Le viaduc de la Bièvre - 1861

Le viaduc de la Bièvre

Le Siècle — 23 avril 1861

On continue à s'occuper très sérieusement du tracé du chemin de fer de ceinture sur la rive gauche ; les études du pont à jeter sur la Seine et celles du viaduc dans la vallée de la Bièvre sont maintenant terminées.

Ce viaduc, long de 800 mètres, sera composé d'arches de dix mètres d'ouverture et dont la hauteur maxima sera de quinze mètres : les piles en seront évidées à l'aplomb de l'entrevoie.

Quant au pont d'Auteuil, il doit être mixte, comme celui.de Bercy c'est-à-dire qu'une partie en sera consacré à la voie ferrée et l'autre aux voitures ainsi qu'aux piétons. Ce trait d'union entre les deux rives en aval de la capitale est indispensable, d'abord au point de vue stratégique, puisqu'on l'état actuel des choses la route militaire se trouve brusquement coupée par le fleuve ; ensuite, sous le rapport des communications usuelles, car lorsque de l'une des deux rives on veut passer sur l'autre, l'on est obligé ou d'aller gagner le pont de Grenelle, qui se trouve à 1,500 mètres au-dessus, ou bien celui de Sèvres, qui est à 4 kilomètres plus bas.

Des sondages faits par les ingénieurs à l'endroit où doit être exécuté le passage de la Seine, il résulte que la fondation des piles et des culées sera établie sur un sous-sol parfaitement solide; néanmoins la dépense totale de cette traversée est évaluée approximativement à deux millions et demi ; la Seine a là 200 mètres de large.


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