logo paris-treizeime.fr
UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

    plan 13e
  • Accueil
  • Lieux
  • Faits divers
  • Dans la presse
  • Les drames du 13e
  • Un jour dans le 13e
  • La Bièvre
  • Promenades
  • Littérature
  • Le 13e avant le 13e
  • Feuilleton
  • Plans

logo paris-treizeime.fr
Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

Logo P13

  • ACCUEIL
  • LIEUX
  • FAITS DIVERS
  • DANS LA PRESSE
  • UN JOUR DANS LE 13e
  • LA BIEVRE
  • PROMENADES
  • LITTÉRATURE
  • LE 13e AVANT LE 13e
  • FEUILLETON
  • PLANS

Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Le don Juan de chevaux de bois

La lune de miel fut de courte durée

1923

Il est de notoriété publique que la cavalerie a de tout temps semé le trouble dans le cœur des femmes. Et l'effet ne manqua pas de se produire dans celui trop sensible de Mme Émilie Raysin, jeune femme de 28 ans, demeurant avenue de Choisy, lorsqu'elle vit, caracolant à ses côtés, ce gars à belle prestance.

...


Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Coypel

1888

Un drame sanglant s'est déroulé hier, vers cinq heures, au numéro 13, de la rue Coypel. A cette adresse habite un ex-brigadier de gardiens de la paix , âgé de soixante-quatre ans, qui maria sa fille, il y a quelques années, à un marchand ambulant..

...


Quartier de la Maison-Blanche

Des agents de police chassent un renard à coups de pèlerines

1939

Les enfants en venant jouer, hier vers 8 heures dans le petit square situé au centre de la place des Peupliers (13e), aperçurent, à leur grand effroi, un renard dans les massifs...

...


rue Primatice

Un fou sur les toits

1896

Un petit rentier, M. P... cinquante-quatre ans, originaire des pays annexés, demeurant 10, rue Primatice, donnait depuis quelque temps des signes non équivoques de dérangement cérébral.

...


Marché des Gobelins

Quadruple empoisonnement

1893

Une dame Choquenot, demeurant avec son mari, ouvrier cordonnier, et ses quatre enfants, rue du Moulin-des-Prés, envoyait hier matin un de ses petits garçons au marché des Gobelins pour acheter des arlequins, pour le repas.

...

Le soldeur Gauzy blessé - 1914

Est-ce un épilogue de l'affaire des bandits en auto ?

Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver

Le Matin — 4 juin 1914

Un homme dont il fut beaucoup parlé dans l'affaire des bandits tragiques, Antoine-Etienne Gauzy, âgé de trente-cinq ans, ce soldeur d'Ivry chez qui Bonnot trouva momentanément asile et chez qui le chef adjoint de la Sûreté Jouin fut tué, agonise sur un lit d'hôpital. Mardi soir, Gauzy a reçu dans le ventre une balle de revolver, tirée dans des circonstances fort mystérieuses.

On sait que Gauzy avait été arrêté le 24 avril 1912, peu d'instants après le meurtre, de M. Jouin, commis par Bonnot. Condamné, le 26 février 1913, à dix-huit mois de prison, le soldeur fut libéré au mois de juillet suivant. Il revint habiter Ivry où, en compagnie de sa femme, il reprit l'exploitation de son commerce de soldes, 63, avenue de Paris.

Dans certains milieux anarchistes, Gauzy, malgré qu'il eût été poursuivi et condamné, était désormais considéré comme suspect. D'aucuns estiment, en effet, que la police, arrivant chez Gauzy alors que Bonnot s'y trouvait encore caché, avait dû être avertie.

Ç'est pourquoi l'on est assez disposé à croire que le soldeur d'Ivry a été, avant-hier soir, victime d'une vengeance anarchiste. Les circonstances dans lesquelles il fut blessé sont d'ailleurs bien étranges. De plus, Gauzy, ainsi que ceux qui pourraient fournir des renseignements utiles à l'enquête, ne sont nullement disposés à confier à la justice tout ce qu'ils savent.

