Le dernier tramway de Paris disparait - 1937

Le dernier tramway de Paris disparait

Le tramway 123/124 rue d'Alésia après avoir quitté le 13e arrondissement

Dans la nuit froide, au pied d'un échafaud, sous de pâles lumières, j'ai assisté hier à une exécution. Tous les assistants souriaient en battant la semelle, mais dans les yeux des employés de la T. O. R. P. surtout, dans le regard du vieux wattman à moustaches grises, une certaine mélancolie se devinait. Il s'agissait, en effet, de l'ultime voyage du 123/124, dernier tramway en service dans Paris, qui partait à 1 heure pour son trajet Porte de Vincennes-Porte de Saint-Cloud. « Morte victime de l'Essence », partait la voiture à l'avant, comme pour bien prouver aux passants tardifs que ce n'était ni la vaillance ni la volonté qui lui faisaient défaut. Une guillotine au-dessus de la pancarte montrait d'ailleurs assez comment elle quittait son service. Les badauds s'amassaient, les uns raillant, les autres attendant en hochant la tête je ne sais quoi. Enfin, à l'heure dite, le contrôleur tirait énergiquement le signal qui retentit comme un adieu devant les hommes qui ne comprenaient sans doute pas tous que beaucoup de chères et de vieilles choses s'estompaient là-bas avec le tramway gémissant dans la nuit.

Le Petit Journal — 15 mars 1937


Dans la presse

Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

Lire la suite

À travers le 13e

rue Nationale

L'Éboulement de la rue Nationale

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

Un fait-divers de 1879

Lire la suite

Saviez-vous que ...

La rue Regnault dans le quartier de la Gare honore le peintre néo-classique français Jean-Baptiste Regnault (1754-1829) et non le peintre Henri Regnault (1843-1871), tué à la bataille de Buzenval, qui, lui, a sa rue dans le 14e arrondissement.



Littérature

Madame Gil-Blas

Paul Féval (1856)

 

"Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier."

Découvrir


Feuilleton
Episode 64

 

« Le feuilleton est à présent terminé. Une nouvelle publication quotidienne de celui-ci commencera bientôt. »

Lire


L'image du jour

L'image du jour
La rue de Tolbiac au croisement avec la rue du Château-des-Rentiers en regardant vers la rue de Patay.

L'immeuble en briques faisant angle existe toujours et son rez-de-chaussée abrite toujours aussi un débit de boissons. Au second plan, on remarquera la publicité peinte pour le Grand Lavoir St-Léon qui était situé au 10 de la rue de Richemont et qui proposait, lit-on, de l'eau chaude à volonté pour le rincage.

Et enfin...

La nouvelle place d’Italie

Les travaux de la nouvelle place d’Italie sont à peu près terminés.
Cette place est à présent un des plus grandes et une des plus belles de Paris.
Un immense bassin, d’une profondeur de 60 centimètres environ et entouré d’une élégante bordure en pierre blanche, en occupe le centre... (1878)

Lire la suite


et aussi ...


Saviez-vous aussi que ...

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.


Une enquête
du Commissaire Perruche

L'empoisonneur de la rue Cacheux


Le 13e dans la presse...

 


En voir plus...

Derniers faits divers

Le 13e dans les romans...

Le feuilleton
Episode 64

 

« Le feuilleton est à présent terminé. Une nouvelle publication quotidienne de celui-ci commencera bientôt. »

 

Lire

Saviez-vous que ?...

Lorsque l’on décida irrévocablement, en 1874, de la création d’une gare de marchandises sur le chemin de fer de ceinture entre les gares de Gentilly et de Maison-Blanche, en bordure de la rue du Pot-au-Lait, le destin de la ruelle Barrault changea. Déjà, pour la commune de Gentilly dont elle dépendait avant 1860, elle ne comptait pas et n’avait pas de nom. C’est par la ville de Paris et par un décret en date du 23 mai 1863 que le chemin qui dominait le ravin de la Bièvre devint ruelle et reçut le nom d’un propriétaire riverain.
Avec la création de la gare, la ruelle fut appelée à devenir un axe essentiel du nouveau quartier Maison-Blanche. Les travaux commencèrent par des redressements et des nivellements.
Avant l’exécution des travaux, la ruelle Barrault n’avait, à son entrée du côté du boulevard d'Italie, qu’une largeur de 3m85 ; elle présentait une pente rapide, coupé par plusieurs escaliers, et était impraticable aux voitures. Après ceux-ci, elle avait 12 mètres de largeur (15 mètres au devant de la nouvelle gare) et était devenue accessible aux voitures sur toute l’étendue de son parcours.
1876 vit son prolongement jusqu’à la future place de Rungis acté par décret en date du 21 mars 1876. Et ce fut par arrêté préfectoral du 1er février 1877 que l'ensemble prit sa dénomination actuelle.


En 1911, M. Yendt était commissaire de police du quartier de la Salpêtrière.


Le 24 décembre 1939, Paris-Soir nous apprenait que Mme Marthe Pouchenel, 20 ans, avait glissé sur le verglas dans la cour de l'immeuble où elle demeurait, 23, rue Bourgon et avait été admise à l'hospice de Bicêtre.


Le 18 novembre 1929, un incendie détruisit le dépôt de chiffons situé à l'angle de la rue Croulebarbe et du boulevard Blanqui. Le feu se propagea aux terrains vagues situés entre la rue Croulebarbe et la rue des Cordelières et détruisit aussi des baraques en planches qui y étaient construites.


Le square Robert Bajac situé en face du square Hélène Boucher à la porte d’Italie, honore Robert Jean Paul Bajac, aviateur français, né le 13 décembre 1897 à Paris (9e) et mort le 1er avril 1935 à Gisors (Eure), des suites des blessures reçues lors d'un atterrissage nocturne, près de Gournay-en-Bray (Seine-Maritime), alors qu'il inaugurait une liaison postale de nuit entre Paris et Londres.


Le 9 juillet 1927, Le Journal signalait qu’on avait arrêté Arsène M…, 20 ans, 2 rue Jonas, qui vendait, place d'Italie, des bas dérobés à Mme Perrotin, mercière, avenue d'Italie. Il était également l'auteur d'un vol de 2.000 francs au préjudice de son ancien patron. M. Mautger, crémier, rue Cambon.

L'image du jour

L'image du jour

La rue de Tolbiac au croisement avec la rue du Château-des-Rentiers en regardant vers la rue de Patay.


L'immeuble en briques faisant angle existe toujours et son rez-de-chaussée abrite toujours aussi un débit de boissons. Au second plan, on remarquera la publicité peinte pour le Grand Lavoir St-Léon qui était situé au 10 de la rue de Richemont et qui proposait, lit-on, de l'eau chaude à volonté pour le rincage.