La vallée de la Bièvre et la rue de Tolbiac - 1878

Les terrassements de la rue de Tolbiac

Vue, depuis la rue de la Providence, du percement de la rue de Tolbiac en 1875 par Charles Marville (extrait).
Source : © Charles Marville / BHVP / Roger-Viollet

Si de la Butte aux Cailles on veut se rendre à l’une des portes de l’enceinte fortifiée, il faut aujourd'hui traverser à niveau un petit chemin de fer à rails saillants qui se dresse dans la direction transversale, c’est-à-dire de l’ouest à l’est de Paris.

Ce chemin de fer est desservi par de vraies locomotives remorquant de véritables wagons, ce qui achève l’illusion des personnes peu au courant de la transformation du quartier.

En effet, le rôle de ce chemin de fer est simplement de suffire aux terrassements exceptionnels que la fermeture de la rue de Tolbiac entraîne dans la traversée du val de Bièvre.

Ces terrassements dont le cube définitif ne peut encore être estimé quant à présent, consistent surtout en remblais variant jusqu'à 15 mètres de hauteur et dont l'épaisseur moyenne atteint 25 mètres.

Cette voie qui ne tardera plus guère à être achevée, aura coûté presque aussi cher du chef des terrassements que telle autre coûterait du chef des expropriations.

Elle sera, pour la rive gauche de la Seine, ce qu'est la rue de Puebla pour la rive droite, tant au point de vue du rôle assigné qu'à celui des variabilités du niveau.

La France — 8 août 1878

Dernières mises en ligne

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Faits divers

Les étrangleurs de Paris

Le treizième arrondissement, par delà les Gobelins, dans les parages de l'avenue et de la barrière d'Italie, est certainement, de tous les coins excentriques de Paris, le plus mal famé et le plus dangereux pour la sécurité des passants attardés.
Il y a dans ces confins reculés, où il ne fait pas bon s'aventurer seul à partir d'une certaine heure, de véritables coupe-gorge, infestés de rôdeurs, de redoutables bandes d'étrangleurs, habiles à pratiquer le fameux coup classique dit « du père François ». Et, surtout depuis quelque temps, il ne se passait pas de nuit qu'on n'eût de nouvelles agressions à enregistrer.

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Dans la presse

La mystérieuse petite ceinture : De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour

Entre Belleville et la Seine, c'est la zone des sifflets désespérés. Si les « Circulaires » qui vont leur petit bonhomme de route ne s’inquiètent guère du parcours à horaires fixes, les autres trains, messageries, rapides et autres, ont sans cesse besoin de demander leur route aux distributeurs de voie libre.
Cris brefs qui courent tout au long de cette frontière illusoire de Paris, cris impatients de ceux qui ne peuvent attendre ou qui s’étonnent des disques et des feux rouges. (1930)

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Saviez-vous que ...

Le 14 juillet 1906, on pouvait aller en métro de la place d'Italie à la gare de Lyon sans changement.
A cette date, la ligne 5 se raccordait à la ligne Porte Maillot- Vincennes.

Dans la presse...

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La mystérieuse petite ceinture : De Vincennes aux Batignolles en faisant le grand tour

Entre Belleville et la Seine, c'est la zone des sifflets désespérés. Si les « Circulaires » qui vont leur petit bonhomme de route ne s’inquiètent guère du parcours à horaires fixes, les autres trains, messageries, rapides et autres, ont sans cesse besoin de demander leur route aux distributeurs de voie libre.
Cris brefs qui courent tout au long de cette frontière illusoire de Paris, cris impatients de ceux qui ne peuvent attendre ou qui s’étonnent des disques et des feux rouges. (1930)

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Les derniers mohicans de Paris : Avec les Algériens du boulevard de la Gare

Sous la ligne aérienne du métro dont la longue perspective s'étend à l'infini, le boulevard de la Gare monte doucement vers la place d'Italie. À droite et à gauche, des maisons basses s'alignent, coupées par de petites rues pavées, à l'angle desquelles sont nichés de ridicules et ternes jardinets. Çà et là un immeuble neuf qui usurpe des allures de building, un magasin dont l'étalage déborde le trottoir, des bars, des hôtels, des restaurants, puis encore, sur la gauche, le cube uniforme et sans fantaisie de la raffinerie Say. (1928)

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L’impresario des mendiants

Dans le quartier de la Butte-aux-Cailles s'est installé un impresario qui cultive une spécialité plus que bizarre. Il a centralisé là toutes les monstruosités capables d'attendrir le passant. (1872)

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De la difficulté d’être le treizième arrondissement

Décidément, la ville de Paris n'aura pas de treizième arrondissement.
Hélas ! ce treizième arrondissement, il est partout, et on n'en veut nulle part. (1859)

