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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les étrangleurs des Gobelins

1894

On pourrait croire qu'il existe dans le quartier des Gobelins une véritable bande de rôdeurs nocturnes, qui ont la spécialité d'étrangler leurs victimes.

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Grave affaire de fraude dans le quartier Croulebarbe

1904

Les sels dénaturés utilisés par les tanneurs de la Bièvre servaient ensuite pour la confection des glaces, sorbets et gaufrettes

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avenue des Gobelins

Avenue des Gobelins - En plein jour des malfaiteurs défoncent la devanture d’une bijouterie à l’aide d’un cric auto

1938

Il était un peu plus de 15 heures. De nombreux passants circulaient avenue des Gobelins toujours très fréquentée à cette heure de la journée.
À l'angle de l'avenue et de la rue de la Reine-Blanche, la bijouterie « À la Reine Blanche » étalait orgueilleusement dans ses sept vitrines de somptueux bijoux.

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rue Bourgon

Le retour des « Étrangleurs des Gobelins »

1894

>La fameuse bande des « étrangleurs des Gobelins » qui jeta la terreur, il y a cinq ans, dans le 13e arrondissement, semble vouloir recommencer la série de ses exploits.

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Avenue des Gobelins

Les protecteurs du Tsar

1896

Un monsieur, âgé de quarante ans, louait, hier, une chambre meublée avenue des Gobelins.

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Sauvés des ténèbres - 1863

Sauvés des ténèbres

Le Siècle — 20 mars 1863

Les romanciers ont souvent effrayé notre imagination en nous racontant les terribles angoisses d'un homme égaré dans les catacombes, errant dans ces immenses solitudes, sans guide, sans lumière, en proie aux horreurs de la faim. Les optimistes n'ont vu dans ces récits émouvants que des scènes à effet qui pouvaient bien avoir lieu autrefois, mais qui aujourd'hui, grâce à la sollicitude de l'administration, ne doivent pas se renouveler.

Plusieurs accidents de ce genre, enregistrés par les journaux, sont malheureusement venus nous démontrer que, malgré toutes les mesures prises par les autorités, il restait encore beaucoup à faire. Ces réflexions nous ont été suggérées par un fait récent qu'on vient de nous communiquer.

Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

Croyant à quelque heureuse trouvaille, il s'approcha et reconnut que cet objet n'était autre que la lame d'un couteau passée à travers les barres d'une de ces trappes ou plaques en fer placées çà et là dans les environs de Paris, et servant à jeter un peu de lumière dans certains carrefours des catacombes.

En se baissant, il entend un peu de bruit et distingue la voix affaiblie d'un homme appelant au secours.

Aussitôt il se précipite chez un marchand de vin du voisinage, et revient accompagné du marchand de vin et d'un ouvrier avec lesquels, à l'aide d'une pince en fer, il soulève la trappe en un instant.

Alors un spectacle émouvant s'offre aux regards de ces trois personnes. Une sorte de puits, dont le fonds se perdait dans l'obscurité, était béant devant eux, et à l'ouverture se tenait cramponné, les mains ensanglantées, la figure bouleversée par la terreur, l'homme qui avait appelé au secours. On le saisit par les bras, on l'enlève ; mais à peine en sûreté, et avant même de remercier ses libérateurs, le malheureux se penche sur le gouffre comme pour y chercher quelque chose.

Avec cet instinct merveilleux qui, en de semblables circonstances, distingue la population parisienne, on devine qu'un autre homme à délivrer doit être là, à une profondeur que les ténèbres ne permettent pas d'apprécier. On apporte des cordes qu’on jette dans le soupirail, et bientôt on en retire un malheureux, plus affaibli encore que le premier.

Après s'être un peu remis, ils racontèrent qu'ils étaient ouvriers carriers. Entrés lundi, vers midi dans les catacombes par la rue du Château-des-Rentiers, au Petit-Ivry, près de la barrière des Deux-Moulins, pour y exécuter quelques travaux, leur lampe s'éteignit, et ils s’aperçurent avec effroi qu'ils n'avaient pas d'allumettes.

