Rue Damesme, par temps de neige… - 1902

Maison-Blanche

Rue Damesme, par temps de neige…

Le Petit-Journal — 5 février 1902

Par ce temps de neige, sous le ciel bas d'où les nuages laissent traîner, à terre des loques de brume, un coin de Paris offrait l'aspect sévère d'un paysage moscovite.

C'est au delà de la place d'Italie (dont le nom évoque plutôt les soleils resplendissants du Midi), sur les pentes légères de la vallée de la Bièvre. En suivant la rue Damesme depuis les fortifications jusqu'à la rue de Tolbiac, le promeneur longe à gauche d'immenses terrains vagues, qui forment le berceau au fond duquel sommeille la petite-rivière des tanneurs parisiens. Cette vaste étendue, dénudée, sans un arbre, sans une maison, était hier uniformément blanche sous son drap de neige, que ni le sel ni les balayeuses n'avaient sali : c'était presque la steppe russe...

Au fond du panorama, les deux tours de la nouvelle église de la Maison-Blanche, à clochetons vaguement byzantins, indécises dans le brouillard, semblaient au rêveur une réduction du Kremlin et ce mirage accentuait en lui l'idée d'un décor slave. Singulière coïncidence : par delà les fortifications, sur les coteaux ouatés par les vapeurs basses des jours d'hiver, la commune suburbaine du Kremlin aligne ses petites maisons de banlieue parisienne presque en face de cette contre façon de la citadelle religieuse de la Russie.


 A la piscine de la Butte-aux-Cailles - 1930

A la piscine de la Butte-aux-Cailles

Bravo, la Butte !

Paris-Soir ― 6 septembre 1930

Il faut n'avoir jamais franchi la porte d'une piscine pour nier que le savonnage complet des corps qui sont sur le point de se tremper dans le bassin constitue la plus sûre garantie d'hygiène.

Les Allemands, qui sont des maîtres en matière de baignades publiques, postent aux douches des maitres-baigneurs chargés de surveiller l'observation de cette élémentaire précaution. En France, plus la piscine est « chic », et moins on ose exiger des clients un peu de propreté préalable chose indispensable, surtout en été, pendant les chaleurs, même chez des gens sains et soignés.

Depuis peu, un écriteau a été placé à l'entrée de la piscine municipale de la Butte-aux-Cailles, exigeant de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon. On se demande seulement comment cette règle n'a pas été édictée plus tôt, et comment cette piscine est la seule à veiller au bien-être de tous.

Il paraît du reste que certains ont protesté, ceux, sans doute, qui confondent la natation avec un bain !


Dans la presse

L'œuvre des petits chiffonniers

Si le promeneur, en haut de l'avenue d'Italie, avait l'idée de prendre à droite le passage Raymond, il aurait bientôt une vision étrange ! En plein Paris, à cinquante mètres d'une large voie, sillonnée de tramways, il se trouverait en face d'innombrables cahutes, d'aspect sordide où vivent pêle-mêle près de deux mille chiffonniers. (1901)

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Faits divers

Le drame de la rue Clisson

Au n° 46 de la rue Clisson habitent un clerc de notaire, M. Charles Grandjean, âgé de quarante ans, et une jeune femme, Mlle Marie de Valtesse, âgée de trente-cinq ans.

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Saviez-vous que ...

Le 29 juin 1935, Boulevard de la Gare, Mme Berthe Caudin, âgée de 76 ans, demeurant 17, place Pinel, traversait la chaussée sur un passage clouté, lorsqu'elle fut renversée par un motocycliste, Marcel Sage, demeurant 174, rue du Château des-Rentiers. Relevée grièvement blessée, Mme Caudin fut conduite à l'hôpital de la Pitié.

L'image du jour

rue Nationale - Quartier de la Gare


Une enquête du Commissaire Perruche

Un coup raté


Dans la presse...

C'est arrivé dans le 13e

 Un Mari gênant - 1892

Le drame de la rue Dunois

Un Mari gênant

Le Petit-Parisien — 14 avril 1892

M. Bolot, commissaire de police du quartier de la Gare, vient d'ouvrir une enquête au sujet d'une tentative d'assassinat dont M. Duchefdelaville, maraîcher, habitant 30, rue Dunois, aurait été victime.

Ce dernier a fait la déclaration suivante :

« J'étais couché, la nuit dernière, quand je sentis qu'on me passait une corde autour du cou et qu'on cherchait à m'étrangler.

