Le nouveau pont de Tolbiac à Bercy - 1879

Le nouveau pont de Tolbiac à Bercy

Il y a cinq ans, le conseil municipal de Paris décidait la réunion par un pont des deux quais de la Gare et de Bercy, afin de partager en deux l'espace de 1200 mètres environ qui sépare le pont National du pont de Bercy. Ce grand travail vient d’être commencé, et déjà le béton coulé dans des batardeaux est arrivé à la hauteur désignée pour recevoir les fondations de pierre.

Le pont de Tolbiac débouche en face la rue de Dijon, qui dessert l'entrepôt de Bercy ; il est formé de cinq arches en arc d'ellipse, d'inégale ouverture. Les deux arches de culée ont chacune 29 mètres d'ouverture ; les deux suivantes 32, et l'arche médiane 35. L'épaisseur des culées est de 7 mètres et demi ; celle des piles de 4m,10 ; ces dimensions établissent la longueur totale du pont à un peu plus de 198 mètres.

Le pont de Tolbiac sera tout en pierre. Les bandeaux seront en pierre de taille, les tympans en moellon sur piqué, la maçonnerie des voûtes en meulière. Les piles, soubassement, chapiteau et couronnement seront également en belle pierre de taille rainée, le garde-corps ou balustrade, en pierre blanche découpée à la scie. Le tablier, large de 20 mètres, élevé de 11 mètres au-dessus du niveau moyen de la rivière, sera à double pente de 1 centimètre et demi par mètre. A l'intérieur des maçonneries, sous les trottoirs, seront ménagés des vides voûtés devant servir au passage des conduites d'eau et de gaz.

Comme ornementation, le pont de Tolbiac se distinguera surtout par l'étendue de ses lignes, par une forte corniche supportée sur un rang de consoles.

Les travaux doivent durer environ dix-huit mois et coûteront 2 600 000 francs. Mais le mouvement sur la rivière étant très actif dans le bassin de Bercy, les travaux ne devront pas interrompre la navigation. Aussi l'arche centrale sera-t-elle construite sur un échafaudage de fer qui réunira les deuxième et troisième piles et laissera libre toute la largeur de cette arche, soit 35 mètres.

Ce qui donne de l'importance au pont de Tolbiac et en fera bientôt l'un des ponts le plus parcourus de Paris, c'est qu'il met en communication directe les gares de marchandises des chemins de fer de Lyon et d'0rlèans, et qu'il desservira l'entrepôt de Bercy et un ensemble de caves dont on a commencé la construction en même temps que celle du pont.

Pour mettre Bercy à l'abri des inondations, le quai doit être surélevé à la hauteur de la cote insubmersible, élargi à 25 mètres et s'élevant à pic du fond de la rivière, afin de permettre aux bateaux d'accoster sans difficulté. En arrière du quai, s'élèveront des magasins voûtés, au nombre de cent douze, formant des groupes, séparés par d'énormes piliers-contre-forts en saillie. Ces magasins auxquels on arrivera directement du quai seront réservés aux Vins, qui n'y séjourneront que pour attendre leur classement dans les caves de l'entrepôt.

Cet ensemble du port, des quais et des caves, se développant sur une ligne droite de 1200 mètres, du pont National au pont de Bercy sera pourvu de tout le matériel nécessaire au chargement et au déchargement, comme à la montée et à la descente des marchandises.

Texte et illustration — 1879
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Faits divers

Une auto qui verse

Quatre jeunes gens avaient, avant-hier, joyeusement fêté la Mi-Carême, à Paris ; l'un d'eux, Maurice Déron; promenait les autres, dans le double phaéton automobile de son patron, M. Rebour, constructeur, avenue de l'Observatoire ; à la fin de la soirée, les quatre camarades voulurent s'arrêter encore une fois dans un café, rue Gay-Lussac, pour boire ensemble un dernier verre avant de se séparer.

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Dans la presse

Les travaux de la petite ceinture de l'ancien hameau du Bel-Air au pont Napoléon

Les travaux en cours d'exécution pour l'achèvement du chemin de fer de Ceinture peuvent se diviser en quatre sections dont la quatrième commence au bas de l'ancien hameau du Bel-Air et vient se souder avec la fraction déjà existante au pont Napoléon en amont de Paris.
C'est de cette dernière section que nous allons nous occuper aujourd'hui. (1865)

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Saviez-vous que ...

