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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Singuliers dévaliseurs d'Église

1895

Hier matin, le curé de la paroisse de Saint-Marcel, venait déclarer à M. Perruche, commissaire de police, que des malfaiteurs s'étaient introduitsdans l’église.

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Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver

1914

Rue Nationale, à Paris, au n° 13, à 200 mètres de la porte d'Ivry, près du boulevard Masséna et d'un terrain vague longeant les fortifications et appelé communément « champ de manœuvres d'Ivry », se trouve un petit débit le café des Trois Marches vertes, tenu par M. Paul Guignard.

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Des bandits qui réclament des étrennes

1914

— Donne-nous de l'argent pour aller trinquer à ta santé ! dit l'un des sinistres personnages en s'adressant à M. Renaldo. Il nous faut nos étrennes.

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Quartier de la Gare

Agents attaqués

1907

Avant-hier, après-midi, quelques commerçants de la place Nationale se plaignaient qu'une demi-douzaine d'apaches vinssent bouleverser leurs étalages et projeter leurs marchandises sur la chaussée.

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Quartier Croulebarbe

Amours séniles

1904

Subissant l'influence de l'été de la Saint-Martin, Paul Perrotel le « père Paul » comme on l'appelle dans le quartier des Gobelins bien qu'âgé de cinquante-huit ans, déclara sa flamme à une marchande de pommes de terre frites de la rue de Tolbiac, Louise Fléchel, qui compte, elle, cinquante-cinq ans.

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Un des suspects est arrêté - Le Journal — 1er octobre 1922

L'assassinat de la petite Barbala

Un des suspects est arrêté

Le Journal — 1er octobre 1922

Les inspecteurs de la police judiciaire qui, sous la direction de M. Guillaume et du brigadier Rousselet, s'efforcent de percer le mystère qui entoure la mort de la petite Suzanne Barbala, se sont employés, hier, méthodiquement, à éliminer les diverses pistes qu'une première enquête a fait naître.

L'avenue d'Italie, là où passa peut-être la petite Barbala

Dans une affaire aussi délicate il faut du temps : il faut compter, en effet, avec les innombrables témoins, animés d'ailleurs de la plus louable bonne volonté, qui ayant cru voir ou entendre quelque chose d'intéressant, s'empressent d'en informer la police.

Parmi tant de déclarations il peut s'en trouver de précieuses qui aiguillent les recherches sur Ia bonne voie. Aucune d'elles ne doit être négligée. Nous avons hier signalé les plus intéressants de ces témoignages et nous ayons laissé entendre que deux d'entre eux au moins, celui concernant Viguier, le « détective américain », puis celui — le plus important — touchant l'employé aux abattoirs, avaient donné lieu à de sérieuses investigations.

Les soupçons, qui, un moment, avaient pesé sur le garçon boucher, ont été rapidement dissipés. L'après-midi du crime, en effet, ce garçon se trouvait chez son patron où il travailla jusqu'au soir.

Une personne de très bonne foi avait, disait-on, affirmé que le signalement de cet employé correspondait à celui d'un inconnu qui avait été aperçu avec la petite Suzanne sur un banc de l'avenue d'Italie.

Vérification faite, ce n'était là qu'un racontar.

Du côté de Viguier, qui quelques jours après la disparition de l'enfant se présenta chez les parents et se fit remettre de l'argent, rien non plus à espérer.

Viguier a été arrêté, hier, à Vincennes, et il paraît établi qu'on ne saurait lui amputer le meurtre : le 1er septembre l’escroc se trouvait dans le Midi et n'est revenu à Paris que plusieurs jours après.

Voici comment il s'est fait prendre : depuis quelque temps — certains disent le lendemain de la découverte du crime — des habitants de Vincennes s'étonnaient des allées et venues d'un individu qui se disant détective et spécialisé dans les recherches des personnes disparues, parcourait la ville.

Dans la journée on le voyait souvent dans un café situé au coin de la rue de Montreuil ; le soir on le rencontrait toujours dans un cinéma voisin.

Parlant aisément, présentant bien, Augustin Viguier se liait volontiers avec les gens, mettant en valeur à tout propos sa profession de détective.

Il reconnaissait une partie des faits que donnaient les journaux sur le meurtre de Suzanne Barbala et déclarant qu'il recherchait toujours non plus seulement l'enfant, mais encore son assassin, il montrait à l'appui de ses dires la photographie de la petite victime.

Il fit la connaissance d'un jeune garçon qu'il invita un soir à aller au cinéma, mais la mère de l'enfant pria son fils de n'en rien faire.

Lorsque les journaux relatèrent la dernière escroquerie de Viguier, tous ceux qui le connaissaient le dénoncèrent.

