Faits divers

 L'audition de l'agent Mariton - 1907

Le drame de la cité Jeanne-d'Arc

L'audition de l'agent Mariton

Le Petit-Parisien ― 21 avril 1907

Une intéressante déposition sur le drame qui se déroula, le 7 avril dernier, cité Jeanne-d'Arc, a été recueillie hier par M. le juge d’instruction de Soubeyran de Saint-Prix.

On se souvient que le sieur Haustrate, le meurtrier de Jean Guérineau, ― ce porteur aux Halles trouvé dans sa chambre étranglé au moyen d’un foulard, ― avait prétendu que c'étaient les propositions obscènes de la victime qui avaient fait de lui un criminel.

Or, l'agent Mariton, qui procéda à l'arrestation de l'inculpé, a déclaré au magistrat qu'Haustrate qu'il avait, d'abord, pris pour un fou s'était vanté, à plusieurs reprises, d'avoir fouillé le cadavre de Guérineau. C'est, donc  le vol qui serait le mobile du crime

Confronté avec le témoin, le prévenu a dit qu'il ne se souvenait plus de rien

― J'étais fou, saoul, abruti, a-t-il murmuré.

Sur la demande de son avocat, Me Pierre Jacomet, M. de Soubeyran de Saint-Prix a commis le docteur Dubuisson pour procéder à l'examen mental du meurtrier.


A lire également

Les faits

L'identité de l'étrangleur

Le procès

À lire également...

Quartier Croulebarbe

La mort de Céline Pasquet

1908

Au numéro 21 de la rue Croulebarbe habillait, avec son amant, Georges Deschamps, ouvrier fumiste, âgé de vingt-cinq ans, une femme Céline Pasquet, d'un au plus jeune, journalière.

...


Quartier de la Salpêtrière

Une tragédie passage Doré

1908

Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

...


Boulevard d'Italie

La maison hantée

1902

Auprès de la Bièvre, au numéro 153 du boulevard d'Italie, se dresse une maison de trois étages, étayée de toutes parts et inhabitée depuis longtemps...

...


Boulevard Kellermann

Sur les « fortifs

1894

Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

...

Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

*
*     *

Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.

*
*     *

A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

*
*     *

Lorsque la gare de marchandises de la rue de Tolbiac entra en fonctionnement en mai 1903, cette ouverture s'accompagna de la création d'une nouvelle porte pour Paris dite « Porte des Gobelins » dotée d'un bureau d'octroi pour surveiller les entrées et sorties des biens et des personnes de la capitale.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