Une Chasse à l'ours - 1906

Une Chasse à l'Ours avenue des Gobelins

Un ours énorme s'était échappé, hier matin, de la ménagerie Darius installée, actuellement, sur la place d'Italie, et était venu se réfugier rue Philippe-de-Champaigne. Il provoquait, on le conçoit aisément, une légitime émotion sur son passage.

Apercevant un âne, traînant une petite charrette, l’ours se précipita sur la malheureuse bête et tenta de l'étrangler. Fort heureusement, plusieurs employés de la ménagerie arrivèrent à cet instant et, à coups de barre de fer, réussirent à faire tâcher prise au carnassier, qui s'enfuit de nouveau, cette fois dans la direction de l'avenue des Gobelins.

Chemin faisant, il mordit au poitrail un cheval attelé à une tapissière puis, de ses griffes puissantes, il laboura profondément la cuisse droite de M. Georges Labbé, âgé de vingt-six ans, employé à la ménagerie Darius, qui cherchait à le rejoindre. Enfin des gardiens de la paix intervinrent et, à coups de revolver, abattirent le dangereux animal.

Le Petit-Parisien — 16 juillet 1906

Lire également

Le récit du Journal

Le récit du Matin


Faits divers

Boutique mise à sac

M. Chevallier, horloger-bijoutier, établi 40, avenue des Gobelins, à côté du poste de police, fait actuellement ses treize jours à Chartres.

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Saviez-vous que ...

C'est le 17 décembre 1897 que le sort du marché couvert de la place d'Italie fut scellé. Le conseil municipal de Paris approuva, ce jour, sa desaffectation et la création d'un marché découvert sur le boulevard d'Italie lequel, plus tard, prendra le nom de Blanqui.

L'image du jour

La caserne Lourcine, boulevard de Port-Royal


Une enquête du Commissaire Perruche

La casquette du bossu


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Le Truc des Collectionneuses - 1909

Deux voleuses rattapées Place d'Italie

Le Truc des Collectionneuses

Le Journal — 18 janvier 1909

Deux jeunes femmes, vêtues d'oripeaux multicolores, et dont le regard profond de deux grands yeux noirs assombrissait encore le teint bruni — des romanichelles — pénétraient, il y a quelques jours, chez un marchand de vins établi boulevard de l'Hôpital et se faisaient servir des boissons variées. Puis, engageant la conversation avec le commerçant, elles lui déclarèrent qu'elles collectionnaient les pièces de 20 fr. frappées en 1870, et lui demandèrent s'il ne pouvait pas en mettre à leur disposition.

Leur interlocuteur, bon garçon, sortit son tiroir-caisse et chercha assidûment. Il trouva des pièces au millésime convenu et les remit aux deux jeunes femmes qui lui donnèrent, en échange, d'autres pièces de bon aspect.

Après le départ de ses clientes, le commerçant s'aperçut que les pièces jetées par elles dans sa caisse étaient fausses, et qu'un billet de 100 francs lui avait été adroitement dérobé. Il alla porter plainte au commissariat du quartier de la Gare et attendit impatiemment les résultats de l'enquête.

Or, hier, il aperçut ses deux voleuses qui traversaient la place d'Italie. Il se précipita derrière elles et parvint à en arrêter une, qu'il conduisit lui-même au poste voisin.

Malgré ses dénégations, celle-ci, une nommée Michaële Rostini, a été envoyée au Dépôt. Sa complice est activement recherchée.


LES VARICES ne sont immédiatement et radicalement soulagées que par le port rationnel des Bas élastiques de A. Claverie (234, faubourg Saint-Martin, à Paris). Lisez l'intéressante Notice sur les Varices envoyée franco sur demande.


 Oh! le vilain moineau - 1895

Un soir à la Porte d'Italie

Oh ! le vilain moineau

La Lanterne — 10 septembre 1895

Les nombreux flâneurs qui vont chaque soir, au soleil couchant, respirer un peu d'air sur les glacis des fortifications, à la porte d'Italie, ont assisté hier à une véritable bataille.

D'un groupe formé par un palefrenier, nommé François Laclaude, âgé de trente et un ans, demeurant boulevard Masséna, et six de ses camarades, s'éleva tout à coup ce cri à plusieurs reprises :

― Enlevez le vilain moineau !

Un ouvrier menuisier, Léopold Louche, âgé de trente-sept ans, domicilié rue du Gaz, était assis par terre en compagnie de quatre amis.

Le cri ayant été proféré devant le groupe qu'il formait et au milieu duquel il pérorait, Louche crut qu'il s'adressait à lui.

Il en fit l'observation à Laclaude qui lui assura qu'il se trompait.

― Je ne me trompe pas, s'écria le susceptible menuisier, vous avez dit « le vilain moineau », ce ne pouvait être qu'à mon adresse !

La discussion s'envenima et ne tarda pas à devenir générale.

De part et d'autre on se mit à s'injurier ferme ; puis, quelqu'un ayant mis le poing sous le nez de son interlocuteur, ce dernier riposta par un coup de pied.

Ce fut le signal de la bataille.

De tous côtés, les coups se mirent à pleuvoir dru comme grêle et les visages furent bientôt couverts de sang.

De même que dans les combats homériques, les deux chefs, Louche et Laclaude, se cherchaient dans la mêlée pour se mesurer. Ayant réussi à se rejoindre, ils s'attaquèrent à coups de couteau.

