La vallée de la Bièvre et la rue de Tolbiac - 1878

La vallée de la Bièvre et la rue de Tolbiac

Quel est le parisien qui n’a connu cette charmante vallée de la Bièvre, autrefois si mouvementée par les nombreuses fabriques qui s’y trouvaient.

On avait là, dans un coin de Paris, un diminutif de ces vallons industrieux comme on en rencontre encore en Normandie, dans le Nord et dans l’Ardèche. Comme fond de décors à ces premiers plans de vieilles bâtisses surplombantes, on avait des rideaux de vigoureux peupliers, et plus loin, les dômes, les tours et les flèches de Paris monumental. C’était à la fois pittoresque et grandiose.

Aujourd’hui ce tableau n'est plus et si l'un de nos dessins nous permet de jeter un dernier regard sur l'ancienne vallée l'autre nous montre ce qu'on en fait les nécessités modernes. Il a fallu créer entre les deux arrondissements, le 13e et le 14e, tous deux éminemment manufacturiers et séparés par le profond encaissement de la vallée, une voie directe coupant la vallée et pour cela construite, qu'on nous permette cette expression, et non plus percée : la rue de Tolbiac. Cette rue part de la rue de la Glacière pour venir rejoindre l'avenue d'Italie au point où s'élève actuellement la chapelle Bréa.

Par cette rue, il a fallu élever un énorme remblai de douze à quinze mètres de hauteur sur certains points et qui, par conséquent, domine tout l'ancien vallon et le coupe en deux.

La Bièvre canalisée passe sous ce remblai en égout dont nous apercevons à droite la voûte surbaissée, pour aller se perdre à la Seine.

Une ancienne rue, celle du Moulin-des-Prés, été coupé par le remblai, une voûte en meulière et pierres de taille lui ouvre passage en même temps que les escaliers de pierre permettent aux piétons de monter de cette rue à celle de Tolbiac. Au loin est Paris et sur la droite la butte aux cailles que couronne son interminable puits artésien.

(Texte et illustrations - 1878)

Lire également


Dans la presse

Splendeur et misère des Gobelins

Quand on visite les Gobelins, on ne peut s'éviter de remarquer l'état singulièrement délabré du célèbre établissement.
C'est qu'en effet il saute aux yeux, et je ne sais pas de spectacle plus affligeant que l'apparente ruine de ce qui demeure, après plus de trois siècles, une des vraies gloires de la France. (1894)

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Faits divers

L’ara et le chiffonnier

Une fruitière de la rue Dolomieu, Mme V..., était hier en proie à la plus profonde désolation. On lui avait volé son Jacquot, un magnifique ara multicolore et plus qu’octogénaire, que lui avaient pieusement légué ses grands-parents.

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Saviez-vous que ...

Eugène Oudiné, sculpteur et graveur en médailles, membre; de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, né le 1er janvier 1810, est décédé en avril 1887. Son nom était populaire car on pouvait lire sa signature sur toutes les pièces de monnaie frappées depuis 1870. Prix de Rome en 1851, il avait été élève de Gallé, de Petitot et d'lngres. Vers 1844, il fut attaché au Timbre et à la Monnaie. Ce qu'on connaît le plus de lui, ce sont les effigies des pièces de cent sous. Oudiné a pourtant exécuté bon nombre de statues.
La ville de Paris l'honora en 1934 en donnant son nom à la rue Watt prolongée.

L'image du jour

La Zone à la porte de Bicêtre


Une enquête du Commissaire Perruche

Les étrangleurs des Gobelins


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Un Truc de Faux Maquignon - 1897

Tromperie aux Marché aux chevaux

Un Truc de Faux Maquignon

Le Petit-Parisien — 13 septembre 1897

M. Louis Roumel, habitant la banlieue de Paris, ayant hérité d'une couple de 1000 francs, résolut de s'établir marchand ambulant.

Il acheta dans ce but une petite voiture, puis il vint à Paris avant-hier pour faire l'acquisition d'une bête de trait au marché aux chevaux.

Comme il faisait le tour du parcage, un individu vint lui proposer un cheval brun, pas trop grand, ayant assez belle apparence. Le marché ne tarda pas à être conclu pour la somme de 350 francs.

M. Roumel, enchanté de son emplette, bien qu'il ne se connût pas en chevaux, alla remiser celui qu'il avait acheté, chez un nourrisseur de la rue Nationale; ayant diverses courses à faire, il comptait venir le chercher vers le soir.