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La ligne métropolitaine n° 10 doit être prolongée jusqu'à Austerlitz

En parlant, l'autre jour, du projet de prolongement de la ligne métropolitaine n° 10, actuellement arrêtée à la station Jussieu, vers la gare d'Orléans, terminus envisagé, nous notions que les organisations consultées n'avaient opposé aucune objection à l'administration préfectorale.
Le Syndicat de défense des intérêts généraux du quartier de la Gare, cependant, nous prie de déclarer qu'il a protesté contre le parcours projeté dès qu'il en a eu connaissance. Le quartier de la Gare est le seul qui n'ait point le métro. (1932)

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Une Descente imprévue

Le ballon « Le Rêve » partait dans l'après-midi d'hier de l'usine à gaz de la Plaine-Saint-Denis, pour exécuter une ascension libre. Pris dans un courant circulaire, l'aérostat, plana longtemps sur Paris, sans pouvoir s'élever. Vers huit heures du soir il se trouvait à une faible hauteur au-dessus du quartier de la Maison-Blanche, dans le treizième arrondissement... (1901)

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Rue Cantagrel, des ateliers de nickelage gênent considérablement les voisins

Il existe rue Cantagrel, au 86, presque à l'angle de la rue de Tolbiac, des ateliers de chromage et nickelage. Le bruit et les odeurs qui en émanent sont tels qu'il est pénible d'habiter dans les parages. (1932)

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Un matin à la poterne des Peupliers

Six heures et demie du matin. Le gardien de la paix Louis Roupillon, du treizième arrondissement, vient de prendre son service à la poterne des Peupliers, tout là-bas, là-bas, derrière la Butte-aux-Cailles, sous le boulevard Kellermann. (1905)

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Le cuiseur de cadavres

Si, par hasard, vous vous aventurez tout là-bas, là-bas, près des fortifications, dans le quartier de la Gare, vous pourrez, si vous passez rue des Chamaillards, voir, paisible, fumant sa pipe au seuil d'une grande porte peinte en marron, un homme frisant la soixantaine... (1896)

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La cité Doré

La cité Doré est située au cœur même du treizième arrondissement, que les statisticiens nous donnent comme le plus misérable de Paris, entre la rue Jenner et la place Pinel. Figurez-vous, entre deux murailles nues, un long boyau s’ouvrant ... (1889)

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Les vestiges de l’église Saint-Hippolyte

Malgré les larges et bienfaisantes percées opérées à travers les quartiers du vieux Paris, les monuments d’un autre âge sont loin d’être rares sur le sol de la cité. C’est ainsi qu’on trouve encore dans le 13e arrondissement, au n° 8 de la rue Saint-Hippolyte, des restes curieux d’un édifice qu’on croit généralement disparu depuis longtemps. (1865)

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Faits divers

 Voleur de cris d'oiseaux - 1891

A la fête des Gobelins

Voleur de cris d'oiseaux

Le XIXe siècle — 25 novembre 1891

Un jeune industriel, M. Aucourt, avait réussie après de persévérantes études, à imiter un très grand nombre de cris d'oiseaux, au moyen d'un appareil excessivement simple, composé d'une lame de baudruche et d'une mince garniture de métal.

Les résultats obtenus par M. Aucourt, à l'aide de ce procédé, étaient remarquables: il imitait jusqu'à cinq cents cris d'oiseaux, et s'était installé dans l'avenue des Gobelins où se tient en ce moment une fête foraine.

Sur une petite table, M. Aucourt tenait à la disposition du public un stock de pratiques, enfermé dans une boite où se trouvaient également tous ses papiers d'identité.

Hier, il s'absentait quelques minutes à peine, le temps d'offrir un apéritif à un ami, lorsque, en revenant à sa place, il s'aperçut que sa boîte lui avait été enlevée. Plus de cris de sansonnet, de fauvette, de rougegorge, de rossignol, à la fête des Gobelins !

Le pauvre artiste forain en a été réduit à déposer une plainte chez M. Perruche, commissaire de police, qui fait activement rechercher le voleur de cris d'oiseaux.


Le Théâtre-Réaliste nous promet pour son second spectacle, qui aura lieu le 15 décembre, deux pièces nouvelles : l'Avortement et le Gueux, dans lesquelles M. de Chirac, auteur et directeur, compte mettre en pratique sa nouvelle doctrine réaliste du langage parlé accentué par le langage mimé.


 Un « messager du Tsar » égaré boulevard de l’Hôpital - 1896

Quartier de la Salpétrière

Un « messager du Tsar » égaré boulevard de l’Hôpital

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 16 octobre 1896

Les fêtes franco-russes n'ont pas manqué, comme tous les grands événements parisiens, de fournir à la capitale un contingent de fous. Parmi plusieurs autres cas de « folie russe », signalons celui d'Augustin Junian, ouvrier ferblantier, âgé de trente-quatre ans, demeurant rue Pinel.

