Le boulevard Arago

Le boulevard Arago

Le percement du boulevard Arago, vue pris de l'ancienne barrière d'Enfer - gravure de 1868

Le boulevard Arago commence à la place d'Enfer et descend jusqu'à la Bièvre. L'exécution de cette voie a nécessité des terrassements d'une telle importance qu'il a fallu établir une ligne de chemin de fer. Un édifice remarquable s'élève déjà sur ce boulevard, dont l'entrée monumentale s'ouvre à l'angle de la rue Saint-Jacques et cet édifice est destiné à une école de Commerce. Puis, près de là, se trouve un monument du plus sombre aspect — nous voulons parler de la nouvelle prison des Madelonettes, construite sur le modèle de la prison cellulaire de Mazas. Du reste, et de tous les côtés, ou aperçoit des bâtiments en instruction : — Ici des fondations, là de grosses pierres de taille qui sortent de terre;- plus loin, «un peu partout », des maisons aux trois quarts terminées. Deux mots encore à propos des travaux qui ont été exécutés.

On a été forcé de baisser de 2 mètres 50 cent. la chaussée de la partie élevée du faubourg, Saint-Jacques, pout pouvoir en raccorder le sol avec les boulevards Port-Royal et Arago.

Une trouée colossale est faite à travers ces vieux quartiers que nous avons tous connus et peut-être aimés...

Notre vue est prise de l'amorce du nouveau boulevard sur celui de la rue d'Enfer.                  A. H.

Le Monde Illustré —29 février 1868

A lire également :

Le percement du boulevard Arago dans le faubourg Saint-Marcel


Faits divers

La veillée tragique

Les gardiens de la paix Savineau et Grassi étaient de service hier matin vers cinq heures, rue de Tolbiac, lorsqu'ils virent apparaître, échevelé et les yeux hagards, l'ouvrier cordonnier Hippolyte Delmas

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Saviez-vous que ...

En octobre 1936, une épidémie de diphtérie sévissait parmi les enfants fréquentant les écoles de la rue Daviel et habitant dans l’îlot insalubre de la Glacière. Huit cas dont un mortel étaient établis à la date du 31 octobre.

L'image du jour

La folie Neubourg, boulevard d'Italie (Auguste Blanqui)


Saviez-vous aussi que ...

Le 25 janvier 1892, 24 vaches et 3 juments étaient en vente à la suite d’une décision judiciaire au 22 de la rue Corvisart. Il y avait certainement un nourrisseur à cette adresse. En tout cas, en 1921, c’était plutôt une mégisserie.


Une enquête du Commissaire Perruche

L’empoisonneur de Maison-Blanche


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Gardien de la Paix blessé - 1896

LE 13e LA NUIT

Gardien de la Paix blessé

Le Petit-Parisien — 28 mars 1896

L'agent Noble était de service, la nuit dernière vers une heure et demie, boulevard d’Italie, lorsqu'il aperçut un groupe de six à sept individus qui faisaient rouler un tonneau.

Le gardien de la paix s'approcha et leur demanda où ils emportaient le fût à pareille heure. Aussitôt il fut assailli, terrassé et frappé avec une brutalité inouïe. L'infortuné, le visage couvert de sang, allait succomber sous le nombre, lorsque quatre de ses collègues accoururent à son secours.

À leur vue, les malfaiteurs prirent la fuite dans diverses directions. L’agent Noble, qui a reçu d'assez graves contusions, a dû être reconduit à son domicile, rue du Champ-de-l'Alouette. Le tonneau contenait 250 litres d'huile et portait la marque suivante Veuve Butard et fils, à Amiens, 449 E.'l'.

M. Perruche, commissaire de police, y a fait apposer les scellés. Il fait activement rechercher les voleurs.


LES GIBOULÉES DE MARS

Les fameuses giboulées de mars semblent cette année se faire attendre, et fort probablement ce n'est qu'en avril qu'elles séviront. Jusque-là méfions-nous et redoublons de prudence, ― car la bise traitresse profite toujours des premiers rayons de soleil pour nous atteindre et nous infliger rhumes, bronchites et autres maladies saisonnières. Il est vrai que les Pastilles Géraudel sont là comme remède préservateur et qu'il suffit d'en sucer quelques-unes pour arrêter instantanément la toux la plus violente.


 Arrestation d'un trio de filous - 1904

A la fête des Gobelins

Arrestation d'un trio de filous

Le Journal — 12 juillet 1904

Depuis l'ouverture de la fête, avenue des Gobelins, les passants s'attardaient, nombreux, autour de-deux musiciens qui, sur la guitare, et la mandoline louaient les airs les plus à la mode. Ils faisaient la quête et, ayant ramassé quelques sous, ils partaient plus loin : mais bien souvent, après le départ des « virtuoses », les auditeurs constataient que leur porte-monnaie leur avait été enlevé par une main experte. Des plaintes affluaient au commissariat du quartier Croulebarbe, et M. Yendt exerça une active surveillance.

La nuit dernière, des agents avisant les deux musiciens les filèrent, écoutèrent quelques morceaux et aperçurent un individu qui explorait les poches des assistants.