C'est le 14 juillet 1863 que le premier coup de pioche, — car les premieres dizaines de mètres ont été creusés à la pioche par des puisatiers et non par un forage — du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné.


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Les travaux de la petite ceinture de l'ancien hameau du Bel-Air au pont Napoléon

Les travaux en cours d'exécution pour l'achèvement du chemin de fer de Ceinture peuvent se diviser en quatre sections dont la quatrième commence au bas de l'ancien hameau du Bel-Air et vient se souder avec la fraction déjà existante au pont Napoléon en amont de Paris.
C'est de cette dernière section que nous allons nous occuper aujourd'hui. (1865)

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Les murs de la Salpêtrière

Le conseiller municipal Paul Bernard, au cours de la dernière session, a réclamé la suppression des murs de la Salpêtrière.
Toute la gauche du boulevard de l'Hôpital est occupée, comme on sait, par des établissements municipaux ou privés qui couvrent une surface très étendue. Il y a l'hospice de la Salpêtrière, le magasin central de l'Assistance publique, deux ou trois maisons, puis les chantiers du charbon de Paris et les abattoirs de Villejuif. (1896)

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L'anniversaire de la mort de Blanqui

Malgré les récentes instructions du préfet de police défendant la formation des cortèges sur la voie publique, les journaux révolutionnaires avaient convoqué leurs amis à plusieurs reprises, pour une heure de l'après-midi, devant la maison où est mort Blanqui l'an dernier, au n° 25 du boulevard d'Italie, au coin de la rue du Moulin-des-Prés. Un temps superbe : pas un nuage au ciel, un chaud soleil et un air vif. (1882)

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Les anciens abattoirs de Villejuif

Séparé seulement par la largeur du boulevard de l’Hôpital de ce vieux quartier des Gobelins où l'on a fait de toutes parts de larges trouées d'air et de lumière, un mur nu, hideux, noirâtre, immense dans toutes ses proportions, se dresse, entourant un espace de vingt-huit mille mètres carrés. (1903)

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Le point sur les travaux dans le 13e arrondissement

La transformation des anciens boulevards extérieurs, commencée l'année dernière sur la rive gauche, entre le quai de la gare et la place de l'ex-barrière d'Enfer, a été entreprise par les deux extrémités en même temps ; ces travaux sont terminés d'un côté jusqu'à proximité de la place d'Italie, et de l’autre jusqu'au boulevard d'Ivry, qu'on va transformer à son tour. (1864)

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Les obsèques de Blanqui

Dès neuf heures du matin, les employés des Pompes funèbres sont venus tendre la porte extérieure de la maison où est mort Blanqui, 25, boulevard d'Italie. Au milieu de la tenture se détache un écusson avec la lettre B. Il n'y a que très peu de monde encore sur le boulevard. Ce n'est que vers dix heures que l'on commence à arriver. (1881)

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L’enterrement de Blanqui

Ce n'est qu'hier soir, à six heures, que l'administration des Pompes funèbres a été informée, par la mairie du treizième arrondissement, de l'heure officielle des obsèques de Blanqui et de la classe choisie par la famille, pour le corbillard et les tentures. (1881)

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Un nouveau dispensaire

Les habitants du XIIIe arrondissement viennent d'être dotés d'un dispensaire spécial pour enfants malades.
Édifié par les soins de la Société philanthropique, cet établissement est dû à la générosité de Mme Edouard André. Il se trouve, 4, rue Jean-Marie-Jégo. Pour ceux qui ne connaissent pas cette rue nouvelle et qui n'est inscrite dans aucun, indicateur, disons qu'elle est située près de la place d'Italie, à la jonction de la rue de la Butte-aux-Cailles et de la rue du Moulin-des-Prés. (1889)

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Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Le puits artésien de la butte aux Cailles, dont nous n'avions pas visité le chantier depuis l'année dernière, est arrivé maintenant à une profondeur de 75 mètres, c'est-à-dire à 13 mètres 50 au-dessous du niveau de la mer. (1865)