L'infortuné se figurait être un messager de l'empereur de Russie, poursuivi par une bande de loups au milieu des steppes. Il se trouvait boulevard de l'Hôpital.

C'était hier matin, à quatre heures. La chaussée commençait à peine à blanchir aux premiers rayons de l'aube. Peu ou point de passants. Çà et là, quelques chiffonnières, faisant leur cueillette. Et Augustin Junian tirait des coups de revolver dans le vide, croyant atteindre ses loups. Par malheur, une balle vint frapper à la cuisse une dame Florentine Maphes, chiffonnière, âgée de cinquante-huit ans, demeurant rue des Malmaisons. Aux cris poussés par la malheureuse, des gardiens de la paix accoururent et, non sans peine, s'emparèrent du tueur de loups.

— Laissez-moi, s'écria Junian, il faut que je transporte les ukases du tsar. Il compte sur moi. Aidez-moi plutôt à me débarrasser de ces affreux carnassiers.

M. Perruche, commissaire de police, dans la matinée, a envoyé ce pauvre homme à. l'infirmerie spéciale du Dépôt.


« Union de viticulteurs algériens. — Importation directe de Vins rouges et blancs. Commandes et échantillons gratuits, 45, rue de Rivoli. Agents demandés pour Paris. »


 Corrida boulevard Masséna

UN Fait divers inhabituel

Corrida boulevard Masséna

La Presse — 1er février 1877

Hier soir, à cinq heures, on s'est livré, sur le boulevard Masséna, à une chasse véritable et qui n'était pas sans danger.

Une vache, échappée depuis le matin de son écurie, avait, grâce à ses jambes et grâce à ses cornes, réussi à déjouer toutes les tentatives faites pour s'en rendre maître. Enfin, à six heures du soir environ, fatiguée d'être poursuivie, elle s'était acculée dans la ruelle Gandon, et de ses cornes tenait tête aux assaillants.

Un passant lui jeta son paletot sur les yeux, et pendant que l'animal troublé cherchait à s'en débarrasser, deux gardiens de la paix la saisirent aux cornes, pendant qu'un autre individu s'efforçait de la garrotter. On réussit enfin à s'en emparer et à la mettre sur une voiture pour être transportée à la fourrière mais ce n'est pas sans efforts il a même fallu, à plusieurs reprises, frapper la bête à coups de sabre sur la tête et sur les jambes.


SANTÉ A TOUS sans médecine, sans purge et sans frais par la douce Revalescière Du Barry de Londres, qui, depuis trente ans, guérit les dyspepsies, constipations diarrhées, les désordres des nerfs, foie, haleine, poitrine, vessie, cerveau et sang. Du Barry et Cie, 26, place Vendôme, Paris, et partout chez les pharmaciens et épiciers.

Derniers faits divers

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Les étrangleurs (1894)

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.
Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

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Un enfant mangé par un cheval (1884)

Un épouvantable accident a eu lieu hier dans le quartier de la Butte-aux-Cailles.
Au numéro 14 de la rue de l'Espérance, habitent les époux Hugon ; ils ont trois enfants, deux petites filles de cinq et sept ans, et un garçon de quatorze ans, le petit Jean. Les époux Hugon vont acheter dans les environs de Paris des légumes qu'ils revendent à la Halle.

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La casquette du bossu (1895)

Une scène tragi-comique s’est déroulée, hier soir, à six heures, boulevard de l’Hôpital.
M. Julien Napthe, âgé de quarante-deux ans, demeurant, rue Jenner, garçon de magasin, passait, portant un paquet sous chaque bras, lorsqu’un tourbillon de vent lui enleva tout à coup sa casquette.

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Bataille rangée (1896)

Dernièrement, une demi-douzaine d’individus sans aveu, habitués de la barrière d’Italie, s’étaient rendus en état d’ivresse dans un débit de la place Maubert, et là ils avaient cherché querelle à des souteneurs du quartier qui, n’étant pas en nombre suffisant, durent battre en retraite.

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La veuve Rigolot a malgré tout de la chance (1873)

La dame veuve Rigolot est une bonne vieille qui tient, boulevard de la Gare, 6, une baraque pour la vente des journaux.

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Le Drame de la rue Auguste-Lançon (1897)

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

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L'oie à lunettes (1915)

Le chant des coqs et le gloussement des poules, parqués dans un terrain vague de la rue Brillat-Savarin, avaient attiré l'attention du chiffonnier Jean Pitallier, âgé de cinquante-sept ans, et de la chiffonnière Emma Truffier, un peu plus jeune.