Pendant son absence, le garçon d'écurie s'étant mis à bouchonner le cheval, quelle ne fut pas sa surprise en constatant qu'à chaque coup de brosse de larges plaques dénudées apparaissaient sous le ventre de l'animal. Un examen attentif lui démontra que le cheval était atteint d'eczéma. Le vendeur, pour cacher cette maladie, avait habilement collé du poil sur les parties chauves.

On juge de la colère de l'acheteur, quand il apprit la supercherie dont il avait été victime.

Il alla porter plainte aussitôt au bureau de M. Yendt, commissaire de police.

Hier après-midi, le magistrat a découvert, dans un bouge du quartier, le vendeur. C'est un nommé Léopold Schummer, âgé de trente-quatre ans, sujet suisse. Mis en état d'arrestation, il avoua avoir volé le cheval, le mois dernier, chez un vétérinaire où la bête était en traitement.


QUOIQUE SOUMISES aux plus dures expériences, telle que la traversée d'une rivière, les bicyclettes Gladiator employées aux grandes manœuvres de l'Est roulent toujours merveilleusement et les Dunlop dont elles sont munies font merveille.


 Une Descente imprévue -1901

Emotion à la Butte-aux-Cailles

Une Descente imprévue

Le Petit-Parisien — 5 juin 1901

Le ballon « Le Rêve », d'une contenance de mille mètres cubes, monté par M. le comte Henry de la Vaulx et M. et Mme Dugué de la Fauchonnerie, partait dans l'après-midi d'hier de l'usine à gaz de la Plaine-Saint-Denis, pour exécuter une ascension libre.

Pris dans un courant circulaire, l'aérostat plana longtemps sur Paris, sans pouvoir s'élever. Vers huit heures du soir il se trouvait à une faible hauteur au-dessus du quartier de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement, quand le comte de la Vaulx, remarquant dans l'enveloppe quelques symptômes de dégonflement, décida l'atterrissement.

L'aéronaute, profitant du passage au-dessus de terrains sans habitations, ouvrit la soupape, et bientôt, après quelques secousses, le ballon touchant terre dans le jardin de Mme veuve Dubois, situé au n°3 de l'impasse Simon, dans la rue du Moulin-des-Prés.

En quelques minutes, toute la population du quartier reflua vers le point de la chute, et il fallut que M. Maillot, officier de paix, organisât un service d'ordre pour protéger et le ballon, qu'on avait commencé à tirailler, et les jardins, dans lesquels de nombreux dégâts ont été commis.

L'agent Poutrier, aidé de MM. Henri et Jean Dumenil, marchands des quatre-saisons, et de nombreux curieux procédèrent au dégonflement de l'aérostat, qu'ils remisèrent chez M. Jousset, entrepreneur de travaux publics au numéro 36 de la rue du Moulin-des-Prés.

En procédant au dégonflement, M. André Payeur, charretier demeurant 24, rue de la Butte-aux-Cailles, fut surpris par les émanations du gaz, qui le suffoquèrent. Ce n'est qu'après un quart d'heure de soins qu'il put reprendre connaissance et regagner son domicile,

Les aéronautes purent se remettre de leur émotion chez M. Jousset qui s'employa il leur faire oublier les inquiétudes que leur avait causé cette descente inopportune, que Mme Dugué de la Fauconnerie, le premier moment d'émoi passé, a déclaré fort originale.


CONCERTS ET DIVERTISSEMENTS

Exquisément blonde, Lucy Manon, qui a débuté aux Folies-Bergère, a remporté un grand succès — succès d'artiste, à la diction nette et précise ; succès de jolie femme, dont la joliesse n'a pas besoin de se rehausser d'un million de francs de bijoux. M. Marchand vient d'ajouter d'ailleurs à son merveilleux programme deux autres attractions nouvelles Holokoff, le transmetteur de pensée, et un quadrille naturaliste d'une fantaisie outrancière.

Derniers faits divers

sans titre 1

Un drame rue Richemont (1904)

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

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La Maison « hantée » de la rue de Patay (1920)

La guerre est finie, et il faut à l'imagination des foules de nouvelles pâtures. Après les communications télégraphiques avec les planètes voisines, le « plus fort tirage des journaux du monde entier », vient de trouver un chef-d'œuvre dans le genre en découvrant, rue de Patay, une maison hantée ! Le Matin a dû en verdir de rage.

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Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay (1920)

Une foule compacte dans une rue, coupant complètement la circulation ; des cris, des éclats de rire ; que se passe-t-il ?
C'est la maison « hantée », tout simplement ; oui, la maison hantée, car il en est une, à Paris même, 87, rue de Patay derrière la place d'Italie.

