Une Chasse à l'ours - 1906

Une Chasse à l'Ours avenue des Gobelins

Un ours énorme s'était échappé, hier matin, de la ménagerie Darius installée, actuellement, sur la place d'Italie, et était venu se réfugier rue Philippe-de-Champaigne. Il provoquait, on le conçoit aisément, une légitime émotion sur son passage.

Apercevant un âne, traînant une petite charrette, l’ours se précipita sur la malheureuse bête et tenta de l'étrangler. Fort heureusement, plusieurs employés de la ménagerie arrivèrent à cet instant et, à coups de barre de fer, réussirent à faire tâcher prise au carnassier, qui s'enfuit de nouveau, cette fois dans la direction de l'avenue des Gobelins.

Chemin faisant, il mordit au poitrail un cheval attelé à une tapissière puis, de ses griffes puissantes, il laboura profondément la cuisse droite de M. Georges Labbé, âgé de vingt-six ans, employé à la ménagerie Darius, qui cherchait à le rejoindre. Enfin des gardiens de la paix intervinrent et, à coups de revolver, abattirent le dangereux animal.

Le Petit-Parisien — 16 juillet 1906

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Faits divers

Le drame de la rue Strau

Mme Victoire Arnaud, trente-deux ans, épouse divorcée de M. Gehier, est marchande des quatre-saisons. Elle demeure 7, rue Strau, et son travail opiniâtre lui a permis de faire quelques économies. Elle a pu soulager ainsi la détresse de son frère François Arnaud, vingt-huit ans, ouvrier en chômage, marié et père de cinq enfants.

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Dans la presse

Un abreuvoir pour chevaux et pour chiens a été inauguré ce matin

Les badauds sont rares dans le quartier de la Gare et lorsqu'une inauguration y amène des officiels et dû « beau monde », l'assistance est aussi clairsemée que pittoresque : c'est devant une dizaine de marmots, quelques garçons bouchers et deux ou trois ménagères que la fontaine, offerte par la S.P.A. à la Ville de Paris pour étancher la soif des chevaux et des chiens, a été remise à M. Morain, préfet de police. (1926)

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Saviez-vous que ...

C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

C'est arrivé dans le 13e...

 Locomotive emballée - 1909

Rue du Chevaleret

Locomotive emballée

Le Journal ― 24 juillet 1909

Un curieux accident de chemin de fer, qui n'a fort heureusement pas eu de graves conséquences, s'est produit hier soir, vers sept heures, sur la ligne de ceinture qui surplombe, dans le treizième arrondissement, la rue Chevaleret.

Le bruit se répandit aussitôt qu'une erreur d'aiguillage avait été commise, mais il résulte de l'enquête que cet accident ne peut être imputé à une négligence du personnel.

Venant de la nouvelle gare des Gobelins, et se dirigeant vers celle de la Râpée, un train de marchandises, chargé de sucre, devait se ranger, pour laisser passer un convoi de voyageurs, sur les lignes de garage de la station d'Orléans-Ceinture. Il venait de s'engager sur cette voie, et le mécanicien serrait ses freins pour bloquer les roues mais, soit que l'appareil n'obéît pas, soit que l'humidité du rail ait trompé les prévisions, le train continua sa marche et vint heurter violemment le butoir. La locomotive et le fourgon déraillèrent, et tandis que le chauffeur et le mécanicien sautaient précipitamment à terre, la machine, entraînée par son poids formidable, descendait le remblai et s'enfonçait dans le sol détrempé, que ses roues labouraient profondément.

Calée par les terres, elle s'arrêta, les tampons en avant, à quelques mètres de la chaussée, où l'on a monté la garde autour d'elle toute la nuit.

Aujourd'hui, elle sera descendue, sous la direction des ingénieurs, dans la rue Chevaleret, et conduite dans le chantier, tout proche, de l'Orléans. L'opération n'ira pas, toutefois, sans de sérieuses difficultés.


CONCERT DU JOUR

PLACE D'ITALIE. — Symphonies du XIIIe arrondissement et de la Jeunesse républicaine réunies. Directeur : M. Magna. — Marche algérienne (Bosc) ; la Fille de Mme Angot (Lecocq) ; le Biniou, solo de hautbois (Durand) ; la Fille du tambour-major (Offenbach) ; Santiago, valse (Corbin) ; Adam et Eve, polka pour deux pistons (Reynaud) ; Rentrons Mimi ! (Berniaux).


 Un meurtre rue Vandrezanne - 1903

A la Maison-Blanche

Un meurtre rue Vandrezanne

Le Journal — 1er février 1903

Les deux amis de « Lolotte-la-Caille ». ― Une discussion professionnelle. ― Arrestation du coupable.

