Faits divers

 Des agents de police chassent un renard à coups de pèlerines - 1939

Des agents de police chassent un renard à coups de pèlerines

La bête avait dû s'évader d'une baraque foraine place d'Italie

Le Matin — 24 juillet 1939

Les enfants en venant jouer, hier vers 8 heures dans le petit square situé au centre de la place des Peupliers (13e), aperçurent, à leur grand effroi, un renard dans les massifs, l'animal avait, pendant la nuit, réussi à s'introduire dans le square en poussant une porte, mais n'avait pu en ressortir. Aux cris des enfants, plusieurs personnes accoururent et devant l'attitude menaçante du renard qui, énervé par le tapage, montrait les dents, jugèrent bon d'alerter police-secours.

La place des Peupliers, aujourd'hui place de l'abbé Georges Hénocque

Les agents arrivèrent, mais la bête sauta par dessus le treillage clôturant le square. Une chasse au renard s'organisa alors dans le quartier.

Finalement, des renforts ayant été appelés, l'animal fut cerné, rue Kuss, par une trentaine de gardiens de la paix. C'est sous une porte cochère, qu'enfin acculé, on put le capturer en l'aveuglant à l'aide de pèlerines d'agents.

L'opération ne se déroula, du reste, pas sans mal, puisque l'un des belluaires improvisés fut cruellement mordu à la main droite L'animal, un renard charbonnier adulte, fut ensuite expédié à la fourrière où l'on attend que son propriétaire se fasse connaître.

On suppose, en effet, que la bête s'est échappée de l'une des ménageries ou des baraques foraines qui se trouvent actuellement installées place d'Italie.

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On a eu beau abattre des maisons, renverser des quartiers, percer des boulevards, faire apparaître le soleil et la lumière dans des parties de Paris que jamais ils n'avaient visitées, on n'a pu détruire absolument le dernier asile vers lequel se réfugie, le soir venu, une population douteuse.

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Un cocher, M. Louis Bodard, demeurant 5, rue Nationale, attendait, près de sa voiture, hier après-midi, rue du Château-des-Rentiers, à la hauteur du numéro 108, la sortie d'un client.

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Boulevard de l'Hôpital

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Hier, vers cinq heures du matin, tandis que le soleil, qui a le réveil mauvais en ce moment, risquait sa première grimace à travers la brume du ciel, les gens qui passaient boulevard de l'Hôpital, ouvriers se rendant à leur travail ou chiffonniers occupés à éplucher les boîtes à ordure, furent soudain surpris d'entendre une fusillade qui crépitait à côté d'eux.

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Saviez-vous que... ?

En 1860, Il y avait un commissariat pour deux quartiers dans chaque arrondissement de Paris. Pour le 13e, ces commissariats étaient installés 36 route d'Italie pour Croulebarbe et la Maison-Blanche et 62 boulevard de l'Hôpital pour les quartiers de la Salpêtrière et de la Gare.

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La retraite du 21e régiment d'infanterie coloniale qui, le 22 mars 1913, passa par les rues de Patay, Jeanne d'Arc, le boulevard de la Gare, les rues Pinel, de Campo Formio, les avenues des Gobelins et de Choisy ne donna lieu à aucun incident.

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Le 29 juin 1901, la température atteignit 33° à Paris et ce jour là, vers midi, Mme Louise Lesire, âgée de cinquante- deux ans, demeurant 157, rue Jeanne-d’Arc, fut frappée d'insolation, boulevard Saint-Marcel. Elle mourut dans la pharmacie où on l’avait transportée pour lui donner des soins. (Le Figaro - 30 juin 1901)

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La rue de Campo-Formio (268 mètres, entre la rue Pinel, 2, et le boulevard de l’Hôpital, 123) était connue au XVIIe siècle sous le nom de chemin des Étroites Ruelles, au village d'Austerlitz, lequel fut annexé à Paris en 1818. Ce fut ensuite la Petite-Rue d’Austerlitz. Par décision ministérielle du 29 mars 1851, elle reçut sa dénomination actuelle en souvenir du traité conclu, le 17 octobre 1797, entre la France et l'Autriche.

L'image du jour

La Zone à la porte de Bicêtre