Une fillette a disparu - Barbala - 1922

Le mystère de l'avenue d'Italie

Une fillette a disparu

Le Journal — 5 septembre 1922

 

Le 1er septembre dernier, vers 1 h. 30, Mme de Barbala envoyait sa petite fille, Suzanne-Odette, âgée de onze ans, faire deux courses, la première chez M. Clemençon, pharmacien, 74, avenue d'Italie, la deuxième chez Mme Oudin, demeurant 2, avenue du Cimetière-Parisien, à Ivry.

Depuis lors, la fillette n'a pas reparu au domicile maternel. Elle fut aperçue, pour la dernière fois, vers 2 heures, chez le pharmacien où on l'avait envoyée.

Assez grande pour son âge, elle a les yeux foncés et, à la suite d'une chute, le nez tuméfié. Au moment de sa disparition elle portait un tablier noir d'écolière, une robe en velours marron, un manteau en laine bleue orné de broderies blanches, des chaussettes et des souliers noirs.

M. Legrand, commissaire de police du quartier du. Jardin-des-Plantes, a entrepris de très actives recherches afin de retrouver l'enfant.

 


Suzanne Barbala,
disparue depuis le 1er septembre, avait été assassinée.

Son corps, coupé en huit morceaux, est retrouvé sous la scène d’un cinéma de l’avenue d’Italie

L'article du Petit-Parisien en date du 29 septembre 1922

L'article du Journal en date du 29 septembre 1922

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Faits divers

Le mystère du boulevard Masséna

Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

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Dans la presse

Les trains de voyageurs de la Petite Ceinture cesseront de fonctionner dimanche prochain

Le train à voyageurs dont le terminus est la station Maison-Blanche, qu'il atteint un peu avant 23 heures, sera le dernier à rouler sur ces voies, dimanche soir. Saluons-le, nous ne le reverrons plus ! (1934)

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Saviez-vous que ...

En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

C'est arrivé dans le 13e...

 L'ami de « Nini La Pompe » - 1901

Rue Bobillot

L'ami de « Nini La Pompe »

Le Journal — 14 avril 1901

Un individu de mauvaise mine entrait hier soir, en compagnie d'une femme connue, dans le quartier de la Gare, sous le sobriquet de « Nini la Pompe », dans le débit de M. Antoine Falvine, marchand de vins, 2, rue Bobillot

Le couple, après s'être attablé, consomma force petits verres, si bien qu'à un moment, l'homme, surexcité, chercha querelle à sa compagne, une violente discussion éclata bientôt. Tout à coup, l'ami de « Nini la Pompe » saisit cette dernière et la précipita à travers la devanture du débit.

La glace vola en éclats et la malheureuse alla s'affaler sur le sol, couverte de blessures et criblée d'éclats de verre.

Le marchand de vins voulut intervenir, mais l'irascible consommateur, retournant alors contre lui sa colère, le frappa violemment avec un emporte-pièce dont il était porteur.

Puis il prit la fuite, poursuivi par les agents que l'on était allé prévenir. On parvint à capturer le dangereux individu place d'Italie, après avoir soutenu avec lui une lutte des plus mouvementées.

Les agents conduisirent leur capture au commissariat de M. Yendt, à qui il déclara se nommer Antoine Calmeni.

N'ayant pu obtenir de lui l'adresse de son domicile, le magistrat le fit enfermer dans la chambre de sûreté. Mais là, pris d'un accès de fureur alcoolique, il se dévêtit complètement, jeta ses habits dans le baquet, et complètement nu, se mit à arpenter sa cellule en poussant des cris qui attirèrent les agents.

En les voyant, Calneni, dont l'exaspération était à son comble, saisit un banc et le jeta à la tête d'un de ceux-ci, Pierre Perrichon, qui fut grièvement atteint. Conduit dans une pharmacie, il y fut pansé et regagna son domicile. Pendant ce temps, on ligotait Calmeni, que M. Yendt commissaire de police, expédiait au Dépôt.

L'état de « Nini la Pompe » est assez grave.


Un proverbe dit que l'on se lasse de tout.

Ce n'est pas vrai pour la Tour Eiffel, qui voit tous les jours augmenter le nombre de ses visiteurs ; on l'a vue, on la revoit et on y retournera toujours avec le même plaisir.


 Un meurtre rue Vandrezanne - 1903

A la Maison-Blanche

Un meurtre rue Vandrezanne

Le Journal — 1er février 1903

Les deux amis de « Lolotte-la-Caille ». ― Une discussion professionnelle. ― Arrestation du coupable.

Deux souteneurs, Ludovic Journet et Paul Richoux, se prenaient de querelle, la nuit dernière, au sujet d'une femme galante, connue sous le nom de « Lolotte-la-Caille », dont ils se partagent les faveurs.

A minuit et demi, ils se rencontrèrent rue Vandrezanne, tout près de l'escalier de pierres conduisant à la rue de Tolbiac. Leur rencontre n'était point fortuite, aussi n'avaient-ils point oublié, en prévision d'une discussion orageuse, de se munir d' « eustaches ».

