La gare du Château des Rentiers - 1902

À l’hôtel de ville

La gare du Château des Rentiers

Le Petit-Parisien — 3 juillet 1902

L e 31 mai dernier, le syndicat des chemins de fer de ceinture, après entente avec M. le ministre des travaux publics, avait présenté au conseil municipal, par l’intermédiaire du préfet de la Seine, un mémoire tendant à remplacer la station de voyageurs demandée depuis longtemps entre les gares de la Maison-Blanche et d’Orléans-Ceinture, dans le treizième arrondissement, par une passerelle reliant l’avenue de Choisy aux quais de la station de la Maison-Blanche.

Ce projet vient d'être repoussé car si l'administration municipale reconnaît en principe l'utilité de la création d’une station entre les deux gares précitées, très éloignées l'une de l'autre, cette nouvelle station ne peut être établie pour rendre les services qu'on attend d'elle qu’à la hauteur de la rue du Château-des-Rentiers c'est-à-dire à peu près à égale distance de la Maison-Blanche et d'Orléans-Ceinture

Il est donc probable que le syndicat va se résoudre à faire les frais de l'établissement de la nouvelle gare à l'endroit demandé, frais dont l'élévation avait donné naissance au projet de passerelle dont nous avons parlé.


Dans la presse

Ligne de ceinture rive gauche

Nous avons, il y a quelques mois, annoncé que la ligne de ceinture devait être complétée par son prolongement sur la rive gauche ; depuis lors, les études topographiques en ont été faites et plusieurs projets en ont été soumis ; mais en voici enfin l'exposé définitif... (1861)

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Saviez-vous que ...

Dans l’après-midi du 5 octobre 1883, des agents arrêtaient un individu qui s’apprêtait à prendre un bain dans le bassin de la place d’Italie.
Cet homme prétendait être un diplomate en mission spéciale : « Je suis envoyé par M. Carnot, a-t-il dit, près de l’amiral Avelane, afin de le prémunir contre les dangers qui le menacent et moi aussi. » En même temps, il montrait ses lettres de créances, consistant en un billet de sortie de l’hôpital Sainte-Anne.
Il est vraisemblable qu’il y soit retourné aussitôt.

L'image du jour

L'entrée de la manufacture des Gobelins avant sa reconstruction vers 1910


Une enquête du Commissaire Perruche

La « Folie russe »


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Oh! le vilain moineau - 1895

Un soir à la Porte d'Italie

Oh ! le vilain moineau

La Lanterne — 10 septembre 1895

Les nombreux flâneurs qui vont chaque soir, au soleil couchant, respirer un peu d'air sur les glacis des fortifications, à la porte d'Italie, ont assisté hier à une véritable bataille.

D'un groupe formé par un palefrenier, nommé François Laclaude, âgé de trente et un ans, demeurant boulevard Masséna, et six de ses camarades, s'éleva tout à coup ce cri à plusieurs reprises :

― Enlevez le vilain moineau !

Un ouvrier menuisier, Léopold Louche, âgé de trente-sept ans, domicilié rue du Gaz, était assis par terre en compagnie de quatre amis.

Le cri ayant été proféré devant le groupe qu'il formait et au milieu duquel il pérorait, Louche crut qu'il s'adressait à lui.

Il en fit l'observation à Laclaude qui lui assura qu'il se trompait.

― Je ne me trompe pas, s'écria le susceptible menuisier, vous avez dit « le vilain moineau », ce ne pouvait être qu'à mon adresse !

La discussion s'envenima et ne tarda pas à devenir générale.

De part et d'autre on se mit à s'injurier ferme ; puis, quelqu'un ayant mis le poing sous le nez de son interlocuteur, ce dernier riposta par un coup de pied.

Ce fut le signal de la bataille.

De tous côtés, les coups se mirent à pleuvoir dru comme grêle et les visages furent bientôt couverts de sang.

De même que dans les combats homériques, les deux chefs, Louche et Laclaude, se cherchaient dans la mêlée pour se mesurer. Ayant réussi à se rejoindre, ils s'attaquèrent à coups de couteau.

Ce que voyant, leurs partisans respectifs cherchèrent à désarmer l'adversaire de leur chef.

Le combat durait depuis un quart d'heure lorsqu'arriva une brigade de gardiens de la paix.

Les agents, accueillis à coups de poing, durent dégainer.

Toute la bande a été arrêtée et conduite au Dépôt.


Grâce à sa coupole à ciel ouvert, le Cirque d’Été brave la température sénégalienne que nous subissons ; aussi les représentations du Lycée Sans-Gêne continuent-elles à attirer chaque soir en grand nombre les amateurs de franche gaieté.


 Un Mari gênant - 1892

Le drame de la rue Dunois

Un Mari gênant

Le Petit-Parisien — 14 avril 1892

M. Bolot, commissaire de police du quartier de la Gare, vient d'ouvrir une enquête au sujet d'une tentative d'assassinat dont M. Duchefdelaville, maraîcher, habitant 30, rue Dunois, aurait été victime.

