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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Précoces Criminels

1895

Une tentative criminelle que ne renieraient pas des scélérats endurcis a été commise par trois gamins de douze à treize ans contre un autre enfant, le jeune Lucien Delagne, âgé de douze ans, écolier, demeurant chez ses parents, honnêtes ouvriers, rue du Champ-de-l’Alouette.

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Entre chiffonniers

1899

Tout au bout de Paris, là-bas, rue Nationale, dans le treizième arrondissement, il existe deux cités, qui renferment une population très turbulente de chiffonniers et de gens sans aveu. La première est la cité Jeanne-d'Arc, la seconde, la cité Doré. Or, les « gars de la Jeanne-d'Arc », nouveaux Capulets, vivaient en très mauvaise intelligence avec ceux de « la Doré » modernes Montaigus, et, de chaque côté, la coupe ces messieurs disent la malle était pleine. Il fallait peu de chose pour la faire déborder...

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Boulevard de l'Hôpital

La « Folie russe »

1896

Il est à remarquer que les grands événements ont leur répercussion dans le cerveau des malheureux que la folie guettait évidemment depuis longtemps.

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avenue d'Ivry

La Défense de la Chiffonnière

1907

Menacée par son ancien amant qui veut la livrer à la prostitution, elle lui crève un œil avec son crochet.

...


Avenue des Gobelins

L'affaire de l'avenue des Gobelins

1901

Une bagarre a eu lieu, dans la soirée d'hier, au concert de l'Eden-d'Italie, avenue des Gobelins.

...

Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles - 1930

UN DRAME MYSTÉRIEUX

Un journaliste yougoslave assassiné à la Butte-aux-Cailles

Paris-Soir — 4 mars 1930

Accrochée au boulevard Blanqui, la rue des Cinq-Diamants escalade la Butte-aux-Cailles. Rue morne et sans fantaisie, elle aligne, le long de maigres trottoirs, une vulgarité perspective de maisons lisses, crises, mornes, trouée, çà et là, par les contrevents vert pomme d'un bar ou par la façade blanchie à la chaux d'un meublé pauvre.

C'est dans l'un de ces hôtels, celui qui étale, au numéro 21, l'enseigne du « Papillon d'Or », que le 1er février dernier, un Yougoslave, Joseph Werner, étudiant, à l'école de journalisme de son pays, élisait domicile. Sa venue ne manqua point de surprendre la patronne, habituée à héberger en majeure partie des couples ouvriers. Jean Werner, un garçon de 25 ans, au visage intelligent, barre d'une petite moustache noire, et porteur de grosses lunettes d'écaille, avait l'air d'un gentleman. Cependant, comme il demandait une pente chambre pas chère, la patronne crut comprends qu'il s’agissait d’un garçon momentanément gêné et lui donna, dans le bâtiment de derrière, une petite pièce sommairement meublée que le Yougoslave jugea très suffisante. Il acquitta le loyer d'une semaine et commença de mener une existence régulière. Il sortait tard de chez lui et rentrait de bonne heure. Il n'adressait jamais la parole à personne. Il ne recevait ni visite, ni lettre. Bientôt on se désintéressa de ce singulier locataire.

Tout ce qu'on savait, c'est qu'il avait, logé auparavant dans un hôtel situé au 50 de la rue du Commerce, à Grenelle.

*
*           *

Ce matin, à 6 h. 10, six détonations retentirent dans la chambre de l'inconnu. Les voisins se précipitèrent et trouvant la porte ouverte, pénétrèrent dans la pièce. Jean Werner gisait sur le parquet raide mort. Il était tout habillé. Quant à son ou à ses agresseurs, ils avaient disparu.

Alertée, la patronne déclara qu'on avait ouvert la porte à 5h.30, comme de coutume, la maison comptant de nombreux locataires ouvriers qui gagnent tôt leur travail. Sans doute, l'inconnu avait pénétré sans bruit, s'était dirigé directement vers la chambre du Yougoslave. Un voisin se souvint avoir entendu frapper. Tout de suite Werner ouvrait, l'autre tirait et, son crime accompli, prenait la fuite.

On juge de l'émotion qui s'empara du quartier. Un agent, alerté, prévint le commissariat de la Maison-Blanche, qui dépêcha sur les lieux l'inspecteur chef Ballerat, lequel s'empressa de procéder aux premières constatations.

Tout d'abord il fut établi que l'infortuné Werner avait été touché de balles de différents calibres, les unes de 9 m/m, les autres de 6 m/m 35. La mort avait été foudroyante. L'assassin avait tiré avec sauvagerie, même lorsque sa victime était déjà tombée. On retrouva en effet une balle qui, ayant traversé le plafond, s'était perdue dans la chambre du dessous.

Différents papiers furent découverts dans la chambre, la plupart au nom de Joseph Werner, mais aussi une carte d'identité établie à Zagreb, au titre d'un certain Smaïl Alikoffie.

Aucun tiroir, aucun meuble n'avait été fouillé et, et dans la poche du veston du cadavre, on retrouva une petite somme d'argent qui devait représenter tout son avoir. Il ne s'agit donc point d'un vol à main armée, mais plutôt d'une vengeance et peut-être d'un crime politique. Il est probable que l'enquête policière nous éclairera.

La Butte aux Cailles

La tâche des inspecteurs n'en demeure pas moins singulièrement difficile. Un seul point pourrait les éclairer.

À 6 heures du matin Werner était habillé de pied en cap et prêt à sortir. Il pouvait donc attendre une visite.

D'autre part, le fait d'avoir élu domicile dans cet hôtel perdu et nullement en rapport avec sa situation prouverait que le malheureux avait certaines raisons de se cacher.

Enfin, nous nous sommes rendu rue du Commerce, au numéro 50, où le Yougoslave avait assuré avoir habité. Or, dans cette rue le numéro 50 n'existe pas et dans les maisons voisines, nul ne connaît le nom même de Werner.


A lire également :

L'article du 5 mars 1930

À lire également...

Cité Jeanne d'Arc

L'ivrogne qui avait blessé sa voisine est arrêté

1935

Après une nuit d'anxiété, les locataires de la cité Jeanne-d'Arc ont appris avec soulagement l'arrestation d'Henri O..., qui avait blessé sa voisine d'un coup de couteau à la gorge.

...


Le meurtrier de Gauzy est arrêté

1914

Les inspecteurs du quatrième district ont retrouvé les deux clients qui, consommant mardi soir au café des Trois Marches vertes, furent témoins de l'attentat.

...


On n’a pas encore retrouvé l'assassin de Suzanne Barbala

1922

C'était jour de marché, hier matin, avenue d'Italie...

...


Rue du Pot-au-Lait

Terrible incendie rue du Pot-au-Lait

1895

Un terrible sinistre s’est produit, hier lundi matin, rue du Pot-au-Lait, à l'angle de la rue Robine, dans l’usine de M. Fauvel, fabricant de bûches résineuses.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Lorsque fut conçu le projet de doter le quartier Maison Blanche d'une nouvelle église, il était prévu que celle-ci s'appela Saint-Marcel de la Maison-Blanche. Ce fut Sainte-Anne qui l'emporta.

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La consécration de l'église Sainte-Anne de la Maison Blanche eut lieu le 24 octobre 1912.

*
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Le marché aux chevaux du boulevard Saint-Marcel et accessoirement les marchés aux chiens et aux bicyclettes qui s'y tenanient également cessèrent définitivement leurs activités le 24 novembre 1907.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
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  • Nomenclature des rues
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LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
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  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
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  • L'asile Nicolas-Flamel
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  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
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  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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