Lire


La maison hantée ou les esprits « frappeurs » (1920)

C'est au 87 de la rue de Patay.
Là, dans un appartement, modeste de deux pièces encombré de meubles et de penderies — ce dernier détail a peut-être son importance — est installée, depuis plus d'une année, une famille composée du père, un sexagénaire, ébéniste, de sa belle-sœur qui fut infirmière...

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Un drame dans une ménagerie (1888)

Le bruit courait, hier, à la foire établie en ce moment avenue des Gobelins et boulevard d’Italie, que Pezon avait été grièvement blessé par un de ses pensionnaires.

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Rue du Chevaleret : On découvre, dans un terrain vague le corps, horriblement mutilé d'un inconnu... (1938)

L'infortuné, qui a, croit-on, été assassiné, a été à moitié dévoré par les rats et car les chiens.

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L'Escroc des Pauvres (1903)

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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L’absence de Balthazar (1896)

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Un drame rue Richemont (1904)

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

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La Maison « hantée » de la rue de Patay (1920)

La guerre est finie, et il faut à l'imagination des foules de nouvelles pâtures. Après les communications télégraphiques avec les planètes voisines, le « plus fort tirage des journaux du monde entier », vient de trouver un chef-d'œuvre dans le genre en découvrant, rue de Patay, une maison hantée ! Le Matin a dû en verdir de rage.

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Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay (1920)

Une foule compacte dans une rue, coupant complètement la circulation ; des cris, des éclats de rire ; que se passe-t-il ?
C'est la maison « hantée », tout simplement ; oui, la maison hantée, car il en est une, à Paris même, 87, rue de Patay derrière la place d'Italie.

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La maison hantée ou les esprits « frappeurs » (1920)

C'est au 87 de la rue de Patay.
Là, dans un appartement, modeste de deux pièces encombré de meubles et de penderies — ce dernier détail a peut-être son importance — est installée, depuis plus d'une année, une famille composée du père, un sexagénaire, ébéniste, de sa belle-sœur qui fut infirmière...

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Un drame dans une ménagerie (1888)

Le bruit courait, hier, à la foire établie en ce moment avenue des Gobelins et boulevard d’Italie, que Pezon avait été grièvement blessé par un de ses pensionnaires.

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Rue du Chevaleret : On découvre, dans un terrain vague le corps, horriblement mutilé d'un inconnu... (1938)

L'infortuné, qui a, croit-on, été assassiné, a été à moitié dévoré par les rats et car les chiens.

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L'Escroc des Pauvres (1903)

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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L’absence de Balthazar (1896)

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Contes du Journal

par J. H. Rosny
1908

Un crime passionnel

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie
1910

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Les mémoires de Rossignol

par Rossignol
1894

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Zizine

par Alexandre Arnoux
1938

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans
1874

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron
1894

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Le Trésor caché

par Charles Derennes
1907

La butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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[+] Les essentiels du jour

 Promenade électorale - 1927

Promenade électorale à travers Paris


Dans le XIIIe, la tendance est d'extrême gauche.

Paris-Soir — 16 décembre 1927

Il faut de nouveau traverser les ponts pour passer du douzième au treizième. L'arrondissement s'étend des quais à la Santé, entre le cinquième et les anciennes fortifications. Il est peu attrayant. Ce n'est pas sa faute !

Le treizième a toujours été la cité des pauvres.

La Bièvre malodorante a été couverte. Les tanneries et les mégisseries disparaissent peu à peu. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges.

Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence !

On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau (1868)

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary (1908)

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Un gosse

par Auguste Brepson (1928)

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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Le trésor caché

par Charles Derennes (1907)

A la butte-aux-cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau (1869)

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie (1910)

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Contes des mille et un matins

par Gaston Chéreau (1909)

Bouscot

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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Contes du Journal

par J. H. Rosny (1908)

Un crime passionnel

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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 Promenade électorale - 1927

Promenade électorale à travers Paris


Dans le XIIIe, la tendance est d'extrême gauche.

Paris-Soir — 16 décembre 1927

Il faut de nouveau traverser les ponts pour passer du douzième au treizième. L'arrondissement s'étend des quais à la Santé, entre le cinquième et les anciennes fortifications. Il est peu attrayant. Ce n'est pas sa faute !

Le treizième a toujours été la cité des pauvres.

La Bièvre malodorante a été couverte. Les tanneries et les mégisseries disparaissent peu à peu. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges.

Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence !

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Et aussi ...

Faits divers

La Jalousie d'un Vieillard

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

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Dans la presse

Tonneaux !... Tonneaux !...

Cet après-midi, à 15 heures, boulevard de la Gare, s'est disputée une originale compétition : la course des « rouleurs de futailles ». (1923)

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