L'obscurité qui régnait dans la chambre ne me permit pas de distinguer le visage de mon a agresseur; mais, je reconnus le pas de mon employé, le nommé Émile Prechasson

Au bout d'un instant, il me crut mort sans doute et partit.

J'eus alors la force de me traîner jusqu'à la, fenêtre dont je brisai les carreaux, et je criai « Au secours ! à l'assassin ! »

Mais, quel ne fut pas mon étonnement en reconnaissant, près de la maison, ma propre voiture gardée par ma femme que Prochasson ne tarda pas à rejoindre. »

Mme Duchafdelaville et Prochasson allaient aux Halles vendre les récoltes des maraîchers. À leur retour, ils ont été mis en état d'arrestation.

Dans le quartier de la Gare, on croit généralement que Mme Duchefdelaville et Prochasson ont des relations intimes et qu'ils ont voulu se débarrasser du mari gênant,

L'enquête se poursuit.


Les toutes dernières nouvelles avec Le Radical


A l’Éden-Théâtre, Roknedin sera prochainement encadré de deux numéros, qui vont, non seulement le corser mais encore permettre M. Bouyer, chargé du rôle de Roknedin, qui ne parait qu'à partir du acte du ballet, de jouer simultanément celui du capitaine Grant, au Chatelet.

On sait, en effet, que dans drame tiré du roman de M. Jules Verne, ce personnage ne parait qu'au premier acte et au dernier.


 Un suicide par excès de souffrance. - 1873

Macabre découverte rue Clisson

Un suicide par excès de souffrance.

Le Rappel ― 17 avril 1873

Deux messieurs montaient hier, vers sept heures et demie du soir, l'escalier de la maison portant le n° 59 de la rue Clisson, lorsque, à la hauteur du deuxième étage, l'un d'eux glissa soudain sur une matière visqueuse, de la nature de laquelle il ne pouvait se rendre compte. ,

Allumant alors des allumettes, ces deux messieurs aperçurent une plaque de sang caillé qui s'étendait jusque sous la porte située à leur droite.

Ils redescendirent promptement et prévinrent le concierge de ce qu'ils venaient de voir.

Remontant alors tous trois, ils pénétrèrent dans l'appartement d'où provenait le sang, et ils furent terrifiés à l'aspect du spectacle qui s'offrit à leurs yeux.

Dans une mare de sang, râlant et s'agitant encore faiblement, ils virent le sieur Villième (Auguste) habitant de ce logement, dont l'abdomen, ouvert horizontalement par une large blessure, laissait sortir les intestins.

Un médecin appelé sur le champ, prodigua des soins à ce malheureux, mais en vain; il vécut une heure.

Avant de mourir, il eut la force de dire qu'il s'était donné la mort en se frappant d'un coup de couteau dans le ventre pour terminer les souffrances atroces que lui causait une maladie de foie dont il était atteint depuis longtemps.


MAL DE DENTS

MIXTURE DÉSIRÉ pour insensibiliser, guérir et plomber les dents soi-même sans l'aide du dentiste. Prix, 2 fr. avec instruction. 37, boulevard Sébastopol, à Paris, et chez les pharmaciens.

Derniers faits divers

sans titre 1

L'Escroc des Pauvres (1903)

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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L’absence de Balthazar (1896)

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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Le drame de la rue Nationale (1879)

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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[+] Derniers faits divers

sans titre 1

L'Escroc des Pauvres (1903)

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue...

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L’absence de Balthazar (1896)

« Balthazar », un magnifique ara gris, queue rouge, était depuis des années dans la famille d'une fruitière de la rue Dolomieu, et il charmait tout le voisinage par ses talents et sa facilité d'élocution.

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Sauvé par un agent (1872)

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Au fond d’un puits (1879)

Voici de nouveaux renseignements sur l'éboulement qui s'est produit avant-hier dans un puits de la rue Nationale.

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Un poisson d'avril chez le commissaire (1896)

On a bien ri, hier, au commissariat de la Salpêtrière-Croulebarbe.

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Incendie au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie (1866)

Avant-hier, vers les onze heures et demie du soir, au moment où les dernières voitures rentraient au dépôt des omnibus situé près de la place d'Italie, derrière la mairie du treizième arrondissement, un immense jet de flammes jaillit tout à coup avec des pétillements sinistres de la toiture d'un des bâtiments qui sont au-dessus des écuries ; le feu était dans les greniers à fourrages.

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Encore le téléphone (1904)

Comment M. B..., fabricant de peinture, rue Campo-Formio, s'est retrouvé devant le juge d'instruction...

