Gravure "Le Monde Illustré 1868)

Lire la suite

A lire également

Les Bijoutiers du marché des Gobelins(1872)

Quadruple empoisonnement (1893)

Dernières mises en ligne

Et aussi ...

Faits divers

La traite des blanches - 1923

La 11è chambre a jugé hier une victime de la traite des blanches devenue traitante à son tour, bien que n'ayant encore que dix-huit ans.

Lire la suite


Dans la presse

La maison sans maître

Tout au bout de l'avenue d'Ivry, près des fortifications, se trouve une impasse dont l'accès est si étroit, qu'aucun véhicule n'y peut pénétrer sans raser et détériorer les murailles des maisons qui la bordent ; c'est le passage d'Ivry.
Tout au fond de ce passage se dresse une maison branlante, dont l'histoire est bien extraordinaire. (1904)

Lire la suite