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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les maraudeurs du 13ème

1870

Dimanche dernier, il s'est passé sur le bord de la Bièvre, dans l'enceinte de Paris, un fait qu'on ne saurait trop hautement signaler à l'opinion publique et aux autorités.

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Quartier de la Gare

Un mari qui tue sa femme

1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

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Quartier Croulebarbe

Courageux agent

1897

M. Clayon, rentier, demeurant boulevard Arago à Paris, avait reçu, il y a deux jours, de la campagne, une certaine quantité de fagots qu'il fit empiler dans un réduit de sa cuisine.

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Quartier de la Gare

Joli monde

1891

Vers le n° 20 de la rue de la Pointe-d'Ivry, tout près du mur d'enceinte, une de ces tribus de saltimbanques qui parcourent la province en été et viennent hiverner à Paris s'est établie dans un terrain vague où elle campe depuis quatre mois.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un agent du XIIIe attaqué par des rôdeurs

1910

Il était minuit un quart environ. L'agent Jean Assy, âgé de trente-deux ans, qui venait de quitter le poste de la rue de la Butte-aux-Cailles où il avait été de service...

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Sauvés des ténèbres - 1863

Sauvés des ténèbres

Le Siècle — 20 mars 1863

Les romanciers ont souvent effrayé notre imagination en nous racontant les terribles angoisses d'un homme égaré dans les catacombes, errant dans ces immenses solitudes, sans guide, sans lumière, en proie aux horreurs de la faim. Les optimistes n'ont vu dans ces récits émouvants que des scènes à effet qui pouvaient bien avoir lieu autrefois, mais qui aujourd'hui, grâce à la sollicitude de l'administration, ne doivent pas se renouveler.

Plusieurs accidents de ce genre, enregistrés par les journaux, sont malheureusement venus nous démontrer que, malgré toutes les mesures prises par les autorités, il restait encore beaucoup à faire. Ces réflexions nous ont été suggérées par un fait récent qu'on vient de nous communiquer.

Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

Croyant à quelque heureuse trouvaille, il s'approcha et reconnut que cet objet n'était autre que la lame d'un couteau passée à travers les barres d'une de ces trappes ou plaques en fer placées çà et là dans les environs de Paris, et servant à jeter un peu de lumière dans certains carrefours des catacombes.

En se baissant, il entend un peu de bruit et distingue la voix affaiblie d'un homme appelant au secours.

Aussitôt il se précipite chez un marchand de vin du voisinage, et revient accompagné du marchand de vin et d'un ouvrier avec lesquels, à l'aide d'une pince en fer, il soulève la trappe en un instant.

Alors un spectacle émouvant s'offre aux regards de ces trois personnes. Une sorte de puits, dont le fonds se perdait dans l'obscurité, était béant devant eux, et à l'ouverture se tenait cramponné, les mains ensanglantées, la figure bouleversée par la terreur, l'homme qui avait appelé au secours. On le saisit par les bras, on l'enlève ; mais à peine en sûreté, et avant même de remercier ses libérateurs, le malheureux se penche sur le gouffre comme pour y chercher quelque chose.

Avec cet instinct merveilleux qui, en de semblables circonstances, distingue la population parisienne, on devine qu'un autre homme à délivrer doit être là, à une profondeur que les ténèbres ne permettent pas d'apprécier. On apporte des cordes qu’on jette dans le soupirail, et bientôt on en retire un malheureux, plus affaibli encore que le premier.

Après s'être un peu remis, ils racontèrent qu'ils étaient ouvriers carriers. Entrés lundi, vers midi dans les catacombes par la rue du Château-des-Rentiers, au Petit-Ivry, près de la barrière des Deux-Moulins, pour y exécuter quelques travaux, leur lampe s'éteignit, et ils s’aperçurent avec effroi qu'ils n'avaient pas d'allumettes.

Détail d'une planche de l'Atlas souterrain de la ville de Paris exécuté
suivant les ordres de M. le Baron G. E. Haussmann (Edition 1859)
Zone comprise entre la place des Alpes, la place d'Italie et les abattaoirs du boulevard de l'Hôpital.

Ils avaient essayé de revenir sur leurs pas, mais, s'égarant de plus en plus dans les méandres de ce dédale sans fin, ils avaient erré ainsi au hasard et sans nourriture jusqu'à sept heures et demie du matin.

Alors ils avaient aperçu un peu de jour filtrant à travers l'une de ces trappes dont nous avons parlé. Cette trappe était placée à environ soixante-dix pieds de hauteur.

Celui des deux ouvriers qui avait conservé le plus de sang-froid et de vigueur se cramponna des pieds et des mains aux parois des murs, en grattant avec son couteau les joints des pierres pour y introduire les ongles. — Après des efforts inouïs de courage, il était parvenu jusqu'au sommet, pendant que son camarade, plus affaibli et incapable de le suivre, s'affaissait sur le sol.

Arrivé là, le malheureux avait d'abord cherché, mais inutilement à soulever la trappe à l’aide de son couteau ; puis il en avait énergiquement maintenu la lame en l’air au niveau du pavé, espérant qu'en tournant l'instrument entre ses doigts il attirerait par ce moyen les regards de quelque passant.

C'est grâce à ce signal, en effet, qu'il a été permis de les secourir, de les sauver tous deux.

Ajoutons qu'après avoir apporté dans cette délivrance le plus grand zèle, avoir même exposé sa vie, le cocher Dumoutier ne voulait même pas donner son nom aux personnes que son dévouement avait profondément touchées.

Détail d'une planche de l'Atlas souterrain de la ville de Paris exécuté
suivant les ordres de M. le Baron G. E. Haussmann (Edition 1859)
Un trou de service est effectivement porté sur ce plan sur le boulevard de l'Hôpital à la hauteur du marché aux chevaux

Le titre a été ajouté. (NdE)

À lire également...

Quartier Croulebarbe

Un scélérat

1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

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Quartier de la Gare

L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc

1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

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La justice suit deux pistes

1922

Comme nous le laissions supposer hier, la petite victime du sadique de l'avenue d'Italie a bien été odieusement, violentée.

...


A la Glacière

Le feu cité Isely

1884

Vers quatre heures de l'après-midi, une vive lueur rouge colorait le ciel sur les hauteurs des treizième et quatorzième arrondissements. Au 109 de la rue de la Glacière existent dans le prolongement de la petite rue Sainte-Anne, la cité Isely...

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

La retraite du 21e régiment d'infanterie coloniale qui, le 22 mars 1913, passa par les rues de Patay, Jeanne d'Arc, le boulevard de la Gare, les rues Pinel, de Campo Formio, les avenues des Gobelins et de Choisy ne donna lieu à aucun incident.

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En 1933, on pouvait jouer au Ping-pong au Café des Sports, 163 avenue d'Italie et au Café du Commerce, 46 rue de Tolbiac.

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À la séance du 30 octobre 1879 du Conseil Général de la Seine présidée par M. Réty, M. Georges Martin déposait une pétition d'industriels du 13e arrondissement demandant la création d'une gare de marchandises à la jonction de la rue Baudricourt et de la rue Nationale prolongée. Cette pétition, reprise par M. Georges Martin sous forme de projet de vœu fut renvoyée à la commission desdits vœux.
Ce sera la « gare des Gobelins », finalement issue d’autres projets, qui sera ouverte le 15 mai 1903 seulement et restera en fonctionnement jusqu’en 1991.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
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  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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