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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Thomas père perd patience

1913

Alfred Thomas, âgé de quarante-deux ans, est un brave homme de menuisier. Établi, depuis six ans, rue de Tolbiac, il s'efforce, avec zèle et ponctualité, de contenter sa petite clientèle.

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Quartier de la Gare

Un mari qui tue sa femme

1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

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rue Nationale

L'Éboulement de la rue Nationale

1879

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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Boulevard Kellermann

Un crime mystérieux à la Maison-Blanche

1909

L’émotion est des plus vives dans le quartier de la Maison-Blanche, où vient d’être découvert un mystérieux paquet contenant la moitié du corps d’une fillette âgée de sept à huit mois.

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Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait : Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

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On a tenté de tuer Gauzy - 1914

On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort

Le Journal — 4 juin 1914

Antoine Gauzy, le fameux soldeur d'Ivry, chez qui M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, fut tué par Bonnot le 24 avril 1912, a été grièvement blessé d'une balle au ventre dans la soirée de mardi.

Les efforts de l'enquête n'ont pas réussi jusqu'ici à démêler les mobiles d'un attentat que les hésitations, les réticences, les contradictions des témoins concourent à rendre profondément mystérieux.

Il était 8 heures du soir, mardi, quand M. Fauvel, secrétaire au commissariat du quartier de la Gare, fut averti par téléphone que deux coups de revolver venaient de retentir dans un débit, rue Nationale.

M. Fauvel courut à l'endroit indiqué. Aux questions du policier, le marchand de vin M. Guignard, répondit qu'aucun drame n'avait eu lieu chez lui ; par contre, M. Fauvel entendit un témoin, le chiffonnier Georges Colson, vingt-cinq ans, qui passait rue Nationale, à la hauteur du bar, quand éclatèrent les coups de feu. Colson affirma que les détonations provenaient bien du débit et que, aussitôt après les avoir entendues, il avait vu trois individus sortir précipitamment de l'établissement Guignard et s'enfuir vers la porte d’Ivry.

La Porte d'Ivry, vue vers Paris

Laquelle admettre de ces deux versions contradictoires ? M. Fauvel était perplexe lorsqu'un nouveau coup de téléphone lui apprit qu'à l'hôpital de la Pitié on venait d'admettre Antoine Gauzy, marchand soldeur, 63, rue de Paris, au Petit-Ivry. Le blessé, ajoutait-on, était très dangereusement atteint et on allait pratiquer sur lui l'opération de la laparotomie, après l'avoir endormi au chloroforme. M. Fauvel se rendit à l'hôpital, mais on ne put lui permettre d'approcher, Gauzy, il apprit seulement que celui-ci avait été attaqué rue Nationale, devant le débit Guignard.

Hier matin, le soldeur put enfin s'expliquer.

— Je sortais, dit-il, vers 7 h. 30, de chez M. Guignard, qui est mon fournisseur, quand un individu, dont je ne pourrais fournir aucun signalement, se dressa devant moi et me tira deux balles de revolver presque à bout portant, en s'écriant : « Voilà pour t'apprendre à coucher avec la femme d'un autre ! » Mon agresseur prit immédiatement la fuite, et je rentrai chez moi, à pied. Chemin faisant, j'avais rencontré mon frère Marius, qui demeure avec nous et qui m'a soutenu jusqu'à la maison.

Ce récit concordait mal avec les affirmations du témoin qui avait assisté à la fuite des trois inconnus sitôt après les coups de revolver. De plus, les relations anciennes et notoires de Gauzy avec les milieux anarchistes, son rôle dans l'affaire tristement célèbre des bandits, tout cela ne prêtait-il pas matière à l'hypothèse d'une vengeance ? D'autant que Gauzy paraissait avoir le souci de ne pas désigner son meurtrier et, d'autre part, se déclarait incapable d'expliquer l'allusion que l'homme au revolver lui avait jetée à, la face avant de l'exécuter.

M. Fauvel voulut éclaircir ce mystère. Il interrogea de nouveau le débitant : M. Guignard finit par reconnaître que Gauzy était son ami de longue date; qu'il avait passé, la veille au soir, une demi-heure dans la salle du débit en compagnie d'autres individus, et qu'une querelle avait même éclaté entre le soldeur et ses compagnons.

— Mais, insistait M. Guignard, tous sont sortis ensemble et je n'ai rien vu de ce qui s'est passé ensuite. De même, j'ignore le motif de la dispute qui a mis Gauzy aux prises avec ses adversaires. Il m'a simplement paru qu'il s'agissait d'une rivalité commerciale.

