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UNE ÉVOCATION DU 13E ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.


En décembre 1871, dans Paris assiégé, le 13e arrondissement comptait 79.828 habitants y compris les réfugiés.


Le 30 janvier 1916, se jouaient Les Mystères de New-York au cinéma Bobillot, 66 due de la Colonie.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse - 1931

Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse

Le Petit-Parisien — 6 juillet 1931

Ayant rencontré, l’autre nuit, rue Bourgon une fillette couverte de sang, des passants avertirent l’agent Guillard, du XIIIè arrondissement, qui, aussitôt, conduisit la blessée à la Pitié. La jeune fille qui portait au visage et aux mains des plaies provoquées par des coups de rasoir, déclara se nommer Charlotte Chasselin, âgée de quatorze ans et avoir été frappée par Louis Demayer, amant de sa mère.

Le commissaire de la Maison-Blanche, M. Fauvel, fit aussitôt arrêter Demayer à son domicile, 11, rue Bourgon. Manœuvre, âgé de cinquante-sept ans, celui-ci avoua qu’étant ivre et trouvant la porte de sa maitresse fermée, il l’avait enfoncée. Une querelle ayant aussitôt éclaté entre les deux amants, la jeune Charlotte voulut s’interposer. Demayer s’était aussitôt jeté sur elle, un rasoir à la main et l’avait frappée au visage et aux mains. L’état de la jeune blessée n’est pas grave et elle a pu regagner son domicile.


 Accident mortel d’un cambrioleur - 1898

Accident mortel d’un cambrioleur

Le Gaulois — 4 mars 1898

Hier, dans l'après-midi, un sieur Moniat entrait, avenue de Choisy, dans une boutique d'épicerie et profitant de l'absence du patron tentait de s'emparer du tiroir-caisse.

Surpris par le propriétaire, il réussissait à monter par l'escalier au premier étage de la maison et de là sur les toits. Mais en voulant sauter d'une maison à l'autre il tomba dans la rue de la hauteur d'un cinquième étage et se brisa les deux jambes. Moniat a été transporté à l'hôpital Cochin. Son état est désespéré.


 La cité Jeanne-d'Arc a été nettoyée de ses indésirables - 1935

La cité Jeanne-d'Arc a été nettoyée de ses indésirables

Paris-Soir — 24 septembre 1935

La Cité Jeanne-d'Arc, cet îlot lépreux et insalubre qui, dans le 13e arrondissement, groupe autour de quelques ruelles ses immeubles sordides, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, a vécu aujourd'hui un véritable état de siège.

Tous les locataires de cette agglomération sont aujourd'hui expropriés. On se rappelle, en effet, les incidents tragiques qui s'y déroulèrent le 1er mai de l'année dernière et le véritable combat que dut soutenir la police pour se rendre maîtresse des énergumènes qui s'y étaient barricadés.

Cette fois deux raisons bien distinctes avaient motivé de nouvelles opérations policières.

La première, c'était l'arrestation d'un des indésirables habitant la Cité, recherché pour un meurtre.

Le commissaire du quartier de la Maison-Blanche avait été alerté la nuit dernière : un fou sanguinaire, après avoir tenté de tuer une femme, s'était barricadé dans son taudis d'où il menaçait ceux qui tentaient d'approcher.

On arrête le meurtrier

Le fait était exact. Pour des raisons que les enquêteurs s'efforcent d'établir, Henri Odou, 48 ans, avait assailli dans l'ombre d'un couloir, au quatrième étage, une jeune femme qu'il avait blessée à coups de couteau.

Grièvement atteinte à la gorge et perdant abondamment son sang, la pauvre femme fut transportée et admise d'urgence à l'hôpital de la Pitié. Il s'agissait de Mme Royer, 29 ans, mère de deux enfants de 2 et 5 ans.

Police-Secours et les inspecteurs du commissariat virent aussitôt que le meurtrier ne pouvait pas être arrêté la nuit. On surveilla donc la Cité et ce ne fut que ce matin que les inspecteurs Thibaud et Raclin, inspecteurs de la voie publique à la police judiciaire, purent appréhender le meurtrier et le conduire au commissariat du quartier de la Maison-Blanche.

Odou était encore couché et cuvait son ivresse.

Sans doute faut-il attribuer à l'ivrognerie son acte sanguinaire, et peut-être aussi à la manie de la persécution.

Mais on devait un peu plus tard assister à la Cité Jeanne-d'Arc à d'autres événements dépassant en ampleur ce banal fait divers.

L'épuration de la Cite Jeanne-d'Arc

Une vaste mesure d'épuration avait, en effet, été décidée samedi dernier. La police avait reçu mission de rendre inhabitables de très nombreux logements insalubres de la Cité, logements dans lesquels des individus peu recommandables, des repris de justice, de clochards avaient élu domicile

Depuis bien longtemps déjà, à la suite d'un vaste programme d'urbanisme et dans un but d'hygiène publique, la démolition de tous les immeubles de la Cité avait été décidée.

Les locataires, au nombre de six mille, avaient été alors expropriés. La plupart des locataires vidèrent aussitôt les lieux ; le dernier délai fixé aux autres expire le 1er juillet 1936.

Bien entendu, au fur et à mesure qu'un locataire partait, aucune nouvelle location ne devait être consentie. Quelques locations provisoires furent seules acceptées en faveur de personnes particulièrement intéressantes.

Cela n'empêcha pas la Cité de se repeupler rapidement.

Par centaines, des logements vides furent occupés par toute une populace de mendiants et de clochards, à laquelle se joignirent tout naturellement des repris de justice dangereux.

La cité prit dans tout le quartier une redoutable réputation. Dans ces immeubles lézardés, dans la pénombre gluante des couloirs retentissaient souvent des discussions, des rixes fréquentes s'y déroulaient.

Les gardiens de la paix occupent la Cité

L'opération policière qui avait pour but principalement la protection des ouvriers chargés de rendre inutilisables les logements vides s'est effectuée sans incident notable. Elle était dirigée par M. Fauvel, commissaire de police du 13e arrondissement.

Un grand nombre de gardiens de la paix étaient massés aux environs de la Cité. D'autres ont séjourné dans les immeubles où avaient lieu les travaux.

Ce matin, plus de quarante logements ont été rendus inutilisables, des ouvriers ayant arraché les parquets et cloué des planches aux portes.

Lors d'une opération analogue au mois de juillet dernier, bon nombre d'individus s'étaient livrés sur les ouvriers à des violences. On avait déploré quelques blessés à coups de briques, de pavés et de barres de fer.

Cette épuration, qui se prolongera jusqu'au soir, permettra, espérons-le, de ramener le calme dans la Cité Jeanne-d'Arc, dont les locataires paisibles pourront achever tranquillement leur séjour jusqu'à la date fixée par l'évacuation complète des immeubles.

René Delpêche.

A lire également

L'ivrogne qui avait blessé sa voisine est arrêté. (Le Journal)

Cité Jeanne-d'Arc - Les agents protègent les ouvriers démolisseurs des taudis

Sous la protection de la police, des ouvriers ont entrepris la démolition de la trop fameuse cité Jeanne-d'Arc (Le Matin)

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S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
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