Faits divers

 Sombre histoire de charbon - 1937

Quartier Croulebarbe

Sombre histoire de charbon

Le Petit-Parisien ― 5 novembre 1937

Un camion d'anthracite destiné à une école parisienne est détourné et livré à une « maison d'illusions »

Trois charbonniers, la concierge et la « patronne » sont compromis

Il n'est question dans le quartier Croulebarbe (XIII* arrondissement), que d'une histoire de détournement de charbon, dont ce qu'on en a pu savoir, suffit à faire le mystère dont on l'entoure volontairement.

Voici telle qu'on la conte.

Trois employés d'une importante maison, de combustible de Paris avaient été chargés de livrer le contenu de trois voitures d'anthracite belge à une école communale de la Ville de Paris.

Le transport se fit sans incident. Les véhicules vinrent s'arrêter l'autre matin devant la porte de rétablissement scolaire auquel le charbon était destiné. Et le déchargement commença, sous l’œil intéressé, mais intéressé d'une manière bien particulière, ainsi qu'on va le voir, du concierge.

Deux véhicules furent ainsi allégés de leur chargement.

Le troisième ?

Après un conciliabule prolongé entre le gardien de l’école et les « charbonniers », on le vit s'en aller, aussi chargé qu'à l'arrivée. Son conducteur ne l'emmenait, d'ailleurs pas bien loin. Quelques tours de roue et la voiture s'arrêta à nouveau. C'était devant une maison dont les volets hermétiquement fermés indiquaient suffisamment les soucis très particuliers de ses occupantes. L'huis fut entr'ouvert, et, en quelques minutes, l'anthracite belge, qu'on eut pu croire destiné au bienêtre des écoliers parisiens, disparut dans les caves de la « maison ».

C'est alors qu'apparurent — le coup avait donc été concerté et aussi… dénoncé ! — plusieurs messieurs qui étaient des inspecteurs de la police judiciaire. Il y eut quelques remous, quelques cris, quelques protestations. Et tout rentra dans l'ordre.

Non toutefois sans que les trois livreurs, le concierge de l'école et la « maîtresse de maison » été conduits quai des Orfèvres, où il parait qu'on leur démontra aisément le vol dont ils s'étalent rendus coupables, encore que la bénéficiaire de la troisième voiture ait affirmé avoir payé sa livraison, bien qu'à un prix très réduit.


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Saviez-vous que... ?

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

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Le pont de Tolbiac, en cours de construction depuis 1879, fut grandement endomagé par la grande débacle des glaces de janvier 1880 mais les dégats furent vite réparés.

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La rue du Banquier, ancienne rue, doit son nom au banquier Patouillet qui avait déjà donné son nom au territoire compris entre la rive droite de la Bièvre et les terres de St-Marcel sur le chemin d'Ivry. (Clos Patouillet.)

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Lorsque fut conçu le projet de doter le quartier Maison Blanche d'une nouvelle église, il était prévu que celle-ci soit construite rue Damesme en face des écoles communales et qu'une rue la relie directement à la place Paul Verlaine.

L'image du jour

La mairie du XIIIe