Autour du café des Trois Marches vertes

Rue Nationale, à Paris, au n° 13, à 200 mètres de la porte d'Ivry, près du boulevard Masséna et d'un terrain vague longeant les fortifications et appelé communément « champ de manœuvres d'Ivry », se trouve un petit débit le café des Trois Marches vertes, tenu par M. Paul Guignard.

Avant-hier soir, vers huit heures. M. Fauvel, secrétaire du commissaire de police du quartier de la Gare, était avisé que des passants avaient entendu deux coups de revolver tirés à l'intérieur du café des Trois Marches vertes. Peu après, ils avaient vu trois individus, coiffés de casquettes, sortir furtivement du débit et s'enfuir à toutes jambes dans la direction de la porte d'Ivry. M. Fauvel se transporta aussitôt chez M. Guignard, interrogea le débitant qui lui affirma que rien d'anormal ne s'était passé, qu'il n'y avait eu aucun coup de feu tiré chez lui et qu'en outre il n'avait rien entendu du dehors.

La Porte d'Ivry, vue vers Paris

Le secrétaire regagna donc le commissariat de police du passage Ricaut.

Vers onze heures du soir, le directeur de l'hôpital de la Pitié l'informait qu'on venait d'admettre un nommé Antoine Gauzy, blessé d'une balle de revolver au ventre.

M. Fauvel se rendit à l’hôpital de la Pitié et apprit qu’Antoine Gauzy, soldeur à Ivry, avait été conduit à l’hôpital par son frère. En raison de la gravité de sa blessure, il avait dû subir l’opération de la laparotomie. Étant encore sous l’influence du chloroforme, le blessé ne pouvait être questionné.

Pourtant M. Fauvel apprit que le frère du soldeur avait déclaré aux internes que Gauzy avait reçu un coup de feu alors qu’il traversait le « champ de manœuvres d’Ivry ».

Sans aucun doute, il y avait corrélation entre l’admission de Gauzy à l’hôpital et les détonations entendues dans le voisinage du café des Trois Marches vertes.

Le récit de la victime

Hier matin. M. Fauvel reprenait son enquête.  II put interroger à l’hôpital Gauzy qui lui dit :

— Mardi soir, vers 7 h. 30, je sortais du café des Trois Marches vertes et je traversais le champ de manœuvres pour gagner la porte d’Ivry et rentrer chez moi. Soudain, un individu, dont je ne pourrais donner aucun signalement, vint vers moi, me plaça le canon d’un revolver sur le ventre en disant :

— Tiens, cela t’apprendra à prendre la femme des autres (sic).

II fit feu à bout portant, puis disparut. Apeuré, je continuai ma route. Non loin de chez moi, je rencontrai mon frère. Il m’accompagna à mon magasin. Un médecin, mandé par ma femme, constata que j’avais l'intestin perforé et ordonna mon transfert à l'hôpital.

» Je ne connais pas mon agresseur. Je n'ai aucun soupçon… »

Sobres témoignages et singulières contradictions

Convoqués dans l'après-midi au commissariat de police, Mme Gauzy et son beau-frère ont confirmé en tout point les dires du soldeur.

De son côté, M. Guignard, interrogé à nouveau, après avoir successivement dit que rien ne s'était passé dans son débit, qu'il ne connaissait pas Gauzy, a fourni ces dernières explications, qu'il nous a répétées :

— Il est exact que Gauzy est venu consommer chez moi mardi, vers sept heures. Il était accompagné d'un individu que je ne connais pas. Je les ai servis à la terrasse, où ils sont restés une demi-heure environ. À un moment, ils se sont chamaillés une bouteille a même été renversée puis ils sont partis. Je n'ai rien vu, rien entendu.

Mme Gauzy et son beau-frère, que nous savons pu joindre au moment précisément où ils sortaient de chez M. Guignard, nous ont déclaré :

— Nous ne savons du drame que ce qu'Antoine a dit. Peut-être pourrait-il parler, fournir des détails ? Hélas il a tellement souffert en prison que, quoi qu'il lui arrive, il s'est bien juré de ne jamais rien dire ou faire pour provoquer l'arrestation de quelqu'un. C'est pour cela qu'une fois blessé, loin de songer à porter plainte, il a fait un suprême effort pour rentrer chez nous et s'y faire soigner.