Deux souteneurs, Ludovic Journet et Paul Richoux, se prenaient de querelle, la nuit dernière, au sujet d'une femme galante, connue sous le nom de « Lolotte-la-Caille », dont ils se partagent les faveurs.

A minuit et demi, ils se rencontrèrent rue Vandrezanne, tout près de l'escalier de pierres conduisant à la rue de Tolbiac. Leur rencontre n'était point fortuite, aussi n'avaient-ils point oublié, en prévision d'une discussion orageuse, de se munir d' « eustaches ».

Journet reprocha à son adversaire de s'attribuer la meilleure part des bénéfices réalisés par «La Caille» ; puis, sur réplique de Richoux, les deux peu intéressants personnages en vinrent aux mains.

Un terrible corps à corps s'engagea. Tout à coup, Richoux, sentant qu'il allait succomber, sortit de sa poche un couteau à cran d'arrêt dont il porta quatre coups à son adversaire.

Celui-ci chancela et s'abattit sur la chaussée, grièvement atteint à la poitrine.

Alors le meurtrier se mit en devoir d'enlever la menue monnaie qu'avait en poche le blessé, puis s'enfuit dans la direction de la rue Bobillot.

Des agents, en service au poste de cette rue, intrigués par l'allure rapide du fugitif, se lancèrent à sa poursuite et purent le rattraper place d'Italie.

Ramené au poste, l'amant de « Lolotte-la-Caille » raconta ce qui venait de se passer rue Vandrezanne. Les gardiens de la paix y allèrent et firent transporter Journet à l'hôpital Cochin, où en raison de la gravité de son état, il fut admis d'urgence. Quant à Richoux, après que M. Pelatan, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, lui eût fait subir l'interrogatoire d'usage, il fut écroué au Dépôt.


Eugène Pirou, le photographe des célébrités contemporaines, 5, boulevard Saint-Germain, vient de créer une installation lui permettant d'opérer à la lumière artificielle par tous les temps, même la nuit. C'est le dernier mot de la Science et de l'Art. Ses ateliers sont situés au rez-de-chaussée.


 Le marché des Gobelins - 1867

Les embellissements de Paris


Le Marché des Gobelins

Le Figaro — 8 aout 1867

Nous avons fait hier un voyage d'exploration dans les régions lointaines et inhospitalières du 13e arrondissement. Nous y avons découvert un nouveau marché, construit en briques et sur caves, d'après le système si heureusement adopté aujourd'hui.

A droite, le marché des Gobelins -(Gravure "Le Monde Illustré 1868)

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Les Bijoutiers du marché des Gobelins(1872)

Quadruple empoisonnement (1893)


Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Jardin des Gobelins

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.


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Faits divers

Oscar, le pauvre ours

Chaque soir, à la fête de la place d'Italie, Oscar faisait la joie des spectateurs par ses facéties, par le vacarme étourdissant qu'il menait. À lui seul, il faisait, recette. C'est dire si son patron avait une grande estime pour lui ...

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Dans la presse

Les trains de voyageurs de la Petite Ceinture cesseront de fonctionner dimanche prochain

Le train à voyageurs dont le terminus est la station Maison-Blanche, qu'il atteint un peu avant 23 heures, sera le dernier à rouler sur ces voies, dimanche soir. Saluons-le, nous ne le reverrons plus ! (1934)

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 Paris qui s'en va

Dans Le Monde Illustré du 28 mars 1865


Paris qui s’en va

par Abel Hermant

On entend répéter chaque jour que le vieux Paris s'en va. On pourrait ce nous semble ajouter, sans crainte de se tromper, qu'une bonne partie de la vieille capitale est déjà loin de nous et qu'il n'en reste trace que dans les plans exécutés avant l'an de grâce 1849.

Après la transformation des Halles, de la rue de Rivoli, des boulevards de Sébastopol, rive gauche et rive droite, du quartier Saint-Antoine, du Temple, etc., etc. on nous annonce celle des quartiers Mouffetard, des Gobelins et de la barrière Fontainebleau.

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 Passerelle Rungis - 1907

Quartier de la Maison-Blanche


Inauguration prochaine

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche, celui qui s'étend de la rue Bobillot à la rue Cacheux, par la place Rungis, est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre.

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Faits divers

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît - 1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

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Dans la presse

Un métier inconnu

Rue Xaintrailles, derrière l'église Jeanne d'Arc, demeure une pauvre vieille grand'maman qui nourrit sa fille et ses petites-filles de crottes de chiens cueillies à l'aube sur les avenues qui rayonnent de la place d'Italie. (1893)

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