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La viande meurtrière (1907)

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

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Le crime de la rue Clisson (1872)

Au commencement du mois de septembre de l'année dernière, une odeur nauséabonde s'était répandue dans la maison rue Clisson, 2. Elle augmenta progressivement d'intensité, et finit par devenir insupportable. On en rechercha la cause, et on reconnut qu'elle provenait du logement occupé par le sieur Boucher, commissionnaire en vins.

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Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache (1935)

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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Le drame de la place Pinel : Vingt ans de travaux forcés (1935)

Puisatier âgé de cinquante-trois ans, Louis Pruvot est un ivrogne invétéré. Depuis plus de quinze ans il habitait 17, place Pinel, avec Élise Chavannes, de six ans son aînée.

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Un drame place Pinel (1935)

Je déclare avoir tué ma femme à coup de hache.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau
1869

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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 Avenue des Gobelins, un ours échappé d'une ménagerie

Une chasse à l'ours dans Paris


Avenue des Gobelins, un ours échappé d'une ménagerie a été tué à coups de revolver par des agents

Hier matin, vers une heure, tandis qu'une foule nombreuse et enthousiaste se pressait devant la mairie du treizième arrondissement, des cris de terreur et d'effroi se tirent entendre. De courageux citoyens se précipitèrent vers rendrait d'où semblait provenir le danger. Ils reculèrent. Un ours brun de forte taille, tête baissée, fonçait à grandes enjambées sur le public terrifié.

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Faits divers

Les étrangleurs

Décidément, le treizième arrondissement détient le record des affaires dramatiques, plus particulièrement des affaires nocturnes.
Le garçon limonadier était arrivé à la hauteur de la place des Alpes, qui forme une sorte de rond-point sur la droite du boulevard, lorsque quatre individus se jetèrent sur lui.

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Dans la presse

Les derniers mohicans de Paris : Avec les Algériens du boulevard de la Gare

Sous la ligne aérienne du métro dont la longue perspective s'étend à l'infini, le boulevard de la Gare monte doucement vers la place d'Italie. À droite et à gauche, des maisons basses s'alignent, coupées par de petites rues pavées, à l'angle desquelles sont nichés de ridicules et ternes jardinets. Çà et là un immeuble neuf qui usurpe des allures de building, un magasin dont l'étalage déborde le trottoir, des bars, des hôtels, des restaurants, puis encore, sur la gauche, le cube uniforme et sans fantaisie de la raffinerie Say. (1928)

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La Tournée

Une promenande dans le Paris de 1930


La Tournée
un récit d'Elie Richard

Entre le 15 mars et le 2 mai 1930, le quotidien Paris-Soir publia en feuilleton (48 publications) un long texte signé Elie Richard intitulé "La Tournée". Ce texte était illustré, notamment, de croquis de Germain Delatousche, le peintre de la rue Croulebarbe.

Cette "Tournée" n'est pas exactement celle des grands-ducs. C'est celle des bas-fonds de Paris. Le Treizieme arrondissement était, une fois de plus, tout désigné pour faire partie des lieux visités.

Selon Elie Richard, " pour qui vit dans ce microcosme de 26.755 hectares qu'est Paris il y a une variété extraordinaire d'espèces humaines, groupées par des lois, des conventions, voire des fictions.

Avec des yeux éduqués, et je ne sais quelle sympathie, un artiste recueille des impressions d'une richesse inouïe. Un philanthrope en revient terrifié ; il est désespéré, s'il méconnaît la force inextinguible de la vie et ces vertus inépuisables des hommes : l'indifférence et l'oubli. "

Deux chapitres de ce texte portent directement sur le XIIIè arrondissement : " Autour de la Butte-aux Cailles" et " Le Faubourg Souffrant".

Ces deux chapitres vous permettront de faire un plongeon dans le 13ème de 1930.

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 Cité JA

La démolition de ce boyau s'impose


La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr....

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Et aussi ...

Faits divers

Précoces Criminels - 1895

Une tentative criminelle que ne renieraient pas des scélérats endurcis a été commise par trois gamins de douze à treize ans contre un autre enfant, le jeune Lucien Delagne, âgé de douze ans, écolier, demeurant chez ses parents, honnêtes ouvriers, rue du Champ-de-l’Alouette.

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Dans la presse

Oasis faubourienne

Tout un coin de Paris est en train de se modifier singulièrement. Huysmans ne reconnaîtrait plus sa Bièvre. Non seulement le ruisseau nauséabond est maintenant couvert depuis bien des années, mais le sinistre passage Moret a presque complètement disparu de la topographie parisienne et, au milieu de cette année, les fameux jardins dont la jouissance était réservée aux tisseurs et dessinateurs de la Manufacture des Gobelins, vergers en friche qui, quelquefois, servaient de dépôt d'ordures aux gens du quartier, auront perdu leur aspect de Paradou abandonné. (1937)

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