Les étangs de la Glacière

Une promenade dans le 13e des années 1870

Au milieu des années 1870, l'Illustration publia un article de Charles Frémine (1841-1906) consacré au 13è arrondissement. Cet article était une énnième description du cours de la Bièvre et des paysages champêtres de ce nouveau Paris et des projets qui allaient transformer ce coin de campagne mais il avait la particularité d'être illustré par Auguste Lançon (1836-1885), peintre, graveur et sculpteur dont le 13è perpétue le souvenir. C'est ce qui en fait aujourd'hui l'intérêt.

Les étangs de la Glacière - Dessin d'Auguste Lançon
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Faits divers

Crime avorté

Mme Dupuis, veuve de cinquante-huit ans, qui habite une maison isolée, au numéro 10 du Boulevard Masséna, voulait depuis longtemps se débarrasser de son amant, un neveu de souche très éloignée, avec qui, durant dix-huit ans, elle mena la vie quasi conjugale.

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Dans la presse

La Butte-aux-Cailles nouvelle butte « sacrée »

Elle pourrait bien être en passe de gagner le titre de nouvelle Butte sacrée, cette Butte-aux-Cailles, au nom plein de charme évocateur, qu'on songe à la splendeur cynégétique ou à la petite amie souriante, chantante et potelée. (1927)

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Saviez-vous que ...

C’est le 12 juillet 1926 à 11h45, devant le 2 boulevard de la Gare, aujourd’hui boulevard Vincent Auriol, que fut inaugurée la première fontaine pour chiens et chevaux de la capitale.

C'est arrivé dans le 13e...

 Enfant coupé en morceaux. -1904

Quartier de la Gare

Enfant coupé en morceaux.

Le Matin — 29 janvier 1904

On effectue actuellement des travaux de reconstruction à la raffinerie Say. Rue Dunois existe un vaste chantier où travaillent de nombreux ouvriers. Hier matin, vers sept heures, au moment où ils venaient reprendre leur tâche quotidienne, l'un d'eux, un apprenti de dix-sept ans nommé Eugène Louste, aperçut sur un tas de gravois un paquet volumineux, soigneusement ficelé.

Il appela ses camarades et leur montra l'objet. Ceux-ci eurent la curiosité-de voir ce que cela pouvait être ; ils coupèrent la corde, défirent l'enveloppe, — un morceau de journal — et trouvèrent un linge blancs taché de sang qu'ils entrouvrirent. À peine eurent-ils jeté un coup d'œil à l'intérieur qu'ils poussèrent un cri d'horreur et s'enfuirent à toutes jambes prévenir M. Rocher, commissaire de police du quartier.

Celui-ci arriva aussitôt. Il procéda à un examen minutieux du paquet, qui contenait des morceaux d'enfant. Le linge qui renfermait les débris ne portait aucune marque on avait également enlevé le titre et la date du journal qui recouvrait cette première enveloppe.

Tout ce que put constater le commissaire de police, c'est que le cadavre était celui d'un enfant nouveau-né, dont on avait coupé la tête, les bras et les jambes. Après avoir ainsi dépecé le corps, on avait dû tenter de le faire disparaître en l'incinérant. Le bas du tronc était brûlé, ainsi que le haut du bras droit. Les jambes, qui n'étaient pas contenues dans le paquet, ont probablement disparu dans le feu. Les intestins, en partie arrachés du ventre, portaient aussi des traces de brûlure.

M. Rocher fit envoyer aussitôt le triste colis à la Morgue.

La rue Dunois, où fut déposé ce paquet, est la nuit absolument déserte.




 Un drame mystérieux - 1921

RUE DU CHATEAU DES RENTIERS

Un drame mystérieux

Le Figaro ― 15 février 1921

Un jeune homme, déclarant se nommer Clément Libersield, âgé de 21 ans, était descendu dans un hôtel voisin des Champs-Élysées. Très mondain, Clément Libersield fréquentait assidûment les thés, les bars à la mode et les établissements montmartrois. Aussi, ne fut-on pas étonné de ne pas le voir rentrer dans sa chambre samedi et dimanche, et le personnel de l'hôtel ne s'en inquiéta même pas.

