Dans la presse...

 Le procès de l’accident

La catastrophe du boulevard de la gare

Le procès de l’accident

Le Figaro — 29 mai 1868

Il y a quelques mois, dans Ia nuit du 22 au 23 septembre dernier, s'écroula le pont métallique que la Compagnie du chemin de fer d'Orléans avait dû, par suite de l'agrandissement de la gare, construire au-dessus du boulevard de la Gare. Ce pont, comme tous les travaux qu'exécutent nos chemins de fer, avait été construit avec un soin extrême et conformément aux devis approuvés des ponts et chaussées. Il avait subi les épreuves voulues, et sa force de résistance était limité à un poids de 400kil. par mètre.

Ce pont s’est cependant écroulé, mais sous le poids d’une de ces lourdes machines à comprimer le macadam. Le poids de ces machines dépasse 34.000 kilogrammes.

Quatre personnes furent grièvement blessées : le mécanicien, le chauffeur et le pilote du compresseur et l’aiguilleur du chemin de fer. L'une d'elles a depuis succombé à ses blessures. Combien plus désastreuses eussent pu être les conséquences de ce malheur : un train venait de passer, un autre était en vue.

Hier, le tribunal correctionnel recherchait sur qui devait retomber la responsabilité de cet accident. Le ministère public en demandait compte à M. Roy, employé de la Compagnie d'empierrage, à M. O'Kerrins, piqueur de la compagnie d'Orléans, à M. Villemin, conducteur au service de la ville de Paris, et appelait en garantie la Compagnie d'Orléans et la Compagnie Gellerat.

Le tribunal a jugé qu'aucune faute n'était imputable à la Compagnie d’Orléans ni à ses agents, pais plus qu'à la Compagnie Gellerat ; que l'ingénieur-constructeur du pont avait averti que cet ouvrage ne pouvait supporter sans danger le poids du compresseur à vapeur ; que, nonobstant cet avis, l'agent de la ville avait continué à faire traverser le pont du chemin de fer par la lourde machine, ce qu'elle avait fait cinq à six fois sans accident; mais qu'en dernier lieu, la machine ayant passé sur la partie non cylindrée du pont, la chute avait eu lieu. Le tribunal a, en conséquence, déclaré l'agent de la ville seul responsable de l'accident, et l'a condamné à 50 francs d'amende.

Reste la responsabilité pécuniaire de la ville vis-à-vis de toutes les victimes.

On sait que depuis ce malheur, la ville ne permet plus le passage du compresseur sur aucun pont métallique.


A lire également

Les récits de la catastrophe par :

- Le Petit-Journal

- Le Figaro

Saviez-vous que ...

C’est en 1877 que la rue du Marché aux porcs, ainsi dénommée en raison de sa proximité avec un ancien marché aux bestiaux prit le nom de rue de la Vistule. Sa longueur est de 230 mètres.

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L'hôpital de la Salpétrière

Vu dans la presse...

1938

Aux Gobelins: le nouveau jardin a été inauguré et ouvert au public

Hier matin, était inauguré, dans le quartier Croulebarbe, un nouveau jardin public. II s'étend sur 22.500 mètres carrés, derrière la Manufacture des Gobelins et le Garde-Meubles National.
C'est à Émile Deslandres que l'on doit cette initiative. Ayant représenté pendant plus de vingt-cinq années ce quartier, au nom du Socialisme, il s’était penché sur les misères et les besoins de la classe ouvrière dont il était lui-même. (1938)

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1877

Les travaux de construction de la rue de Tolbiac

Les transformations de la rue d'AIésia se font, avec une rapidité vertigineuse, dans le prolongement de cette voie, au-delà de rue de la Glacière.
Dans cette partie, la nouvelle rue prendra le nom de rue Tolbiac, et sera poussée jusqu'à l'avenue d'Italie. (1877)

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1885

Cuir de Russie

La Butte-aux-Cailles, ce n'est plus Paris; ce n'est pas, non plus, la banlieue, encore moins la province : c'est la Butte-aux-Cailles, et voilà tout. (1885)

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1898

Un quartier qui s'écroule

Un fait fort curieux se produit en ce moment dans la partie du quartier de la Maison-Blanche, comprise entre les rues de Tolbiac, de la Providence et de l'Espérance. (1898)

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1858

Les futures grandes voies du 13e arrondissement

Le système d'ensemble des grands travaux de la ville de Paris, rive gauche, touche par des points trop nombreux aux intérêts de la population et de la propriété parisiennes pour que son étude ne soit pas, pour le Siècle, l'objet d'un sérieux examen.
Nous analyserons successivement chacune des grandes lignes appelées à ajouter à la splendeur et au bien-être de la ville, et nous allons commencer ce travail par les voies qui doivent régénérer le douzième arrondissement le plus pauvre jusqu'ici et le plus délaissé. (1858)

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1873

La basilique et les nécropoles de Saint-Marcel

Sur le flanc méridional des coteaux qui dominent le ruisseau de la Bièvre et en face du plateau sur lequel est assis le Panthéon, on voyait, à la fin du siècle dernier, un peu avant la construction du mur des fermiers généraux, une sorte de petite ville, distincte de la grande, ayant ses rues, ses places, ses marchés, ses remparts, ses fossés, ses églises et ses juridictions. (1873)

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1394

Un nouveau groupe scolaire parisien a été inauguré hier

La Ville de Paris a inauguré, hier matin, rue Kuss, dans le 13e arrondissement, un groupe scolaire ultra-moderne, édifié en dix-sept mois, sur la proposition de M. Louis Gélis, conseiller municipal du quartier. (1394)

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1939

Jeanne d'Arc et sa lèpre

J'ai souvent parcouru en voisin cette rue que Jeanne d'Arc a baptisée, il y a soixante-quinze ans, à l'époque de l'annexion de l'ancienne banlieue, la commune d'Ivry en faisait partie. (1939)

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1937

Voyage dans le dernier tramway de Paris

Dans quelques jours, le 123-124, dernier spécimen des multiples tramways qui, il y a peu de temps encore, occupaient les rues de Paris, va disparaître. Il fera son dernier voyage, le 15 mars et sera remplacé, le lendemain, par un autobus. (1937)

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1903

Le Métro passe la Seine : Place d’Italie - Nation

La rive gauche réclamait son Métro : on va le lui accorder. Ainsi disparaîtra bientôt toute cause de jalousie entre les deux rives de la Seine. Il était grand temps qu'un peu d'équité intervint dans la répartition des lignes ! (1903)

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99, boulevard Masséna où les zoniers apprennent la vie bourgeoise

Ce sont, à deux pas de la porte de Choisy, trois étages de pierres que le plan de Paris et les gens du quartier appellent le bastion 89. (1942)

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Éclairez S.V.P.

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