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La Mie de Pain

Dans l’un des quartiers les plus déshérités de Paris, au delà de la place d’Italie, derrière la Butte-aux-Cailles, voici quinze hivers que, par l’inlassable dévouement d’un homme de bien, la Mie de Pain vient en aide à des milliers et des milliers de malheureux. (1906)

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Pour la sécurité des enfants

Deux petites filles ont été écrasées l'autre jour par des tramways l'une boulevard de la Gare, l'autre sur un passage clouté de l'avenue de Choisy, à la sortie d'une école, et dans des conditions si lamentables que M. Gélis, conseiller municipal, a cru devoir adresser à ce sujet une question au préfet de police. Hier encore, deux jeunes enfants ont été blessés sur la chaussée et il ne se passe presque pas de jour, hélas, qu'on n'ait à déplorer des accidents de la circulation dont sont victimes de jeunes enfants. (1933)

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La future rue du Transit

Dans la portion du 13e arrondissement comprise entre la rue du Pot-au-Lait et celle de l'Espérance, un peu plus bas que la Butte-aux-Cailles, à deux pas du futur parc de Montsouris s'étend une région inhabitée, encaissée entre la Bièvre et un autre bras de ce cours d'eau qu'on appelle la Rivière morte. Ce sont des prés où les blanchisseuses font sécher leur linge sur des piquets, où les vaches, paissent, comme dans les herbages de Normandie. (1867)

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Travaux publics

Conformément à un arrêté de M. le préfet de la Seine concernant les travaux de voirie à exécuter dans le 13e arrondissement, on va bientôt procéder à l'exécution de travaux d'agrandissement et de régularisation de la place d'Italie et de ses abords. (1867)

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Faits divers

 Des apaches s'entretuent pour la « Mascotte de Choisy » - 1910

Près de la place d'Italie

Des apaches s'entretuent pour la « Mascotte de Choisy »

Le Petit-Parisien — 4 novembre 1910

Depuis quelque temps, une bande de vauriens du quartier Croulebarbe avait décidé de châtier un jeune mouleur, Gaston Lallemand, âgé de vingt ans, demeurant chez une de ses tantes, 28, rue Damesme. Lallemand avait, à leurs yeux, le grand tort d'avoir su capter le cœur d'une certaine Rose Breton, dite la « Mascotte de Choisy », l'ancienne maîtresse de « Lulu », le chef des apaches de Croulebarbe. Le mouleur se savait en danger aussi ne sortait-il jamais sans avoir, sur lui, un véritable arsenal revolver et poignard voisinaient dans ses poches. Au demeurant, il avait de plus, pour se protéger, un certain nombre d'amis qui ne le quittaient guère.

Hier soir, Lallemand venait d'entrer dans un bal de l'avenue de Choisy, lorsque « Lulu de Croulebarbe » l'aborda.

— Écoute, lui dit-il, je sais que la Mascotte t'aime, je sais aussi que, malgré mes menaces, tu n'as pas voulu la quitter. Donc, il vaut mieux nous expliquer une fois pour toutes et en finir. Si tu n'as pas peur, suis moi, jusqu'au boulevard Fortin…

Lallemand y consentit et sortit du bal avec son rival. Aussitôt, une dizaine d'individus, — des amis de Lulu —, les uns armés de couteaux, les autres de casse-tête, se précipitèrent sur lui. Le combat fut rapide le jeune homme comprit qu'il était perdu.

Sortant son revolver, il fit feu sur ses agresseurs. Trois de ces bandits, parmi lesquels Lulu, furent atteints par des projectiles.

Entraînés par leurs camarades, les blessés furent transportés, en fiacre, dans différents hôpitaux. Quant à Lallemand, qui n'avait que des blessures légères, il fut conduit devant M. Yendt, commissaire du quartier, qui le consigna à sa disposition.

Le magistrat appris que « Lulu » était à l'hôpital Cochin, où il avait subi, dès son arrivée, l'opération de la laparotomie. Il fut impossible à M. Yendt de l'interroger, et par conséquent d'établir son identité.


Les informations parues dans le Journal


LE NORD-SUD

Nous rappelons que c'est aujourd’hui 4 courant qu'aura lieu la cérémonie officielle d'inauguration du chemin de fer Nord-Sud.