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

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L'Éboulement de la rue Nationale (1879)

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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L’ouvrier enseveli dans un puits (1879)

Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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M. Perruche et le perroquet (1896)

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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Le drame de la rue Nationale (1879)

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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[+] Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Contes du Journal

par J. H. Rosny
1908

Un crime passionnel

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Zigomar - La femme rousse

par Léon Sazie
1910

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

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Les mémoires de Rossignol

par Rossignol
1894

La Cité Jeanne d'Arc

Ma « clientèle » de la rue Sainte-Marguerite disparaissait peu à peu. Elle s'était réfugiée cité Doré, qui donne rue Pinel et boulevard de la Gare, ou cité Jeanne-d'Arc, près de la rue Nationale, dans le treizième arrondissement.

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Zizine

par Alexandre Arnoux
1938

Les Gobelins

Dans le quartier des Gobelins, un gymnase. Des athlètes donnent une représentation suivie par une foule fervente. Dans cette foule un couple a attiré l’attention du narrateur. Elle, Zizine, femme superbe ; lui, petit, contrefait, douloureux. Milarot, champion du monde, est dans la salle.

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

La Folie Neubourg

Le promeneur qui remonte le boulevard Auguste-Blanqui dans la direction de la place d'Italie, est frappé par l'aspect pittoresque d'une vieille maison enclose dans le triangle formé par ce boulevard, la rue Edmond-Gondinet et la rue Corvisart.

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Le drageoir aux épices

par Joris-Karl Huysmans
1874

La rue du Pot-au-Lait

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

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Le drame de Bicêtre

par Eveling Rambaud et E. Piron
1894

La gare de la Maison-Blanche

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

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Le Trésor caché

par Charles Derennes
1907

La butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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[+] Les essentiels du jour

 Le drame de la rue des Tanneries - 1932

Le drame de la rue des Tanneries


Rue des Tanneries, dans un couloir, un plombier abat sa maîtresse puis il se tire une balle dans la tête

C’est chez une locataire du rez-de-chaussée que Désiré Rivière eut une dernière entrevue avec Amélie Mallet. C’est là, après un dramatique et très court tête-à-tête, que le plombier abattit son ancienne maîtresse et se suicida sur son corps.

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 La fête nationale du 30 juin 1878

La fête nationale du 30 juin 1878


Dans le Treizième arrondissement

Fête magnifique et presque sans rivale.

Nous ne parlerons que pour mémoire des concerts en plein air, des promenades en musique escortées par des milliers de personnes, de la fête foraine de l'avenue des Gobelins, des jeux divers, du mât de cocagne, etc., etc.

A midi et demi, on a inauguré le splendide jet d'eau de la place de la mairie.

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 Cité JA

La démolition de ce boyau s'impose


La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr....

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

La dame de pique

par Jules de Gastyne (1906)

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary (1908)

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier (1907)

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau (1868)

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Monsieur Lecoq

par Émile Gaboriau (1869)

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

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Un gosse

par Auguste Brepson (1928)

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé (1910)

La Butte-aux-Cailles

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

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Le trésor caché

par Charles Derennes (1907)

A la butte-aux-cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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Contes du Journal

par J. H. Rosny (1908)

Un crime passionnel

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

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Sans Famille

par Hector Malot (1878)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

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Contes des mille et un matins

par Gaston Chéreau (1909)

Bouscot

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

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 Le drame de la rue des Tanneries - 1932

Le drame de la rue des Tanneries


Rue des Tanneries, dans un couloir, un plombier abat sa maîtresse puis il se tire une balle dans la tête

C’est chez une locataire du rez-de-chaussée que Désiré Rivière eut une dernière entrevue avec Amélie Mallet. C’est là, après un dramatique et très court tête-à-tête, que le plombier abattit son ancienne maîtresse et se suicida sur son corps.

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 La fête nationale du 30 juin 1878

La fête nationale du 30 juin 1878


Dans le Treizième arrondissement

Fête magnifique et presque sans rivale.

Nous ne parlerons que pour mémoire des concerts en plein air, des promenades en musique escortées par des milliers de personnes, de la fête foraine de l'avenue des Gobelins, des jeux divers, du mât de cocagne, etc., etc.

A midi et demi, on a inauguré le splendide jet d'eau de la place de la mairie.

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 Cité JA

La démolition de ce boyau s'impose


La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr....

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Et aussi ...

Faits divers

De chute en chute

Des agents de service avenue d'Italie arrêtaient, hier soir, à la tombée de la nuit, au moment où ils dérobaient des haricots à la porte d'un épicier, un homme et une femme.

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Dans la presse

La crue persiste

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée. (1910)

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