Aujourd'hui...

 Une fontaine pour chiens et chevaux a été inaugurée au boulevard de la Gare - 1926

Une fontaine pour chiens et chevaux a été inaugurée au boulevard de la Gare

L'article paru dans l'Excelsior le 13 juillet 1926
Le Petit-Parisien — 13 juillet 1926

La première fontaine pour chiens et chevaux, édifiée à Paris, a été inaugurée hier matin, 2, boulevard de la Gare. L'initiative en revient au baron de Zuylen, vice-président de la Ligue pour la protection du cheval, et à qui l'on droit de si généreux efforts pour rendre la vie plus douce à « la plus noble conquête de l'homme ».

Une belle eau claire se renouvelle continuellement dans une vasque ronde à hauteur de… cheval. A la base de l'abreuvoir, côté du trottoir, et à 25 centimètres de hauteur, se trouve une coquille dans laquelle les « toutous pourront se désaltérer à leur aise.

Parmi les personnalités présentes se trouvaient un représentant du préfet de la Seine ; Mme Louis Dausset, cette grande amie des chevaux ; le docteur Faveau de Courmelles ; M. Albert Allemand, secrétaire de la ligue, représentant le docteur Germain Sée ; Alphonse Blondel, vice-président de la Protection du cheval ; Mme Cremer, directrice du journal Nos Amis ; MM. Gourbier, commissaire d'arrondissement ; Barnabé, commissaire de police du quartier, et un grand nombre de membres de la ligue.

Divers essais ont été faits et, se frayant un passage parmi les personnages officiels, un superbe percheron est venu « humer » l'eau claire sans se douter de la brillante assistance qui l'entourait.


Dans la presse

Les abords de la gare de Gentilly

L'administration vient de mettre à l'enquête, à la mairie du treizième arrondissement, un projet qui a passé presque inaperçu, bien qu’il présentât une grande importance pour un des plus vastes quartiers de l’ancienne banlieue... (1874)

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Faits divers

Boulevard Kellermann

Sur les « fortifs

Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

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Saviez-vous que ...

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.



Littérature

Le Cadavre de la Maison-Blanche

d'Ernest Faligan (1890)

 

"La rue Barrault conduit du boulevard d’Italie à la rue de Tolbiac. C’est une voie neuve, qui traverse sur un remblai des terrains presque entièrement inhabités, il y a vingt ans."

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L'image du jour

Place Pinel

Et enfin...

Des nouvelle du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Nous avons déjà entretenu nos lecteurs des travaux du puits artésien qu'on est en train de creuser sur la butte aux Cailles dans le XIIIe arrondissement.
Ce puits étant arrivé à la première nappe d’eau, on vient d’y descendre une puissante cuve en fer du poids de 6 000 kilogrammes, destinée à maintenir cette nappe dans sa position souterraine... (1864)

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Saviez-vous aussi que ...

Charles Leboucq, député de la première circonscription du 13e arrondissement de 1906 à 1919, tenait sa permanence rue du Banquier.
En 1914, dans sa profession de foi électorale, il revendiquait d’être à l’origine de la création du bureau de poste à l’angle de la rue du Banquier et de l’avenue des Gobelins et de la création du musée de la Manufacture des Gobelins.


Une enquête du Commissaire Perruche

Un coup raté


Le 13e dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Mystérieuse Affaire - 1895

CROULEBARBE LA NUIT

Mystérieuse Affaire

Le Petit-Parisien — 12 février 1895

La nuit dernière, à deux heures et demie, les gardiens de la paix Munier et Hamel, de service dans la rue du Champ-de-l'Alouette, entendirent les cris : « Au secours ! À l'assassin ! » poussés par une voix de femme et paraissant venir de la rue Pascal.

Les agents s'élancèrent aussitôt dans cette direction, mais ils n'aperçurent personne. Néanmoins leur attention fut attirée par des traces de sang qui souillaient la neige fortement piétinée.

À quelques pas de l'endroit où une lutte devait avoir eu lieu, ils ramassèrent un couteau-poignard ensanglanté.

Sans s’attarder davantage, les gardiens de la paix poursuivirent leurs recherches jusqu'à l'angle de la rue Corvisart. Là, ils virent trois individus qui discutaient avec animation, et qui se sauvèrent en les voyant.