Journet reprocha à son adversaire de s'attribuer la meilleure part des bénéfices réalisés par «La Caille» ; puis, sur réplique de Richoux, les deux peu intéressants personnages en vinrent aux mains.

Un terrible corps à corps s'engagea. Tout à coup, Richoux, sentant qu'il allait succomber, sortit de sa poche un couteau à cran d'arrêt dont il porta quatre coups à son adversaire.

Celui-ci chancela et s'abattit sur la chaussée, grièvement atteint à la poitrine.

Alors le meurtrier se mit en devoir d'enlever la menue monnaie qu'avait en poche le blessé, puis s'enfuit dans la direction de la rue Bobillot.

Des agents, en service au poste de cette rue, intrigués par l'allure rapide du fugitif, se lancèrent à sa poursuite et purent le rattraper place d'Italie.

Ramené au poste, l'amant de « Lolotte-la-Caille » raconta ce qui venait de se passer rue Vandrezanne. Les gardiens de la paix y allèrent et firent transporter Journet à l'hôpital Cochin, où en raison de la gravité de son état, il fut admis d'urgence. Quant à Richoux, après que M. Pelatan, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, lui eût fait subir l'interrogatoire d'usage, il fut écroué au Dépôt.


Eugène Pirou, le photographe des célébrités contemporaines, 5, boulevard Saint-Germain, vient de créer une installation lui permettant d'opérer à la lumière artificielle par tous les temps, même la nuit. C'est le dernier mot de la Science et de l'Art. Ses ateliers sont situés au rez-de-chaussée.


 Le drame de la rue des Tanneries - 1932

Le drame de la rue des Tanneries


Rue des Tanneries, dans un couloir, un plombier abat sa maîtresse puis il se tire une balle dans la tête

Paris-Soir — 20 janvier 1932

Cet après-midi, à 13 h. 30, dans un petit logement, 4, rue des Tanneries, s'est déroulé un rapide drame de l'amour.

Un homme, M. Désiré Rivière, âgé de 30 ans, marié, ouvrier plombier, demeurant 2 rue de Rungis, a tué sans explication et à bout portant, de trois balles de revolver dans la poitrine et à la tête, sa maitresse, Mme Mallet, nés Amélie Tatrocci, 33 ans, mariée, demeurant 59, rue du Couidic. Puis il s'est suicidé.

C’est chez une locataire du rez-de-chaussée que Désiré Rivière eut une dernière entrevue avec Amélie Mallet. C’est là, après un dramatique et très court tête-à-tête, que le plombier abattit son ancienne maîtresse et se suicida sur son corps.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Jardin des Gobelins

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.


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à découvrir

Faits divers

Drame dans une ménagerie

La ménagerie de la Goulue et de son mari, le dompteur José, installée en ce moment avenue d'Italie, en face la gare de la Maison-Blanche, a été le théâtre d'une scène tragique samedi soir.

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Dans la presse

De Paris à Paris par le chemin de fer de ceinture

La ligne de fer se relève aux environs de la MAISON BLANCHE, nom charmant qui s'applique à une contrée peu connue et d'un aspect étrange. C'est assurément le coin de Paris le moins fréquenté Ces solitudes attendent un historien et un géographe, et nous espérons les explorer un jour avec nos lecteurs (1873)

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 Le crime du bd Kellermann

Quartier de la Maison-Blanche


Le crime du bd Kellermann

Un livreur est tué et dévalisé par deux rôdeurs 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 1 heure, deux agents cyclistes effectuant une ronde, découvraient sur les fortifications, à l'angle de la rue Damesme et du boulevard Kellermann, un homme inanimé.

Il était couvert de blessures et de traces de coups sa face portait d'horribles plaies. Les gardiens transportèrent le blessé à l'hôpital de Bicêtre, où il succomba.

L'homme avait été dévalisé après avoir été assassinné.

Les meurtriers, à qui le crime n'avait rapporté qu'une cinquantaine de francs, sont arrêtés

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 Promenade électorale - 1927

PROMENADE ÉLECTORALE A TRAVERS PARIS


Dans le XIIIe arrondissement
la tendance est d'extrême gauche.

Paris-Soir — 16 décembre 1927

Il faut de nouveau traverser les ponts pour passer du douzième au treizième. L'arrondissement s'étend des quais à la Santé, entre le cinquième et les anciennes fortifications. Il est peu attrayant. Ce n'est pas sa faute !

Le treizième a toujours été la cité des pauvres.

La Bièvre malodorante a été couverte. Les tanneries et les mégisseries disparaissent peu à peu. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges.

Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence !

On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche.

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Faits divers

La lune de miel fut de courte durée - 1923

Il est de notoriété publique que la cavalerie a de tout temps semé le trouble dans le cœur des femmes. Et l'effet ne manqua pas de se produire dans celui trop sensible de Mme Émilie Raysin, jeune femme de 28 ans, demeurant avenue de Choisy, lorsqu'elle vit, caracolant à ses côtés, ce gars à belle prestance.

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Dans la presse

L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre. (1890)

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