Faits divers

 Le drame de la rue Barrault - 1893

Le drame de la rue Barrault

Une mère qui s'asphyxie avec son enfant

Le Radical ― 15 novembre 1893

Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant, un petit garçon de dix-huit mois.

La rue Barrault vue du boulevard Blanqui. Le n°10 est à droite.

Les causes de ce drame sont véritablement poignantes.

Mariée depuis deux ans à un ouvrier tanneur, Mme Breton n'apercevait son mari qu'à de rares intervalles.

Celui-ci, client assidu des marchands de vin, dépensait régulièrement-sa paie au cabaret.

Ouvrière cartonnière, la jeune femme avait pu, jusqu'alors, suffire à ses besoins et à ceux de son enfant avec le produit de son travail, mais la maladie vint, il y a quinze jours, lui enlever son gagne-pain.

Hier après-midi l'infortunée, qui de cinq jours n'avait vu son mari, et qui n'avait pas mangé depuis la veille, perdit tout courage. Elle alluma le peu de charbon qui lui restait et se coucha, son enfant dans les bras.

Mais la dose de combustible était insuffisante et le commencement d'asphyxie lui causant d'atroces souffrances, des voisins que ses gémissements avaient attirés la sauvèrent de la mort ainsi que son enfant.

La mère et le fils ont été transportés à l'hôpital de la Pitié, ils sont actuellement hors de danger.

On ne sait ce qu'est devenu Breton, le mari. M. Perruche, commissaire de police du quartier, le recherche.

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L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

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Le puits artésien de la Butte aux Cailles a été foré entre 1866 et 1904 avec quelques interruptions. La fontaine actuelle est alimentée par un forage réalisé en 2000.

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Le boulevard Arago, le boulevard de Port-Royal et le boulevard Saint-Marcel furent inaugurés le 15 aout 1868. Il en fut de même du boulevard Mouffetard qui n'avait pas encore pris le nom d'avenue des Gobelins.

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Eugène Oudiné, sculpteur et graveur en médailles, membre; de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, né le 1er janvier 1810, est décédé en avril 1887. Son nom était populaire car on pouvait lire sa signature sur toutes les pièces de monnaie frappées depuis 1870. Prix de Rome en 1851, il avait été élève de Gallé, de Petitot et d'lngres. Vers 1844, il fut attaché au Timbre et à la Monnaie. Ce qu'on connaît le plus de lui, ce sont les effigies des pièces de cent sous. Oudiné a pourtant exécuté bon nombre de statues.
La ville de Paris l'honora en 1934 en donnant son nom à la rue Watt prolongée.

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