Les agents s'élancèrent à leur poursuite mais se sentant serré de près et sur le point d'être atteint, un des individus tira un revolver de sa poche et fit feu par trois fois sur les gardiens de la paix.

Ceux-ci, à leur tour, ripostèrent et tirèrent à plusieurs reprises dans la direction des fuyards sans les atteindre.

La poursuite se continua jusqu'à la rue Broca où les inconnus disparurent sans qu'il fût possible de les retrouver. On suppose qu'ils se sont réfugiés dans quelque garni.

M. Perruche, commissaire de police du quartier, a ouvert une enquête à l'effet de retrouver ces individus.


« Gai gai ! marions-nous !... » dit la chanson; suivons son conseil, mais pas de folies pour la corbeille : les imitations de diamant et de perle de Lère-Cathelain, 97, boulevard de Sébastopol et 21, boulevard Montmartre, font l’effet du vrai et coûtent cent fois moins.


 Un vilain « Moineau » - 1901

Place d'Italie

Un vilain « Moineau »

Le Petit-Parisien ― 2 septembre 1901

Une dispute éclatait hier soir, vers huit heures et demie, à la terrasse d'un bar situé à l'angle de la rue Bobillot et de la place d'Italie, entre un consommateur, M. Henri Poulquin, âgé de soixante et un ans, brocanteur ambulant, et un camionneur, Jean Moineau, âgé de trente-cinq ans, qui a pour maitresse une marchande de vins du quartier.

C'est cette dernière, sur le compte de laquelle le brocanteur avait médit, qui fut la cause première de la discussion.

Provoqué par Moineau, Poulquin eut l'imprudence de quitter sa place et de s'avancer sur le trottoir. Des coups furent aussitôt échangés, et la rixe faillit devenir grave.

D'un coup de poing, le camionneur brisa la pipe que fumait placidement son adversaire, dont la mâchoire fut endommagée, puis, saisissant le tuyau brisé, il se mit à labourer le visage de Poulquin, qui eut bientôt la figure en sang. Un rassemblement s'étant formé, des agents intervinrent et emmenèrent les combattants au bureau de M. Yendt, qui leur dressa procès-verbal pour scandale sur la voie publique. Après un pansement sérieux, le brocanteur rejoignit son domicile.


L'Indicateur Dufayel, numéro de septembre, est en vente depuis ce matin. En plus des désignations gratuites pour les propriétaires comme pour les locataires d'hôtels, villas, appartements, locaux à viendra ou à louer, il contient deux surprises pour les lecteurs, soit deux entrées, l'une pour le cinématographe, l'autre un bulletin d'inscription pour l'une des plus prochaines fêtes des Grands Magasins Dufayel, qui sont si brillantes et si courues. Ils y verront, en même temps, une exposition de mobiliers complets par milliers, sièges et tentures de tous genres et de tous styles, meubles de bureaux, chauffage, ménage, etc., etc.

Derniers faits divers

[+] Derniers faits divers

rue de Tolbiac

Fait scandaleux (1893)

On nous signale un fait absolument inouï qui s'est passé la nuit dernière dans le treizième arrondissement.
Vers trois heures et demie du matin, des gardiens de la paix qui passaient rue de Tolbiac rencontraient, sur le pont jeté au dessus de la rue au Moulin-des-Prés, un individu en proie à une vive agitation.

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Quartier de la Gare

La bagarre de la rue Albert (1907)

Interrogé, hier, à l'hôpital Cochin, par M. Roty, juge d'instruction, l'armurier Lamet, dont l'état est toujours très grave, a fourni une nouvelle version du drame.
Un meurtrier désespéré.

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Quartier de la Salpêtrière

Sauvés des ténèbres (1863)

Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

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Le 13e avant le 13e

À la Butte-aux-Cailles (1851)

M. Veau, employé à l'octroi de Montrouge, regagnait avant hier, vers onze heures du soir, son domicile situé près du lieu-dit la Butte aux Cailles, commune de Gentilly.

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Quartier de la Gare

La guerre de Troie (1897)

La belle Hélène a allumé la guerre de Troie : Émilie Charvoit, vingt-cinq ans, dite « Petit Rata », a été la cause initiale d'une véritable bataille rangée qui a eu lieu hier à minuit, passage Débille, entre la rue Nationale et la rue du Château-des-Rentiers.