Le train spécial mis la disposition des invités partira de la station Notre-Dame- de-Lorette à 2 heures -1/2 précises.

La ligne « Porte de Versailles-Notre-Dame-de-Lorette » sera ouverte au public demain samedi, à 10 heures du matin.


 Pris au Piège - 1895

CHEZ LES TANNEURS DE LA BIEVRE

Pris au Piège

Le Petit-Parisien — 15 janvier 1895

M. Cholet, marchand de cuir, demeurant rue du Champ-de-l'Alouette, constatait hier après-midi qu'un ballot de peaux de bœuf premier choix, représentant une valeur de 500 francs, avait disparu d'une charrette qui stationnait devant sa porte.

Le commerçant, après avoir inutilement interrogé les voisins dans l'espoir de recueillir quelque indice pouvant le mettre sur la piste des voleurs, se rendit au commissariat de police de M. Siadous pour faire sa déposition.

À peine avait-il achevé de raconter le fait au magistrat, qu'un négociant du quartier, M. N… venait dire que trois individus porteurs d'un ballot de cuir, le lui avaient offert pour un prix dérisoire une demi-heure plus tôt et que, soupçonnant qu'ils l'avaient volé, il les avait priés de repasser.

Deux inspecteurs se rendirent aussitôt chez le négociant et organisèrent une souricière. Quelques minutes plus tard les voleurs étaient pris et conduits au commissariat de police.

Ce sont les nommés Pierre Roger, Eugène Boniface et Désiré Claudel.

Les trois complices ont été écroués au Dépôt.


Les fêtes officielles seraient fermées aux fortunes modestes si Lère-Cathelain, 97 boulev. Sébastopol, et 21, boulev. Montmartre, n'était là pour permettre, avec ses splendides imitat.de diamant et de perle, à toute femme de tenir dignem. son rang.

Derniers faits divers

sans titre 1

Une auto qui verse (1907)

Quatre jeunes gens avaient, avant-hier, joyeusement fêté la Mi-Carême, à Paris ; l'un d'eux, Maurice Déron; promenait les autres, dans le double phaéton automobile de son patron, M. Rebour, constructeur, avenue de l'Observatoire ; à la fin de la soirée, les quatre camarades voulurent s'arrêter encore une fois dans un café, rue Gay-Lussac, pour boire ensemble un dernier verre avant de se séparer.

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Le meurtre de la rue Harvey (1895)

Il y a quelques mois, un ménage irrégulier, comme il en existe beaucoup à Paris, venait s'établir au numéro 95 de la rue Harvey, une petite voie du treizième arrondissement, qui va de la rue Nationale à la rue du Château-des-Rentiers.

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Arrestation d'un voleur (1903)

En entendant des cris : Au voleur ! qui semblaient partir de la rue du Moulin-de-la-Pointe, la nuit dernière vers une heure du matin, des sergents de ville se sont mis en quête et ont aperçu dans la rue du Bel-Air un individu qui fuyait à toutes jambes dans la direction de la porte de Bicêtre.

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Arrestation d’une bande de voleurs de poules (1882)

Depuis quelque temps déjà, les habitants du 13e arrondissement, surtout ceux qui habitent près de l'avenue d'Italie, aux environs de la manufacture des Gobelins, et de l'abattoir de Villejuif, se plaignaient de la disparition de leurs poules et autres habitants des basses-cours.

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Une vache à l’eau (1882)

On parle souvent de « vache à lait ». Hier, dans le treizième arrondissement, on ne parlait que de la « vache à l'eau. »

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Un Truc de Faux Maquignon (1897)

M. Louis R..., habitant la banlieue de Paris, ayant hérité d'une couple de 1000 francs, résolut de s'établir marchand ambulant.
Il acheta dans ce but une petite voiture, puis il vint à Paris avant-hier pour faire l'acquisition d'une bête de trait au marché aux chevaux.

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Une corida (1894)

M. Wach, marchand de bestiaux, demeurant, 132, boulevard de l'Hôpital, conduisait hier vers quatre heures un jeune taureau aux abattoirs de Villejuif, quand, arrivé dans la cour de cet établissement, l'animal devenu subitement furieux s'échappa, parcourant la place et le boulevard d'Italie qu'il descendit affolé.