Le trio fut immédiatement pincé et conduit devant M. Yendt. Les filous mélomanes, Maurice Pajadon dix-huit ans, rue de l'Industrie ; Lancien dix-neuf-ans, et Louis Pichemil, demeurant tous deux avenue d'Italie, ont été trouvés porteurs de plusieurs portemonnaies contenant une somme assez forte.

Ils ont fait des aveux et ont été dirigés sur le Dépôt.


UNE NOUVELLE JUMELLE

Véritable merveille scientifique, donnant sous un format réduit le maximum de grossissement, de clarté et de champ. Prix : vingt francs, 12, boulevard des Capucines (Grand-Hôtel), chez le grand opticien Fischer qui, ayant supprimé toute autre succursale, met en vente, pour son installation au boulevard, ce chef-d'œuvre des Jumelles Flammarion construites sous le patronage de l'illustre astronome et dont il est l'unique dépositaire à Paris, ainsi que des célèbres verres Isométropes. Envoi  franco contre  mandat-poste.

Derniers faits divers

[+] Derniers faits divers

sans titre 1

Singulière aventure (1877)

Vers deux heures du matin, boulevard Kellermann, entre la poterne de Bicêtre et celle des Peupliers, on a trouvé la voiture de remise 9490, à deux places, non attelée, et avec ses brancards cassés. Dans le coffre se trouvaient deux musettes remplies d’avoine et un chapeau de paille.

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Bicycliste attaqué par un bœuf (1894)

M. M..., restaurateur, demeurant 163, avenue d’Italie, passait en bicyclette, hier, vers trois heures et demie, place d'Italie...

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Fâcheuse méprise (1892)

Un cocher de la Compagnie générale des omnibus, le nommé Auguste Veladon, qui avait accompagné son attelage au Dépôt, se trouvait, la nuit dernière, à une heure du matin, rue Corvisart, lorsqu'un individu quitta le trottoir opposé, pour s'avancer au devant de lui.

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Dans la Bièvre (1876)

Les Parisiens connaissent mal, certainement, les bords de la Bièvre, bords peu enchanteurs et beaucoup trop parfumés par les nombreuses tanneries du voisinage. Rien de sinistre, le soir, comme ces sentiers déserts, peu éclairés, et où l'on pourrait être assassine cent fois sans être secouru.

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M. Perruche et le perroquet (1896)

Un chiffonnier, Jean-Baptiste Guinet dit « la Hache » demeurant dans un hôtel, 14, rue du Pot-de-Fer passait, il y a trois jours, à sept heures du matin, rue Dolomieu, chiffonnant par ci, chiffonnant par là.

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Le drame de la Glacière (1893)

L'émotion causée dans la rue de la Glacière, par ce terrible drame que nous avons raconté hier dans tous ses détails, ne s'est pas encore ralentie.

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Le drame de la Glacière (1893)

Un drame qui a coûté la vie à cinq personnes s'est déroulé, hier matin, 107, rue de la Glacière. À cette adresse habitaient depuis onze ans les époux Coupé, marchands de vins ; le mari était âgé de quarante-huit ans et la femme de cinquante.

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Une chiffonnière meurt dans des circonstances mystérieuses (1932)

Entre le boulevard Kellermann et la rue Blanqui, sur la zone annexée du 13e arrondissement, s’étend, un de ces étranges camps de miséreux où, dans un inextricable écheveau de sentiers et de ruelles, cabanes et roulottes sont entassées pêle-mêle.

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Un crime mystérieux à la Maison-Blanche (1909)

L’émotion est des plus vives dans le quartier de la Maison-Blanche, où vient d’être découvert un mystérieux paquet contenant la moitié du corps d’une fillette âgée de sept à huit mois.

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Double accident (1898)

Un grave accident, dû à l’imprudence des victimes, est arrivé avant-hier soir à deux jeunes cyclistes, sur le boulevard Kellermann.

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Sur les « fortifs (1894)

Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

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Le mystère de la rue de Patay (1901)

M. et Mme Schaeblé, marchands de beurre, habitent 101, rue de Patay, un petit pavillon isolé. Devant est un minuscule jardinet, sur les côtés un hangar, et, dans le fond, une remise et des écuries avec un mur de clôture séparant la propriété d’un terrain vague ayant vue sur la rue Albert et sur lequel on élève une maison, encore en construction.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Zizine

par Alexandre Arnoux
1938

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans
1874

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron
1894

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Le Trésor caché

par Charles Derennes
1907

Butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

Ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Taupin

par Séverine
1909

Tout le 13e

À l'horizon, passé la plaine de la Glacière, vers la poterne des Peupliers, les « fortifs » verdoyaient comme une chaîne de collines.

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La vieillesse de Monsieur Lecoq

par Fortuné du Boisgobey
1878

Quartier Croulebarbe

Connaissez-vous la rue du champ de l’alouette ? Il y a bien des chances pour que vous n'en ayez jamais entendu parler, si vous habitez le quartier de la Madeleine. Mais les pauvres gens qui logent dans les parages l'Observatoire et de la Butte-aux Cailles savent parfaitement où elle est.