Ce que voyant, leurs partisans respectifs cherchèrent à désarmer l'adversaire de leur chef.

Le combat durait depuis un quart d'heure lorsqu'arriva une brigade de gardiens de la paix.

Les agents, accueillis à coups de poing, durent dégainer.

Toute la bande a été arrêtée et conduite au Dépôt.


Grâce à sa coupole à ciel ouvert, le Cirque d’Été brave la température sénégalienne que nous subissons ; aussi les représentations du Lycée Sans-Gêne continuent-elles à attirer chaque soir en grand nombre les amateurs de franche gaieté.

Derniers faits divers

sans titre 1

Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

Lire


Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

Lire


L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

Lire


L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

Lire


M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

Lire


Le drame de la rue Nationale (1879)

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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Boutique mise à sac (1896)

M. Chevallier, horloger-bijoutier, établi 40, avenue des Gobelins, à côté du poste de police, fait actuellement ses treize jours à Chartres.

Lire


Le meurtre de la rue Duméril (1895)

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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Le meurtre de la rue Duméril (1895)

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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[+] Les essentiels du jour

 La rue des Peupliers vue par Jules Mary

Maison-Blanche


La rue des Peupliers vue par Jules Mary

Dans son roman "Perdues dans Paris", paru en feuilleton en 1908, le prolifique auteur populaire prenait le 13ème arrondissement pour cadre des mésaventures de ses héroïnes et donnait une rude description de la rue des Peupliers.

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 Une promenade dans le 13ème de 1933 - Botrot

Une promenade dans le treizième de 1933


Maisons à démolir, maisons neuves, souvenirs à respecter

par Jean Botrot

Le treizième est du point de vue social, du point de vue humain, un des arrondissements les plus « intéressants » de Paris. Je donne ici au terme « intéressant » le sens qu'on lui assigne quand on dit : une personne, une œuvre intéressantes. On travaille dur, dans le treizième, mais pas toujours dans le cadre qu'il faudrait. On y a pas mal démoli, pas mal reconstruit, et cependant il a encore grand besoin de la pioche et du maçon.

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 Promenade électorale - 1927

Promenade électorale à travers Paris


Dans le XIIIe, la tendance est d'extrême gauche.

Paris-Soir — 16 décembre 1927

Il faut de nouveau traverser les ponts pour passer du douzième au treizième. L'arrondissement s'étend des quais à la Santé, entre le cinquième et les anciennes fortifications. Il est peu attrayant. Ce n'est pas sa faute !

Le treizième a toujours été la cité des pauvres.

La Bièvre malodorante a été couverte. Les tanneries et les mégisseries disparaissent peu à peu. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges.

Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence !

On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau (1868)

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary (1908)

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Un gosse

par Auguste Brepson (1928)

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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Le trésor caché

par Charles Derennes (1907)

A la butte-aux-cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau (1869)

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie (1910)

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Contes des mille et un matins

par Gaston Chéreau (1909)

Bouscot

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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Contes du Journal

par J. H. Rosny (1908)

Un crime passionnel

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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 La rue des Peupliers vue par Jules Mary

Maison-Blanche


La rue des Peupliers vue par Jules Mary

Dans son roman "Perdues dans Paris", paru en feuilleton en 1908, le prolifique auteur populaire prenait le 13ème arrondissement pour cadre des mésaventures de ses héroïnes et donnait une rude description de la rue des Peupliers.

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 Une promenade dans le 13ème de 1933 - Botrot

Une promenade dans le treizième de 1933


Maisons à démolir, maisons neuves, souvenirs à respecter

par Jean Botrot

Le treizième est du point de vue social, du point de vue humain, un des arrondissements les plus « intéressants » de Paris. Je donne ici au terme « intéressant » le sens qu'on lui assigne quand on dit : une personne, une œuvre intéressantes. On travaille dur, dans le treizième, mais pas toujours dans le cadre qu'il faudrait. On y a pas mal démoli, pas mal reconstruit, et cependant il a encore grand besoin de la pioche et du maçon.

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 Promenade électorale - 1927

Promenade électorale à travers Paris


Dans le XIIIe, la tendance est d'extrême gauche.

Paris-Soir — 16 décembre 1927

Il faut de nouveau traverser les ponts pour passer du douzième au treizième. L'arrondissement s'étend des quais à la Santé, entre le cinquième et les anciennes fortifications. Il est peu attrayant. Ce n'est pas sa faute !

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La Bièvre malodorante a été couverte. Les tanneries et les mégisseries disparaissent peu à peu. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges.

Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence !

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Et aussi ...

Faits divers

Un mort et deux blessés au cours d'une bataille sur la zone

Une véritable bataille rangée a mis hier soir en émoi la zone annexée au treizième arrondissement. Rue Blanqui, dans une baraque, vivant depuis quelques années René M... et son amie, Florence T..., née R...

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Dans la presse

Aux Gobelins: le nouveau jardin a été inauguré et ouvert au public

Hier matin, était inauguré, dans le quartier Croulebarbe, un nouveau jardin public. II s'étend sur 22.500 mètres carrés, derrière la Manufacture des Gobelins et le Garde-Meubles National.
C'est à Émile Deslandres que l'on doit cette initiative. Ayant représenté pendant plus de vingt-cinq années ce quartier, au nom du Socialisme, il s’était penché sur les misères et les besoins de la classe ouvrière dont il était lui-même. (1938)

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