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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1897, il y avait un magasin de porcelaine au 196 de l'avenue de Choisy dans laquelle le cheval du fiacre n°7119 entra le 26 mars…


Cinq ponts relient le XIIIème et le XIIème arrondissement.


En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

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C'est arrivé dans le 13ème

 On ne peut pas tout prévoir - 1909

On ne peut pas tout prévoir

Le Journal — 29 juillet 1909

Un employé de commerce, M. Julien Pichet, âgé de 24 ans et demeurant 12, rue des Peupliers, qui regagnait son domicile, passait la nuit dernière vers onze heures rue de Tolbiac quand, à l'angle de l'avenue d'Ivry, il fut accosté par trois individus qui, sans plus de façon, lui réclamèrent son porte-monnaie. Le jeune homme mit bien la main à la poche, mais pour en retirer un revolver qu'il braqua sur les rôdeurs en les invitant à prendre le large

Comme l'un des apaches esquissait un geste menaçant, l'employé fit feu, et le malandrin roula sur la chaussée, atteint à la jambe gauche.

Des agents, accourus, relevèrent le blessé, dont les compagnons s'étaient prestement enfuis.

Celui-ci, un nommé Gaston Moreau, dix-huit ans, dit le « Frisé de la Glacière », a été transporté à l'hôpital Cochin, à la disposition de M. Delanglade, commissaire de police du quartier.


 Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse - 1931

Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse

Le Petit-Parisien — 6 juillet 1931

Ayant rencontré, l’autre nuit, rue Bourgon une fillette couverte de sang, des passants avertirent l’agent Guillard, du XIIIè arrondissement, qui, aussitôt, conduisit la blessée à la Pitié. La jeune fille qui portait au visage et aux mains des plaies provoquées par des coups de rasoir, déclara se nommer Charlotte Chasselin, âgée de quatorze ans et avoir été frappée par Louis Demayer, amant de sa mère.

Le commissaire de la Maison-Blanche, M. Fauvel, fit aussitôt arrêter Demayer à son domicile, 11, rue Bourgon. Manœuvre, âgé de cinquante-sept ans, celui-ci avoua qu’étant ivre et trouvant la porte de sa maitresse fermée, il l’avait enfoncée. Une querelle ayant aussitôt éclaté entre les deux amants, la jeune Charlotte voulut s’interposer. Demayer s’était aussitôt jeté sur elle, un rasoir à la main et l’avait frappée au visage et aux mains. L’état de la jeune blessée n’est pas grave et elle a pu regagner son domicile.


 L’ouverture du chemin de fer de ceinture - 1867

L’ouverture du chemin de fer de ceinture

Le Petit-Journal — 1er mars 1867

— Un billet pour le chemin de fer de Ceinture.

La buraliste vous regarde en souriant.

— Tout le tour, monsieur ? Elle a deviné que vous n'êtes qu'un curieux et que vous avez voulu être un des premiers à suivre ce chemin qui ne va nulle part, puisqu'à l'arrivée vous êtes, à peu de chose près, revenu au point de départ.

Le train est tout brillant ; la machine est neuve, les voitures également ; on part.

De la gare Saint-Lazare à Auteuil rien ne vous frappe, chacun a fait ce voyage, agrémenté par les coins des bastions des fortifications et quelques maisons de campagnes.

Le train longe Passy.

— Connais-tu cette villa ? dit un voyageur en blouse et coiffé d'une casquette à son voisin, ouvrier comme lui.

— Tiens ! c'est celle du maestro Rossini ; lui- même a dessiné ce potager.

Le peuple tiendra toujours un peu de ses ancêtres, les Athéniens.

C'est à Auteuil que commence la partie nouvelle de la ligne circulaire et en même temps l'intérêt de l’excursion.

Le, train s'engage sur le magnifique viaduc du Point-du-Jour qui traverse la Seine sur un pont élégant, après avoir passé à côté des ruines prématurées du triste palais d’Exposition permanente d’Auteuil.

Le coup d’œil est magnifique, surtout sur l'impériale, d'où l'on domine le fleuve d'une hauteur de plus de vingt mètres. Á droite se développent les coteaux de Meudon et de Saint-Cloud ; à gauche le panorama de Paris, l'immense ovale de fer de l'Exposition universelle, le dôme des Invalides, les hauteurs de Montmartre, et plus bas la masse de l'arc de l’Etoile.

La voie continue à s'avancer sur des ponts-viaducs et des remblais considérables. Dans ce voyage au long cours, on salue de loin comme une vieille connaissance l'omnibus qui stationne au bout de la rue de Sèvres et qui vous a éclaboussé sur le boulevard, en montant vers Batignolles.

Une ligne vient, à gauche, se souder la voie ; c'est le petit embranchement qui conduit au Champ de Mars. On s'arrête à Grenelle, puis à Vaugirard.