Détail d'une planche de l'Atlas souterrain de la ville de Paris exécuté
suivant les ordres de M. le Baron G. E. Haussmann (Edition 1859)
Zone comprise entre la place des Alpes, la place d'Italie et les abattaoirs du boulevard de l'Hôpital.

Ils avaient essayé de revenir sur leurs pas, mais, s'égarant de plus en plus dans les méandres de ce dédale sans fin, ils avaient erré ainsi au hasard et sans nourriture jusqu'à sept heures et demie du matin.

Alors ils avaient aperçu un peu de jour filtrant à travers l'une de ces trappes dont nous avons parlé. Cette trappe était placée à environ soixante-dix pieds de hauteur.

Celui des deux ouvriers qui avait conservé le plus de sang-froid et de vigueur se cramponna des pieds et des mains aux parois des murs, en grattant avec son couteau les joints des pierres pour y introduire les ongles. — Après des efforts inouïs de courage, il était parvenu jusqu'au sommet, pendant que son camarade, plus affaibli et incapable de le suivre, s'affaissait sur le sol.

Arrivé là, le malheureux avait d'abord cherché, mais inutilement à soulever la trappe à l’aide de son couteau ; puis il en avait énergiquement maintenu la lame en l’air au niveau du pavé, espérant qu'en tournant l'instrument entre ses doigts il attirerait par ce moyen les regards de quelque passant.

C'est grâce à ce signal, en effet, qu'il a été permis de les secourir, de les sauver tous deux.

Ajoutons qu'après avoir apporté dans cette délivrance le plus grand zèle, avoir même exposé sa vie, le cocher Dumoutier ne voulait même pas donner son nom aux personnes que son dévouement avait profondément touchées.

Détail d'une planche de l'Atlas souterrain de la ville de Paris exécuté
suivant les ordres de M. le Baron G. E. Haussmann (Edition 1859)
Un trou de service est effectivement porté sur ce plan sur le boulevard de l'Hôpital à la hauteur du marché aux chevaux

Le titre a été ajouté. (NdE)

À lire également...

Boulevard de la Gare

La traite des blanches

1923

La 11è chambre a jugé hier une victime de la traite des blanches devenue traitante à son tour, bien que n'ayant encore que dix-huit ans.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue Michal

1904

Un événement des plus étranges et des plus poignants en même temps vient de survenir au numéro 2 de la rue Michal, dans le treizième arrondissement.

...


Porte d'Ivry

Un drame entre chiffonniers

1914

Parmi les chiffonniers qui forment, aux environs de la porte d'lvry, une remuante agglomération connue sous le nom de « village nègre », s’est passé, hier après-midi, un drame rapide et sanglant.

...


A la Glacière

L’affaire de la rue Robine

1893

La rue Robine a été, hier soir, le théâtre d’une bagarre sanglante qui a en pour mobile la jalousie.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

C’est en juin 1890 que la rue de Lourcine, rue traversant les 5e et 13e arrondissements, existant depuis le XIIe siècle et rendue célèbre par Eugène Labiche par sa pièce de théâtre représentée pour la première fois en 1857, changea de nom pour devenir la rue Broca, anthropologue et chirurgien. Cette modification souleva quelques protestations notamment de la part de Henri Wallon. En décembre 1944, la partie de la rue Broca, été comprise entre le boulevard Arago et la rue de la Santé prit le nom de Léon-Maurice Nordmann, avocat et résistant français, fusillé en 1942 dans la forteresse du Mont-Valérien, en conservant la numérotation de la rue Broca.

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Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

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Lorsque le Président de la République Félix Faure inaugura, le 15 juillet 1895, le pont-viaduc de Tolbiac au-dessus des voies de chemin de fer de la Compagnie d’Orléans, celui-ci était déjà en service depuis plus d’un an. Dans le même temps, s’achevait la construction du pont Mirabeau à l’autre bout de Paris et l’on pouvait désormais envisager la construction d’un tramway électrique allant du pont Mirabeau au pont de Tolbiac soit une longueur de 9 kilomètres. Ce tramway, qui porta le numéro 123-124, fut le dernier à circuler dans Paris.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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