Ce dernier a fait la déclaration suivante :

« J'étais couché, la nuit dernière, quand je sentis qu'on me passait une corde autour du cou et qu'on cherchait à m'étrangler.

L'obscurité qui régnait dans la chambre ne me permit pas de distinguer le visage de mon a agresseur; mais, je reconnus le pas de mon employé, le nommé Émile Prechasson

Au bout d'un instant, il me crut mort sans doute et partit.

J'eus alors la force de me traîner jusqu'à la, fenêtre dont je brisai les carreaux, et je criai « Au secours ! à l'assassin ! »

Mais, quel ne fut pas mon étonnement en reconnaissant, près de la maison, ma propre voiture gardée par ma femme que Prochasson ne tarda pas à rejoindre. »

Mme Duchafdelaville et Prochasson allaient aux Halles vendre les récoltes des maraîchers. À leur retour, ils ont été mis en état d'arrestation.

Dans le quartier de la Gare, on croit généralement que Mme Duchefdelaville et Prochasson ont des relations intimes et qu'ils ont voulu se débarrasser du mari gênant,

L'enquête se poursuit.


Les toutes dernières nouvelles avec Le Radical


A l’Éden-Théâtre, Roknedin sera prochainement encadré de deux numéros, qui vont, non seulement le corser mais encore permettre M. Bouyer, chargé du rôle de Roknedin, qui ne parait qu'à partir du acte du ballet, de jouer simultanément celui du capitaine Grant, au Chatelet.

On sait, en effet, que dans drame tiré du roman de M. Jules Verne, ce personnage ne parait qu'au premier acte et au dernier.

Derniers faits divers

sans titre 1

Un drame rue Richemont (1904)

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

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La Maison « hantée » de la rue de Patay (1920)

La guerre est finie, et il faut à l'imagination des foules de nouvelles pâtures. Après les communications télégraphiques avec les planètes voisines, le « plus fort tirage des journaux du monde entier », vient de trouver un chef-d'œuvre dans le genre en découvrant, rue de Patay, une maison hantée ! Le Matin a dû en verdir de rage.

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Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay (1920)

Une foule compacte dans une rue, coupant complètement la circulation ; des cris, des éclats de rire ; que se passe-t-il ?
C'est la maison « hantée », tout simplement ; oui, la maison hantée, car il en est une, à Paris même, 87, rue de Patay derrière la place d'Italie.

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La maison hantée ou les esprits « frappeurs » (1920)

C'est au 87 de la rue de Patay.
Là, dans un appartement, modeste de deux pièces encombré de meubles et de penderies — ce dernier détail a peut-être son importance — est installée, depuis plus d'une année, une famille composée du père, un sexagénaire, ébéniste, de sa belle-sœur qui fut infirmière...

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Un drame dans une ménagerie (1888)

Le bruit courait, hier, à la foire établie en ce moment avenue des Gobelins et boulevard d’Italie, que Pezon avait été grièvement blessé par un de ses pensionnaires.

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Rue du Chevaleret : On découvre, dans un terrain vague le corps, horriblement mutilé d'un inconnu... (1938)

L'infortuné, qui a, croit-on, été assassiné, a été à moitié dévoré par les rats et car les chiens.

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L'Escroc des Pauvres (1903)

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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L’absence de Balthazar (1896)

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Un drame rue Richemont (1904)

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

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La Maison « hantée » de la rue de Patay (1920)

La guerre est finie, et il faut à l'imagination des foules de nouvelles pâtures. Après les communications télégraphiques avec les planètes voisines, le « plus fort tirage des journaux du monde entier », vient de trouver un chef-d'œuvre dans le genre en découvrant, rue de Patay, une maison hantée ! Le Matin a dû en verdir de rage.

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Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay (1920)

Une foule compacte dans une rue, coupant complètement la circulation ; des cris, des éclats de rire ; que se passe-t-il ?
C'est la maison « hantée », tout simplement ; oui, la maison hantée, car il en est une, à Paris même, 87, rue de Patay derrière la place d'Italie.

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La maison hantée ou les esprits « frappeurs » (1920)

C'est au 87 de la rue de Patay.
Là, dans un appartement, modeste de deux pièces encombré de meubles et de penderies — ce dernier détail a peut-être son importance — est installée, depuis plus d'une année, une famille composée du père, un sexagénaire, ébéniste, de sa belle-sœur qui fut infirmière...

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Un drame dans une ménagerie (1888)

Le bruit courait, hier, à la foire établie en ce moment avenue des Gobelins et boulevard d’Italie, que Pezon avait été grièvement blessé par un de ses pensionnaires.

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Rue du Chevaleret : On découvre, dans un terrain vague le corps, horriblement mutilé d'un inconnu... (1938)

L'infortuné, qui a, croit-on, été assassiné, a été à moitié dévoré par les rats et car les chiens.

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L'Escroc des Pauvres (1903)

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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L’absence de Balthazar (1896)

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau
1869

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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[+] Les essentiels du jour

 M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss - 1941

L'école modèle de la rue Küss


M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich, est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris.

