Un jour dans le 13e

paris-treizieme.fr — Un drame dans une ménagerie (1888)

Un drame dans une ménagerie

L’Intransigeant — 5 septembre 1888

Le bruit courait, hier, à la foire établie en ce moment avenue des Gobelins et boulevard d’Italie, que Pezon avait été grièvement blessé par un de ses pensionnaires. Ce bruit avait produit une grande émotion dans le quartier.

Lieu et date inconnus

Voici à quoi se réduit l’incident.

Les deux neveux de Pezon ont installé une ménagerie à l’entrée de l’avenue Sœur-Rosalie, où ils font tous les soirs travailler, devant le public, un grand nombre de fauves, Hier, dans les derniers exercices de la deuxième séance du soir, l’un des dompteurs, Edmond Pezon, un jeune homme de vingt-cinq ans environ, montrait une de ses acquisitions nouvelles, Roland, un vigoureux lion noir du Soudan, qu’il essaye, en vain, depuis trois semaines, de rendre plus traitable. Il était parvenu déjà à lui faire exécuter certains exercices quand la bête se rua tout à coup sur le dompteur et, d’un coup de patte, lui entama légèrement la joue et lui fit au poignet droit une profonde déchirure.

Heureusement qu’Edmond Pezon est d’une grande agilité. Se jetant de côté, il put éviter l’animal et, s’armant d’une fourche à sa portée, lui en planta les pointes dans le museau et dans la gorge.

C’est ainsi qu’il a pu acculer son adversaire au fond de la cage et en sortir, sans autres blessures, aux applaudissements du public que la terreur provoquée par cette scène avait en quelque sorte paralysé dans l’enceinte.

Selon plusieurs autres journaux, l’accident est survenu le dimanche 2 septembre

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom est l'oeuvre de l'architecte Jean-Camille Formigé (1845-1926).

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En 1920, on pouvait trouver un avertisseur public d''incendie à l'angle des rues Watt et du Chevaleret ainsi qu'au 31 quai de la Gare.

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Contrairement à la légende habituellement véhiculée par le parti communiste français, René Le Gall n'est absolument pour rien dans la création du jardin ouvert en 1938 et qui porte son nom depuis 1944.
Le jardin des Gobelins est une résultante de la convention conclue en 1934 entre l'État et la ville de Paris, en vue de la réimplantation du mobilier National dans le 13e arrondissement dont les terrains d'assise, situés en bordure de l'avenue Rapp, devaient être libérés en vue de l'exposition internationale de 1937.
Pour ce faire, l’État cédait à la ville le jardin historique des ouvriers de la manufacture des Gobelins à charge pour elle d’y réaliser une promenade publique sur le surplus du terrain où le nouveau mobilier national trouverait désormais sa place.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.