Les terrassements de la rue de Tolbiac- 1878

Les terrassements de la rue de Tolbiac

Vue, depuis la rue de la Providence, du percement de la rue de Tolbiac en 1875 par Charles Marville (extrait).
Source : © Charles Marville / BHVP / Roger-Viollet

Si de la Butte aux Cailles on veut se rendre à l’une des portes de l’enceinte fortifiée, il faut aujourd'hui traverser à niveau un petit chemin de fer à rails saillants qui se dresse dans la direction transversale, c’est-à-dire de l’ouest à l’est de Paris.

Ce chemin de fer est desservi par de vraies locomotives remorquant de véritables wagons, ce qui achève l’illusion des personnes peu au courant de la transformation du quartier.

En effet, le rôle de ce chemin de fer est simplement de suffire aux terrassements exceptionnels que la fermeture de la rue de Tolbiac entraîne dans la traversée du val de Bièvre.

Ces terrassements dont le cube définitif ne peut encore être estimé quant à présent, consistent surtout en remblais variant jusqu'à 15 mètres de hauteur et dont l'épaisseur moyenne atteint 25 mètres.

Cette voie qui ne tardera plus guère à être achevée, aura coûté presque aussi cher du chef des terrassements que telle autre coûterait du chef des expropriations.

Elle sera, pour la rive gauche de la Seine, ce qu'est la rue de Puebla pour la rive droite, tant au point de vue du rôle assigné qu'à celui des variabilités du niveau.

La France — 8 août 1878



Dans la presse

L'œuvre des petits chiffonniers

Si le promeneur, en haut de l'avenue d'Italie, avait l'idée de prendre à droite le passage Raymond, il aurait bientôt une vision étrange ! En plein Paris, à cinquante mètres d'une large voie, sillonnée de tramways, il se trouverait en face d'innombrables cahutes, d'aspect sordide où vivent pêle-mêle près de deux mille chiffonniers. (1901)

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Saviez-vous que ...

Edmond Gondinet (7 mars 1828, Laurière – 19 novembre 1888, Neuilly-sur-Seine) dont une rue du 13ème arrondissement porte le nom était un auteur de théâtre qui fit jouer sur les scènes parisiennes une quarantaine de pièces.
On lui doit notamment "Le Plus Heureux des trois" en collaboration avec Eugène Labiche.



Littérature

Madame Gil-Blas

Paul Féval (1856)

 

"Le fiacre tournait court l'angle de la rue du Banquier."

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Feuilleton
Episode 36

 

« — Monsieur Percieux doit se souvenir qu’entre les remblais des bords de la Bièvre et ceux qui s’en vont rejoindre l’avenue d’Italie, il existe, en contre-bas, un grand espace vide qu’on n’a pas comblé, et qui est couvert de maisons, de jardins et de terrains vagues. »

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L'image du jour

Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles.

Il aura fallu 41 ans de travaux pour que l'eau du puits artésien de la Butte-aux-Cailles coule de façon utile. Débutés en 1863, suspendus pendant 20 ans à partir de 1872, repris et encore interrompus, les travaux se terminent en novembre 1903. Mais il faudra encore 20 ans pour que la piscine promise pour utiliser une eau devenue au fil du temps sans destination, soit inaugurée.

Et enfin...

La nouvelle place d’Italie

Les travaux de la nouvelle place d’Italie sont à peu près terminés.
Cette place est à présent un des plus grandes et une des plus belles de Paris.
Un immense bassin, d’une profondeur de 60 centimètres environ et entouré d’une élégante bordure en pierre blanche, en occupe le centre... (1878)

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et aussi ...


Saviez-vous aussi que ...

Durant la Commune, l’anarchie la plus totale régnait dans le 13e arrondissement comme ailleurs.
Le Petit-Journal du 3 mai 1871 écrivait :
« Les arrestations arbitraires dirigées contre les citoyens qui ne veulent pas prendre parti dans la guerre civile continuent. Hier, M, Louis Nicolas, rue des Cordelières n° 32, 13e arrondissement a été ainsi arrêté, le revolver sous la gorge et conduit en prison sans avoir même eu le temps d'ôter ses pantoufles.
Ajoutions qu'au bout de deux heures, ordre a été donné de le rendre à la liberté ; mais ces excès de zèle n'en sont pas moins déplorables. »


Une enquête
du Commissaire Perruche

L’absence de Balthazar


Le 13e dans la presse...