Or, hier matin, un agent trouvait étendu sur le trottoir, rue du Château-des-Rentiers, le corps de Clément Libersield, dont la mort remontait seulement à quelques heures.

Des premières, constatations, il résulte que ce malheureux jeune homme a succombé à la suite d'absorption de stupéfiants.

Mais, et c'est là que commence le mystère que cherche à percer M. Frédérique, commissaire de police du quartier de la Gare, comment Clément Libersield est-il allé se perdre dans cette rue excentrique ? On ne connaît, dans la rue du Château-des-Rentiers, aucun de ces paradis artificiels où vont s'intoxiquer les victimes d'un snobisme néfaste. Il est donc peu probable que Clément Libersield soit mort à l'endroit  où  l'on a trouvé son cadavre, mais plutôt qu'il y a été transporté après son décès. Mais par qui ? Est-ce par des camarades de débauche, effrayés de la fin tragique d'une soirée ?

Le frère de la victime, remisier à Paris, est venu dans la soirée d'hier reconnaître le corps. On pense qu'il pourra peut-être je ter quelque lumière sur ce drame mystérieux et donner à l'enquête une direction précise.

Le docteur Duvoire, médecin légiste, a été chargé d'examiner le corps et, s'il y avait lieu, de pratiquer une autopsie. Dès qu'il aura rédigé son rapport, le Parquet décidera s'il y a lieu d'ouvrir une information.


À RETENIR

Un rayon de soierie vient de s'ouvrir « Aux Grands Magasins Jones » (Palais des Parfums), 39 à 51, avenue Victor-Hugo, les soies les plus riches et les plus variées sont vendues à des prix défiant toute concurrence. Eau de Cologne en double-litre, au prix exceptionnel de 24 francs, soit 12 francs le litre.


 Une maison qui change de place -1897

Quartier de la Gare


Une maison qui change de place

Le Monde Illustré — 21 aout 1897

Jusqu'à ce jour, du moins si l'on s'en rapporte à la pieuse légende, les anges du ciel s'étaient réservé l'entreprise extraordinaire du transport des édifices par les airs; entreprise que, du reste, ils n'avaient point renouvelée depuis la nuit fameuse où ils apportèrent de Nazareth en Italie, la maison que l'on vénère encore au célèbre sanctuaire de Lorette.

A la grande stupéfaction des badauds parisiens, le miracle s'est renouvelé dans la matinée du 13 août, et il a eu pour théâtre le treizième arrondissement.

Un immeuble entier y a été changé de place sans que la pioche des démolisseurs soit intervenue, et on a déplacé d'une quinzaine de mètres l'école communale de la rue de Patay, qui comprend un rez-de-chaussée et un premier étage.

Il est vrai d'ajouter, selon la remarque du Temps, que la difficulté se simplifiait par ce fait que l'immeuble est entièrement construit en planches et qu'il avait suffi d'établir un plancher assez solide pour supporter l'école, qu'à l'aide de rouleaux en bois placés sous ce plancher, on a fait glisser jusqu'à son nouvel emplacement.


Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Jardin des Gobelins

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.


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Faits divers

Un drame entre chiffonniers

armi les chiffonniers qui forment, aux environs de la porte d'lvry, une remuante agglomération connue sous le nom de « village nègre », s’est passé, hier après-midi, un drame rapide et sanglant.

