L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

L'achèvement de la rue Jeanne d’Arc

Vue aérienne de 1919 - Source : IGN - Remonter le temps

Le Bulletin Municipal a enregistré l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un certain nombre de maisons du 13° arrondissement, situées rue Jenner, boulevard de l'Hôpital, rue Esquirol, passage Crouin, place Pinel, cité Doré, avenue Constance, avenue Constant-Philippe et boulevard de la Gare.

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Le Journal des débats politiques et littéraires — 19 juillet 1914
Dernières mises en ligne

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Faits divers

La Folie de la Vitesse

Un dramatique accident s’est produit, hier, vers deux heures de l’après-midi, boulevard Kellermann, sous les yeux de nombreux témoins qui ont été profondément impressionnés.

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Dans la presse

Les habitants du passage Moret vont être « clos et couverts »

Les pauvres et déplorables locataires de la ville de Paris, dans son domaine de l'Ile des Singes, partie dénommée sur la nomenclature le Passage Moret, vont apprendre avec joie que l'inondation de leurs taudis, par en haut, va cesser à bref délai. (1925)

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Saviez-vous que ...

Dans les plans de 1860, c'est sur un viaduc long de 800 mètres, composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima aurait été de quinze mètres avec des piles évidées à l'aplomb de l'entrevoie que le chemin de fer de ceinture aurait du traverser la vallée de la Bièvre en offrant une vue magnifique depuis le parc de la Butte-aux-Cailles qui, in fine, céda la place au Parc Montsouris.

C'est arrivé dans le 13e...

 Des stocks de charbon disparaissaient en gare des Gobelins depuis deux mois - 1929

Quartier de la Gare

Des stocks de charbon disparaissaient en gare des Gobelins depuis deux mois

Le Matin — 20 novembre 1929

Depuis deux mois, d'importantes maisons de charbons du 14e arrondissement et de Villejuif constataient, chaque matin, la disparition de grosses quantités de combustible sur les stocks arrivés à leur adresse en gare des Gobelins. Lundi dernier, notamment, le contenu d'un wagon entier disparaissait.

Les inspecteurs de la brigade nord-africaine Servent et Belmadi, chargés de rechercher les coupables, eurent leur attention attirée par les allées et venues de quatre camions sur lesquels avaient pris place des débardeurs de la gare. Ces camions arrêtés par les inspecteurs, dès qu'ils eurent franchi l'octroi, transportaient plus de sacs de charbon que le nombre indiqué sur les feuilles de livraison. C'est cet excédent qui constituait le stock journalier volé.

Conduits devant M. Frédérique, commissaire de police du quartier de la Gare, les voleurs Mark Yaskot, 29 ans, Polonais, charretier Paul Bateron, 32 ans, débardeur Georges Danger, 50 ans, débardeur Théodore Richler, 37 ans, Polonais, débardeur, Romald Boba, 31 ans, Polonais, débardeur, ainsi que quatre autres charretiers, ont avoué qu'ils volaient ainsi depuis plus de deux mois une moyenne d'une tonne par jour et qu'ils vendaient ce charbon à des marchands du quartier.

Les neuf malfaiteurs ont été envoyés au Dépôt. L'enquête ouverte par M. Frédérique laisse prévoir de nombreuses inculpations pour recel.


Sur les terrains de sport, l'impatience de la foule est souvent la bête noire des organisateurs. Certains sont complètement dégagés de ce souci, depuis qu'ils ont fait appel à « la Voix du géant » sportive de la Société « Philips-Radio Grâce à ses haut-parleurs, d'une pureté absolue et d'une puissance remarquable, le public est constamment tenu en haleine par des concerts de choix et par l'annonce distincte des résultats.



 Abordé par une jolie femme un passant est dévalisé par la « terreur de la zone » - 1939

Le 13e, la nuit...

Abordé par une jolie femme un passant est dévalisé par la « terreur de la zone »

Paris-Soir — 10 mai 1939

En revenant de son travail, avenue de la Porte-de-Choisy, vers 22 heures, à trois cents mètres de la barrière. M. Mathieu Roure, âgé de 54 ans, demeurant 143, rue du Vivier, à Aubervilliers, fut abordé par une jolie femme qui lui demanda en souriant :

— Auriez-vous l'obligeance de m'indiquer la station de métro la plus proche ?

À ce moment, un homme d'une quarantaine d'années, aux cheveux gris, assez mince, d'une taille moyenne, s'approcha, revolver au poing :

—  Je suis, dit-il, la terreur de la zone. Haut les mains ou je te descends !

M. Roure leva les bras et la jeune femme fouilla toutes ses poches, lui dérobant son portefeuille renfermant 600 francs, sa montre, les clefs de sa maison et de son jardin. Puis les agresseurs disparurent.


L'artichaut guérisseur du foie

Les étonnantes propriétés de l'artichaut sur le foie ne sont plus un mystère pour personne. Rappelons seulement que pour être bienfaisant, le suc d'artichaut doit être extrait de feuilles fraîches, les principes guérisseurs s'altérant en quelques heures. L'Hépascol François, à base d'extrait d'artichaut, préparé sur le lieu même de la cueillette, doit son efficacité exceptionnelle à la grande fraîcheur des feuilles utilisées. L'Hépascol François agit si vite et si sûrement, qu'il a été surnommé le « sauveur du foie ». Il supprime — souvent en moins d'une semaine — douleur au côté droit, ballonnement, mauvaises digestions, nausées, vertiges, vomissements, démangeaisons de la peau, irritabilité, idées noires ? régularise l'intestin, éclaircit le teint, met fin à l'insomnie hépatique (réveil à deux heures du matin). L'Hépascol François n'a aucune contre-indication. Ttes pharmacies, 12 fr. 50 le flacon ; 19 fr. 75 le double flacon.


