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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Les Amis de « Guibollard »

1905

Jean Bonneau, âgé de dix-sept ans, dit « Guibollard », avait convié à une petite fête tous ses amis, des rôdeurs qui hantent les fortifications, dans les parages de la porte de Fontainebleau. Ces joyeuses agapes devaient avoir lieu dans un établissement malfamé des environs de la poterne des Peupliers.

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Rue Abel Hovelacque

La Jalousie d'un Vieillard

1904

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

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Quartier Croulebarbe

Violent incendie dans une usine rue Croulebarbe

1911

Un violent incendie a éclaté, hier soir, vers neuf heures et demie, dans le treizième arrondissement.
Au 51 de la rue Croulebarbe sont installés, sur une très vaste étendue, les différents ateliers de polissage et de construction mécanique de M. Bizet.

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Quartier Croulebarbe

Le désespoir d'un ivrogne

1903

Un ouvrier tanneur, Marius C..., entrait hier dans sa trente-troisième année. Il résolut de fêter dignement son anniversaire.
Ayant endossé ses habits du dimanche, il sortit, vers huit heures, et passa toute la matinée à boire des apéritifs dans les bars de l'avenue des Gobelins.

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La justice suit deux pistes

1922

Comme nous le laissions supposer hier, la petite victime du sadique de l'avenue d'Italie a bien été odieusement, violentée.

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Le pénible drame du quartier Croulebarbe - 1929

Le pénible drame du quartier Croulebarbe

Paris-Soir — 11 janvier 1929

Mme Noirot refusait de faire le ménage et de soigner ses enfants

Lamentable drame que celui qui jeta, hier soir, l'émoi dans le populeux quartier Croulebarbe.

Là, dans une coquette cité ouvrière qui ne compte pas moins de 2.170 habitants (*), étaient venus se fixer, il y a quelques années, M. et Mme Noirot et leurs trois enfants âgés respectivement de huit, sept et cinq ans.

Vue du 137 boulevard de l'Hôpital où habitaient les époux Noirot. Paris-Soir aurait donc dû titrer "Le pénible drame du quartier de la Salpétrière".

Lui, âgé de 28 ans, exerce la profession de gazier. Très sobre, sérieux, excellent ouvrier, il adorait sa femme et ses enfants.

Elle, d'un an plus jeune, passait pour frivole et s'adonnait, dit-on, à la boisson. Quoi qu'il en soit, la jeune femme avait pris en horreur l'appartement, cependant coquet, qu'ils habitaient au sixième étage. À peine son mari était-il parti qu'à non tour elle descendait pour aller pérorer chez des voisines ou passer la journée chez ses parents, rue du Château-des-Rentiers.

Négligeant, les soins les plus élémentaires de son ménage, elle se refusait même à préparer les repas de son mari, malgré les objurgations de celui-ci.

— Souvent, nous a confié une voisine, elle était encore chez nous, à causer, à 8 heures du soir, sans rien de prêt chez elle. Alice, lui disions-nous, monte faire ta soupe : ton mari va rentrer.

— J'm'en moque, répondait-elle.

Toute patience a des bornes.

Hier, rentrant, vers 8 h. 30 de son travail, M. Noirot trouva sa femme en conversation avec des voisines et lui adressa des reproches.

La discussion reprit sans doute dans l'appartement, plus violente encore, car quelques instants plus tard, M. Noirot, hagard, se présentait chez le concierge :

— Montez vite, lui dit-il, en lui tendant sa clef. Je viens de tirer sur ma femme et vais me constituer prisonnier au poste de la rue Rubens.

En hâte, le concierge monta et découvrit la victime agenouillée au pied de son lit et perdant son sang en abondance.

Près d'elle, son plus jeune fils pleurait.

La victime, qui a reçu deux balles dans le flanc droit, fut aussitôt transportée à l'hôpital de la Pitié, où l'on considère que ses blessures, quoique graves, ne mettent pas ses jours en danger.