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Dans la presse

La maison puante

Par quoi le fait de n'avoir ni propriétaire, ni concierge, ni loyer à payer ne constitue pourtant pas le bonheur.
M. Navarre a entretenu hier le conseil municipal d'une maison de son quartier qui n'a ni propriétaire, ni concierge, mais qui n'est pas sans locataires, ou plutôt sans habitants. (1907)

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 La misère à Paris

Paris qui souffre : la misère à Paris


Treizième arrondissement

13ème arrondissement - 1894Le XIIIe est un arrondissement perdu, au bout de la ville. Il est enfermé entre le fleuve, la montagne Sainte-Geneviève et la vallée de la Bièvre. La Seine aurait pu servir de voie de transport vers le centre, si les dépendances du chemin de fer ne formaient pas, devant le fleuve, comme une barrière qui en défend l'accès. Il n'y a pas de voie directe pour en sortir, parce que l'ensemble du Ve arrondissement se dresse comme un obstacle qu'il faut tourner.

On comprend que cet endroit de Paris se trouve désigné pour recevoir la décharge publique, et avec elle les malheureux qui peuvent y découvrir des moyens d'existence, pour se loger et se nourrir.

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 La catastrophe de la rue de Tolbiac


Dernières nouvelles


La catastrophe de la rue de Tolbiac

Le Temps — 22 octobre 1915

La préfecture de police n'a pas encore pu fournir exactement la liste des victimes mortes dans la catastrophe de la rue de Tolbiac.

Dans la matinée, MM. Laurent, préfet de police, Lescouvé, procureur de la République; Boucard, juge d'instruction ; les docteurs Socquet et Dervieux, médecins légistes, et M. Mouton, directeur de la police judiciaire, se sont rendus à la Morgue. Il y là 43 cadavres. Les deux blessés qui ont succombé à l'hôpital portent 45 le chiffre des morts. On recherche, en outre, le .cadavre du contremaître de l'usine Belland, que M. Delavenne, conseiller municipal, est venu réclamer. Le trouvera-t-on parmi les décombres de l'usine ou bien les restes de l'infortuné doivent-ils être compris parmi les débris humains qui ont été recueillis et non identifiés? On ne, peut se prononcer encore en ce qui le concerne.

D'autre part, on compte 57 personnes blessées grièvement.

C'est donc jusqu'ici 102 victimes que la catastrophe aurait faites, indépendamment de celles dont les blessures légères n'inspirent aucune inquiétude.

A la Morgue, les magistrats ont essayé d'identifier les cadavres, pendant que les médecins légistes se livraient à des constatations médicales et rédigeaient, leur rapport sur les blessures.

Cette identification .est rendue d'autant plus difficile que la plupart des corps sont horriblement carbonisées, et rendus, dès lors méconnaissables, et que beaucoup ont été retrouvés presque nus, leurs vêtements ayant brûlé et s'étant réduits en poussière au moment de la relève. Dans une salle spéciale où les corps ont été déposés et où trente-quatre cercueils seulement contiennent des corps entiers d'autres ne contiennent que des débris, les familles ont été admises à défiler ce matin. Six corps ont pu être reconnus déjà.

Avant de quitter la Morgue, M. Laurent préfet de police, a remis à M. Gayral, commissaire de police du quartier de l'Arsenal, une somme de 1,500 francs, pour être distribuée aux familles des victimes, sans préjudice des sommes qui seront ultérieurement votées par le Conseil municipal et qui seront réparties par les soins de l'Assistance publique. MM. Delanglade, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, et Postaire, son collègue du quartier Notre-Dame, ont été chargés également de distribuer des secours.

Dans le cours de l'après-midi, M. Reymond Poincaré, président de la République, est allé à l'hôpital de la Pitié, où il a rendu visite aux blesses de la rue de Tolbiac.

Le Petit-Parisien 21 octobre 1915

Les cadavres identifiés jusqu'à présent sont ceux de M. Louis Mipot, soldat au 21° colonial, reconnu par son père: Mme Gilles, née Joséphine Duclos, passage Tolbiac, 20, reconnue par son beau-frère et sa sœur; Mme Roy, rue d'Alembert, reconnue par une voisine Mme Lalande, rue de Clisson, 12, reconnue par des voisins et enfin une fillette de treize ans, Blanche Guérin, rue du Banquier, 40.

Le premier article paru dans l'édition du même jour

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