Faits divers

 Un enfant mangé par un cheval 1884

Le drame de la rue de l'Espérance

Un enfant mangé par un cheval

Le Radical — 26 janvier 1884

Un drame épouvantable s'est passé, hier, rue de l'Espérance, 14 (treizième arrondissement).

Les époux Hugon, maraîchers, rue de l'Espérance, 14, achetaient un cheval, il y a une quinzaine de jours.

Cet animal paraissait très doux ; aussi, hier, les époux Hugon; obligés de s'absenter pendant une partie de la journée n'avaient pas craint de charger leur- fils aîné, Jean, âgé de quatorze ans, de prendre soin de la bête.

Vers trois heures, Jean Hugon jouait avec un petit camarade du même âge que lui, nommé Louis Stropbants, lorsqu'il cessa son jeu pour aller donner la pitance au cheval.

Il mit une botte de foin dans le râtelier, et il venait de détacher l'animal, lorsque celui-ci, se précipitant sur le pauvre enfant, le saisit avec ses dents par le cou avec tant de force que la tête fut presque détachée du tronc.

A la vue de cet épouvantable spectacle, Louis Stroobants s'empara d'une fourche et la plongea dans le ventre du cheval. Ce dernier tomba sans cependant lâcher sa victime.

Aux cris de Louis, des voisins accoururent et, ayant achevé de tuer le cheval, dégagèrent, le malheureux Jean.

L'enfant avait rendu le dernier soupir. On peut juger de la douleur des parents, lorsqu'on leur a appris l'affreuse nouvelle.

La mère est folle de désespoir.


Mangé par un cheval.

La Gazette de Château-Gontier — 21 février 1884

Un épouvantable accident a eu lieu jeudi dans le quartier de la Butte-aux-Cailles. Au n° 14 de la rue de l’Espérance, habitent les époux Hugon ; ils ont trois enfants, deux petites filles de cinq et sept ans, et un garçon de quatorze ans, le petit Jean. Les époux Hugon vont acheter j dans les environs de Paris des légumes qu’ils revendent à la Halle. Ces braves gens, estimés de tous, étaient gais et bien portants ; leur commerce prospérait, et, il y a une quinzaine de jours, ils avaient ; acheté un quatrième cheval.

Jeudi matin, ils partirent avec deux voitures pour faire un achat aux environs de Palaiseau ; ils laissèrent à la maison le petit Jean avec les deux petites filles, Jean devait s’occuper d’elles, car, jeudi, il n’y avait point école : les parents étaient bien tranquilles, depuis longtemps déjà le petit garçon aidait bien ses parents ; vaillant et dévoué, jamais on n’avait eu à lui reprocher une négligence ou une brutalité à l’égard de ses petites sœurs. Le brave petit homme les éveillait, les aidait à se vêtir et, de son mieux, faisait le ménage.

Vers trois heures de l’après-midi, tout étant à peu près en ordre, Jean jouait la cour de la maison avec un de ses petits camarades, Louis Stroobants.

Tout à coup il s’écria : « Mais il faut que j’aille donner à manger aux chevaux ! Papa m’a dit de ne pas manquer. »

Il entra dans l’écurie, s’approcha du cheval que ses parents avaient acheté depuis peu de temps, remplit le râtelier et ôta à l’animal son bridon : l’animal fit entendre un hennissement bref. Puis il saisit au cou le petit garçon et, relevant la tête, le tint entre ses dents. Le sang du pauvre petit coulait ; son camarade Stroobants voulut lui porter secours ; il saisit une fourche, en lança les pointes acérées dans les flancs du cheval qui lâcha sa victime.

Le petit Jean tomba et eut la force de se traîner jusqu’à la chambre de ses parents. Il mourut un quart d’heure après, en murmurant d’une voix éteinte :

— Oh ! ma petite maman ! mon pauvre père !

Il faut renoncer à peindre la douleur des parents quand, jeudi soir, à sept heures, en rentrant chez eux, ils ont appris l’épouvantable malheur.


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Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait : Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

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Haustrate aux Assise

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Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :
— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

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Boulevard Kellermann

Sur les « fortifs

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Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

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Saviez-vous que... ?

Le mardi 7 aout 1923, on découvrit 5 squelettes enterrés au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon.

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En 1863, la ligne de l'omnibus P (voiture jaune, lanternes rouge et rouge) reliait Charonne à l'ancienne barrière de Fontainebleau tandis que la ligne U reliait Bicêtre à la pointe Saint-Eustache par des voitures jaunes, lanternes vert et rouge

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En 1878, le directeur de l'Alcazar d'Italie, un bal situé 190 avenue de Choisy, était M. Albert Barjon.

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La rue de Campo-Formio (268 mètres, entre la rue Pinel, 2, et le boulevard de l’Hôpital, 123) était connue au XVIIe siècle sous le nom de chemin des Étroites Ruelles, au village d'Austerlitz, lequel fut annexé à Paris en 1818. Ce fut ensuite la Petite-Rue d’Austerlitz. Par décision ministérielle du 29 mars 1851, elle reçut sa dénomination actuelle en souvenir du traité conclu, le 17 octobre 1797, entre la France et l'Autriche.

L'image du jour

Usine à gaz, avenue de Choisy, rue du Gaz et rue de Tolbiac(1919)
Le site est aujourd'hui occupé par le square de Choisy