Dans la soirée, M. Fauvel a reçu un important témoignage. C'est celui de M. Georges Colson, âgé de vingt-cinq ans, chiffonnier, demeurant 78, rue Regnault :

— Je passais rue Nationale, mardi, vers 7 h. 1/2, a-t-il dit. J'ai parfaitement perçu le bruit de deux coups de feu, tirés à l'intérieur du café des Trois Marches vertes. J'ai vu presque aussitôt, trois hommes sortir du débit et fuir dans la direction d'Ivry cette heure, il faisait encore grand jour et je n'ai pu me tromper.

Telles sont les sobres déclarations et les singulières contradictions parvenues jusqu’ici à la police.

Gauzy a-t-il été « fusillé » alors qu'il passait, comme il le prétend, sur le terrain de manœuvres d’Ivry ? Ou bien a-t-il été blessé à l'intérieur même du café des Trois Marches vertes ? C'est ce que l'enquête judiciaire va s'efforcer d'établir. Mais, d'ores et déjà, il est certain que le soldeur d'Ivry l'a pas été victime d'un homme ayant attenté à sa vie par jalousie.

Aux dernières nouvelles, l'état de Gauzy, est considéré comme désespéré.


A lire également

L'article paru dans Le Journal avec les déclarations de Mme Gauzy et de Marius Gauzy

Les articles du Matin datés des 5 et 6 juin 1914

À lire également...

Les étrangleurs des Gobelins

1895

C'est sous cette sinistre appellation qu'on désignait dans; le treizième arrondissement; la redoutable bande de malfaiteurs qui, la nuit venue, se répandaient dans les divers quartiers de cet arrondissement...

...


Rue des Cordelières

L'incendie de la rue des Cordelières

1895

Hier soir, vers sept heures et demie, le feu s'est déclaré, avec une grande violence, dans l'immeuble situé 24, rue des Cordelières (13è arrondissement), où se trouvent une fabrique d'eau de seltz et un dépôt d'eaux minérales appartenant à M. Aureau.

...


La bande de la « Saucisse »

1893

Toute une association de voleurs vient d'être capturée hier, par M. Cadoux, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.
Ces individus, au nombre de six, quatre hommes et deux femmes, sont les auteurs des nombreux vols commis récemment dans les treizième et quatorzième arrondissements.

...


rue Coypel

Au bal-musette

1892

Hier soir, quatre individus entraient dans un bal-musette, rue Coypel, 4, et faisaient un tel boucan que les danses durent être interrompues.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le premier coup de sonde du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné le 28 août 1866.

*
*     *

Le nom d'Émile Deslandres fut donné en juillet 1936 à un tronçon de l'ancien passage Moret pour que cette rue honore l'ancien conseiller municipal, élu pour la première fois en 1905, qui représenta le quartier Croulebarbe à l'Hôtel de Ville pendant près de 30 ans.

*
*     *


Le 12 juillet 1895 à deux heures de l’après-midi, eurent lieu les essais de solidité du nouveau pont de Tolbiac prolongé, pont unique en son genre à Paris, et continuation et point terminus de la rue de Tolbiac.
Pour ces essais, cent soixante chevaux avaient été attelés par groupes de huit, à vingt fardiers, chargés chacun de 18,000 kilos de grosses pierres de taille, représentant ensemble un poids de 360,000 kilogrammes.
Il avait été procédé ensuite à la vérification des essais, qui ne donnèrent lieu qu’à un tassement de 3 millimètres, pour une hauteur de terre de 75 mètres. Ces résultats, qui dépassaient les prévisions, valurent des félicitations chaleureuses aux ingénieurs, conducteurs, etc., qui avaient participé à ce travail.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

A propos de ce site

Mentions légales

Politique de confidentialité

Recherche


© paris-treizieme.fr 2010-2026