Tout à l'heure, nous marchions à des hauteurs vertigineuses, maintenant, nous entrons dans des tranchées profondes ; ce chemin n'est pas fait comme les autres… en effet, il n'y a pas un seul passage à niveau : on traverse les voies de terre et de fer sur ou sous les ponts. La ligne forme une véritable collection. Il y en a de toutes sortes : des ponts, des ponceaux, des passerelles et de simples arceaux, ponts droits, en biais, à plein cintre, elliptiques, tubulaires, en fer, en pierre, en bois ; on n’en compte pas moins de trente-et-un sur le parcours de la section nouvelle d'Auteuil à la gare de Bercy, pour une longueur de12 kilomètres.

Les voyages du premier jour avaient tout l'air d'une répétition générale ; les décors n'étaient pas, encore complètement posés. Ça et ta les maçons terminaient un pan de mur, les peintres mettaient en couleur les réverbères, ou achevaient une marquise qui abritera les voyageurs. Tout avait un air de fête ; les stations, les murs de soutènement, les ponts ne sont pas encore noircis par la fumée ; les abords des gares étaient remplis de curieux qui venaient voir les premiers trains de ceinture ; le voyage lui-même se faisait en famille entre habitants de la même ville.

Quand deux convois se croisaient, c'était des cris et des saluts. Quand ils stationnaient en même temps, les conversations s'établissaient, on se passait du feu de l'impériale d'un convoi à l'autre.

On entre dans le tunnel de Vaugirard, la vapeur court et se déchire en lambeaux qui flottent comme des spectres dans l'obscurité ; il faut deux minutes ,pour traverser le souterrain les gens nerveux n'ont guère le temps d'avoir peur ; mais il se trouve toujours quelque voisin qui leur lance à point nommé, on ne sait pourquoi, la phrase consacrée :

— S'il arrivait un accident là-dessous, cela ne serait pas gai.

Mais déjà nous avons revu le jour et les hautes murailles entre lesquelles la voie file ; on traverse le chemin de fer de l'Ouest les gens qui vont à Versailles descendent ici.

On passe sous la station de Montrouge, à cheval sur la ligne, à une telle hauteur qu'on descend près de quatre-vingts marches pour arriver au quai de départ, puis on entre dans le souterrain de Montsouris, établi au milieu de plusieurs étages de catacombes, et dont la construction est une merveille de conception et d'exécution.

La tranchée d'Arcueil à travers ce qui n'était pas encore le Parc Montsouris

On sort du souterrain. S'il y a un géologue dans le train, il doit palpiter de bonheur ; des deux côtés de la tranchée il peut voir à l'aise les différentes couches qui forment ce sol tourmenté.

Le terrain s'abaisse et la vue s'élargit ; voici le chemin de fer de Sceaux, puis la Glacière, Gentilly et en face une échappée de Paris, puis un coin tranquille, tout champêtre, presque silencieux, où coule la Bièvre, cette rivière parisienne ignorée.

Le viaduc de la Bièvre au passage de la Poterne des Peupliers
(vue vers la barrière de l'octroi)

Nous sommes arrivés à la traversée du chemin d'Orléans ; encore un pont, encore une gare immense, puis nous retraversons la Seine sur le pont Napoléon.

Ici commence la fraction depuis longtemps terminée d'Ivry à Clichy-la-Garenne.

On voit la grille du bois de Vincennes, puis Saint-Mandé, les colonnes de la barrière du Trône. On franchit la gare de Lyon, la ligne de Vincennes à Bel-Air, le chemin court le long des maisons ; pour peu que vous ayez un ami dans le quartier, vous pouvez le saluer en passant s'il est à sa fenêtre.

Puis viennent de nouveaux tunnels sous le cimetière du Père-Lachaise, sous Belleville ; voici les Buttes Chaumont, le chemin de Strasbourg et du Nord… La machine siffle une dernière fois, c'est Clichy-la-Garenne.

Le voyage s'arrête là ; la courte section pour rejoindre la gare de Saint-Lazare, à travers Courcelles, demande des travaux exceptionnels et assez longs.

Vous avez fait trente kilomètres et voyagé pendant sept quarts d'heure. Total 60 centimes.

GEORGES STENNE.
(1820-1879)

 

La gare de la Maison-Blanche

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche).

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Lu dans la presse...

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Le terrain s'abaisse et la vue s'élargit ; voici le chemin de fer de Sceaux, puis la Glacière, Gentilly et en face une échappée de Paris, puis un coin tranquille, tout champêtre, presque silencieux, où coule la Bièvre, cette rivière parisienne ignorée. (1867)

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L'orage

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La transformation de Paris-Austerlitz

Depuis la mise en service, pour les messageries de Paris-Austerlitz, des vastes hangars, d'aspect solide, modernes, édifiés en bordure de la rue du Chevaleret, et dont l'entrée se trouve, ainsi que, nous l'avons dit, boulevard de la Gare, à Paris, une armée de travailleurs fait disparaître les anciens quais couverts de la rue Sauvage, ce qui aura pour, avantage de donner à ce coin plus d'air et, avec de petits bâtiments coquets, un cachet plus artistique. (1929)

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