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quai de la Gare

Une voiture dans la Seine (1901)

Un singulier accident s'est produit, hier matin, vers nuit heures, quai de la Gare, au coin de la rue Watt.

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Quartier de la Gare

Joli monde (1891)

Vers le n° 20 de la rue de la Pointe-d'Ivry, tout près du mur d'enceinte, une de ces tribus de saltimbanques qui parcourent la province en été et viennent hiverner à Paris s'est établie dans un terrain vague où elle campe depuis quatre mois.

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rue des Chamaillards

La pipe homicide (1895)

Un ouvrier charron, M Firmin Riche, âgé de quarante-deux ans, demeurant rue de la Maison Blanche, passait hier matin rue des Chamaillards.

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Avenue de Choisy

L'Huitre et les Plaideurs (1896)

Un différend des plus cocasses a éclaté hier entre la patronne d’un débit-restaurant de l'avenue de Choisy, Mme veuve Anaïs T. et un ouvrier tapissier, M. Alexis J., âgé de trente-deux ans, demeurant rue de la Maison-Blanche, au sujet d'une huître.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le meurtre de l'Avenue d'Italie (1903)

Hier, nous racontions qu'un ouvrier tôlier, nommé Rollet, avait été tué avenue d'Italie, à six heures et demie après midi, d'un coup de couteau dont l'avait soudain frappé un jeune rôdeur passant près de lui.

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Porte d'Italie

Une fuite d'eau (1885)

Grand émoi avant hier à la barrière d'Italie, parmi les personnes qui stationnaient dans le bureau de tramways faisant le service de Cluny à Bicêtre.

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Quartier Croulebarbe

Deux sauveteurs de treize ans (1895)

Hier, vers quatre heures de l'après-midi, une trentaine d'enfants s'amusaient à glisser sur la Bièvre, dans le bas de la rue des Gobelins. À cet endroit, la petite rivière, qui se trouve encaissée entre de hautes maçonneries, n'a pas moins de deux mètres de profondeur.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau
1869

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Le trésor caché

par Charles Derennes
1907

Butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Sans Famille

par Hector Malot
1878

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Bouscot

par Gaston Chéreau
1909

Butte-aux-Cailles

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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Un crime passionnel

par J. H. Rosny
1908

Quartier de la Gare

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie
1910

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Les mémoires de Rossignol

par Rossignol
1894

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Zizine

par Alexandre Arnoux
1938

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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[+] Les essentiels du jour

 Le crime du bd Kellermann

Quartier de la Maison-Blanche


Le crime du bd Kellermann

Un livreur est tué et dévalisé par deux rôdeurs 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 1 heure, deux agents cyclistes effectuant une ronde, découvraient sur les fortifications, à l'angle de la rue Damesme et du boulevard Kellermann, un homme inanimé.

Il était couvert de blessures et de traces de coups sa face portait d'horribles plaies. Les gardiens transportèrent le blessé à l'hôpital de Bicêtre, où il succomba.

L'homme avait été dévalisé après avoir été assassinné.

Les meurtriers, à qui le crime n'avait rapporté qu'une cinquantaine de francs, sont arrêtés

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 L'épidémie de la Maison-Blanche

Sur les bords de la Bièvre


L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi.

Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre.

L'épidémie, qui a frappé surtout les enfants en bas âge, tient à la fois, dit-on, de la variole et de la dysenterie. Un certain nombre de victimes ont succombé et il y a encore beaucoup de malades.

Quelle a été la cause de cette épidémie ?

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 nouveau garde-meuble national - 1935

Ruelle des Gobelins

Les amis du vieux Paris ne peuvent plus passer, sans un serrement de cœur, dans la ruelle des Gobelins où se dresse la carcasse en ciment armé du nouveau garde-meuble national.

Depuis l'été dernier, quel changement...

On reconnaît à peine la ruelle silencieuse où le moindre souffle de vent répandait le parfum des iris et des aubépines fleuris, derrière un haut mur, dans les petits jardins des contremaîtres de la Manufacture des Gobelins.