M. Badin, commissaire de police de Vincennes, assisté de M. Paluel son secrétaire, et de l'inspecteur Pierrot, se rendit à l'hôtel qu'habitait Viguier, avenue de Paris.

Mais celui qu'ils venaient chercher n'y était plus. Il était parti la veille en emportant ses hardes. Pour son malheur, il eut la fâcheuse inspiration d'aller se promener dans les environs. Reconnu par M. Badin, il-était arrêté quelques instants après.

Né à Saint-Raphaël (Dordogne), en 1892, Viguier est un vieux cheval de retour coutumier de l'escroquerie, puisqu'il a déjà été condamné sept fois pour des faits du même genre. Il a été conduit devant M. Guillaume qui l'a minutieusement interrogé sur son emploi du temps le 1er septembre. II a été envoyé au Dépôt pour escroquerie.

Les recherches des inspecteurs se sont plutôt dirigées du côté du personnel ancien et actuel du cinéma.

Un moment on avait soupçonné un ex-opérateur parti le 26 juillet dernier, mais cet opérateur, qui a été retrouvé en province, a pu prouver que lui-même et son patron, le jour du crime et le lendemain, travaillèrent à la projection de nouveaux films. Le seul fait intéressant qui ait été relevé est la présence, sur la grille qui clôt le cinéma, d'un dispositif — qu'il faut connaître — et qui consiste en une sorte de verrou qui se ferme automatiquement lorsqu'on rapproche les grilles l'une de l'autre.

Le
problème
reste
entier

Celui qui a pénétré dans le cinéma, même avec une clef, devait connaître ce détail. Est-ce quelqu'un d'étranger au personnel ? Ce n'est pas impossible. A l'occasion de réparations, des ouvriers ont pu entrer dans la salle ; ceux qui jadis ont appartenu à l'établissement ont pu également y introduire des camarades. Tout cela est à vérifier et il se pourrait que l'enquête y trouvât des éléments intéressants.

Il serait vain, cependant, de cacher que le problème reste entier. Où Suzanne Barbala a-t-elle connu son meurtrier ? Certains disent que, dans un restaurant situé dans le voisinage de la maison du boulevard du Port-Royal, venait souvent un homme de mise correcte, assez grand, entièrement rasé, qui, à la longue, rencontra l'enfant et lui parla. Quel était cet inconnu ? Personne n'en sait rien. On ajoute cependant que l'homme fut rencontré plusieurs fois avec l'enfant. Est-ce l'assassin ?


A lire également

L'article du Petit-Parisien en date du 1er octobre 1922

À lire également...

Au bas de la pente

1911

Hier matin, à deux heures, il soufflait un vent violent. Dans sa chambre du premier étage, donnant sur la rue de l'Amiral-Mouchez, numéro 18, Mme Baugrand entendait ses enfants se plaindre du froid qui entrait par de trou d'un carreau brisé...

...


Rue Abel Hovelacque

La Jalousie d'un Vieillard

1904

Le drame qui s'est déroulé hier matin dans le quartier des Gobelins doit être classé dans la catégorie des crimes passionnels. Et pourtant le héros de cette aventure sanglante, Paul Perrotel, compte près de soixante printemps.

...


Avenue des Gobelins

L'affaire de l'avenue des Gobelins

1901

Une bagarre a eu lieu, dans la soirée d'hier, au concert de l'Eden-d'Italie, avenue des Gobelins.

...


Cité Jeanne d'Arc

Surprenante découverte

1899

Hier, à huit heures du matin, le concierge d'une des plus grandes cités ouvrières de Paris, passage Thuilleux, situé entre les rues Nationale et Jeanne-Darc, 13° arrondissement, étonné de ne pas avoir vu depuis plusieurs jours un de ses nombreux locataires...

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1887, Camille Claudel vivait dans un atelier loué pour elle par Auguste Rodin, la Folie Neubourg ou Clos Payen, 68 boulevard d’Italie, actuel boulevard Auguste-Blanqui.

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La voie qui prit le nom d'avenue Edison en 1932, devait, initialement relier la place Nationale et la place d'Italie.
Le projet fut brutalement abandonné, ce qui explique l'aspect particulier de l'avenue à proximité de la place d'Italie où quelques dizaines de mètres seulement rester à percer.

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Le nouveau théâtre Saint-Marcel ouvrit le vendredi 1er octobre 1869. 15 jours plus tôt, il avait reçu l’autorisation de prendre le nom de théâtre des Gobelins. Son directeur était toujours M. Larochelle. Commentant cette ouverture, le Figaro écrivait : « La salle est simple, mais confortable et bien aménagée. Tout y est neuf, lustre, rideaux, décors, etc. La première pierre de ce théâtre fut posée, il y a à peine un an, par la fille aînée du directeur, une mignonne de six ans. Cet immeuble sera sa dot. »

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
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