 Une maison qui change de place -1897

Quartier de la Gare


Une maison qui change de place

Le Monde Illustré — 21 aout 1897

Jusqu'à ce jour, du moins si l'on s'en rapporte à la pieuse légende, les anges du ciel s'étaient réservé l'entreprise extraordinaire du transport des édifices par les airs; entreprise que, du reste, ils n'avaient point renouvelée depuis la nuit fameuse où ils apportèrent de Nazareth en Italie, la maison que l'on vénère encore au célèbre sanctuaire de Lorette.

A la grande stupéfaction des badauds parisiens, le miracle s'est renouvelé dans la matinée du 13 août, et il a eu pour théâtre le treizième arrondissement.

Un immeuble entier y a été changé de place sans que la pioche des démolisseurs soit intervenue, et on a déplacé d'une quinzaine de mètres l'école communale de la rue de Patay, qui comprend un rez-de-chaussée et un premier étage.

Il est vrai d'ajouter, selon la remarque du Temps, que la difficulté se simplifiait par ce fait que l'immeuble est entièrement construit en planches et qu'il avait suffi d'établir un plancher assez solide pour supporter l'école, qu'à l'aide de rouleaux en bois placés sous ce plancher, on a fait glisser jusqu'à son nouvel emplacement.


Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Jardin des Gobelins

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.


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à découvrir

Faits divers

La bande de la « Saucisse »

Toute une association de voleurs vient d'être capturée hier, par M. Cadoux, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.
Ces individus, au nombre de six, quatre hommes et deux femmes, sont les auteurs des nombreux vols commis récemment dans les treizième et quatorzième arrondissements.

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Dans la presse

Une nouvelle Cour des Miracles

Vous ne connaissez pas le passage Moret, cela n'est pas surprenant, car, sauf ses malheureux habitants, leur conseiller municipal qui se débat comme un diable pour les secourir, chacun à l'envi les oublie. Chaque fois que les représentants de l'administration se souviennent de ce restant de l'Ile des Singes, c'est pour lui causer un dommage nouveau. (1925)

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 Effervescence Cité Jeanne d'Arc - 1934

1er mai 1934

Effervescence Cité Jeanne d'Arc


Quelques centaines d'individus ont élevé une barricade rue Nationale et se sont réfugiés dans les maisons d'où ils ont ouvert le feu sur la police

L'assaut leur a été donné à 2H30 du matin

Le Journal ― 2 mai 1934

La journée traditionnelle du 1er mai, que l'on pouvait, en raison des événements récents, craindre tumultueuse, s'est déroulée à Paris — tout au moins jusqu'à la nuit tombée — sans qu'aucun incident particulièrement grave ne soit venu en modifier  l'atmosphère générale d'apaisement.

Il faut noter avant tout l'échec  très net des agitateurs révolutionnaires. Le chômage, à peu près nul à Paris, a marqué dans la périphérie un recul significatif sur les années précédentes. Les Parisiens eurent même, pour la première fois un 1er mai, la surprise de trouver les taxis s'alignant en longue file à leurs postes de stationnement.

La matinée ne vit aucune agitation, et c'est à peine si, dans l'après-midi, on signala çà et là quelque effervescence. Par contre, dans la soirée, des échauffourées, d'ailleurs locales, éclatèrent.

A l'issus de la manifestation communiste du bois de Vincennes, une bagarre se produisit à la porte Dorée. En banlieue, il y eut dans certaines localités des collisions entre la police et les manifestants, notamment à Alfortville.

Enfin, dans le treizième arrondissement, rue Nationale, la nuit fut marquée par des événements plus graves : une centaine d'individus accueillirent par des salves de coups de feu la police, qui voulait les empêcher de lapider les chauffeurs de taxis réfractaires à la grève.

La tentative d'émeute cette nuit rue Nationale
Le récit du Petit-Parisien
Le récit du Figaro
Le récit de Paris-Soir


 Un Homme étranglé par un Inconnu - 1907

Le crime de la Cité Jeanne-d’Arc


Un Homme étranglé par un Inconnu

L'Assassin se constitue Prisonnier. ― Il raconte les Circonstances de son Forfait, mais refuse obstinément de faire connaître son Identité. ― Probablement a-t-il de sérieuses Raisons pour cela.

Le Petit-Parisien — 8 avril 1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait :

Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

Le sous-brigadier crut tout d'abord avoir affaire à un fou. L'individu, qui venait spontanément s'accuser ainsi donnait, effectivement, des signes d'une extrême exaltation. Il était d'une taille au-dessus de la moyenne et paraissait âgé de quarante ans environ. Ses vêtements en loques et sa barbe rousse hirsute décelaient son complet dénuement.

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Et aussi ...

Faits divers

Le crime de l'avenue d'Italie - 1897

A neuf heures du soir, à deux pas de l'avenue d'Italie, assez animée à pareille heure, trois bandits ont attaqué et dépouillé un passant qui a succombé aux blessures qu'ils lui avaient faites.

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Dans la presse

La transformation de Paris-Austerlitz

Depuis la mise en service, pour les messageries de Paris-Austerlitz, des vastes hangars, d'aspect solide, modernes, édifiés en bordure de la rue du Chevaleret, et dont l'entrée se trouve, ainsi que, nous l'avons dit, boulevard de la Gare, à Paris, une armée de travailleurs fait disparaître les anciens quais couverts de la rue Sauvage, ce qui aura pour, avantage de donner à ce coin plus d'air et, avec de petits bâtiments coquets, un cachet plus artistique. (1929)

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