 


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Le 13e dans les romans...

Le feuilleton
Episode 36

 

« — Monsieur Percieux doit se souvenir qu’entre les remblais des bords de la Bièvre et ceux qui s’en vont rejoindre l’avenue d’Italie, il existe, en contre-bas, un grand espace vide qu’on n’a pas comblé, et qui est couvert de maisons, de jardins et de terrains vagues. »

 

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Saviez-vous que ?...

Durant la Commune, l’anarchie la plus totale régnait dans le 13e arrondissement comme ailleurs.
Le Petit-Journal du 3 mai 1871 écrivait :
« Les arrestations arbitraires dirigées contre les citoyens qui ne veulent pas prendre parti dans la guerre civile continuent. Hier, M, Louis Nicolas, rue des Cordelières n° 32, 13e arrondissement a été ainsi arrêté, le revolver sous la gorge et conduit en prison sans avoir même eu le temps d'ôter ses pantoufles.
Ajoutions qu'au bout de deux heures, ordre a été donné de le rendre à la liberté ; mais ces excès de zèle n'en sont pas moins déplorables. »


En 1882, l'ouverture de la rue de Tolbiac entre le carrefour des avenues de Choisy et d'Ivry et le carrefour de la rue Domrémy était achevée.


Edmond Gondinet (7 mars 1828, Laurière – 19 novembre 1888, Neuilly-sur-Seine) dont une rue du 13ème arrondissement porte le nom était un auteur de théâtre qui fit jouer sur les scènes parisiennes une quarantaine de pièces.
On lui doit notamment "Le Plus Heureux des trois" en collaboration avec Eugène Labiche.


La rue du Tibre, dans le quartier Maison-Blanche, a été ouverte sur l'emplacement d'une voirie d'équarrissage, elle a porté le nom de rue de la Fosse-aux-Chevaux, puis du Tibre, à cause de la Bièvre autour de laquelle ont été groupés des noms de fleuves.


En février 1885, un cantonnier nommé J... regagnait son domicile rue Damesme, numéro 2. Malheureusement il avait fait de si fréquentes stations chez les marchands de vins que le chemin lui semblait horriblement long, Aussi pour l'abréger, à un moment donné, ne trouva-t-il rien de mieux que d'essayer de franchir la Bièvre à pieds joints. La rivière n'est certes pas bien large, mais les jambes de l'ivrogne n'avaient pas un ressort suffisant et le malheureux tomba dans l'eau bourbeuse.
Quelques passants se portèrent à son secours, mais malgré d'activés recherches, on ne put le retirer qu'après, un quart d'heure, et tous les soins furent impuissants à le rappeler à la vie.


En 1865, les frères Goncourt passaient une journée dans le 13e :
« Jeudi, 16 mars. — Nous avons passé la journée chez Burty, rue du Petit-Banquier, dans un quartier perdu et champêtre, qui sont le nourrisseur et le marché aux chevaux. Un intérieur d’art, une resserre de livres de lithographies, d’esquisses peintes, de dessins, de faïences ; un jardinet ; des femmes ; une petite fille ; un petit chien, et des heures où l’un feuillette des cartons effleurés par la robe d’une jeune, grasse et gaie chanteuse, au nom de Mlle Hermann. Une atmosphère de cordialité, de bonne enfance, de famille heureuse, qui reporte la pensée à ces ménages artistiques et bourgeois du dix-huitième siècle. C’est un peu une maison riante et lumineuse, telle qu’on s’imagine la maison d’un Fragonard. »

L'image du jour

Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles.


Il aura fallu 41 ans de travaux pour que l'eau du puits artésien de la Butte-aux-Cailles coule de façon utile. Débutés en 1863, suspendus pendant 20 ans à partir de 1872, repris et encore interrompus, les travaux se terminent en novembre 1903. Mais il faudra encore 20 ans pour que la piscine promise pour utiliser une eau devenue au fil du temps sans destination, soit inaugurée.