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L'affaire de l'avenue des Gobelins (1901)

Une bagarre a eu lieu, dans la soirée d'hier, au concert de l'Eden-d'Italie, avenue des Gobelins.

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Les « Espadrilles de la Butte » (1910)

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

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Incendie au dépôt des Petites-Voitures de la rue Dunois (1872)

Hier, 1er mai, vers cinq heures du soir, un incendie qui ne tarda pas à prendre des proportions considérables s'est déclaré au dépôt des Petites-Voitures de la Compagnie générale, rue Dunois, 8. Le feu, qui avait pris naissance dans l'aile gauche du bâtiment, s'est bientôt communiqué au grenier à fourrage, et les trente mille bottes de foin qu'il renfermait devinrent bientôt la proie des flammes.

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Un joli monde (1893)

Au n° 1 de la rue Tiers, à côté de la place d’Italie, existait un bouge des plus mal famés, connu sous le nom de la «Treille», et tenu par un individu du nom d'Hallaens, où se réunissaient tous les souteneurs et toutes les filles du quartier.

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À propos d'anarchie (1896)

La théorie anarchiste ne semble pas avoir de bien fervents adeptes en les habitants des rues Gérard et du Moulin-des-Prés, dans le treizième arrondissement. La preuve en est que quelques-uns d'entre eux, qui réunis discouraient sur l'explosion du boulevard Haussmann, ont fait passer un fort mauvais quart d'heure à un énergumène qui par conviction ou en manière de paradoxe, faisait une apologie ampoulée de la propagande par le fait.

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Découvrir le 13e arrondissement...

La villa des Chiffonniers

La villa des Chiffonniers (Cité Doré)

Là-bas, bien loin, au fond d’un faubourg impossible, plus loin que le Japon, plus inconnu que l’intérieur de l’Afrique, dans un quartier où personne n’a jamais passé, il existe quelque chose d’incroyable, d’incomparable, de curieux, d’affreux, de charmant, de désolant, d’admirable.

La Bièvre
par J.K. Huysmans

La Bièvre représente aujourd'hui le plus parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville.

Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte son nom, et, mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade toute petite, jouant encore à la poupée, sous les saules.

 

 

Le verger des Gobelins

On sait que les tapissiers des Gobelins sont des techniciens hors pair, et non pas seulement des virtuoses, mais des artistes. Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils ont tous leur violon d'Ingres. Ils invoquent, le dimanche venu, Pomone aux joues vermeilles, déesse des vergers, et s'escriment merveilleusement, qui de la bêche, qui du sécateur, du boyau ou de l'arrosoir.

 

La Bièvre et ses bords

Il est un coin de Paris d'étrange aspect, un paysage pittoresque et bizarre qui a déjà bien perdu de son caractère et qui, dans quelques semaines, ne sera plus qu'un souvenir; c'est cette vallée, au trois quarts comblée à aujourd'hui, que forme, à son entrée à la Maison-Blanche, la Bièvre, encaissée entre la Butte-aux-Cailles et le plateau de Montsouris.

La folie Neufbourg

Le Clos-Payen, situé rue du Champ-de l'Alouette, rebaptisée au dix-neuvième siècle du nom moins champêtre de Corvisart, était un vaste ensemble de terrains arrosés par la Bièvre et qui échut, en 1762, à Mme Le Prestre de Neubourg, femme du receveur-général des finances de Caen. 

L'hôpital de la Pitié

Depuis plus d'un an, nous l'avons dit déjà ; on travaille à Paris à la construction des bâtiments du nouvel hôpital de la Pitié.

Le XIIIe dans les romans...

une-litterature

Les Loups de Paris

par Jules Lermina
1877

La Butte aux-Cailles

Il est sur la rive gauche de la Seine, au-delà de la rue Mouffetard et de la Montagne-Sainte-Geneviève, un lieu étrange, sauvage...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

En remontant le boulevard de l'Hôpital

Ce jour-là, 3 octobre 1886, le train express de Bordeaux — deuxièmes et troisièmes classes — avait eu plus d'une heure de retard et le service de l'arrivée s'en ressentait...