Le Petit-Parisien — 28 février 1941
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 Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Un drame mystérieux


Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

C'est dans l'un de ces hôtels, celui qui étale, au numéro 21, l'enseigne du « Papillon d'Or », que le 1er février dernier, un Yougoslave, Joseph Werner, étudiant, à l'école de journalisme de son pays, élisait domicile. Sa venue ne manqua point de surprendre la patronne, habituée à héberger en majeure partie des couples ouvriers. Jean Werner, un garçon de 25 ans, au visage intelligent, barre d'une petite moustache noire, et porteur de grosses lunettes d'écaille, avait l'air d'un gentleman.

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 La Tournée

Une promenande dans le Paris de 1930


La Tournée, un récit d'Elie Richard

Entre le 15 mars et le 2 mai 1930, le quotidien Paris-Soir publia en feuilleton (48 publications) un long texte signé Elie Richard intitulé "La Tournée". Ce texte était illustré, notamment, de croquis de Germain Delatousche, le peintre de la rue Croulebarbe.

Cette "Tournée" n'est pas exactement celle des grands-ducs. C'est celle des bas-fonds de Paris. Le Treizieme arrondissement était, une fois de plus, tout désigné pour faire partie des lieux visités.

Selon Elie Richard, " pour qui vit dans ce microcosme de 26.755 hectares qu'est Paris il y a une variété extraordinaire d'espèces humaines, groupées par des lois, des conventions, voire des fictions.

Avec des yeux éduqués, et je ne sais quelle sympathie, un artiste recueille des impressions d'une richesse inouïe. Un philanthrope en revient terrifié ; il est désespéré, s'il méconnaît la force inextinguible de la vie et ces vertus inépuisables des hommes : l'indifférence et l'oubli. "

Deux chapitres de ce texte portent directement sur le XIIIe : " Autour de la Butte-aux Cailles" et " Le Faubourg Souffrant".

Ces deux chapitres vous permettront de faire un plongeon dans le 13ème de 1930.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Le trésor caché

par Charles Derennes (1907)

A la butte-aux-cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Contes du Journal

par J. H. Rosny (1908)

Un crime passionnel

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Contes des mille et un matins

par Gaston Chéreau (1909)

Bouscot

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie (1910)

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Les mémoires de Rossignol

par Rossignol (1894)

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Zizine

par Alexandre Arnoux (1938)

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans (1874)

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure (1889)

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron (1894)

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina (1877)

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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 M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss - 1941

L'école modèle de la rue Küss


M Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich, est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris.

Le Petit-Parisien — 28 février 1941
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 Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Un drame mystérieux


Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

C'est dans l'un de ces hôtels, celui qui étale, au numéro 21, l'enseigne du « Papillon d'Or », que le 1er février dernier, un Yougoslave, Joseph Werner, étudiant, à l'école de journalisme de son pays, élisait domicile. Sa venue ne manqua point de surprendre la patronne, habituée à héberger en majeure partie des couples ouvriers. Jean Werner, un garçon de 25 ans, au visage intelligent, barre d'une petite moustache noire, et porteur de grosses lunettes d'écaille, avait l'air d'un gentleman.

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 La Tournée

Une promenande dans le Paris de 1930


La Tournée, un récit d'Elie Richard

Entre le 15 mars et le 2 mai 1930, le quotidien Paris-Soir publia en feuilleton (48 publications) un long texte signé Elie Richard intitulé "La Tournée". Ce texte était illustré, notamment, de croquis de Germain Delatousche, le peintre de la rue Croulebarbe.

Cette "Tournée" n'est pas exactement celle des grands-ducs. C'est celle des bas-fonds de Paris. Le Treizieme arrondissement était, une fois de plus, tout désigné pour faire partie des lieux visités.

Selon Elie Richard, " pour qui vit dans ce microcosme de 26.755 hectares qu'est Paris il y a une variété extraordinaire d'espèces humaines, groupées par des lois, des conventions, voire des fictions.

Avec des yeux éduqués, et je ne sais quelle sympathie, un artiste recueille des impressions d'une richesse inouïe. Un philanthrope en revient terrifié ; il est désespéré, s'il méconnaît la force inextinguible de la vie et ces vertus inépuisables des hommes : l'indifférence et l'oubli. "

Deux chapitres de ce texte portent directement sur le XIIIe : " Autour de la Butte-aux Cailles" et " Le Faubourg Souffrant".

Ces deux chapitres vous permettront de faire un plongeon dans le 13ème de 1930.

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Et aussi ...

Faits divers

Le perroquet enlevé

Dans le quartier Croulebarbe vit un perroquet centenaire, nommé Jacquot, magnifique ara gris, à queue rouge-pourpre, comme la trame d'un cardinal. Ce vénérable personnage habite depuis plus de quatre-vingts ans au sein de la même famille.

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Dans la presse

Ici, demain, le grand Paris

On bâtit dans le quatorzième mais dans le treizième laisse pousser l'herbe (1930)

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