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Les Monstres de Paris

par Paul Mahalin
1879

Ruelle des Reculettes

Le noctambule par goût ou par nécessité — comme Paris en a tant compté depuis Gérard de Nerval jusqu'à Privat d'Anglemont — qui se serait aventuré, par une nuit boréale de novembre dernier, à l'une des embouchures du passage des Reculettes, y aurait éprouvé l'impression d'un rêve persistant à travers la veille, et s'y serait cru transporté dans ce monde de la chimère et du fantôme...

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Robespierre

par Henri-Jacques Proumen
1932

Quartier Croulebarbe

Il pouvait avoir cinq ans, ce petit Riquet de la rue Croulebarbe. On lui en eût donné quatre tout au plus, tant il était fluet Son pauvre petit corps se dandinait sur deux longues pattes de faucheux qui prenaient assise dans deux godasses démesurées...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron
1894

L'octroi de la porte d'Italie

Grâce à l'or du faux baron de Roncières, Paul apporta l'abondance dans la maison de la rue du Moulinet.
On y fit une noce qui dura huit jours.
Perrine avait déserté son atelier de blanchisseuse. Elle tenait tête aux deux hommes, le verre en main.

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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[+] Les essentiels du jour

 Projet d'ouverture de la rue du Transit

PARIS NOUVEAU


Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers.

Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

Entre cette rivière morte et la Bièvre proprement dite, s'étendent des prés de l'aspect le plus pastoral, où les blanchisseuses d'alentour étendent le linge sur des piquets, où des vaches paissent comme en pleine Normandie. C'est à se croire à cent lieues de chez Brébant.

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 Le drame de la rue du Moulinet

Quartier de la Maison-Blanche


Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet.

La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave.

Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux.

 

Tous les détails
 La sente des Reculettes devient une rue …

Paris qui se modernise...


La sente des Reculettes devient une rue

Parmi tant de travaux poursuivis en ce moment par l'administration de la Ville de Paris pour l'amélioration de sa voirie, il en est de particulièrement intéressants. Tel est le percement de la rue des Reculettes dans le quartier Croulebarbe (13è arrondissement).

Jusqu'ici ladite rue ne méritait ce nom que dans l'amorce pavée qui partait depuis longtemps de la rue Croulebarbe. A ce bout de rue aboutissait à travers une sorte de maquis assez agreste une sente en zigzag, de deux mètres de large, venue des hauteurs de la rue Abel-Hovelacque.

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Le Journal — 28 juin 1932

A lire également, le Treizième, décor de roman ...

Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe et la ruelle des Reculettes à ses lecteurs en 1868

Les Monstres de Paris, de Paul Mahalin (1879)

La petite Miette - Eugène Bonhoure (1889)

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Madame Sept-Quatre

par William Cobb
(Jules Lermina) (1873)

Butte-aux-Cailles

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne (1906)

Rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Un gosse

par Auguste Brepson (1928)

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary (1908)

Rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau (1868)

Quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau (1869)

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Le trésor caché

par Charles Derennes (1907)

Butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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 Projet d'ouverture de la rue du Transit

PARIS NOUVEAU


Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers.

Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

Entre cette rivière morte et la Bièvre proprement dite, s'étendent des prés de l'aspect le plus pastoral, où les blanchisseuses d'alentour étendent le linge sur des piquets, où des vaches paissent comme en pleine Normandie. C'est à se croire à cent lieues de chez Brébant.

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 Le drame de la rue du Moulinet

Quartier de la Maison-Blanche


Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet.

La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave.

Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux.

 

Tous les détails
 La sente des Reculettes devient une rue …

Paris qui se modernise...


La sente des Reculettes devient une rue

Parmi tant de travaux poursuivis en ce moment par l'administration de la Ville de Paris pour l'amélioration de sa voirie, il en est de particulièrement intéressants. Tel est le percement de la rue des Reculettes dans le quartier Croulebarbe (13è arrondissement).

Jusqu'ici ladite rue ne méritait ce nom que dans l'amorce pavée qui partait depuis longtemps de la rue Croulebarbe. A ce bout de rue aboutissait à travers une sorte de maquis assez agreste une sente en zigzag, de deux mètres de large, venue des hauteurs de la rue Abel-Hovelacque.

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Le Journal — 28 juin 1932

A lire également, le Treizième, décor de roman ...

Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe et la ruelle des Reculettes à ses lecteurs en 1868

Les Monstres de Paris, de Paul Mahalin (1879)

La petite Miette - Eugène Bonhoure (1889)

Et aussi ...

Faits divers

Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière

D'audacieux bandits, des jeunes gens, si l'on en croit le signalement donné par les victimes, ont opéré, l'autre nuit, d'abord rue du Bois-de-Boulogne, à Neuilly, puis rue Brillat-Savarin, en utilisant une automobile volée.

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Dans la presse

Le Métro sur la rive gauche

Parlons donc un peu de la rive gauche, qui a paru, jusqu'ici, plutôt délaissée dans l’établissement des premières lignes du réseau métropolitain... (1903)

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