Face aux anciens bâtiments, la muraille a disparu, et sur plus de 30 mètres de profondeur se dresse le squelette géométrique, désespérément utilitaire, des entrepôts à plusieurs étages où l'État remisera désormais ses fauteuils dorés et ses accessoires d'apparat. Au delà du chantier, et mutilés d'autant, les jardinets des contremaîtres descendent en pente douce le long de la rue Croulebarbe.

« Ruysdaël serait tenté de planter ici son chevalet », écrivait Victor Hugo au retour d'une promenade aux Gobelins.

L'écrirait-il encore aujourd'hui ?

Excelsior — 22 avril 1935

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

De la ruelle des Reculettes au passage Moret via la ruelle des Gobelins

Il était arrivé à l'angle pointu formé par la manufacture des Gobelins où la voie bifurquait ; à droite la rue Croulebarbe continuait, à gauche c'était la ruelle des Gobelins.

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure (1889)

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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Coeur d'enfant

par Charles de Vitis (1899)

La Butte-aux-Cailles

— Voyons d’abord du côté de la Butte-aux-Cailles, pour tâcher de trouver un logement.
Jacques connaissait l’endroit pour y être venu avec Fifine, une fois ou deux, du temps qu’il vivait chez ses parents.
C’était un quartier misérable situé à proximité de la place et du boulevard d’Italie ; on y arrivait par la rue du Moulin-des-Prés.

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina (1877)

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La criminelle

par Jules Lermina (1881)

Rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay (1912)

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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Madame Sept-Quatre

par William Cobb
(Jules Lermina) (1873)

Butte-aux-Cailles

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne (1906)

Rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary (1908)

Rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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 Le crime du bd Kellermann

Quartier de la Maison-Blanche


Le crime du bd Kellermann

Un livreur est tué et dévalisé par deux rôdeurs 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 1 heure, deux agents cyclistes effectuant une ronde, découvraient sur les fortifications, à l'angle de la rue Damesme et du boulevard Kellermann, un homme inanimé.

Il était couvert de blessures et de traces de coups sa face portait d'horribles plaies. Les gardiens transportèrent le blessé à l'hôpital de Bicêtre, où il succomba.

L'homme avait été dévalisé après avoir été assassinné.

Les meurtriers, à qui le crime n'avait rapporté qu'une cinquantaine de francs, sont arrêtés

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 L'épidémie de la Maison-Blanche

Sur les bords de la Bièvre


L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi.

Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre.

L'épidémie, qui a frappé surtout les enfants en bas âge, tient à la fois, dit-on, de la variole et de la dysenterie. Un certain nombre de victimes ont succombé et il y a encore beaucoup de malades.

Quelle a été la cause de cette épidémie ?

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 nouveau garde-meuble national - 1935

Ruelle des Gobelins

Les amis du vieux Paris ne peuvent plus passer, sans un serrement de cœur, dans la ruelle des Gobelins où se dresse la carcasse en ciment armé du nouveau garde-meuble national.

Depuis l'été dernier, quel changement...

On reconnaît à peine la ruelle silencieuse où le moindre souffle de vent répandait le parfum des iris et des aubépines fleuris, derrière un haut mur, dans les petits jardins des contremaîtres de la Manufacture des Gobelins.

Face aux anciens bâtiments, la muraille a disparu, et sur plus de 30 mètres de profondeur se dresse le squelette géométrique, désespérément utilitaire, des entrepôts à plusieurs étages où l'État remisera désormais ses fauteuils dorés et ses accessoires d'apparat. Au delà du chantier, et mutilés d'autant, les jardinets des contremaîtres descendent en pente douce le long de la rue Croulebarbe.

« Ruysdaël serait tenté de planter ici son chevalet », écrivait Victor Hugo au retour d'une promenade aux Gobelins.

L'écrirait-il encore aujourd'hui ?

Excelsior — 22 avril 1935

Et aussi ...

Faits divers

Chronique du feu

Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

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Dans la presse

Rapport présenté par M. Rousselle sur l'amélioration de diverses voies dans le quartier de la Maison-Blanche

Un plan ayant pour but l'assainissement général du quartier de la Glacière et de la Bièvre et le dessèchement des marais qui rendent cette région à peu près inhabitable... (1881)

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