Faits divers

 Drame dans une ménagerie - 1904

Drame dans une ménagerie

Le Radical — 12 janvier 1904

La ménagerie de la Goulue et de son mari, le dompteur José, installée en ce moment avenue d'Italie, en face la gare de la Maison-Blanche, a été le théâtre d'une scène tragique samedi soir.

L'avenue d'Italie à la hauteur de la gare de la Maison-Blanche

Vers onze heures, le dompteur José faisait travailler un puma, cet animal que les Mexicains ont baptisé lion, mais qui n’est en réalité qu'un couguar ou gros chat sauvage.

Le couguar est généralement assez sociable et a peur des hommes et des chiens, aussi est-il employé très fréquemment comme « lion » par les dresseurs d'animaux féroces.

Source : gallica.bnf.fr

Le couguar de la Goulue était probablement très mal disposé samedi, car le dompteur José ne pouvait arriver à le faire travailler. Il le menaça du fouet, mais l'animal se révolta, bondit sur le dompteur, et lui enfonça ses griffes dans la tête.

La Goulue vint au secours de son mari et fut blessée à la main droite. Cependant le puma s'acharnait sur M. José Droxeler, et l'atteignait de coups de pattes rapides, en plusieurs parties du corps.

Un employé de la ménagerie, Louis Soque, essaya de l'éloigner de sa victime en le frappant de coups de couteau ; mais le fauve s'excitait toujours davantage, et il fallut l'abattre d'un coup de revolver.

Le dompteur José a reçu les soins d'un médecin et n'a pas voulu être envoyé à l'hôpital. On pense qu'il devra garder le lit pendant trois semaines.

Quant à La Goulue, elle n'est pas blessée grièvement, et, hier soir, elle faisait recette, car sur le fronton de la ménagerie s'étalait cette inscription, sur une bande de calicot. :

Mme La Goulue prend le travail avec la panthère qui a dévoré la tête et mangé la main du dompteur José.

 


L'instant du drame - Le Petit-Journal - supplément illustré 24 janvier 1904

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Drame de la misère

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Dans un misérable taudis situé au numéro 54 de la rue du Château-des-Rentiers, vivaient une pauvre vieille femme, Mme veuve Crozier, âgée de soixante-dix ans, et son fils François âgé de trente-six ans, chiffonnier, qui partageait avec sa mère l'unique chambre composant tout le logement.

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Le treizième arrondissement, par delà les Gobelins, dans les parages de l'avenue et de la barrière d'Italie, est certainement, de tous les coins excentriques de Paris, le plus mal famé et le plus dangereux pour la sécurité des passants attardés.
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La « Folie russe »

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Saviez-vous que... ?

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Le dernier étang du quartier de la Glacière fut comblé en août 1881 et sur son emplacement, on construisit une gare de marchandises connue sous le nom de gare de Rungis.

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Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.

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C'est par un décret impérial du 2 octobre 1865 que le boulevard de Vitry devint la rue de Patay.

L'image du jour

Le regretté bassin et son jet d'eau du square de la place d'Italie