Ce que dit le meurtrier

Durant ce temps, M. Noirot se rendait effectivement au poste et, en pleurant, déclarait :

— Arrêtez-moi, je viens de tirer sur ma femme. Vingt fois déjà j'ai failli faire ce geste mais, ce soir, c'en était trop, j'ai perdu la tête.

» Voilà, dix ans que je suis marié et que ma femme se refuse obstinément aux soins du ménage. Jamais même elle n'a voulu s'occuper de ses enfants et, pour s’en débarrasser, elle les a, contre mon gré, placés chez ses parents.

» Je regrette mon geste, car j'adore ma femme, mais j'étais vraiment à bout de force et de patience. »

Dans l'entourage de M. Noirot, on se montre pour lui plein de sympathie :

— Cela devait arriver, tôt ou tard, nous disent les voisins, car sa femme, qu'il adorait cependant, lui faisait une vie impossible. Songez que cet homme, rentrant de son travail, devait lui-même faire la cuisine, soigner les enfants, cirer même le parquet, il a vraiment été patient et son geste, pour brutal qu'il soit, est presque excusable.

Les trois enfants du malheureux couple ont été confiés à la garde de leurs grands-parents en attendant que la police ait terminé son enquête sur ce pénible drame.


(*) Le couple formé par Henri et Alice Noirot habitait 137 boulevard de l'Hopital qui n'est pas dans le quartier Croulebarbe mais dans celui de la Salpétrière. Paris-Soir se trompe donc. La coquette cité ouvrière dont il est ici question est le groupe d’HBM construits entre 1922 et 1926 par J. Charlet et F. Perrin.
En rapportant les mêmes faits, le Petit-Parisien soulignait que les témoignages des voisins étaient favorables au gazier. (NdE)

À lire également...

Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches

1908

Une scène sanglante, qui a eu pour épilogue la mort d'un homme, s'est déroulée, hier soir, rue de Tolbiac.

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Quartier de la Gare

Les assiégés de la cité Jeanne-d'Arc se sont rendus ce matin

1934

Pour comprendre ces violences, il faut connaître la cité Jeanne-d'Arc, une des hontes de Paris.

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Place des Alpes

Les surprises d’une rafle

1923

Cette nuit, une opération policière d'une envergure inusitée a été effectuée. Elle dépasse le cadre ordinaire de ces sortes de coups de main. Ce ne fut pas la rafle que la chanson de Bruant a rendue célèbre, la rafle que la police jette à travers la rue comme un grand filet et qui ramène le fretin des filles et leurs souteneurs. Ce fut davantage.
Au cours de cette opération, deux cents arrestations ont été effectuées. La manœuvre était dirigée par le commissaire Guillaume, de la direction de la police judicaire, par l'inspecteur Leroy, les brigadiers Martineau et Bonhomme et cinquante inspecteurs y participèrent. Elle a eu lieu dans le 13° arrondissement, au bar Excelsior, place des Alpes.

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A la Glacière

Le feu cité Isely

1884

Vers quatre heures de l'après-midi, une vive lueur rouge colorait le ciel sur les hauteurs des treizième et quatorzième arrondissements. Au 109 de la rue de la Glacière existent dans le prolongement de la petite rue Sainte-Anne, la cité Isely...

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La rue du Dessous des Berges est située à 20 mètres au dessus des berges.

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Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.

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En février 1896, les journaux annonçaient que les travaux de percement de la rue Caillaux prolongée dans le treizième arrondissement, étaient terminés. Le nouveau tronçon de rue mesurait deux cents mètres de longueur et il mettait en communication immédiate les avenues d'Italie et de Choisy. Les habitants du quartier demandaient depuis longtemps l'ouverture de cette voie, afin de ne plus être obligés, pour se rendre d'une avenue à l'autre, de passer soit par la rue de la Vistule, soit par le passage Raymond, ce qui entraînait bien souvent une perte de temps considérable.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
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  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
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  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
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  • Le Métropolitain dans le 13e
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  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

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  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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