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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Précoces Criminels

1895

Une tentative criminelle que ne renieraient pas des scélérats endurcis a été commise par trois gamins de douze à treize ans contre un autre enfant, le jeune Lucien Delagne, âgé de douze ans, écolier, demeurant chez ses parents, honnêtes ouvriers, rue du Champ-de-l’Alouette.

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Rue des Cordelières

Le drame des Gobelins

1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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Boulevard de l'Hôpital

La casquette du bossu

1895

Une scène tragi-comique s’est déroulée, hier soir, à six heures, boulevard de l’Hôpital.
M. Julien Napthe, âgé de quarante-deux ans, demeurant, rue Jenner, garçon de magasin, passait, portant un paquet sous chaque bras, lorsqu’un tourbillon de vent lui enleva tout à coup sa casquette.

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Place d'Italie

Bicycliste attaqué par un bœuf

1894

M. M..., restaurateur, demeurant 163, avenue d’Italie, passait en bicyclette, hier, vers trois heures et demie, place d'Italie...

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Les rixes du quartier des Gobelins

1894

Depuis quelque temps le quartier des Gobelins est le théâtre de rixes continuelles.

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Un enfant mangé par un cheval - 1884

Le drame de la rue de l'Espérance

Un enfant mangé par un cheval

La Presse — 27 janvier 1884

Un épouvantable accident a eu lieu hier dans le quartier de la Butte-aux-Cailles.

Au numéro 14 de la rue de l'Espérance, habitent les époux Hugon ; ils ont trois enfants, deux petites filles de cinq et sept ans, et un garçon de quatorze ans, le petit Jean. Les époux Hugon vont acheter dans les environs de Paris des légumes qu'ils revendent à la Halle.

Ces braves gens, estimés de tous, étaient heureux : leurs enfants étaient gais et bien portants ; leur commerce prospérait, et, il y a une quinzaine de jours, ils avaient acheté un quatrième cheval.

Hier matin, ils partirent avec deux voitures pour un achat à faire aux environs de Palaiseau ; ils laissèrent à la maison le petit Jean, avec les deux petites filles. Jean devait s'occuper d'elles, car, hier jeudi, il n'y avait point école : les parents étaient bien tranquilles, depuis longtemps déjà le petit garçon aidait ses parents ; vaillant et dévoué, jamais on n'avait eu à lui reprocher une négligence ou une brutalité à l'égard de ses petites sœurs. Le brave petit homme les éveillait, les aidait à se vêtir et, de son mieux, faisait le ménage.

Vers trois heures de l'après-midi, tout étant peu près en ordre, Jean, jouait dans la cour de la maison avec un de ses petits camarades, Louis Strrobants. Tout à coup il s'écria : — « Mais il faut que j'aille donner à manger aux chevaux ! Papa m’a dit de n'y pas manquer. »

Il entra dans l'écurie, s'approcha du cheval que ses parents avaient acheté, depuis peu de temps, remplit le râtelier et ôta à l'animal son bridon ; l'animal fit entendre un hennissement bref. Puis il saisit au cou le petit garçon et, relevant la tête, le tint entre ses dents.

Le sang du pauvre petit coulait ; son camarade, Stroobants, voulut lui porter secours ; il saisit une fourche, en lança les pointes acérées dans les flancs du cheval qui lâcha sa victime. Le petit Jean tomba et eut la force de se traîner jusqu'à la chambre de ses parents. Il mourut un quart d'heure après, en murmurant d'une voix éteinte :

— Oh ! ma petite maman ! mon pauvre père !

Il faut renoncer à peindre la douleur des parents quand, hier soir, à sept heures, en rentrant chez eux, ils ont appris l'épouvantable malheur.

Quant au cheval, qu'on a eu la plus grande peine à attacher solidement et qui a encore mordu un voisin, il sera abattu aujourd'hui.


A lire également

Les récits du Radical et de La Gazette de Chateau-Gonthier

À lire également...

Champion de boxe

1916

M. Léopold Carlot, réfugié belge, âgé de trente-sept ans, rentrait avant-hier soir chez lui, rue Vandrezanne.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts

1906

Un drame passionnel s'est déroulé dans un hôtel meublé, 178, rue de Tolbiac. À cette adresse, les époux Beaucousin exploitent depuis plusieurs années un établissement de vins et logeur, fréquenté par une clientèle de maquignons.

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Quartier de la Gare

Le drame de la place Pinel : Vingt ans de travaux forcés

1935

Puisatier âgé de cinquante-trois ans, Louis Pruvot est un ivrogne invétéré. Depuis plus de quinze ans il habitait 17, place Pinel, avec Élise Chavannes, de six ans son aînée.

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Le 13e avant le 13e

À la Butte-aux-Cailles

1851

M. Veau, employé à l'octroi de Montrouge, regagnait avant hier, vers onze heures du soir, son domicile situé près du lieu-dit la Butte aux Cailles, commune de Gentilly.

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Saviez-vous que... ?

Fin décembre 1877, les travaux de la future rue de Tolbiac étaient dans un état d'avancement marqué.
Les immenses remblais qui faisaient face à la Butte-aux-Cailles et les déblais du côté de la rue d'Alésia étaient presque terminés.
Encore quelques jours, et les deux quartiers que séparait la vallée de la Bièvre seraient réunis. Restaient à exécuter et le rachat des différences de niveau des petites rues qui aboutissent à la voie nouvelle, et la mise en état de viabilité de la chaussée elle-même. À la hauteur de la rue du Moulin-des-Prés on avait construit une voûte qui enjambait cette voie.
Cette voute connue un temps comme le « pont des suicidés » fut enterrée en 1902 lors du relèvement de la rue du Moulin-des-Prés.

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Le lundi 6 mai 1878, le cardinal-archevêque de Paris visita et bénit à trois heures, la nouvelle crèche fondée rue de la Glacière, 41, et confiée aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Le maire de l'arrondissement, M. Duplessis, et plus de deux cents personnes assistèrent à cette touchante cérémonie.

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La rue du Petit Banquier que Balzac et Victor Hugo rendirent célèbre, l'un dans le colonel Chabert, l'autre dans les Misérables, perdit son nom au profit du peintre Watteau par décret impérial du 27 février 1867.

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Henri Pape (1789-1875), dont une rue du quartier Maison-Blanche honore la mémoire, était fabricant de pianos. Selon Wikipédia, Henri Pape déposa 137 brevets concernant le piano. Il sera par exemple à l'origine de la garniture des marteaux avec du feutre (1826) et du croisement des cordes, tendues en diagonale, les cordes graves passant au-dessus du plan des autres cordes, afin d'augmenter leur longueur (1828).

L'image du jour

L'image du jour
La rue Esquirol vue du boulevard de l'Hôpital

Toute la partie gauche de la rue à l'approche du boulevard de l'Hôpital disparut avec le percement du dernier tronçon de la rue Jeanne d'Arc dans les années 1930 qui achevait enfin le projet conçu par le préfet Haussmann d'une voie pénétrante reliant Ivry avec le centre de Paris

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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