Faits divers

 paris-treizieme.fr — La peur du diable (1896)

La peur du diable

La Justice — 2 octobre 1896

Depuis quinze jours environ, un négociant du quartier de la Gare, M. H..., donnait des signes évidents d'aliénation mentale. Il lui arrivait souvent de se réveiller en sursaut la nuit et de pousser de véritables hurlements de frayeur.

Le malheureux, en proie à une sorte de folie mystique, s'imaginait que des diables venaient s'emparer de lui pour le traîner en enfer et lui faire expier les péchés qu'il avait pu commettre dans le cours de sa vie. Bientôt ces hallucinations l'assaillirent pendant le jour et le négociant fut sans cesse dans un état d'épouvante indicible.

Toutefois, comme il n'était pas dangereux, sa famille ne voulut pas le faire enfermer. Se séparer de l'infortuné leur paraissait ajouter encore à leur malheur.

Or, hier vers minuit, sous l'empire de la folie, M. H. se releva sans bruit, s'arma de deux revolvers qu'on avait eu la grave imprudence de laisser tout chargés dans un meuble, puis il gagna la rue à pas de loup.

L'avenue de Choisy vue de la place d'Italie

Tout à coup, au beau milieu de l'avenue de Choisy, l'aliéné se mit à faire feu des deux armes à la fois en poussant des cris inhumains.

— Des hommes noirs et rouges, criait-il, avec leurs fourches et leurs ailes sont là ; sauve qui peut ! je vais les tuer.

Et la mousqueterie continuait de plus belle.

Des gardiens de la paix attirés par les détonations ne purent qu'à grand-peine s'approcher du fou dangereux et le maîtriser.

Au poste, où M. Perruche, commissaire de police, vint tenter de l'interroger, l'aliéné ne cessait de crier :

— Le diable ! Le diable ! II veut m'entraîner, tuez-le !

Sa famille, prévenue sur-le-champ, l'a fait conduire dans une maison de santé.

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Saviez-vous que... ?

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

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Par son vote du 26 mai 1859, la Chambre des députés décidait de porter, à compter du 1er janvier 1860, les limites de Paris jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée. Cette loi désignait le 13ème arrondissement sous le nom d'arrondissement des Gobelins.

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En décembre 1871, dans Paris assiégé, le 13e arrondissement comptait 79.828 habitants y compris les réfugiés.

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La rue Fagon est l’ancienne rue de la Barrière des Gobelins. Elle a reçu son nom par arrêté du Préfet de la Seine en date du 26 février 1867. Guy-Crescent Fagon, né le 11 mai 1638 à Paris, où il est mort le 11 mars 1718, fut le premier médecin du roi de 1693 à la mort de Louis XIV. Il développa le Jardin royal des plantes médicinales ou « Jardin du roi », futur Jardin des Plantes.

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La mairie du XIIIe