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La criminelle

par Jules Lermina
1881

La rue des Cinq-diamants

Un plus érudit découvrira l'origine de ce nom singulier, la rue des Cinq-Diamants.
L'étude consciencieuse qui a été faite pour le vieux Paris tentera quelque explorateur des anciennes banlieues annexées : et quel champ plus vaste sera offert à sa curiosité que l'étrange et hideux quartier de la Butte-aux-Cailles ?

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

La Butte-aux-Cailles

Très peu de Parisiens, assurément, connaissent la « Butte-aux-Cailles ». C'est très loin, très loin, passé la place d'Italie, au diable dans ces régions où l'on ne va pas...

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La petite Miette

par Eugène Bonhoure
1889

La ruelle des Reculettes

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

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Le faiseur de momies

par Georges Spitzmuller et Armand Le Gay
1912

De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

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La dame de pique

par Jules de Gastyne
1906

La rue du Dessous-des-Berges

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

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Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par Lucien Victor-Meunier
1907

A travers la Maison-Blanche

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

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La vague rouge

par J. H. Rosny Ainé
1910

La poterne des Peupliers

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

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Perdues dans Paris

par Jules Mary
1908

La rue des Peupliers

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

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Les esclaves de Paris

par Émile Gaboriau
1868

Le quartier Croulebarbe

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

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Un gosse

par Auguste Brepson
1928

La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

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 Avenue des Gobelins, un ours échappé d'une ménagerie

Une chasse à l'ours dans Paris


Avenue des Gobelins, un ours échappé d'une ménagerie a été tué à coups de revolver par des agents

Hier matin, vers une heure, tandis qu'une foule nombreuse et enthousiaste se pressait devant la mairie du treizième arrondissement, des cris de terreur et d'effroi se tirent entendre. De courageux citoyens se précipitèrent vers rendrait d'où semblait provenir le danger. Ils reculèrent. Un ours brun de forte taille, tête baissée, fonçait à grandes enjambées sur le public terrifié.

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Faits divers

Le meurtre de la rue Harvey

Il y a quelques mois, un ménage irrégulier, comme il en existe beaucoup à Paris, venait s'établir au numéro 95 de la rue Harvey, une petite voie du treizième arrondissement, qui va de la rue Nationale à la rue du Château-des-Rentiers.

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Dans la presse

Les murs de la Salpêtrière

Le conseiller municipal Paul Bernard, au cours de la dernière session, a réclamé la suppression des murs de la Salpêtrière.
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 La catastrophe de la Cité Doré

UNE MAISON VÉTUSTE DE LA CITÉ DORÉ
S'EFFONDRE SUR SES OCCUPANTS

  

Il y a six morts et deux blessés dont l'état est grave

L'immeuble était depuis longtemps condamné par les architectes, mais en dépit des avertissements, de nombreux sans-logis étaient heureux d’y trouver un abri

Photo parue dans l'Excelsior le 28 octobre 1925

 

Tous les détails parus dans Paris-Soir et le Petit-Parisien
 La Bièvre - paris qui s'en va - 1903

Paris qui s'en va


La Bièvre

Le Journal —15 mars 1903

La Ville de Paris et l'hygiène. — La couverture de la Bièvre. — Propriétaires récalcitrants —  Coins de paysages.

La Ville de Paris lutte présentement contre les derniers mégissiers qui veulent garder quand même quelques tronçons, dont ils sont propriétaires, de la rivière putride mais illustre. La Ville de Paris lutte au nom de l'hygiène, veut la couverture totale de la Bièvre, sa transformation en égout ; les mégissiers luttent au nom également « sacré » de la propriété, et ne veulent être dépossédés que si on consent à leur allouer une indemnité « raisonnable ».

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Un duel à l'américaine - 1895

Une scène qui rappelle les mœurs américaines s'est déroulée hier, rue du Château-des-Rentiers, non Ioin du bureau de M. Bolot, commissaire de police, dans les circonstances suivantes ...

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Dans la presse

Mille ans sous la terre

Dans un quartier de Paris, renommé par ses tanneries, ses peausseries, et surtout par la manufacture des Gobelins, hélas ! incendiée en partie, est un vaste terrain, où s'élevait jadis une église dédiée à saint Martin, au faubourg Saint-Marcel. (1871)

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