D'autre part, nous avons vu Mme Gauzy et son beau-frère Marius dans leur magasin d'Ivry, dont l'aspect n'a pas changé depuis les jours tragiques d'avril 1912

— Je me perds en conjectures, nous a dit Mme Gauzy, sur les raisons de cet acte meurtrier. Je ne connaissais aucune liaison à mon mari, qui, le cas échéant, n'eût rien dissimulé à personne, et je ne puis croire à une vengeance anarchiste. Se venger ? Pourquoi ? Antoine Gauzy n'a jamais fait de mal à personne ; il avait trop souffert en prison pour chercher à y envoyer qui que ce fût. Combien de fois ne lui a-t-on pas signalé des gens qui se distinguèrent par leur lâcheté, en cherchant à l'assommer quand on l'arrêta. Il répondait : « Je les méprise trop pour essayer de leur nuire. »

» Quand, mardi soir, il est rentré avec son frère, il m'a dit aussitôt : « J'ai une balle dans le ventre ; j'ai été blessé par un inconnu près du champ de manœuvres ! ». J'ai crié : « Tu t'es donc battu ! Qui est-ce qui a voulu te tuer ? » Il m'a répondu qu'il ne savait pas, qu'on l'avait attaqué à l'improviste. Son frère a pris un taxi-auto et est parti à la recherche d'un médecin. Quand le praticien a su qu'il s'agissait d'un homme blessé au ventre, il a refusé de se déranger, il a ordonné le transfert immédiat à l'hôpital. Le malheur nous poursuit avec un atroce acharnement ! ».

De son côté, Marius Gauzy n'a rien vu du drame. Voici comment il explique sa présence auprès de son frère quelques instants à peine après le meurtre :

— Je travaille comme briqueteur dans un chantier de la rue Jeanne-d'Arc; mon ouvrage se termine à 6 h..30. Ce soir-là, je me suis attardé en compagnie d'un ami, dont je pourrais citer le nom, jusqu'à 7 heures passées. Ensuite, je me suis acheminé vers Ivry lentement, absorbé par la lecture d'un journal. La rue Nationale est mon trajet habituel. En arrivant près de la barrière, j'ai hâté le pas et soudain j'ai aperçu devant moi mon frère qui avançait péniblement. C'est alors que l'avant rejoint j'ai connu ce qui s'était passé. »

On se rappelle que Gauzy avait été condamné à dix-huit mois de prison pour crime, d'association de malfaiteurs par la cour d'assises de la Seine, qui n'avait pas retenu contre le soldeur l'inculpation de complicité dans l'assassinat de M. Jouin. Le jugement étant date du 28 février 1913, Gauzy avait déjà subi à cette époque dix mois de détention qui entraient en décompte du total de sa peine. Il sortit de prison huit mois plus tard et reprit à Ivry son négoce de soldeur. On sait aussi qu'il ne cessa de protester de son innocence et d'affirmer qu'il ignorait le nom de l'hôte sinistre auquel il avait prêté l'abri de son toit. Gauzy, très brun au moment de son incarcération, avait la chevelure presque entièrement blanchie quand il quitta sa cellule de Fresnes. Depuis le soldeur avait, par une habile teinture, réparé le dommage causé et pour se rajeunir, il avait soigneusement émondé son épaisse moustache. Notre photographie le représente sous son plus récent aspect.


A lire également

L'article paru dans Le Matin du 4 juin 1914

Les articles du Matin datés des 5 et 6 juin 1914

À lire également...

Quartier de la Maison-Blanche

Un ménage devenu la terreur des environs

1875

Rue du Moulin-des-Prés, non loin de la Bièvre, à l'angle du chemin qui conduit à la Glacière, habitait depuis longtemps un ménage qui était devenu la terreur des environs.

...


Quartier de la Gare

Le drame de la rue Dunois - dernières nouvelles

1892

L'enquête ouverte par M. Bolot, commissaire de police, sur la tentative d'assassinat dont le maraîcher Duchefdelaville, se prétendait victime s'est poursuivie hier.

...


Le cercle de recherches se resserre autour du meurtrier

1922

Longue et dure journée, hier, pour la police, et pour les journalistes, qui ont couru, fouillé, interrogé, sans que, jusqu'à présent, un résultat appréciable paraisse avoir été obtenu.

...


Butte-aux-Cailles - Cour des artistes

Un agent égorgé d'un coup de couteau par un apache qu'il voulait arrêter

1931

À deux pas du boulevard Auguste-Blanqui, dans le treizième arrondissement, sur le flanc de la Butte-aux-Cailles, s'ouvrent sur la gauche en venant de la place d'Italie, une série de ruelles étroites, tortueuses et chaotiques, qui portent ironiquement, semble-t-il, le nom de rue.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
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C'est en 1888 que le conseil municipal de Paris décida que la nouvelle rue située entre la place de Rungis et la place du Nouveau Puits-Artésien, de la Butte-aux-Cailles, prendrait le nom de rue du sergent Bobillot.

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C'est en 1897 que fut achevé le percement de la dernière partie de la rue Bobillot entre la place d'Italie et la rue de la Butte-aux-Cailles.

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Le 25 janvier 1892, 24 vaches et 3 juments étaient en vente à la suite d’une décision judiciaire au 22 de la rue Corvisart. Il y avait certainement un nourrisseur à cette adresse. En tout cas, en 1921, c’était plutôt une mégisserie.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

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ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
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LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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  • Les grandes voies du 13e
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  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
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  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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