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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1933, on pouvait jouer au Ping-pong au Café des Sports, 163 avenue d'Italie et au Café du Commerce, 46 rue de Tolbiac.


La voie qui prit le nom d'avenue Edison en 1932, devait, initialement relier la place Nationale et la place d'Italie.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Retour du théâtre - 1897

Retour du théâtre.

Le Journal — 27 mars 1897

Vers minuit et demi, M. Monteil, brocanteur, demeurant, 130, rue Nationale, rentrait, sortant du théâtre. Sa porte était fermée ; il l'ouvrit et pénétra dans son magasin. Sa surprise fut grande en le voyant éclairé par une lampe, et en constatant qu'un désordre très grand avait remplacé la symétrie de ses étalages.

Des malfaiteurs s'étaient introduits chez lui en escaladant une fenêtre du 1er étage. Sauf le coffre-fort qu'ils ont descellé, mais qu'ils n'ont pu forcer, ni emporter, les cambrioleurs ont fait main-basse sur toutes les valeurs qu'ils ont trouvées : environ 7,500 francs.

M. Roches, commissaire de police, a ouvert une enquête.


 Une journée sanglante - 1895

Une journée sanglante.

Le Matin 25 mars 1895

C’est ainsi qu’on pourrait nommer la journée d’hier, au cours de laquelle il n’a été question que de coups de revolver et de coups de couteau.

Un sujet belge, Mime, se trouvant en état d’ivresse, cherche noise, rue de la Butte-aux-Cailles, à un sieur Beaucheron. Les agents Rostan et Carpentier interviennent. Mime décharge un- revolver sur le groupe et blesse Beaucheron au-bras gauche.

Le meurtrier qui s’enfuyait a pu être arrêté.


 L'oasis et le cloaque - 1934

L'oasis et le cloaque

Par Lucien DESCAVES

Le Journal — 9 mai 1934

Il y a des quartiers de Paris qui n'ont vraiment pas de chance !

Le quartier de la Gare, dans le treizième arrondissement, par exemple.

Si vous habitiez ce quartier et que l'on vous demandât ce qu'il faut, sans délai, faire disparaître, de l'oasis ou du cloaque qui lui sont départis, vous n'hésiteriez pas, j'en suis sûr, à répondre : le cloaque.

La Cité Jeanne d'Arc

Eh bien ! j'aime autant vous dire tout de suite que vous n'auriez pas gain de cause : c'est l'oasis qu'on supprimerait et le cloaque dont on vous laisserait la jouissance.

Et je n'ai pas du tout, oh ! mais pas du tout, l'intention de plaisanter en disant cela, car c'est exactement ce qui va se passer dans le treizième arrondissement : les jardins verdoyants des Gobelins vont être détruits de fond en comble et la cité Jeanne-d'Arc, dont on n'a jamais cessé, depuis trente ans et plus, de réclamer la démolition, reste toujours debout !

Au lendemain de la nuit tragique du 1er mai dernier, M. Louis Gélis, conseiller municipal, a insisté auprès du préfet de la Seine, pour que la vue et le voisinage de cette ordure ne fussent pas infligés plus longtemps à la population saine du quartier.

M. Gélis se fait-il beaucoup d'illusions sur l'effet de son intervention ? Très peu pour moi.

Une autre ancienne cité de chiffonniers, la cité Doré, toute proche, a été condamnée à mort, elle aussi, il y a belle lurette. On en a entrepris l'exécution et on ne l'a jamais achevée ! La tête est tombée, mais le corps est toujours là, vidé de sang, sinon de plâtre, au milieu d'un champ de gravats !

Alors, laissez-moi rire quand j'entends parier du sort qui attend la cité Jeanne-d'Arc !

Si elle n'avait pas été dernièrement le théâtre d'une tentative d'émeute que j'ai prévue le mois passé, soyez bien persuadés qu'on n'aurait rien fait pour la mettre hors d'état de nuire.

Je dis que j'avais prévu le signe de vie — et de mort, qu'elle a encore donné l'autre nuit, — parce que j'ai célébré modestement, le mois dernier, le centenaire d'une affaire célèbre, celle de la rue Transnonain, immortalisée par le crayon de Daumier. J'avais rappelé ce qu'était cette rue Transnonain dans le quartier Saint-Merri, lorsqu'une ébauche d'insurrection avait provoqué le massacre de douze personnes qui habitaient le numéro 12 de la rue.

Un coup de feu était parti d'une fenêtre, sur la troupe envoyée pour enlever la barricade élevée là.

Toute cette partie du quartier se composait d'un lacis de rues étroites propres à la construction et à la défense des barricades, alpha et oméga des révolutions en ce temps-là. Je pensais, en l'évoquant, à l'image qui en subsiste, à Paris, dans des sentines pareilles à la cité Jeanne-d'Arc, que j'avais justement visitée quelques jours auparavant ; mais je ne m'attendais pas à ce que l'événement justifiât si vite mes appréhensions.

Nous n'y pouvons rien ! gardons le cloaque et résignons-nous à la perte de l'oasis. C'est, par anticipation, la preuve que l'Exposition de 1937 va coûter cher aux Parisiens. On ne nous a pas encore dit (nous ne le saurons que beaucoup plus tard) à combien de millions s'élèvera la dépense nécessitée par le transfert du Garde-meuble aux Gobelins,

Car on fera les choses grandement, sans compter.

Il était possible, du moment que l'opération, parait-il, s'impose, d'en réduire les frais et le dommage, en construisant le nouveau monument à l'autre extrémité des jardins, avec entrée par la rue Corvisart. Mais c'était trop simple. Mieux vaut réserver l'endroit à un square pour les enfants du peuple, suprême espoir et suprême pensée Le square, c'est le miroir aux alouettes ! On en a disposé quelques-uns sur l'emplacement des anciennes fortifications. Ils poussent entre les immeubles de rapport comme l'herbe entre les pavés.

On avait promis aux Parisiens des espaces libres… et le mur que constituaient en profondeur les fortifs, nous l'avons en hauteur, voilà tout.

Le Mobilier national projeté va être, pour les Gobelins, un immeuble de plus et un peu là, je vous prie de le croire, à vingt-cinq mètres de la Manufacture et de ses ateliers privés de lumière.

Notez que la Commission du Vieux-Paris s'est déclarée, à l'unanimité, hostile à l'aliénation du terrain faute duquel l'Exposition de 1937 serait compromise ! Ah ! le bon billet ! Le bon billet de loterie !

Quant aux jardins ouvriers, je remercie ceux de mes confrères qui ont joint leur protestation à la mienne, touchant la tondaison de ce champ auquel est attaché un personnel qui l'a reçu de ses parents et qui l'aime comme ses petits boyaux !

Mais qu'est-ce que cela fait ?

Meure l'oasis plutôt que le cloaque !

Lucien Descaves (1861-1949)

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À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

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Depuis la mise en service, pour les messageries de Paris-Austerlitz, des vastes hangars, d'aspect solide, modernes, édifiés en bordure de la rue du Chevaleret, et dont l'entrée se trouve, ainsi que, nous l'avons dit, boulevard de la Gare, à Paris, une armée de travailleurs fait disparaître les anciens quais couverts de la rue Sauvage, ce qui aura pour, avantage de donner à ce coin plus d'air et, avec de petits bâtiments coquets, un cachet plus artistique. (1929)

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Un syndicat d'indigents

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ». (1897)

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L'épidémie de la Maison-Blanche

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